Teslaradio :: noisescapes


noCoviSion en témoigne, pour la seconde fois, cette année 2020 est un très heureux millésime pour le label de Malaga.

Frustration et impatience à seulement quelques jours de la réalisation de ces "noisescapes" de Teslaradio (Chinowski Garachana) qui, pour l'heure, ne livrent encore que quelques-unes des 12 fréquences sonores constituants un "rapport d'activités" s'étalant apparement, sur de nombreuses années.

Frustration ? Oui ! car la promesse est grande, aussi large et intense que les "fronteras" sont poreuses. Ces paysages ne souffrent d'aucune restriction possible, témoignages d'un monde - un monde d'avant, de pendant, d'après un monde que nous connaissons ... si bien.

Mais, déambulons dans Lisbonne, apprécions dans une relative innocence, les signes d'une possible humanité bienfaisante, interrompue par une quinte de toux, le discours sinueux d'une annonce radio et ces quelques bribes entendues et comprises ("christu" "sacrificiel" ...) les crépitements de la balise radio, sommes-nous au bord d'un gouffre ?
Suivons la modulation sous-porteuse, les oiseaux de Tanger ou ceux de Beyrouth, quelques voix gracieuses, Oui suivons les méandres d'une matière sonore protéiforme, fluctuante, mantras, ressac ambient et témoignages illustres ... Quelques jours encore et la chance que nous aurons d'y adjoindre la lecture des contributions de Xoán-Xil López, Los Voluble, Marcelo Expósito, Maria Andueza o J.L. Espejo et quelques autres ... l'impatience d'un voyageur immobile.

thierry massard / 20 mai 2020 - 12:26

oigovisiones label

Jimmy Watt Abarca :: picturesque ruination

terrible constat de multiples "évidences".
terrible observation of multiple "evidences".

l'onde radio perplexe dominée d'un vrombissement tournoyant
the perplexed radio wave dominated by a whirling whirring

nous observons
we observe

nous "..." observons
we "..." observe

nous écoutons ... peut-être
maybe ... we listen to

l'attente des spectateurs
the expectations of spectators


thierry massard / 30 avril 2020 - 22:18

mahorka

Record Of Tides :: black album


Tourmente des temps.

Un ... "Black album" ? La tentation était évidement omniprésente.
Devons-nous, présentement, ouvrir le prisme d'un regard "pestilentiel"
et son vieil ami "pandémique" ? Nous haïssons logiquement le préambule de ces lignes.

Si, d'aventure, vous étiez (déjà) ... judicieusement présent pour le séminal Solna,
Si, d'aventure, vous étiez d'autant plus attentif pour Endurance
Si, Si, Si ... Ok go !

Ouvrons, sans controverse ... cette belle énigme (n'en doutons pas).
Que devons-nous faire de cette prétendue noirceur, intentionnellement affichée ou pas ?
Sven Piayda, évidement, s'amuse de nos torpeurs actuellement quotidiennes,
si productives de lockdowns mentaux, et d'éclairs (parfois) fugaces de conscience.
Sven Piayda est un artiste attentif au détail.

Si, ce terriblement "Black" album peut sembler, préalablement, sinueux, il pourrait aisément devenir une voie sans issue, un corridor sombre, il n'en est rien, car le sang de celui-ci n'est pas noir, il est ROT, rouge acronyme puissamment générateur de sa propre subsistance ... virale.

Une illusion initiale, un faux-semblant modulable, émouvant probablement,
un "trompe l'oeil" savamment construit, maquillage dissimulant d'authentiques espoirs secrets.
Record Of Times dissimule la lumière et l'ombre n'en est que plus intense.

thierry massard / 29 avril 2020 - 10:46

kreislauf
ROT

endurance

Atom™ :: < 3




" … music made by machines, with machines, for machines… "
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t... m... / ... - ...:...

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RA :: the plague


Nulle équivoque, nous sommes (initialement) le vendredi 10 avril 2020.
Il y a désormais quelques semaines qu'une réalité aérosolisée s'amuse de toutes les fictions imaginables ou précédemment imaginées.
Une histoire en boucle, dont nous ne tirerons, probablement, jamais aucun enseignement. Humains ...

Une fois encore, fidèle à une certaine éthique du secret de fabrication, Free Range Beats n'est pas loquace, nous n'enquêterons donc pas dans le voisinage de RA, auteur.e (???) de ce single "the plague" et devons donc nous en satisfaire. Comique de situation (???)

laissons-donc ces lignes en jachère ...

