Mila Drone :: Mr. Underson


"La Lune est descendue sur la Terre et a ressuscité les morts, c'est pourquoi elle n'existe plus et n'existera probablement plus jamais.

Commençons par le fait que toute cette histoire s'est réellement produite et que M. Underson lui-même me l'a racontée. Et d'ailleurs, je dois avouer que j'en ai ajouté un peu - je me demande si vous allez découvrir où ? Et encore une chose, n'ayez pas peur de M. Tylpur.

D'accord, mais revenons-en au fait. Je suis sorti devant le chalet, j'ai regardé le ciel et... ma mâchoire est tombée ! Il y avait des astéroïdes qui venaient vers moi ! Un, deux, trois. Toute la brigade ! J'ai commencé à me souvenir de tout ce que j'avais appris à l'école sur les astéroïdes.
-Nous devons prendre le roi des astéroïdes, tous les astéroïdes suivront le roi -Je me suis souvenu. J'ai sauté sur le plus gros astéroïde. C'était le roi. Je l'ai poussé loin de ma planète et tous les astéroïdes ont volé après lui.

M. Tylpur est un homme qui se transforme en démon et qui devient incontrôlable. Comme vous vous en souvenez, il est toujours assis à Tworki dans l'hôpital pour aliénés. Et maintenant, il veut se venger de M. Underson.

Oskar vient de se réveiller dans la nuit. Il ne pouvait pas dormir. Il est allé à la fenêtre et a mis fin à sa vie.

Tom ne pouvait rien dire, par peur. Il s'est laissé pousser dans une cellule d'un château à l'extérieur de la ville. Il y avait seulement un petit trou d'égout. Lorsque le Diable s'est éloigné, Tom a sauté dans le trou car il était assez petit pour le faire. Une fois à la surface, il a fermé le château de l'extérieur, a piégé le diable et s'est sauvé. Tu vois ?"

Si, à l'instar de ces quelques lignes agrémentant les six pièces de Mr. Underson, Mila Drone nous livre les fragments et les clés d'une histoire d'enfants, la fin de cette histoire demeurera sans doute une énigme. Une histoire aperçue inopinément dans la contemplation des sombres nuages, que Mila se plait à observer sur un balcon de Varsovie - Mr. Underson est une histoire bien trop effrayante pour les enfants sages. 
Seuls, quelques accords mélancoliques, perdus dans un écho intemporel, sont-ils désormais nécessaires, afin d'en soustraire la solidification effective - Déjouer les certitudes d'apparence, les contraindre à leur propre déshérence, évanescente. Puissante, Mila Drone l'est toutefois, domestiquant minutieusement ces nombreuses et manifestes turpitudes, du tranchant d'un irascible fuzz, fatal (Tylpur). Mr. Underson est donc loin d'être une simple histoire, transcription émotionnelle que l'on referme comme ces livres, dont on sait toute l'emprise sur l'espace influent qui nous sépare des sombres fragments nuageux aperçus sur un balcon de Varsovie - Widzicie?

© thierry massard / 26 novembre - 10:12



"The Moon came down to Earth and raised the dead, which is why it no longer exists and probably never will again.

Let's start with the fact that this whole story really happened and that Mr Underson himself told it to me. And by the way, I must confess that I added a bit - I wonder if you'll find out where? And one more thing, don't be afraid of Mr. Tylpur.

All right, but let's get back to the point. I walked out in front of the cottage, looked up at the sky and... my jaw dropped! There were asteroids coming towards me! One, two, three. The whole brigade! I started remembering everything I'd learned in school about asteroids.
-We must take the king of the asteroids, all the asteroids will follow the king - I remembered. I jumped on the biggest asteroid. It was the king. I pushed him away from my planet and all the asteroids flew after him.

Mr. Tylpur is a man who turns into a demon and becomes uncontrollable. As you remember, he is still sitting in Tworki in the hospital for the insane. And now he wants revenge on Mr. Underson.

Oskar just woke up in the night. He couldn't sleep. He went to the window and ended his life.

Tom couldn't say anything out of fear. He let himself be pushed into a cell in a castle outside the city. There was only a small sewage hole. When the Devil moved away, Tom jumped into the hole because he was small enough to do so. Once he got to the surface, he closed the castle from the outside, trapped the Devil and ran away. See?"

