Effet :: seconds

Quand bien même l'impressionnisme, dominant les quelques lignes de cette chronique, et plus généralement la thématique de cette page, puissent avoir une quelconque conséquence, il demeure que vous seul.e êtes en mesure d'apprécier l'épaisse subjectivité que nous pouvons développer ici à l'égard de la vague vaporeuse et à l'ensemble de ses excroissances, ses digressions voire au refus des préjugés qu'elle suscite parfois. Ici, vous le savez sans doute, l'accueil qui est fait à quelques-unes de ces manifestations, est empreint d'un intérêt soutenu, qui confère, selon nous, à placer ce genre musical au symbolisme particulièrement poreux et élargi, sur le joli socle, d'un Helios rayonnant.

Une fois débarrassé de ce préambule, tournons vite nos ravissants minois, de marbre rose, vers ces "seconds" du projet chilien Effet. Est-il nécessaire de prendre l'attitude sérieuse de celles et ceux qui veulent se concentrer ? Rien ne semble l'indiquer, sinon apprécier sans difficultés les quelques onomatopées ponctuant la délicate et lisse harmonie immersive (salamanca's cave) ouvrant une réalisation au charme contagieux. Si le second track (free fall) confirme bien ce sentiment, écriture rythmique souple,  la modestie mélodique, qui caractérise l'ensemble, se précise tandis que nous déambulons dans cet univers musical sans polémique. Ici (interlude) , l'attente, sans impatience, est poussée à un paroxysme de maîtrise ou la température n'est jamais hivernale ni caniculaire (coldy town). Représentation d'un monde parfait ou tout autant parfait simulacre ? Track éponyme (seconds) à la rythmique plus appuyée, nous sentons soudainement une brise aux parfums fragmentés de vocaux récurrents, encore distants et peu intelligibles. Nous voici fatalement en face d'un point de rupture (city hut) , un équilibre habile, entre conscience et tranquille abandon. La tentation soft se confirme (labs). En dignes spécialistes, Effet pratique le contrôle continue avec la précision descriptive attendue, un soundscape (Arauco's lake) panoramique, à l'authenticité hyperréaliste.Véritable générique cinématographique en suspension, (dance with a tree) , semble emprunter le chemin et les nombreuses qualités déployées par les maîtres de l'exercice sonore.
Enfin, c'est dans la chaleur d'un echo tropical (steel drum) que se referme ce "seconds" dont la discrète mise en lumière est loin d'être inquiétante, tant il démontre que, bruits & fureur, ne sont pas toujours les meilleurs témoins d'une histoire qui s'écrit souvent en pointillés ... 

thierry massard / 25 avril 2021 - 19:51

virtual soundsystem records
Effet

Even though impressionism, which dominates the few lines of this chronicle, and more generally the theme of this page, may have some consequence, the fact remains that only you are in a position to appreciate the thick subjectivity that we can develop here with regard to the vaporous wave and to all its excrescences, its digressions, and even to the refusal of the prejudices that it sometimes provokes. Here, as you no doubt know, the reception given to some of these manifestations is marked by a sustained interest, which confers, in our opinion, to place this musical genre with a particularly porous and enlarged symbolism, on the beautiful pedestal of a radiant Helios statue.

Once this preamble is out of the way, let's quickly turn our lovely pink marble faces to these "seconds" of the Chilean Effet project. Is it necessary to take the serious attitude of those who want to concentrate? Nothing seems to indicate it, except to appreciate without difficulty the few onomatopoeias punctuating the delicate and smooth immersive harmony (salamanca's cave) opening a realization with an infectious charm. If the second track (free fall) confirms this feeling, supple rhythmic writing, the melodic modesty, which characterizes the whole, becomes clearer while we wander in this musical universe without controversy. Here (interlude), the expectation, without impatience, is pushed to a paroxysm of mastery where the temperature is never wintery or scorching (coldy town). Representation of a perfect world or just as perfect a simulacrum? On the eponymous track (seconds), with a more pronounced rhythmic, we suddenly feel a breeze with the fragmented scent of recurring, distant and still unintelligible vocals. Here we are fatally in front of a breaking point (city hut), a skilful balance between consciousness and quiet abandon. The soft temptation is confirmed (labs). As worthy specialists, Effet practices continuous control with the expected descriptive precision, a panoramic soundscape (Arauco's lake), with hyperrealist authenticity, a real cinematographic generic in suspension, (dance with a tree), seems to borrow the path and the numerous qualities deployed by the masters of the sound exercise.
Finally, it is in the warmth of a tropical echo (steel drum) that this "seconds" closes, whose discreet lighting is far from worrying, as it demonstrates that noise and fury are not always the best witnesses of a history that is often written in dots... 

( a DeepL rough translation )

Daria Gabriel :: un cercle s'est réalisé

Et si à l'instar de MM. Breton & Soupault, nous sommes " ... ami des procédés sérieux suis-moi bien J'ai plus d'un tour dans mon sac ..." il est probablement à craindre que vous succombiez un jour, à la narration visuelle mobile d'une Daria Gabriel au sommet d'un DIY fondateur, et admirablement préservé, avec ce "un cercle s'est réalisé". 
Pièce vidéo très récente, dont il serait vain d'en faire, avec crainte de paraitre déplacé, un ... arrêt sur image, ce "cercle" est immédiatement en mesure de susciter bien plus qu'un intérêt de circonstance.
Plan séquence, et conséquemment enrichi, d'une quarantaine de minutes, c'est avec la réserve appuyée (à distance raisonnable) sur les drones étirés du musicien, Fred Marty, que Daria Gabriel déroule un véritable road (to nowhere?) movie,  dont la proximité des sensations référentes,  sont certainement installées dans notre mémoire collective de passagers que l'on véhicule. Est-il nécessaire d'évoquer notre front sur la vitre et notre souffle dessinant un fugace nuage de buée sur celle-ci ? Distance, ici en effet, tout semble être une affaire de distance, mais méfiance toutefois, car cette très relative passivité captée par l'auteure, nourrie de notre  indolence inhérente, est assurément et murement réfléchie. Daria Gabriel est experte dans l'art de fixer durablement la matière, aussi diaphane soit-elle, pour preuve paradoxale, une oeuvre plastique particulièrement solidifiée, qu'il vous faut rapidement découvrir ... Aussi est-il temps de fermer la portière et de s'abandonner à l'alanguissement de celles et ceux qui se nourrissent de l'art savant du transport. Une transition, suture de nos actes et renoncements, un notable interstice circulaire.

thierry massard / 16 avril 2021 - 22:20


And if following the example of MMr. Breton & Soupault, we are "... friend of the serious processes follow me well I have more than one trick in my bag..." it is probably to fear that you succumb one day, to the mobile visual narration of a Daria Gabriel at the top of a founding DIY, and admirably preserved, with this "un cercle s'est réalisé". 
Very recent video piece, of which it would be vain to make of it, with fear of appearing "déplacé",  a ... freeze frame, this "cercle" is immediately able to arouse much more than an interest of circumstance.
Sequential plan, and enhanced, of about forty minutes, it is with the reserve leaned (at reasonable distance) on the stretched drones of the musician, Fred Marty, that Daria Gabriel unrolls a real road (to nowhere?) movie, of which the proximity of the referent sensations, are certainly installed in our collective memory of passengers that one carries. Is it necessary to evoke our forehead on the window and our breath drawing a fleeting cloud of mist on it ? Distance, there indeed, everything seems to be a matter of distance, but beware, because this very relative passivity captured by the author, fed by our inherent indolence, is certainly and carefully thought out. Daria Gabriel is a graduated expert in the art of fixing the matter, as diaphanous as it may be, as a paradoxical proof, a particularly solidified plastic work, that you must quickly discover... So it is time to close the door and to abandon ourselves to the languor of those who feed on the art of transport. A transition, suture of our acts and renunciations, a notable circular interstice.