Retour, le mercredi 22 avril 2020,
pas très envie de ré-écouter, (je suis en train de le faire) cette évidente et intentionnelle publication, funeste opportunisme ?
Je ne sais pas ... Devons-nous renoncer, social distancing ...

neo "Yersinia, Camus, Oran ou Alger"... no way
Trop perturbante, en ces temps, Cette réalisation et sa réalité m'ennuient.

///

Clearly, we are (initially) Friday, April 10, 2020.
For a few weeks now, an aerosolized reality has been playing with all imaginable or previously imagined fictions.
A looping story, from which we will probably never learn anything. Humans ...

Once again, true to a certain ethic of manufacturing secrecy, Free Range Beats is not talkative, so we will not investigate in the vicinity of RA, author of this single "the plague" and therefore must be satisfied with it. "Comic" of situation (???)

so let's leave these lines fallow ...

Back on Wednesday, April 22, 2020,
not very eager to listen again, (I am doing it) this obvious and intentional publication, disastrous opportunism?
I don't know ... Should we give up, social distancing ...

neo "Yersinia, Camus, Oran or Algiers" ... no way
Too disturbing, on these times, this release and its reality bother me.

thierry massard / 22 avril 2020 - 21:07

free range beats

Blanket Swimming + DR :: lightning gallery


Heures troubles.
Difficile d'aligner quelques lignes, hors contexte.
Difficile.
Difficile de n'apercevoir qu'une surface, un survol de celle-ci.
Très heureux "hasard" de "circonstance" que cette lightning gallery
de MM. Nicholas Maloney et Dominic Razlaff qui, par ce même et très probablement moins heureux "hasard", pourrait si facilement "disparaitre" d'un monde, qui est encore présentement celui d'avant.
Vicissitudes des interstices spatio-temporels ? (oh la la).
Présages d'une désormais opérante falsification de l'histoire de nos évidences ?
Mais surtout - Que demeure cette pure pépite : "Magnanimity".

thierry massard / 4 avril 2020 - 22:42

mahorka

VPD :: dead weather


Partie intégrante d'un processus créatif et filmique, "dead weather" est le premier court métrage de Radoslav Radoslavov. Nourri d'une intensive collaboration avec le label bulgare Mahorka, c'est donc une bande sonore, sans images, sinon l'artwork, qui nous est, pour l'heure, offerte - Frustration ?
Voici une excellente opportunité pour notre système neuronal, bien souvent au bord de l'implosion.
Un ultime regard pour ces eaux flamboyantes - Fermons les yeux !
Laissons se dérouler, les 5 thèmes de Dimitar Kalinov aka VPD.
Ouverture et distance de précaution, nous sommes saisis par un souffle mécanique et son écho lointain, la prudence d'un mouvement indécis dans le noir absolu - film mental équivoque - assailli d'inquiétudes - le souffle d'une présence - cette respiration méthodique.
Mais, patience, cette obscurité choisie, l'elliptique répondeur téléphonique et son égranage laconique ne tarderont pas à livrer un lourd secret.
Peur d'ouvrir les yeux sur un "dead weather" ?

///

Part of a creative and filmic process, "dead weather" is the first short film by Radoslav Radoslavov. Nourished by an intensive collaboration with the Bulgarian label Mahorka, it is therefore a soundtrack, without images, if not the artwork, which is, for the time being, offered to us - Frustration?
Here is an excellent opportunity for our neural system, often on the verge of implosion.
A final look at these flamboyant waters - Let's close our eyes!
Let us unfold, the 5 themes of Dimitar Kalinov aka VPD.
Aperture and distance of precaution, we are seized by a mechanical breath and its distant echo, the prudence of an indecisive movement in absolute darkness - equivocal mental film - assailed with worries - the breath of a presence - this methodical breathing.
But, patience, this chosen obscurity, the elliptical answering machine and its laconic outlay will not be long in revealing a heavy secret.
Afraid to open your eyes on a "dead weather?

thierry massard / 22 février 2020 - 13:00

mahorka

Anti f:Orm Compilation Vol.6


Symbole de résistance & activisme sonore ? Métaphore phonique ?
Réponse fragile, et circonstancielle, au jeu de dupes de la standardisation rampante et ses inéluctables conséquences ? Refus du possible naufrage ?
Loin de tout défaitisme, une chose semble certaine, le netlabel God Hates God records a choisi la voie tangente, l'action.