If, like these few lines gracing the six tracks of Mr. Underson, Mila Drone delivers the fragments and keys to a children's story, the end of this story will undoubtedly remain an enigma. A story unexpectedly glimpsed in the contemplation of the dark clouds, which Mila likes to observe on a balcony in Warsaw - Mr. Underson is a story far too scary for good children. 
Only a few melancholic chords, lost in a timeless echo, are now necessary to subtract the actual solidification - to thwart the certainties of appearance, to force them into their own evanescent disintegration. Powerful, Mila Drone is however, meticulously taming these numerous and obvious turpitudes, with the sharpness of an irascible, fatal fuzz (Tylpur). Mr. Underson is thus far from being a simple story, an emotional transcription that one closes like those books, whose influence on the space that separates us from the dark cloudy fragments seen on a Warsaw balcony is well known - Widzicie?

Gintas K :: nervus vagus


À la sinueuse croisée des quêtes sonores et des entités singulières du langage, se situe un rire magnifique et magnétique (beginning.laughter) - Nous sommes (peut-être) sauvés - Nul autre, qu'un simple et fondamental rire pour occire les sinistres carapaces d'une nature humaine asservie aux anfractueuses rudesses mortifères qu'elle s'inflige éternellement. 

Décrire "nervus vagus" revient à effectuer un exercice bien délicat, 
un exercice dont la seule description risquerait d'en rompre l'indicible charme.
Espiègles que nous sommes, car avertis, nous nous y refusons, et vous invitons à faire de même - Pas un mot !

Laisser s'opérer la saisissante alchimie totale, mélodies granulaires, signature euphonique aux frontières poreuses, étincelles autonomes, graciles, filiformes ou harmonies limpides et soundscapes ombrageux, Gintas K en orchestre une singulière et très remarquable maestria, un indéniable talent synchrone.
Laisser s'opérer la non moins saisissante émulsion d'une réalité juxtaposée, beaucoup plus épineuse, bien que nécessaire, celle de vibrants témoignages (Antanas Story Finish) ou celle de contes de fées enchanteurs (Saulė fairy tale about dogs, piglets & a wolf) - N'en disons pas plus - Il vous appartient d'en apprécier toute l'intense proximité sensorielle,  celle d'un "nervus vagus" parfaite conjugaison révélatrice de nos tourments, de nos tumultes, de notre innocence et d'une possible humanité - Pas un mot !

thierry massard / 25 novembre 2021 - 18:12

At the sinuous crossroads of the sonorous quests and the singular entities of the language, is situated a magnificent and magnetic laughter (beginning.laughter) - We are (perhaps) saved - No other, that a simple and fundamental laughter to occire the sinister carapaces of a human nature enslaved to the mortifying anfractuous rudenesses that it eternally inflicts itself. 

To describe "nervus vagus" is to carry out a very delicate exercise, 
an exercise of which the only description would risk to break the indescribable charm of it.
Mischievous as we are, because warned, we refuse to do so, and invite you to do the same - Not a word!

Let operate the seizing total alchemy, granular melodies, euphonic signature with the porous borders, autonomous, gracious, filiform sparks or limpid harmonies and shady soundscapes, Gintas K orchestrates a singular and very remarkable maestria, an undeniable synchronous talent.
Letting the no less striking emulsion of a juxtaposed reality operate, much thornier, though necessary, that of vibrant testimonials (Antanas Story Finish) or that of enchanting fairy tales (Saulė fairy tale about dogs, piglets & a wolf) - Let's say no more - It is up to you to appreciate all the intense sensory proximity, that of a "nervus vagus" perfect revealing conjugation of our torments, our tumults, our innocence and a possible humanity - Not a word !

Rhonchus :: بلَووِه


Genèse d'un processus, l'acte fondateur, la quête frénétique, depuis le crépitement pionnier, le retentissement soudain d'une métamorphose bleutée. Rhonchus, aka Shahin Souri, invite à la construction méthodique ( دآ ) par agglomérat. 
Amas de corpuscules variants, successivement heurtés, choc de matières antonymes des désirs de forme et d'esprit. Cette lutte abrupte est celle d'une rencontre dont l'happy end, réclame la possibilité d'un nouveau chapitre. Bravo !