( a DeepL rough translation )

Max Würden :: script

Réponse à la question, notre quotidien est-il (toujours) synonyme ou (encore) digne d'expérimentation ? Un nouvel éloge de la passivité ? l'anodine supériorité de nos vies affirmées (ordinary world) sur l'illusoire reflet dominant d'images, routines référentes ou modèles d'existences, des leurres et sensations dont le flot incessant vient heurter notre résignation, bousculer nos fuites présumées, mais surtout exalter nos sens, les malmener, et peut-être parfois désorienter ceux-ci. Même si les récents "Format" pour A Strangely Isolated Place, en 2019, ou le non moins passionnant "Momentum" de 2018, pour nos amis de El Muelle Records, ont suscité des applaudissements, amplement mérités, Max Würden est toutefois sur le point de dévoiler une nouvelle page, lecture très personnelle, une page qu'il qualifie lui-même "de calme et d'espoir", une page qu'il sera bien difficile de tourner - un virage. 
Quel est donc cet appel (call to adventure) sinon le désir, en sursis, d'un instant tranquille dont les aspérités douces deviennent, sans doute, une matière quasi solide, polymorphie fluctuante contenue dans quelques accords aux tempos apaisés.
Précision d'un inexorable cheminement sensible, "crossing the threshold", qui donne lieu au beau travail video de #kittysoul, entame notre capacité à frôler une détermination (gracile) vers un nouveau paysage mental, l'intention d'un futur offert encore en suspension, et dont nul, sinon notre hôte, ne connait la destination finale, pourvu qu'il y en ait une. L'errance d'un esprit ouvert au jour d'après - un merveilleux écho aux multiples saveurs rétroactives. 
Instinct ou pulsion dominante des profondeurs terrestres, nous nous éloignons quelque peu de la surface (approach the inmost cave) dans une inflexion à la lumière insaisissable, vibrato tout d'abord tâtonnant, puis affirmé, pour la mise en perspective (incertaine) d'un relief anfractueux désormais en clair-obscur - un mystérieux vertige. 
EP transitoire, dans un parcours sans faute, "Script" fusionne avec intelligence et sérénité, quelques-unes de nos scories journalières, expérimentations faites de nos doutes, de nos futilités sans doute, avec la plus délicate puissance d'un artiste à la vision singulière. Dresseur, Max Würden domestique la sauvagerie de certaines effervescences pour un parcours, devenu soudainement familier. Pour preuve, cette envie qui va devenir rapidement la vôtre, de refaire plusieurs fois cet intime itinéraire. Enfin, et loin, de refermer ce portail béant, return with the elixir vient délicieusement conclure la promesse faites, que chacune et chacun d'entre-nous, sommes singulièrement, les personnages centraux de ce script.

thierry massard / 6 avril 2021 - 17:37

script


Answer to the question, is our everyday life (always) synonymous or (still) worthy of experimentation? 
A new praise of passivity? the anodyne superiority of our affirmed lives (ordinary world) over the illusory dominant reflection of images, referent routines or models of existence, lures and sensations whose ceaseless flow comes to collide with our resignation, to upset our presumed escapism, but above all to exalt our senses, to maltreat them, and perhaps sometimes to disorient them. 
Even if the recent "Format" for A Strangely Isolated Place, in 2019, or the no less exciting "Momentum" of 2018, for our friends at El Muelle Records, have been applauded, amply deserved, Max Würden is nevertheless on the point of unveiling a new page, a very personal reading, a page that he himself describes as "calm and hopeful", a page that will be very difficult to turn - turning point. 
What is this call (call to adventure) if not the desire, in reprieve, for a quiet moment whose soft asperities become, without doubt, an almost solid matter, a fluctuating polymorphism contained in a few chords with soothing tempos.
Precision of an inexorable sensitive path, "crossing the threshold", which gives rise to the beautiful video work of #kittysoul, begins our capacity to skim a (gracious) determination towards a new mental landscape, the intention of a future offered still in suspension, and of which no one, if not our host, knows the final destination, provided that there is one. The wandering of a mind open to the day after - a wonderful echo with multiple retroactive flavours. 
Instinct or dominant impulse of the earth's depths, we move somewhat away from the surface (approach the inmost cave) in an inflection of elusive light, vibrato first groping, then asserting, for the (uncertain) perspective of an anfractuous relief now in chiaroscuro - a mysterious vertigo. 
A transitory EP, in a faultless course, "Script" merges with intelligence and serenity, some of our daily drosses, experiments made of our doubts, of our futilities no doubt, with the most delicate power of an artist with a singular vision. As a trainer, Max Würden tames the wildness of certain effervescences for a journey that has suddenly become familiar. As proof, this desire that will quickly become yours, to repeat this intimate itinerary several times. Finally, and far from closing this gaping portal, Return with the Elixir deliciously concludes the promise made that each and every one of us are, singularly, the central characters of this script.

( a DeepL rough translation )



Dēofol :: TÅG

Selon toute logique, et assurément en dehors de celle-ci, vous devriez aimer ces "manifestations auditives d'un esprit noirci, guitare dystopique et sonsc(r)apés électroniques." descriptif assez pertinent du très talentueux Peter de Muer. Dēofol est un musicien assurément comblé, mais qui n'en attendait probablement pas tant, dans un contexte général et son actuel expression, particulièrement propice à la sortie de TÅG
Discographie et conjugaison parfaites des affres et des obscures vicissitudes, TÅG témoigne, à son tour et au travers de son unique morceau, d'une écriture protéiforme, ne sacrifiant à aucune des tentations fortes, et immersives, d'un ambient obscur mais tentaculaire, pas plus qu'au lourd et constant survol d'un drone de (très très) mauvaise augure. Dēofol est un artiste qui se joue des genres musicaux, classificateurs et réducteurs avec la dextérité et la souplesse qui caractérise les aventureux (solitaires) , ce qui n'est, évidemment, pas le cas, ni la tendance, en ce bas monde - Qu'importe. Distants de ce fatras d'archivistes, en carence sensible, nous sommes rapidement au coeur d'un terrible dialogue harmonique, duel manifeste et puissant d'entités sonores qui s'affrontent et se répondent sans discorde. Ascendance et fluctuation féroces, en émulsion constante s'étirantes dans un soundscape aux perspectives, elles-aussi, en élongation cyclique. TÅG, qui signifie "former" en Suède, pourrait également, et aisément, se traduire par une antinomique déliquescence en état actuel d'absolue plénitude.

thierry massard / 8 avril 2021 - 20:06

TÅG

According to all logic, and certainly outside of it, you should like these "auditory manifestations of a blackened mind, dystopian guitar and electronic sounds", a rather pertinent description by the very talented Peter de Muer. Dēofol is a musician who is certainly fulfilled, but who probably didn't expect so much, in a general context and its current expression, particularly "favourable" for the release of TÅG
Discography and perfect conjugation of the afflictions and obscure vicissitudes, TÅG testifies, in its turn and through its unique piece, of a protean writing, not sacrificing to any of the strong and immersive temptations of an obscure but sprawling ambient, nor to the heavy and constant overflight of a (very very) bad omen drone. Dēofol is an artist who plays with musical genres, classifiers and reducers with the dexterity and flexibility that characterises the adventurous (solitary), which is obviously not the case, nor the trend, in this world - Whatever. Distanced from this jumble of archivists, in sensitive deficiency, we are quickly at the heart of a terrible harmonic dialogue, an obvious and powerful duel of sound entities that confront and answer each other without discord. Fierce ascendancy and fluctuation, in constant emulsion, stretching out in a soundscape with perspectives that are also in cyclical elongation. TÅG, which means "to form" in Sweden, could also easily be translated as our antinomic decay in a present state of absolute plenitude.