Véritable concept développé en rapports annuels successifs, les compilations Anti f:Orm témoignent d'une volonté farouche de la part de leur instigateur, Patrick Masson, musicien multi-composite et infatigable tête chercheuse, de conjuguer les éphémères synthèses. À vous de juger !

6ème édition, conçue autour de la thématique "minimalisme et interprétation", ce millésime 2020 permet d'entrapercevoir, en surface momentanée, 24 alchimistes penché(e)s sur 22 tracks, vérifiants  individuellement la justesse de la proposition. 24 personnalités différentes, aux parcours d'investigations, probablement parfois antagonistes, mais réunis par le même désir d'anticiper les matrices sonores différemment.

Il est bien difficile de dégager, un nom, un track, un instant, tant l'ensemble semble cohérent. Cet Anti f:Orm 6 est un édifice certes fragile, c'est aussi le clignotement persistant d'une idée que nous partageons.

///

Symbol of resistance & sound activism? Phonic metaphor?
A fragile and circumstantial response to the dupe game of creeping standardization and its inevitable consequences? Refusal of possible sinking?
Far from any defeatism, one thing seems certain, the netlabel God Hates God records chose the tangent path, action.

Veritable concept developed in successive annual reports, the Anti f: Orm compilations bear witness to a fierce desire on the part of their instigator, Patrick Masson, a multi-composite musician and tireless researcher, to combine ephemeral syntheses. Your turn to judge !

6th edition, designed around the theme "minimalism and interpretation", this 2020 vintage allows to catch a glimpse, on a momentary surface, of 24 alchemists leaning over 22 tracks, individually verifying the correctness of the proposal. 24 different personalities, with investigative journeys, probably sometimes antagonistic, but united by the same desire to anticipate sound matrices differently.

Difficult to identify a name, a track, an instant, as the whole seems coherent. This Anti f: Orm 6 is certainly a fragile building, it is also the persisting blink light of an idea that we share.

thierry massard / 13 février 2020 - 16:52

God Hates God Records

theQ :: Patrick Masson

Dan Deacon :: mystic familiar

Pour être le plus honnête possible, évidement en toute subjectivité, cet endroit n'est pas, à priori, le plus farouchement propice à la découverte exhaustive de la carrière du musicien de Baltimore. Quelques incursions, parfois, à la faveur d'une actualité modeste durant la précédente décennie, avec l'attention que l'on a pour un lointain cousin, sinon un véritable arrêt sur image pour son America de 2012. C'était sans compter avec les morsures apathiques d'un hiver, un saison fataliste qui s'éternise désormais, réchauffement climatique oblige, de septembre à juin.
Surprise ! Il y a un printemps et un été confondus dans ces 11 pistes de Mystic Familiar.
Synthèse d'une régénération, sentiments et sensations exacerbés avec bonheur, Dan Deacon saute à pieds joints dans les flaques, éclabousse allègrement les mornes résignations.
Entre conscience et envie, Deacon a inoculé un nouveau remède, l'espièglerie illimitée.
Un printemps (et un été) en plein hiver.

///

To be as honest as possible, obviously in all subjectivity, this place is not, a priori, the most fiercely conducive to the exhaustive discovery of the career of the musician of Baltimore. A few forays, sometimes, in favor of modest news during the previous decade, with the attention we have for a distant cousin, if not a real freeze frame for his America of 2012. It was without reckoning with the apathetic bites of a winter, a fatalistic season which is now dragging on, global warming obliges, from September to June.
Surprise! There is a spring and a summer combined in these 11 Mystic Familiar tracks.
Synthesis of a regeneration, feelings and feelings exacerbated with happiness, Dan Deacon jumps with both feet in the puddles, gleefully splashes the dismal resignations.
Between conscience and envy, Deacon has inoculated a new remedy, the limitless mischievousness.
A spring (and a summer) in the middle of winter.

thierry massard / 4 février 2020 - 19:00


mystic familiar
Dan Deacon

Tristis Carmina :: harbor mother

Initialement Cagey House, Kid Feardive, Howdy Persephone ou Figment Bean et aujourd'hui Tristis Carmina, Dave Keifer est plus qu'assurément, un artiste attachant ...

Bravo ! Voici précisément une intro, un cliché, dont l'auteur de ces lignes, devrait sincèrement se méfier. Dave Keifer est, nous l'espérons, probablement une personne "attachante", mais surtout un artiste particulièrement addictif pour quiconque a, un jour ou l'autre, croisé l'une de ses multiples investigations.
Désireux de vérifier ce potentiel ? Nous ne saurions, que trop, vous recommender quelques-unes des merveilleuses pépites jalonnant le parcours du garçon.