Genesis of a process, the founding act, the frantic quest, from the pioneering crackle, the sudden resounding of a bluish metamorphosis. Rhonchus, aka Shahin Souri, invites to methodical construction ( دآ ) by agglomeration. 
Clusters of varying corpuscles, successively collided, clash of materials antonymous of desires of form and spirit. This abrupt struggle is that of an encounter whose happy ending, claims the possibility of a new chapter. Bravo !

thierry massard / 21 novembre 2021 - 16:30


SRVTR :: 280570​/​210563 - remixed civilisation


... Figuration d'un monde, le nôtre, encodage sans compromis, précision nanométrique, écrasant fac-similé néo-sentimental - Serv"A"tor d'un art singulier, le sien, Gildas Brugaro (SRVTR) assujettit sa propre vision aux implacables tourments du tempo. Sans préambule, sans mise en garde souffreteuse des sempiternelles nécessités d'exégèse, la confrontation au monolithe n'en est que plus mordante - Ici, toute resistance est vaine, il n'y a plus de guichet de réclamation, ni alternative. Vous êtes seul, broyé, perdu dans un éclat éblouissant, aux limites de l'inconscience. Tout faux pas est synonyme d'oubli - irrémédiable.

thierry massard / 18 novembre 2021 - 10:24

... Figuration of a world, ours, uncompromising encoding, nanometric precision, crushing neo-sentimental facsimile - Serv"A"tor of a singular art, his own, Gildas Brugaro (SRVTR) submits his own vision to the implacable torments of tempo. Without preamble, without suffering warning of the endless necessities of exegesis, the confrontation with the monolith is all the more biting - Here, any resistance is vain, there is no more window of complaint, nor alternative. You are alone, crushed, lost in a dazzling brilliance, at the limits of unconsciousness. Any misstep is synonymous with oblivion - irremediable.


Body​/​Dilloway​/​Head :: Body​/​Dilloway​/​Head


Commençons ces quelques lignes, si vous le voulez bien, par en délimiter le ... périmètre.

Dilloway, c'est donc Aaron Dilloway, musicien expérimental originaire de Brighton (Michigan), opérant régulièrement dans le champ de l'improvisation, souvent seul, mais aussi régulièrement, bien accompagné.
Body/Head, c'est d'abord et avant tout, la combinaison gagnante et physiologique de notre modeste humanité, mais aussi le duo que constitue Bill Nace, guitariste expérimentateur, lui aussi, avec Kim Gordon, que l'on ne présente évidemment plus, faute de devoir passer pour un fichu goujat inculte.

Ce préambule étant clarifié, nous l'espérons, combinons à présent ces trois éminentes entités. Body/Dilloway/Head, choix nominatif alphabétique, maltraité par un artwork confondant et malin, que Bill Nace a élaboré avec, n'en doutons pas, une espiègle pensée pour le legs du maître des ciseaux de l'interzone.

Body/Erase, ouvrant ce premier opus du trio, s'immisce tel un spectre d'humanité contenue, poème sonore protéiforme, dont la nature et l'incertaine destination, s'empare de nos sourdes perceptions en contorsions vocales distantes et éperdues, remous organiques matriciels, avant l'enchevêtrement fusionnel vers nos pulsations rythmiques, mutantes - Une émulsion phonique érigeant la possible négation de sa propre existence, à la faveur d'une matière électrisante autonome - Une claque sensorielle !

Central, Goin'Down poursuit mélancoliquement, l'âpre dialogue neurasthénique de dualités en perte de ressentiment, mémoire méthodique puissamment subjective et familière, cocon d'intimité encapsulée dont la fragile et scandante ritournelle ne vous laissera d'autre solution que la seule et indéfectible réclusion émotionnelle.

Confidents, les Secret Cuts procèdent de nos épanchements, à travers les bribes vocales de Gordon, aveux libératoires susurrés, effusions formellement mécanisées, mises en perspectives attentives, maestria du trio dont l'intensité atteint, ici, un point de non retour. Il faut, dès lors, envisager la géniale _______ rupture de cette onzième minute, pour que nous puissions appréhendés la puissante exacerbation et la possible incidence de ces secrets inavouables. 

Body/Dilloway/Head nous invite à la réflexive compréhension de nos sinueux mécanismes (inexorablement) humains - Magistral !

thierry massard / 27 octobre 2021 - 16:26

Body​/​Dilloway​/​Head 
Body/Head

Let's start these few lines, if you will, by defining the ... perimeter.

Dilloway is Aaron Dilloway, an experimental musician from Brighton (Michigan), regularly operating in the field of improvisation, often alone, but also regularly, well accompanied.
Body/Head is first and foremost the winning and physiological combination of our modest humanity, but also the duet formed by Bill Nace, experimental guitarist, and Kim Gordon, who obviously needs no introduction, for fear of looking like a bloody uneducated boor.