( a DeepL rough translation )

Godspeed You! Black Emperor :: G_d’s Pee AT STATE’S END !

"... attendre la fin" Il est bien gentil, notre collectif montréalais préféré, mais je nous vois mal attendre l'apocalypse, thème cher aux pensées et inspirations d'un Efrim Menuck, digne aveu de ceux qui "... attendent le commencement", sans devoir décroiser les bras et, insistant, GY!BE d'ajouter : "... vider les prisons, prendre le pouvoir à la police et le rendre aux quartiers qu’elle terrorise. En finir avec ces guerres éternelles et toutes les formes d’impérialisme. Taxer les riches jusqu’à ce qu’ils soient appauvris” vaste programme et intention philosophique inventive à l'adresse de celles et ceux qui observent notre monde quotidien au travers du prisme d'un rectangle, de cellulose, bleu ciel, entravant nos bouches, nos corps et nos émotions - mode dégradé. 
G_d’s Pee AT STATE’S END ! méthodiquement constitué autour de pièces autonomes, ressemble, à si méprendre, à un scénario de dramaturgie contemporaine en 8 actes, une histoire dont nous sommes évidemment les acteurs silencieux et les spectateurs aliénés. Une mise en scène, en sons et accessoirement en perspective d'une tragédie humaine, écrite autour des agissements de laborantins serviles, renonçants, aux frontières du désastre, à l'ultime conscience, inféodés au délire, psychose paranoïaque en n'en pas douter. Ce septième album de Godspeed You! Black Emperor est la très belle bande originale d'un film qui ne devrait jamais être tourné.  Il est, malheureusement, en cours de réalisation.

thierry massard / 3 avril 2021 - 14h30


"... waiting for the end" Our favourite Montreal collective is very nice, but I can't see us waiting for the apocalypse, a theme dear to the thoughts and inspirations of Efrim Menuck, a worthy admission of those who "... wait for the beginning", without having to uncross their arms and, insisting, GY!BE adds: "... empty the prisons, take the power from the police and give it back to the neighbourhoods they terrorise. Put an end to these eternal wars and all forms of imperialism. Tax the rich until they are impoverished" a vast programme and inventive philosophical intention addressed to those who observe our daily world through the prism of a rectangle, of cellulose, sky blue, obstructing our mouths, our bodies and our emotions - degraded mode. 
G_d's Pee AT STATE'S END! methodically constituted around autonomous pieces, resembles, to a certain extent, a scenario of contemporary drama in 8 acts, a story in which we are obviously the silent actors and the alienated spectators. A staging, in sounds and incidentally in perspective of a human tragedy, written around the actions of servile laboratory workers, renouncing, on the borders of disaster, to the ultimate consciousness, subservient to delirium, paranoid psychosis in no doubt. This Godspeed You! Black Emperor's seventh album is the beautiful soundtrack to a film that should never be made.  Unfortunately, it is currently being.

( a DeepL rough translation )

Max Würden :: crossing the threshold

a video premiere in nocoVision !


Composed & produced by Max Würden
Label Curated Edition by Pepo Galán / El Muelle Records 
Mastered by Rubén Suárez
Designed by Granbengala 
Video by kittysoul

Courtesy & order :: Oigovisiones Label

Robert Rental :: double heart

S'il est probable, et même certain, qu'un jour ou l'autre, on ne dise assez bruyamment l'importance du très regretté Robert Donnachie, aka Robert Rental, il serait tout autant regrettable, voir sacrilège, que l'on ne puisse oublier, ce même jour,  que ce garçon, originaire de Port Glasgow en Ecosse, ait pu en moins de temps qu'il n'en faut, c'est à dire deux singles, dont le gé-nial "Paralysis/ACC" auto-produit en 1978, ce "double heart" produit en aout 1980 pour Mute records, avec un Daniel Miller présent dans le studio, et, bien entendu sans omettre l'immense album "the bridge" (1979) produit avec l'active complicité des plus qu'avisés fondateurs des mythiques Industrial Records. Avouez qu'un tel name dropping, en moins de quelques lignes puisse laisser pantois. Oui, Robert Rental fut l'un des plus éminents protagonistes et concepteurs de cette fabuleuse période où le mouvement punk, à l'orée des années 80, et en cours de standardisation galopante, accouchait secrètement dans les décombres et les friches ... industrielles, pour le plus grand bonheur des "industrial people" que nous sommes, toutes et tous, espérons-le. Le temps a évidemment fait son ouvrage, qui a éclipsé un LP one side (live) en compagnie du même Daniel Miller, ce même temps qui offre parfois des cadeaux aux plus chanceux aficionados, telle l'exhumation digitale de "mental detentions", album de demos en compagnie du fidèle Thomas Leer, alter ego constant dans l'oeuvre du musicien ou encore une collaboration méconnue avec Glenn Wallis. 

Arrivé au terme de cette chronologie chaotique, il est convenable de saluer l'heureuse initiative de la réédition (l'an passé) de l'ultime "double heart/on location", dont l'intérêt principal, outre la présence tambour battant de Robert Görl échappé de DAF, est dans la possible perspective que l'indélicat verbe - oublier - ne puisse jamais être conjugué.

thierry massard / 31 mars 2021 - 18h30

double heart / on location
"paralysis / ACC" / nocoVision review


If it is probable, and even certain, that one day or another, the importance of the very late Robert Donnachie, aka Robert Rental, will not be said loudly enough, it would be just as regrettable, or even sacrilegious, if we could forget on this same day, that this boy, originating from Port Glasgow in Scotland, was able to produce in less than no time, that is to say two singles, including the bril-liant "Paralysis/ACC" self-produced in 1978, this "double heart", produced in August 1980 for Mute records, with a Daniel Miller in the studio, and of course without forgetting the masterpiece album "the bridge" (1979) produced with the active complicity of the more than wise founders of the mythical Industrial Records. Admit that such a name dropping in less than a few lines can leave one stunned. Yes, Robert Rental was one of the most eminent creators of this fabulous period when the punk movement, at the clinical dead of the 70's, and in the process of a galloping standardisation, was secretly giving birth in the rubble and the ... industrial wastelands, for the greatest happiness of the "industrial people" that we all are, hopefully. Time has obviously done its work, overshadowing a one-sided LP (live) with the same Daniel Miller, this same time that sometimes offers gifts to the luckiest aficionados, such as the digital exhumation of "mental detentions", an album of demos with the faithful Thomas Leer, constant alter ego of the musician's work, or an unrecognised collaboration with Glenn Wallis. 

At the end of this chaotic chronology, it is appropriate to salute the happy initiative of the reissue (last year) of the ultimate "double heart/on location", whose main interest, apart from the drumming presence of Robert Görl, escaped from DAF, is in the possible perspective that the indelicate verb - to forget - can never be conjugated.

( a DeepL rough translation )

ცოდნის მფლობელები :: მონასტრის ღამე

Les strates, les couches épaisses, les filtres sédimentaires, la nuit d'un monastère (მონასტრის ღამე) et, peut-être nous, dans un effort, une reconquête. Cette nouvelle pièce sonore de ცოდნის მფლობელები (détenteurs de connaissances) confère, certes, à une radicalité interrogatrice de nos facultés d'auditeurs, subjectifs que nous sommes, adeptes de certaines limites (pour un très grand nombre) autant qu'elle décrive un nouvel espace bien au delà d'une noirceur apparente. Même s'il semble très probable que nous puissions tracer une ligne séparant, celles et ceux, dont la quête perpétuelle est fondatrice, du regard d'hostilité et de refus du plus grand nombre, il convient d'y soumettre le prisme d'une évidente matérialité humaine, omniprésente dans cette belle réussite.

thierry massard / 22 mars 2021  - 17:40


The strata, the thick layers, the sedimentary filters, the night of a monastery (მონასტრის ღამე) and, perhaps us, in an effort, a reconquest. This new sound piece by ცოდნის მფლობელები (knowledge holders) certainly confers a radicality that questions our faculties as subjective listeners, which we are, adept at certain limits (for a very large number) as much as it describes a new space well beyond an apparent darkness. Even if it seems very likely that we can draw a line separating those whose perpetual quest is foundational from the hostile and rejectionist gaze of the majority, it is appropriate to subject it to the prism of an obvious human materiality, omnipresent in this beautiful achievement.