Maintenant, éloignons-nous de ce fatras promo-émotionnel. Essayons, un instant, de ne pas être intrigués par cette "harbor mother". Quelques notes, une guitare hésitante, particules suggestives, les contours d'une chimère bienfaisante, une illusion furtive, utopie naissante, melancolia splenica.
"harbor mother" est une invitation à la paresse, un renoncement à l'éveil attentif, et si so flooby en est, peut-être la clé de voute, nous éviterons de nous poser la question, de peur de devoir rompre cette magnifique indolence.
Indolence, oui le mot a été prononcé, avant qu'il ne s'échappe sans effort ni possible impédance, un satori gracile. Ces "tristis carmina" sont à la hauteur de leur auteur, c'est à dire, bien ... au delà.

///

Initially Cagey House, kid feardive, Howdy Persephone or Figment Bean and today Tristis Carmina, Dave Keifer is more than assuredly, an endearing artist ...

Well done ! Here is precisely an intro, a cliché, which the author of these lines should sincerely be wary of. Dave Keifer is, we hope, probably an "endearing" person, but above all an artist particularly addicting for anyone who, one day or another, crossed one of his multiple investigations.
Eager to verify this potential? We cannot recommend enough of some of the marvelous nuggets along the boy's path.

Now let's get away from this promo-emotional jumble. Let's try, for a moment, not to be intrigued by this "harbor mother". Some notes, a hesitant guitar, suggestive particles, the contours of a beneficial chimera, a furtive illusion, nascent utopia, melancolia splenica.
"harbor mother" is an invitation to laziness, a renouncement of attentive awakening, and if so flooby is, perhaps the keystone, we will avoid asking ourselves the question, fear of having to break this magnificent indolence.
Indolence, yes the word was pronounced, before it escaped without effort or possible impediment, a satori gracile. These "tristis carmina" are up to their author, that is to say, well ... beyond.

thierry massard / 1er février 2020 - 16:30

Alexandra Hinz-Wladyka :: Old Cemetery Bonn


La photographe et artiste visuelle Alexandra Hinz-Wladyka est formelle ::
"Alles hat seine Zeit, Augenblicke des Seins in Augenblicken des Schaffens".
il y a effectivement un temps pour tout ! Photo empruntée à son auteure, à la faveur de l'irrépressible envie de quelques lignes sans intention particulière, sinon l'évidente sollicitation de cette image issue d'une promenade dans un cimetière de Bonn, un jour de janvier 2020.

Une allégorie interpellant une réflexion, une interrogation qui se structure (au fil du temps) autour de quelques encodages et prérogatives qu'il est bon de secouer, parfois ? non ! toujours.

Le temps ? Le temps pour tout mais aussi cette temporalité pour nada, le temps et son usage envisageable, circonstanciel, opportun ou pas, le temps pour dire, pour faire (ou pas), ses multiples phénomènes, sa continuité inconsciente (ou pas), son avant et son "day after", son caractère fondamental, fonctions connexes, rhizomes ... Rhizomes ? Fiction spéculative ou partition philosophique, harmonies et dissonances, et déjà cet écrin de branchages, intrusif et invasif, pédoncules turgescents inquiétés par la proximité prochaine d'une émulsion huileuse, fragmentation sinueuse. Est-t'on seulement face à l'ultime posture, au bord du gouffre, d'un angelot au bras gauche maculé de cendres, figé dans une promesse directionnelle aléatoire, alors que le regard se dérobe, vaincu.

Aucun secours possible, l'intensité (cachée) de cette image de Hinz-Wladyka rencontre la puissante résistance d'un réel tangible, la confrontation aux épais pelliculages sédimentaires et successifs est désormais inévitable. La matrice diaphane de strates est, tout autant, désormais opérante, assimilation séquentielle de celles-ci, myriades de particules tranchées dans le vif, compactes et invisibles pour atteindre une densité atmosphérique pétrifiée.

Ainsi, dans cette apparente et singulière dualité entre image émotionnelle et matérialité inductive, Alexandra Hinz-Wladyka a finalement choisi ... la fusion !

///

The photographer and visual artist, Alexandra Hinz-Wladyka is formal ::
"Alles hat seine Zeit, Augenblicke des Seins in Augenblicken des Schaffens".
there is indeed a time for everything! Photo borrowed to its author, in favor of the irrepressible desire for a few lines without any particular intention, If not the evident temptation of this image from a walk in a cemetery in Bonn, a day of January 2020.