This preamble having been clarified, we hope, let us now combine these three eminent entities. Body/Dilloway/Head, alphabetical name choice, mistreated by a confusing and clever artwork, that Bill Nace elaborated with, no doubt, a mischievous thought for a bequest of the master of the scissors from the interzone.

Body/Erase, opening this first opus of the trio, intrudes like a spectrum of contained humanity, a protean sound poem, whose nature and uncertain destination, takes hold of our deaf perceptions in distanced and distraught vocal contortions, matrix organic stirrings, before the fusional entanglement towards our rhythmic, mutant pulsations - A phonic emulsion erecting the possible negation of its own existence, in favor of an autonomous electrifying matter - A sensory slap.

Central, Goin' Down continues melancholically, the bitter neurasthenic dialogue of dualities in loss of resentment, methodical memory, powerfully subjective and familiar, cocoon of encapsulated intimacy whose fragile and scandant ritornello will leave you no other solution than the only and indefectible emotional reclusion.

Confidents, these Secret Cuts proceed from our outpourings, through Gordon's vocal snippets, liberatory confessions whispered, formally mechanized effusions, attentive perspectives, mastery of the trio whose intensity reaches, here, a point of no return. It is necessary, therefore, to consider the brilliant _______ rupture of this eleventh minute, so that we can apprehend the powerful exacerbation and the possible incidence of these unavowable secrets. 

Body/Dilloway/Head invites us to the reflexive understanding of our sinuous and (inexorably) human mechanisms - Magistral!

© Joey Maloinkey

Alva Noto :: HYbr:ID I

Première production d'une nouvelle série qualifiée Hybri:ID apparement générante d'effets récurrents, récurrents, récurrents à l'envi, on s'y ennuie en attendant, en attendant, en attendant ad infinitum, collider sanctuarisé, et le très juste objet en exergue promotionnel de l'ensemble, intitulé p-dance

thierry massard / 13 novembre 2021 - 01:01

NOTON

First production of a new series called Hybri:ID apparently generating recurrent, recurrent, recurrent effects over and over again, one gets bored waiting, waiting, waiting ad infinitum, collider sanctuarised, and the very right object in promotional exergue of the whole, entitled p-dance

The Black Dog :: music for photographers




En dignes aficionados nourris, dès nos très discrètes premières heures, au biberon de Brian Peter George St John le Baptiste de la Salle, nous nous étions évidemment esclaffés de l'espièglerie de nos amis de Sheffield, à l'heureuse annonce de "music for real airports". Nous nous étions également instantanément  ressaisis à l'écoute de ce magnifique enregistrement, jalonnant un niveau d'attention aussi méritoire que l'objet initial du sarcasme.

Si vous le voulez bien, nous allons maintenant vérifier ensemble, si ce même sens de l'humour et d'autodérision sont applicables aux protagonistes de "music for photographers".

Passée la désormais récurrente mention (baillement) "période d'introspection, liée au confinement pandémique, nous ayant permis un autre regard créatif blah blah blah ..." disponible sur la quasi intégralité des productions sonores, désireuses de justifier actuellement je ne sais quelle mise en perspective autocentrée, attardons nous, plus sérieusement, sur le réel postulat du capteur intentionnel, qu'il soit photographe ou flâneur sans but, importe si peu. Traduire la juste incidence des choses le devient beaucoup plus - le medium.

Si ce nouvel opus de The Black Dog est une indéniable réussite, ce n'est assurément et évidement pas par son intitulé, médiocre et insipide nécessité d'une incarnation programmable, l'impérieux besoin de justifier une confrontation implacable. Ici, la justesse du propos est architecturale (Norman Foster knew), et peut-être et surtout, organique - Traduire enfin l'amplitude d'un gouffre séparateur. Solitude d'un regard sensible, peur muette, froide douleur d'un asservissement à la matière, le sang, la précontrainte du ciment sans mémoire, la poussière (depth of future). 

Si, enfin les ardents et puissant amateurs de Brutalisme puissent n'y entrevoir que le possible écho d'une  fascination intra et extramuros, ils peuvent aussi se mettre à la photographie.

Music for photographers est un ouvrage remarquable à plus d'un, mais plus certainement sans son titre.

thierry massard / 12 novembre 2021 - 23:15

music for photographers

The Black Dog

fragments

As worthy aficionados, fed from our earliest hours on the baby bottle of Brian Peter George St John le Baptiste de la Salle, we had obviously laughed at the mischief of our friends from Sheffield, at the happy announcement of "music for real airports". We also instantly pulled ourselves together when we heard this magnificent recording, marking out a level of attention as deserving as the initial object of the sarcasm.