(a DeepL rough translation)

Carbon Based Lifeforms :: 20 minutes






Bien sur, les choses auraient pu être différentes. Nous pourrions être sur le toit du monde, appréciant un paysage conjugué de dystopie galopante et d'un secret espoir qu'un miracle puisse encore s'opérer. Il n'en est rien. Carbon Based Lifeforms resteront, ad vitam, les ersatz de rêves précurseurs de tangerine, ou plus précisément encore, ceux d'un cultissime "Timewind" qu'il vous conviendra d'attribuer et surtout, peut-être, de découvrir - je suis joueur ...
Présenté comme une aventure, dont le duo rêvait depuis toujours, c'est à dire la sortie du très remarquable "interloper" en 2015, l'argument marketisé du jour, qui a autant d'intérêt qu'un tube de mayonnaise, est donc de restituer présentement le track dans son format original d'intitulé (vous me suivez ?) ... Quel dommage ! espiègles que nous sommes (surtout vous) qui préférons très catégoriquement que les tracks intitulés "20 minutes" restent approximativement d'une durée de 7 minutes et 46 secondes. Less is more !

thierry massard / 13 mars 2021 - 12:08


Of course, things could have been different. We could be on the roof of the world, enjoying a landscape combined with galloping dystopia and a secret hope that a miracle could still happen. But it doesn't. Carbon Based Lifeforms will remain, ad vitam, the ersatz of tangerine's precursor dreams, or more precisely, those of a cultish "Timewind" that you will have to attribute to and, above all, perhaps, discover - I'm a gambler ...
Presented as an adventure, which the duo has always dreamed of, i.e. the release of the very remarkable "interloper" in 2015, the marketed argument of the day, which has as much interest as a tube of mayonnaise, is therefore to presently restore the track in its original titled format (do you follow me?) ... What a pity! Mischievous as we are (especially you), we categorically prefer that tracks entitled "20 minutes" remain approximately 7 minutes and 46 seconds long. Less is more !

(a DeepL rough translation)

Elegance of the Damned :: good things begin in the quiet

Le parfait compagnon d'un hiver finissant, la sourde et invisible menace qui plane autour de nos corps, la clameur éteinte, ostracisme endémique. Il y a ce  quelque peu énigmatique titre Good things begin in the quiet, évident cynisme, la posture gracieuse de celles et ceux qui comprennent que les choses ne s'écrivent plus que dans le reflet d'un jeu d'apparences, de lassitude (humanity is dead). Ainsi, la très bienséante pudeur de Elegance of the Damned s'exprime dans ces limites d'intensité, à priori peu discernables, mais très rapidement essentielles (emo forever) au point qu'il devient facilement détectable que cet opus est, dès à présent inscrit au tableau d'honneur, aussi déterminant qu'il soit concordant à cette indicible menace pour nos vies. C'est ici que se situe l'enjeu de cette très belle réalisation, une frontière sinueuse, un interstice entre regret (all love stories are ghost stories) , pragmatisme et l'exaltation libératrice (return of the solar Rishi).
Oui, ces "Good things..." sont ou vont, demeurer une énigme, un objet à l'étrangeté fascinante, une étincelle crépusculaire ou, peut-être, une explosion, nous l'ignorons encore et c'est beaucoup mieux ainsi.

thierry massard / 9 mars 2021 - 19:25


audius

The perfect companion to a waning winter, the deaf and invisible threat hovering around our bodies, the extinguished clamour, endemic ostracism. There is the somewhat enigmatic title Good things begin in the quiet, obvious cynicism, the graceful posture of those who understand that things are only written in the reflection of a game of appearances, of weariness (humanity is dead). Thus, the very decorous modesty of Elegance of the Damned is expressed in these limits of intensity, at first not very discernible, but very quickly essential (emo forever) to the point that it becomes easily detectable that this opus is, from now on, inscribed on the wall of honour, as determining as it is concordant with this unspeakable threat to our lives. This is where the challenge of this beautiful work lies, a sinuous border, an interstice between regret (all love stories are ghost stories), pragmatism and liberating exaltation (return of the solar Rishi).

Yes, these Good things... are or will remain an enigma, an object of fascinating strangeness, a twilight spark or, perhaps, an explosion, we still don't know and it's much better that way.


(a DeepL rough translation)

R∞ :: NEOZEN

Autant jouer franc jeu, une fois encore, en ces temps si tourmentés, Il va être particulièrement délicat de restreindre les superlatifs. Comment ne pas y entrevoir une hypothétique et fluctuante vérité émergente ? Quand les tortueux sentiments d'une identité dissimulée (R∞) viennent enfin enflammer la rampe d’une scène déserte, en jachère. Une lumineuse incandescence réanimée soudainement. Ainsi donc, les superlatifs ne tarderont pas à jaillir (clear of mind). Nous éprouvons désormais l’ivresse des grands fonds en nous contentant de pseudo-évidences falsifiées par l'actualité des destinées dépressives. Un lourd passé définitivement enseveli, et un nouvel équilibre des forces en présence. Atteindre enfin, l'enviable escalade sensorielle (balance of force) renouer avec une expérience quotidienne, une pépite souriante. "NEOZEN" la saveur, douce ou forte, d'une sortie de tunnel et ce soudain paysage qui s'offre à nos yeux, à moins que nous soyons, à nouveau, en face d'un illusoire souvenir, une réminiscence dont on recherche l'origine en vain (shadow of heart) l'armature quelque peu rigidifiée par la rouille d'une electronica (motion of wave) évanescente et sans douleur. "NEOZEN" est effectivement une réalisation supérieurement indolore car historiquement et raisonnablement sans âge, un acide hyaluronique (center of focus) dont nous abusons et abuserons encore et sans relâche, jusqu'à ce jour prochain, l'inéluctable amnésie d'un lendemain. L'oubli de ceux qui refusent les affres d'une nostalgie devenue trop suave et tiède.

thierry massard / 8 mars 2021 - 19:16

NEOZEN

Once again, in these tormented times, it will be particularly delicate to restrict superlatives. How can we fail to glimpse an emerging hypothetical and fluctuating truth? When the tortuous feelings of a concealed identity (R∞) finally come to ignite the ramp of a deserted, fallow stage. A luminous incandescence suddenly reanimated. Thus, superlatives will soon spring forth (clear of mind). We now feel the drunkenness of the depths, contenting ourselves with pseudo-evidences falsified by the topicality of depressive destinies. A heavy past definitively buried, and a new balance of forces in presence. To finally reach the enviable sensory escalation (balance of force), to reconnect with a daily experience, a smiling nugget. "NEOZEN" the flavour, sweet or strong, of a tunnel exit and this sudden landscape that offers itself to our eyes, unless we are, once again, in front of an illusory memory, a reminiscence whose origin we look for in vain (shadow of heart) the frame somewhat rigidified by the rust of an evanescent and painless electronica (motion of wave). "NEOZEN" is indeed a superiorly painless realisation because historically and reasonably ageless, a hyaluronic acid (centre of focus) of which we abuse and will abuse again and again, until the next day, the inescapable amnesia of the next day. The oblivion of those who refuse the torments of a nostalgia that has become too sweet and lukewarm. 

( a DeepL rough translation )

Merci Szym Lebowski

Virtually J :: autocracy mage

Nous savions les bords de la Mer Noire, source infinie de plaisirs estivaux et de mystères éternels, nous ignorions qu'il s'y fomentait parfois, et en toute humilité, un futur de la musique. C'est ainsi à Varna, seconde cité bulgare, que Julian Kalchev, aka Virtually J, devint le symbole d'une génération de geeks electro, armé de son seul PC. Puis ce fut le silence, un silence troublant de 20 années avant une rédemption sur les rives du sémillant et intransigeant netlabel Mahorka.

Non content du seul retour en grâce, à la faveur de cet autocratique mage, Virtually J s'est décidé à également briser un charme, réveillant les dancefloors par déflagrations successives. Elles sont au nombre de 13. Production puissante, lignes acérées, autant de pulsations et parfaits soundscapes qui risquent de porter les eaux calmes de l'Est bulgare, à l'ébullition et au delà.

thierry massard / 6 mars 2021 - 11:35


We knew that the Black Sea coast was an infinite source of summer pleasures and eternal mysteries, but we didn't know that a future of music was sometimes being fomented there, in all humility. It was in Varna, Bulgaria's second city, that Julian Kalchev, aka Virtually J, became the symbol of a generation of electro geeks, armed only with his PC. Then came the silence, a disturbing 20 years before a redemption on the shores of the seminal and uncompromising netlabel Mahorka.

Not content with the only return to grace, thanks to this autocratic magician, Virtually J also decided to break a spell, waking up the dancefloors by successive deflagrations. There are 13 of them. Powerful production, sharp lines, so many pulsations and perfect soundscapes that risk bringing the calm waters of Eastern Bulgaria to the boil and beyond.

(a DeepL rough translation)

integrated 001

Une très heureuse initiative ? À vous d'en juger. 
Quand, à l'instar d'une communauté d'aficionados, d'artistes de musiques électroniques et de labels en ligne, réunis autour d'une communauté des si sociables, et évanescents réseaux, les membres du collectif DRC, aka Dreampunk Record Club, décident de se conjuguer afin de produire un "integrated - 001", il peut convenir de ne pas y rester insensible, tant le projet semble distant de toute réalité accessible. C'est pourtant ce qui est en train de se dérouler, sous vos yeux et derrière ces lignes. Cette montagne évanescente a, bel et bien, accouché d'une très très belle souris.

Égrainons la signature du projet ... Ainsi, outre DRC, VILL4IN, Underwater Computing, Hiraeth Records, Prekursor, et No Problema, 6 labels en quête d'une expérimentation commune et oeuvrants vers, qui sait, une possible nouvelle dimension. Une généreuse une porosité créative, bien éloignée des pratiques restrictives actuelles. Une louable proposition qui ouvre un nouveau champ d'investigation pour de nouvelles architectures sonores.

"Integrated 001" c'est aussi, et surtout, l'émulsion inventive de 13 artistes, dont 10 sonores, sans évidemment oublier les très belles lignes de Nancy Chenier pour le projet et les 436 membres en cet instant suspendu. Vous n'attendrez pas l'addition, avant de :

1. cliquez sur les liens ci-joints
2. grossir les rangs de ceux qui désirent ardemment que la montagne accouche de nouvelles souris.

thierry massard / 5 mars 2021 - 18:57



A very happy initiative? You be the judge. 
When, like a community of aficionados, electronic music artists and online labels, gathered around a community of such sociable and evanescent networks, the members of the DRC collective, aka Dreampunk Record Club, decide to join together to produce an "integrated - 001", it may be appropriate not to remain indifferent to it, so much the project seems distant from any accessible reality. Yet this is what is happening, before your eyes and behind these lines. This evanescent mountain has, indeed, given birth to a very, very beautiful mouse.

Let's scratch the signature of the project ... Thus, besides DRC, VILL4IN, Underwater Computing, Hiraeth Records, Prekursor, and No Problema, 6 labels in search of a common experimentation and working towards, who knows, a possible new dimension. A generous creative porosity, far away from the current restrictive practices. A praiseworthy proposal that opens a new field of investigation for new sound architectures.

"Integrated 001" is also, and above all, the inventive emulsion of 13 artists, including 10 sound artists, without forgetting, of course, Nancy Chenier's beautiful lines for the project and the 436 members in this suspended moment. You won't wait for the bill, before :

1. click on the attached links
2. To swell the ranks of those who long for the mountain to give birth to new mice.

(a DeepL rough translation)

Remo De Vico & Slaps Orchestra :: encelado étude


Une contagion sans réserve. Cette beauté est confondante, parce que fluctuante et (certainement) mystérieusement désordonnée. 
Remo de Vico et le Slaps Orchestra pratiquent avec outrance le chef d'oeuvre en toute impunité ... cette étude "encelado" est merveilleusement belle.

thierry massard / 27 février 2021 - 21:31


A contagion without reserve. This beauty is confounding, because it is fluctuating and (certainly) mysteriously disordered. 
Remo de Vico and the Slaps Orchestra practice the masterpiece to excess with impunity ... this "encelado" study is wonderfully beautiful.

(a DeepL rough translation)

Mogwai :: as the love continues

Saisissant contraste, la moue de ceux qui n'ont pas envie, l'irrépressible désir de partage. Mogwai fait bien d'avoir intitulé ce nouvel album "as the love continues" car c'est peut-être cela, un bel amour,  silencieux. L'évidence de quelques accords parfaits, et la fureur en ligne de mire. Nous nous taisons, de peur de l'on ne sait quoi, le temps s'écoule, un sursaut et quelques mots suspendus, sortis par inadvertance : "c'est beau" (dry fantasy). Le temps s'écoule, et pourtant, sans faire semblant, on se surprend parfois, pris au piège des sentiments faciles (ritchie sacramento), c'est beau aussi, alors nous nous taisons (aussi). Ne faudrait-il pas s'indigner de cette étrange mutisme, empli des atmosphères crescendo, à la force contenue qui déferle en flots bouillonnants avant de se disperser en délicates et belles harmonies. 
Nous nous taisons. 
Rattrapé par la frénésie (ceiling granny) ou domestiqué par d'imparables réussites mélodiques (midnight flit), il s'agit maintenant de pouvoir esquiver, encore et toujours, les appels d'un regard interrogateur, les réactions possibles, réflexes conscients, à moins qu'une heureuse dérive, un détour émotionnel salvateur (pat stains) n'emporte ces vains efforts. Féérie, fumée fictionnelle (supposedly, we were nightmares), mais rien, ni personne ne nous écartera de la certitude d'une apothéose finale (it's what i want to do, mum). Nous nous taisons.

thierry massard / 25 février 2021 - 19:05

Mogwai


Striking contrast, the pout of those who don't feel like it, the irrepressible desire to share. Mogwai does well to have titled this new album "as the love continues" because perhaps that is what it is, a beautiful, silent love. The evidence of a few perfect chords, and the fury in the line of fire. We are silent, for fear of who knows what, time passes, a start and a few words suspended, inadvertently released: "c'est beau" (dry fantasy). Time passes, and yet, without pretending, we sometimes surprise ourselves, trapped by easy feelings (ritchie sacramento), it's beautiful too, so we shut up (too). Shouldn't we be outraged by this strange silence, filled with crescendo atmospheres, with the contained force that breaks out in bubbling streams before dispersing into delicate and beautiful harmonies. We are silent. 
Caught up by the frenzy (ceiling granny) or domesticated by unstoppable melodic successes (midnight flit), it is now a matter of being able to dodge, again and again, the calls of an interrogative gaze, the possible reactions, conscious reflexes, unless a happy drift, a saving emotional detour (pat stains) takes away these vain efforts. Enchantment, fictional smoke (supposedly, we were nightmares), but nothing and no one will keep us from the certainty of a final apotheosis (it's what i want to do, mum). We are silent.