If you don't mind, we'll now check together if this same sense of humour and self-mockery is applicable to the protagonists of "music for photographers".

After the now recurrent mention (yawn) of "a period of introspection, linked to the pandemic confinement, having allowed us another creative look blah blah blah ..." available on almost all the sound productions, eager to justify at the moment I don't know what self-centred perspective, let's linger, more seriously, on the real postulate of the intentional sensor, whether he is a photographer or an aimless flâneur, which matters so little. Translating the right incidence of things becomes much more important - the medium.

If this new opus of The Black Dog is an undeniable success, it is certainly and obviously not because of its title, a mediocre and insipid necessity of a programmable incarnation, the imperious need to justify an implacable confrontation. Here, the accuracy of the proposal is architectural (Norman Foster knew), and perhaps and above all, organic - to finally translate the amplitude of a separating chasm.
The solitude of a sensitive gaze, the silent fear, the cold pain of an enslavement to matter, blood, the pre-stress of cement without memory, dust (depth of future).

If, finally, the ardent and powerful lovers of Brutalism can only see in it the possible echo of an intra- and extramural fascination, they can also take up photography.

Music for photographers
is a remarkable work in many ways, but certainly not its title..

Pete Swinton :: culture and value


Découvert, en début d'année, à la simple et heureuse mise en lumière (hasard) d'un track ( How to be a primate in the 21st century ) Pete Swinton n'en est pas moins un artiste au parcours bien plus que signifiant, puisque l'homme navigue en terres sonores depuis les années 70. Les précautions d'usage sont donc utiles, surtout quand on sait que Swinton a conçu et qualifié un genre, l'insanbient music, fusion notoire de musique expérimentale et d'ambient. 

Récent opus du résident de Jawa Barat (Indonésie), "Culture and Value" prend racine, et son titre, dans les carnets du philosophe et mathématicien, Ludwig Wittgenstein, attaché au postulat du langage et à la nécessité d'une logique clarificatrice des idées. 
Evident désir fusionnel de deux ouvrages et auteurs, en présence, Culture and Value témoigne d'une synchronie renversante, dont la proche contemporanéité se révèle à la lecture de 10 citations de Wittgenstein, savamment utilisées en guise de titre pour chacune des pièces sonores de Pete Swinton. L'effet escompté ne devrait pas se faire désirer trop longtemps, les lecteurs du philosophe devant se précipiter sur les harmonieuses volutes combinatoires d'un musicien à l'élégante omniprésence et les mélomanes, amateurs éclairés du compositeur, sachant désormais quelle sera leur prochaine lecture - Remarquable.

thierry massard / 11 novembre 2021 - 17:23

Culture And Value /
4-4-2music

Discovered, at the beginning of the year, with the simple and happy highlighting (by chance) of a track ( How to be a primate in the 21st century ) Pete Swinton is nevertheless an artist with a more than significant background, since the man has been navigating in sound lands since the 70s. The usual precautions are therefore useful, especially when one knows that Swinton has conceived and qualified a genre, insanbient music, a notorious fusion of experimental and ambient music. 

The recent opus of the resident of Jawa Barat (Indonesia), "Culture and Value" is rooted, and its title, in the notebooks of the philosopher and mathematician, Ludwig Wittgenstein, attached to the postulate of language and the necessity of a clarifying logic of ideas. 
An obvious fusional desire of two works and authors, Culture and Value bears witness to a staggering synchronicity, whose close contemporaneity is revealed in the reading of 10 quotations from Wittgenstein, cleverly used as titles for each of Pete Swinton's sound pieces. The expected effect should not be long in coming, as readers of the philosopher should rush to the harmonious combinatorial volutes of a musician with an elegant omnipresence, and music lovers, enlightened amateurs of the composer, should now know what their next reading will be - Remarkable.

HKE & Sangam :: upgrade YOURSFL

 

Dire que l'on ne tombe pas immédiatement sous le charme de cette collaboration entre les deux prolifiques producteurs est une hypothèse à peine envisageable (enduring spirit). Une gourmandise dreampunk, comme on les aime, une sucrerie atmosphérique qui s'empare de vous et ne vous lâchera qu'aux premiers effets de  l'overdose fluorescente - L'aveuglement fatal. Succès indéniable d'une vague conceptualisant un monde d'après. Apôtres de la saturation cathodique et don mélodique inné, HKE & Sangam s'en donnent à coeurs vaillants. Adeptes d'une humanité ultraviolette, mais néanmoins conscients usagers de la dangerosité des artifices luminescents, cette bande son contrastée est faite pour vous - Hypermoderne.

thierry massard / 7 novembre 2021 - 17:52



To say that we do not immediately fall under the spell of this collaboration between the two prolific producers is hardly an assumption (enduring spirit). A dreampunk delicacy, as we like them, an atmospheric sweet that takes hold of you and will only let you go at the first effects of the fluorescent overdose - The fatal blindness. Undeniable success of a wave conceptualising a world after. Apostles of cathodic saturation and innate melodic gift, HKE & Sangam give it their all. Adepts of an ultraviolet humanity, but nevertheless aware of the danger of luminescent artifices, this contrasted soundtrack is yours - Hypermodern.


Mira Calix :: a-b-s-e-n-t origin


Oh oui, c'est promis ! Pas de rédactionnel promotionnel.
Oui c'est promis, pas de circonstances atténuantes ! si souvent exténuantes.

Quand surgit dans le paysage "absent origin", nous sommes logiquement surpris. Belle lurette que Mira Calix n'avait pas envie de donner des nouvelles neuves, mais ne dit-on pas "loin des yeux, loin ... des oreilles". Si, sans trop de curiosité, nous savons qu'elle préférait l'art de voyager, aux quelques autres encore disponibles, Elle ne manquait pas de collecter, nombre de fragments, éléments hétérogènes, que l'on désire, un jour ou l'autre, mettre à profit, muni de colle (blanche). Fidèle compagnon d'errance, car elle ne déambulait pas seule, DaDa était lui aussi invité aux pérégrinations, il en devint le tumultueux (que l'on sait) mentor, GPS présidant aux destinations de cet absent origin
Encore fallait-il encore y adjoindre quelques autres, et non des moindres, raisons de justifier pareil déplacements. Ce fut fait grâce à la bienveillante influence de Hannah Wilke, Wangechi Mutu, Henri Matisse, Linder, Margaret Mellis, Raoul Hausmann, Kurt Schwitters, Eileen Gray, Ella Bergmann, Max Ernst, Jean (Hans )Arp, Hannah Hoch, Eduardo Paolozzi, David Hockney, Natalia Goncharova, John Stezaker, Lee Krasner, Nancy Spero ou Robert Rauschenberg, on ne peut, assez logiquement pas rêver mieux, y compris pour les voyageurs immobiles.


Vous l'avez aisément compris, absent origin est une invitation à ouvrir un immense cahier, un possible nouveau cap pour celles et ceux qui, nourris du constat historique et contextuel de l'émergence du DaDa d'antan, feront le choix fondateur de s'y engouffrer, afin de pourfendre une époque devenue, elle aussi, tout autant irrespirable - Mira Calix ne voyage pas seule.

thierry massard / 6 novembre 2021 - 12:01



Oh yes, I promise! No promotional writing.
Yes, I promise, no extenuating circumstances! so often exhausting.

When "absent origin" appears in the landscape, we are logically surprised. It's been a long time since Mira Calix had any desire to give new news, but don't they say "out of sight, out of ... ears". If, without too much curiosity, we know that she preferred the art of travelling, to the few others still available, she did not fail to collect a number of fragments, heterogeneous elements, which one wishes, one day or another, to put to good use, provided with (white) glue. Faithful companion of wandering, because she did not wander alone, DaDa was also invited to the peregrinations, he became her tumultuous (as we know) mentor, GPS presiding over the destinations of this absent origin
But it was still necessary to add some other reasons, and not the least, to justify such displacements. This was done thanks to the benevolent influence of Hannah Wilke, Wangechi Mutu, Henri Matisse, Linder, Margaret Mellis, Raoul Hausmann, Kurt Schwitters, Eileen Gray, Ella Bergmann, Max Ernst, Jean (Hans) Arp, Hannah Hoch, Eduardo Paolozzi, David Hockney, Natalia Goncharova, John Stezaker, Lee Krasner, Nancy Spero or Robert Rauschenberg, we cannot, quite logically, dream of anything better, including for immobile travellers.

As you have easily understood, absent origin is an invitation to open an immense notebook, a possible new course for those who, nourished by the historical and contextual observation of the DaDa emergence of yesteryear, will make the founding choice to rush into it, in order to attack a time that has also become equally unbreathable - Mira Calix does no longer travel alone.