(a DeepL rough translation )

Kratzwerk :: T o y o t a

Comme un parfum de fin d'un monde. Monitors vacillants, halos d'un rétro-futurisme déclinant en ultraviolets trinitron, épaisse mélasse cathodique, "T o y o t a" ! Les commercials, ou plus précisément, les artefacts magistraux de Kratzwerk (aka Guido Richter) sont loin de prêter au sourire convenu, habituellement réservé à la gêne de/à l'incompréhension générale, à la connivence illusoire des hipsters, stéréotypes serviles. L'avertissement était sans appel, l'asservissement le sera tout autant. L'avenir radieux semble désormais se conjuguer à l'imparfait désastre. La promesse est celle d'une postcard de Shell Beach (Jennifer) au soleil de Bikini ou Mururoa (au choix). Le frisson cosmétique du levier de vitesses. une illusion, un choc frontal transformé en un nuage d'éclats luminescents. Intentionnel, de la part du très avisé Kraftzwerk, "T o y o t a" confère à une forme de passivité très relative, consommateurs morbides submergés par l'overdose hépatique et oculaire. Jeu d'apparences et soupçon, cet ouvrage recèle quelques chausse-trappes (CM 11) pépites discrètes et dissimulées au coeur d'un labyrinthe. S'il est poli d'être gai au bord d'un précipice, alors, dansons en version, intérieur cuir, toutes options.

thierry massard / 13 février 2021 - 12:54



Like a perfume of ending world. Flickering monitors, halos of a retro-futurism declining in trinitron ultraviolets, thick cathodic molasses, "T o y o t a "! The commercials, or more precisely, the masterful artefacts of Kratzwerk (aka Guido Richter) are far from lending to the agreed smile, usually reserved to the embarrassment of / to the general incomprehension, to the illusory connivance of hipsters, servile stereotypes. The warning was final, the enslavement will be just as much. The bright future now seems to combine with imperfect disaster. The promise is that of a postcard of Shell Beach (Jennifer) in the sun of Bikini or Mururoa (your choice). The cosmetic thrill of the gear lever. an illusion, a frontal impact transformed into a cloud of luminescent shards. Intentional, of the part of the very wise Kraftzwerk, "T oyota" confers on a form of very relative passivity, morbid consumers overwhelmed by hepatic and ocular overdose. A game of appearances and suspicion, this work conceals a few trapdoors (CM 11) discreet gems hidden in the heart of a labyrinth. If it is polite to be cheerful on the edge of a precipice, then let's dance in leather interior version, full options.

( a Google rough translation )

Pepe Torres :: no fun


Seulement quelques jours après "77 Frames", et poursuivant une même logique énumération visuelle, voici le "no fun" de Pepe Torres qui ne partage sensiblement (presque) rien avec l'hymne stoogien de 1969, si ce n'est l'infime particule d'humanité perdue dans les flots d'une immense solitude, autrefois aperçue, en filigrane des mots d'un Iggy Pop inspiré. 40 portraits conjugués au féminin, 40 regards interrogeant, eux-aussi, dignement la si fragile intensité de nos doutes. no fun ? Oui, car il ne fait aucun doute que cette gravité est celle de l'intelligence des gestes et la compréhension de nos actes. Elle est également celle d'une calme espérance qui peut soudainement se transformer en un espoir inoui - humains.

thierry massard / 8 février 2021 - 19:26

Vimeo
theQuestionnaire / 16 aout 2019
IMDb

Only a few days after "77 Frames", and following the same logic visual enumeration, here is "no fun" by Pepe Torres which does not share substantially (almost) nothing with the Stoogian anthem of 1969, except a tiny particle of humanity lost in the waves of an immense solitude, once seen, behind the words of an inspired Iggy Pop. 40 portraits conjugate to feminine, 40 looks that also question the fragile intensity of our doubts with dignity. no fun? Yes, there is no doubt that this gravity is that of intelligence of gestures and understanding of our actions. It is also the one of a calm expectation suddenly transformed into an incredible hope - humans.

( a Google rough translation )

Sonologyst :: dust of human race

une ... conspiration / une ... confusion / (aka Sonologyst) Raffaelle Pezzella hurle !
à l'instar des travaux d'un émule de l'éminent résident de Providence, 
"dust of human race" n'appartient pas à la catégorie des pièces qu'on ... "écoute" - sans crainte.
Pour autant qu'il en reste une once, l'hyper inhumanité consentante est convoquée,
Pour un ... Banquet. 
Hurlez !

thierry massard / 5 fevrier 2021 - 23:46


a ... conspiracy / a ... confusion / (aka Sonologyst) Raffaelle Pezzella screams!
like the work of an emulator of an eminent resident of Providence,
"dust of human race" does not belong to the category of pieces that one ... "listens to" - without fear.
For as long as an ounce remains, the consenting hyper inhumanity is summoned,
For a ... Banquet.
Howl!

( a Google rough translation )

Pepe Torres :: 77 frames


Telle l'amarre qui se tend, se relâche puis enfin se libère, premier plan du magnifique "Y Ya Fue - And It Was" très justement récompensé lors du Brighton Rocks Film Festival de 2019, les images de Pepe Torres sont faites de cette même curieuse alchimie, des visages et des corps qui se tendent, se relâchent, découvrants un réalisme sans fard, une souffrance silencieuse, un théatre de cruauté (Antonin) pour enfin s'échapper d'un ultime regard, rompre les marquages d'une immobilité fatale, fuir vers d'autres respirations. Les portraits de Pepe Torres sont ceux d'humanités toutes autant réelles que fictionnelles, peu importe. Fragmentations éclatantes, esquives successives, incandescences brulantes, les sillons sont tracés dans la chair. Hyperréalistes, ces 77 frames interrogent le contraste vif et quelques débordements sensoriels,  vitaux.

thierry massard / 2 février 2021 - 19:09

Vimeo
▻  IMDb

Like the mooring line that tightens, loosens and finally frees itself, foreground of the magnificent "Y Ya Fue - And It Was" very justly awarded at the Brighton Rocks Film Festival of 2019, the images of Pepe Torres are made of this same curious alchemy, faces and bodies which stretch, relax, discovering unvarnished realism, silent suffering, a theater of cruelty (Antonin) to finally escape with a final glance, breaking the markings of fatal immobility , flee to other breaths. Pepe Torres' portraits are those of humanities that are as real as they are fictional, it doesn't matter. Dazzling fragments, successive dodging, burning incandescences, the furrows are traced in the flesh. Hyperrealistic, these 77 frames question the sharp contrast and some sensory, vital overflows.

( a Google rough translation )

Arovane :: wirkung / Biosphere :: angel's flight

Dignes représentants d'une arrière garde electro, proprement dynamitée par la déferlante netaudio des années 2000 et les prodigieux travaux de protagonistes ambient & idm tels que Astrowind, m0n0, Muhr, Juan Antonio Nieto, OCP, isCore, Phoenelai, Norman Fairbanks ... (liste infinie) il est peu dire que nous avions presque définitivement enterrés ces deux musiciens ; levant malgré tout, de temps à autre, un oeil goguenard (nos oreilles étant overbookées) sur les sorties de ces musiciens, ex-acteurs dominants d'une ère archivée, arrachant à grand peine un "oui, oui euh..." sur les néanmoins excellents "Dropsonde" pour Geir Jenssen ou euh ... je ne sais plus ("lilies" ?)pour Arovane

Un nouvel album pour Uwe Zahn, "wirkung" qui peut se traduire par : "effet" et, hasard de calendrier, la sortie quasi simultanée de "angel's flight"pour Biosphere.
Il ne nous en fallait pas beaucoup plus pour :

1) économiser notre intérêt assez peu "spontané" (je pris les afficionados de MM. Jenssen & Zahn de bien vouloir ne pas m'en excuser)
2) effectuer un rapide test comparatif, aux fins de possibles mises à jour.

Première surprise, et bonne en l'occurence, ces deux opus sont de très bonne qualité, avec, avouons-le, une légère et subjective préférence pour le vol de l'ange, explorant une dimension plus obscure, précédemment inconnue chez Biosphere. Il est également probable que Uwe Zahn mérite un peu plus d'attention avant de se prononcer. Second constat, un choix tactique (probablement) de la part de ces messieurs qui privilégient les formats courts (jamais plus de 6 minutes). Les mauvaises langues, que nous ... je suis, rétorqueront que cela permet de limiter les perspectives d'un potentiel ennui.

C'est au partir de l'architecture mouvante d'un projet de la chorégraphe norvégienne Ingun Bjørnsgaard, que Geir Jenssen entame la relecture d'un quatuor à cordes, n°14 de Ludwig Van Beethoven. 
C'est sur l'auto-diagnostic d'une forte appétence romantique et classique, que Uwe Zahn élabore son effet.
Une solide prise de distance avec l'expérimentation, qui a, d'ailleurs, toujours était de moindre intérêt pour Biosphere. Un bilan lourd pour nos deux patriarches, qui s'inscrivent désormais d'avantage dans le restyling d'un passé flamboyant plutôt que de miser sur nos présentes et futures incertitudes.

thierry massard / 31 janvier 2021 - 12:15


Worthy representatives of a rearguard electro, properly blown up by the netaudio wave of the 2000s and the prodigious works of ambient & idm protagonists such as Astrowind, m0n0, Muhr, Juan Antonio Nieto, OCP, isCore, Phoenelai, Norman Fairbanks ... (infinite list) it is an understatement to say that we had almost definitively buried these two musicians ; raising despite everything, and from time to time, a mocking eye (our ears being overbooked) on the very officially announced releases, by former dominant actors of an archived era, pulling with great difficulty a "yes, yes uh. .. " on the nevertheless excellent " Dropsonde "for Geir Jenssen or uh ... I do not remember ("lilies" ?) about Arovane.

A new album for Uwe Zahn, "wirkung" which can be translated by: "effect" and, coincidentally, the almost simultaneous release of "angel's flight" for Biosphere.
We didn't need much more for:

1) to save a rather little "spontaneous" interest (I took the aficionados of Messrs. Jenssen & Zahn for not apologizing for it)
2) carry out a quick comparative test, for possibles updatings.

First surprise, and good in this case, these two opus are of very good quality, with, let's face it, a slight and subjective preference for the flight of the angel, exploring a more obscure dimension, previously unknown at Biosphere. It is also likely that Uwe Zahn deserves a little more attention before making a decision. Second observation, a tactical choice (probably) on the part of these gentlemen who favor short formats (never more than 6 minutes). Evil tongues, that we ... I am, will retort that this limits the prospects of potential boredom.

It is from the moving architecture of a project by the Norwegian choreographer Ingun Bjørnsgaard that Geir Jenssen begins the rereading of a string quartet, n ° 14 by Ludwig Van Beethoven.
It is on the self-diagnosis of a strong romantic and classical appetite that Uwe Zahn works out its effect.
A solid distance from experimentation, which, moreover, has always been of lesser interest for Biosphere. A heavy toll for our two patriarchs, who are now part of the restyling of a flamboyant past rather than betting on our present and future uncertainties.

( a Google rough translation )

Pablo Sanz :: strange strangers


le regard circulaire / coup d'oeil instantané / notre intuition animale / Bien sur, nous y sommes, la confrontation / cognition comparée pour certains, "strange strangers" pour Pablo Sanz, qui nous embarque en Amazonie centrale, et très précisément sur les territoires d'Amanã et Mamirauá / la confrontation / La première peut sembler saisissante et justifiable (d'effroi) s'il n'est qu'elle nous donne à (enfin) percevoir l'évidente justesse d'une reconnaissance mutuelle / cri primal, statutaire / qui est donc l'étrange étranger ? / respect / l'évidence du langage. Nulle prérogative dominante, depuis la captation sonore / capture / jusqu'au ballet digital de ces mots / convenus / le devoir d'équilibre. 
Nous voici donc embarqués sur ce canoé, suspendus aux très concrètes déambulations des micros paraboliques de Pablo Sanz, pour ce qui peut être qualifier de "voyage singulier" / éprouvez la plus que merveilleuse consistence physique de la surface /
Si l'étrangeté des rencontres (sonores) que l'on y fait, a cette saveur atonale, elle est celle d'un langage en cours d'acquisition / extravagance naturelle / une relation interpersonnelle démultipliée dont Pablo Sanz nous livre généreusement les clés d'une curiosité assurément abyssale, mais aucune réponse / le parcours est à faire seul.e / armé.e de cette même curiosité (abyssale ?). 
Pièce maîtresse, puisque logiquement récompensée en son sérail initial, ces 37 minutes sont propices à l'initialisation graduelle, pour preuve cette rupture à la 20ème (approximative) minute, alternance fabuleuse entre jour et obscurité / nouvelle ouverture / Aucun doute n'est désormais permis, Pablo Sanz écrit, en extrême délicatesse, une oeuvre maîtresse dégagée, autonome, en parfaite et absolue symbiose / une ... évolution / avançons ! L'after music a désormais un printemps et un (presque) chef d'oeuvre !

thierry massard / 30 janvier 2020 - 00:09


the circular gaze / instantaneous glance / our animal intuition / Of course, here we are, confrontation / comparative cognition for some, "strange strangers" for Pablo Sanz, who takes us to the central Amazonia, and very precisely to the territories Amana and Mamirauá / the confrontation / The first may seem striking and justifiable (with fear) if it is not that it gives us (finally) to perceive the obvious correctness of a mutual recognition / primal cry, statutory / who is the strange foreigner? / respect / the obviousness of language. No dominant prerogative, from sound capture / capture / to the digital ballet of these / agreed words / the duty of balance. 
So here we are on board this canoe, suspended from the very concrete wanderings of Pablo Sanz's parabolic microphones, for what can be described as a "singular journey" / experience the more than wonderful physical consistency of the surface / 
If the strangeness of the (sound) encounters we make there has this atonal flavor, it is that of a language in the process of being acquired / natural extravagance / a multiplied interpersonal relationship of which Pablo Sanz generously gives us the keys to 'undoubtedly abysmal curiosity, but no answer / the journey is to be done alone / armed with this same curiosity (abyssal?). 
Centerpiece, since logically rewarded in its initial seraglio, these 37 minutes are conducive to gradual initialization, as proof of this break in the 20th (approximate) minute, fabulous alternation between day and darkness / new opening / No doubt is now allowed, Pablo Sanz writes, with extreme delicacy, a clear, autonomous masterpiece, in perfect and absolute symbiosis / an ... evolution / let's move forward! After music now has a spring and an (almost) masterpiece !

( a Google rough translation )

The Notwist :: vertigo days

7 années de silence, et la prudente réserve généralement due aux heureux bénéficiaires de réalisations cultes (celle-ci est éclairée au néon d'or) et des chemins individuels qui s'écartent, se contorsionnent, s'étirent, et puis ... Un jour ou un autre, qui sait, l'envie, simple opportunité, l'envie d'un retour, ou de vérifier une possibilité. 
Les frères Acher ont manifestement bien fait de vérifier cette possibilité.

thierry massard / 29 janvier 2021 - 8:30






7 years of silence, and the prudent reserve generally offered to the happy beneficiaries of cult achievements (this one is illuminated with a golden neon) and individual paths that diverge, contort, stretch, and then ... One day or another, who knows, the urge, simple opportunity, 
the urge to return, or to verify a possibility.. 
The Acher brothers have obviously well done to verify this possibility.

( a Google rough translation )

Daniel Blomqvist :: the comfort of stars

L'étirement ! Dérouler à l'envi ces particules d'un présent, mis avantageusement en conserve.
Découvrir quelques secrets. "the comfort of stars" de Daniel Blomqvist, nouvellement venu chez Kahvi collective, est la démonstration que nos nostalgies inhérentes ne peuvent être empreintes que de mélancolie. Carpe diem ?

thierry massard / 1 fevrier 2020 - 00h30


The stretch! Unroll at will these particles of a present, advantageously canned.
Discover some secrets. "the comfort of stars" by Daniel Blomqvist, newcomer to Kahvi collective, is the demonstration that our inherent nostalgia can only be imprinted with melancholy. Carpe Diem ?

( a Google rough translation )

Illuvia :: iridescence of clouds

immobile ou pas, apprécions l'art de voyager.
Ce fameux regard différemment dont certains se targuent ...
Parcourir "Iridescence of clouds" du suédois Ludvig Cimbrelius, aka Illuvia, c'est tendre vers deux extrémités sans jamais rompre le fil. S'il est inutile de prétendre ou rechercher un équilibre, il devient admirable d'apprécier à sa juste valeur, cette qualité d'émulsion très particulière qui fait que l'on soit prêt de se précipiter dans le vide, à tout instant, alors que tout laisse penser que l'esprit est apaisé. La convergence du calme et de la tempête - Une réussite absolue.

thierry massard / 1er février 2021 - 00:01


motionless or not, let's appreciate the art of traveling.
This famous look differently that some people pride themselves on ...
Going through "Iridescence of clouds" by swedish Ludvig Cimbrelius, aka Illuvia, is striving towards two ends without ever breaking the thread. If it is useless to pretend or seek a balance, it becomes admirable to appreciate at its true value, this very particular quality of emulsion which makes that one is ready to rush into the void, at any moment, then that everything suggests that the mind is at peace. The convergence of calm and storm - An absolute success.

( a Google rough translation )




artwork by Noah M / Keep Adding

Yann Pillas :: sortez-moi de cette salade

Très récente découverte du rédacteur de ces lignes, le netlabel Camembert Electrique, actif depuis la fin du XXème siècle, ne semble avoir que des qualités, à commencer par son nom, issus d'une lointaine planète, amie de longue date.

Coordinateur du label, Yann Pillas, ne se résout pas à envisager de poursuivre un seul lièvre à la fois, en s'impliquant dans de multiples projets, gymnaste pratiquant le grand écart sonore à la perfection.
Dissimulé derrière un artwork familial, "sortez-moi de cette salade" a l'encodage de ces pièces qui suscitent la douce allégresse d'une apparente quiétude de surface. Une onde calme, miroir symbolique d'un langage vernaculaire mis soudainement à l'épreuve de sa propre mémoire atteignant la trouble frontière séparant une réalité subjective de nos certitudes chimériques. Observez ce que l'enfant pleurnichant transporte avec lui dans cette cariole mise à l'épreuve d'un prisme, probablement suranné pour quiconque. C'est pourtant ici que la magie s'opère. La concordance d'un point Nemo où viennent s'entrechoquer, quelques énigmes (ou pas) affleurantes, obligées de ne pas apparaitre en pleine lumière, de peur de la dissolution définitive. C'est effectivement ici que l'homme de Providence y adresse un interstice, une ouverture de porte pour Eddie à Alphaville, à moins que ce ne soit à travers les pages d'une édition Elvifrance, à l'édifiante et fracassante couverture. 
"Sortez-moi de cette salade !" semble crier l'enfant, sous le regard circonspect de l'oncle Erik. 
Faut-il, dès lors, découper, extraire et disséquer quelques images mentales ? 
Réorchestrer leur chronologie, façonner une complète relecture de ces chimères, afin de les livrer en pâture aux aliens, serait peut-être la solution la plus recommandable. Ce n'est, fort heureusement pour nous, pas la recette retenue pour cette merveilleuse salade.

thierry massard / 24 janvier 2021 - 12:00


Very recent discovery by the editor of these lines, the Camembert Electrique netlabel, active since the end of the 20th century, seems to have only qualities, starting with its name, from a distant planet, a long-time friend.

Label coordinator, Yann Pillas, cannot resolve to consider pursuing a single hare at a time, by getting involved in multiple projects, a gymnast practicing the sound splits to perfection.
Hidden behind a family artwork, "sortez-moi de cette salade" has the encoding of these pieces that arouse the sweet joy of an apparent tranquility on the surface. A calm wave, symbolic mirror of a vernacular language suddenly put to the test of its own memory reaching the border confusion separating a subjective reality from our chimerical certainties. Watch what the whining child carries with him in this prism-tested wagon, probably outdated to anyone. Yet this is where the magic happens. The concordance of a point Nemo where come collide, some riddles (or not) flush, obliged not to appear in full light, for fear of final dissolution. It is indeed here that the man of Providence addresses a gap there, a door opening for Eddie in Alphaville, unless it is through the pages of an Elvifrance edition, with the uplifting and shattering cover. "Sortez-moi de cette salade" seems to cry out the child, under Uncle Erik's wary gaze. 
Should we therefore cut out, extract and dissect some mental images? 
Re-orchestrating their chronology, shaping a complete rereading of these chimeras, in order to deliver them as food to the aliens, would perhaps be the most advisable solution. Fortunately for us, this is not the recipe for this wonderful salad.

( a Google rough translation )

YR20 :: shit happens

L'inévitable constat, l'incandescence d'une combustion, SRVTR, KHΛOMΛИ et Innocent But Guilty conjugués derrière l'acronyme millésime, signent une véritable pierre angulaire : Celle d'une dystopie, dégagée des référents bienséants ; balayés les Zamiatine, Orwell, Huxley, K.Dick, Ballard et la cyberpunk attitude d'opérette. Le gin de la liberté a un goût amer et une DLC dépassée - littératies et comestiques pour un illusoire et craintif bilan - L'horrible est désormais ordinaire - Shit happens ! Nous y sommes, acteurs dociles et témoins figés, animés des ultimes soubresauts de la quête de responsabilité. 
Le jour d'après sera un jour sans fin et "Shit happens" est la prima maestria musicale dégagée de l'influence romantique d'un cocoon confiné en visio dépendance, livré à domicile - Magistral !

thierry massard / 22 janvier 2021 - 19:33


The inevitable observation, the incandescence of a combustion, SRVTR, KHΛOMΛИ and Innocent But Guilty combined behind the acronym vintage, sign a real cornerstone: That of a dystopia, free from decent referents ; swept away Zamiatine, Orwell, Huxley, K. Dick, Ballard and the cyberpunk attitude of operetta. Liberty Gin has a bitter taste and an outdated best before date - literacies and comestics for an illusory and fearful balance sheet - The horrible is now ordinary - Shit happens! We are there, docile actors and frozen witnesses, animated by the last jolts of the quest for responsibility.
The next day will be a never-ending day and "Shit happens" is the musical maestria prima free from the romantic influence of a cocoon confined to visio addiction, delivered to your home - Magistral !

( a Google rough translation )

Anti f:Orm volume 7

L'indispensable ! Rapport annuel à forte densité, une guest list particulièrement sélective, cet état des lieux permet aux invités, qui se bousculent pour l'être, de répondre instantanément et sans l'ombre d'un stress, à l'épineuse (parfois) question : Que faites-vous en ce moment ? 
Reste pour vous à choisir parmi les 25 réponses possibles de cette fructueuse septième édition.

Vous faites quoi en ce moment ?

thierry massard / 22 janvier 2021 - 12:32


the indispensable! High density annual report, a particularly selective guest list, this inventory allows guests, who are scrambling to be, to respond instantly and without a shadow of stress, to the thorny (sometimes) question: What are you doing right now? It remains for you to choose among the 25 possible answers of this fruitful seventh edition. 

What are you doing right now?

a Google rough translation )