An allegory calling for reflection, a question that is structured (over time) around some encodings and prerogatives that it is good to shake off sometimes? no ! always.

Time ? Time for everything but also this temporality for "nada", time and its conceivable use, circumstantial, timely or not, time to say, to do (or not), its multiple phenomenas, its unconscious continuity (or not), its before and its "day after", its fundamental character, related functions, rhizomes ... Rhizomes? Speculative fiction or philosophical partition, harmonies and dissonances, and already this case of branches, intrusive and invasive, turgid peduncles worried by the near proximity of an oily emulsion, sinuous fragmentation. Are we only facing the ultimate posture, on the edge of the abyss, of a cherub on the left arm smeared with ashes, frozen in a random directional promise, as the gaze slips away, defeated.

No possible help, the intensity (hidden) of the image of Hinz-Wladyka meets the powerful resistance of a tangible reality, the confrontation with thick sedimentary and successive membranes is now inevitable. The diaphanous matrix of strata is from now, equally effective, sequential assimilation of these, myriads of particles cut in the living, compact and invisible to achieve a petrified atmospheric density.

Thus, in this apparent and singular duality between emotional image and inductive materiality, Alexandra Hinz-Wladyka finally chose ... fusion!

thierry massard / 27 janvier 2020 - 18:30

Alexandra Hinz-Wladyka
theQ::

photo © Alexandra Hinz-Wladyka 2020

Cooper Raines :: candid doze

... et même si l'épaisseur de l'air semble être momentanément affectée, notre regard est soudainement pris de l'envie de se détourner !
Ralentissement ! La volonté irresistible de l'éloignement, fuir ces vérités "impérieuses" et si communément ennuyeuses, sinistres matérialités sans histoire - s'écarter d'un premier plan omnipotent d'un balayage rapide d'une main délicate et experte / l'appel à l'engourdissement volontaire.
Artisan talentueux et producteur prolifique, Cooper Raines saisit le devant de scène, figeant l'ego et son incandescence pour explorer des nouveaux biotopes aléatoires - épaisseur de l'air -
"Candid doze" est un très heureux présage, un vocabulaire émotionnel aux contours évasifs et prospères, une invitation aux langueurs. Nul doute, pas plus que l'envie de s'immiscer dans votre espace cognitif, faites-en, l'expérience.

///

... and even if the thickness of the air seems to be temporarily affected, our eyes are suddenly taken from the urge to turn away!
Slow down! The irresistible wish to distance yourself, to flee from these "imperious" and so commonly boring truths, sinisters materialities without history - Deviate from an omnipotent foreground with the rapid sweep of a delicate and expert hand / the call to the voluntary numbness.
Talented craftsman and prolific producer, Cooper Raines grabs the front scene, freezing the ego and its incandescence to explore new random biotopes - air thickness -
"Candid doze" is a very happy omen, an emotional vocabulary with evasive and prosperous contours, an invitation to languors. No doubt, no more than the desire to interfere in your own cognitive space, experience it.

thierry massard / 24 janvier 2020 - 20:03

Cooper Raines
rota frangitur records

Syrenomelia :: a rose shattered

Théâtralité de convenance ? Jeu des apparences ?
Que se cache t'il derrière ces deux prima rosae ?
Son auteur ? Wim Lankriet, sans doute encore inquiet des méandres d'influences qui ne tarderont plus à s'effacer, telle cette fleur brisée d'un geste de désespérance.
le "curtain call" et le souffle salvateur d'une brise qui annonce déjà la tempête.

Syrenomelia nous attend sur le pas de la porte d'un monde encore figuré, mémoire d'extériorité pour ceux qui se souviennent, bienséante méfiance, mémoire balayée d'un riff. La lumière, l'effroi peut-être, les morsures et, bien entendu, le devenir ... outside !

///

Theatricality of convenience? Appearance game?
What is hidden behind these two prima rosae?
His author ? Wim Lankriet, probably still worried about the twists and turns of influences
which will soon fade away, like this flower broken in a gesture of despair.
the "curtain call" and the saving breath of a breeze that already announces the storm.

Syrenomelia awaits us on the doorstep of a still figurative world, memory of exteriority for those who remember, deceptive distrust, memory swept away by a riff. The light, perhaps the dread, the bites and, of course, the becoming ... outside!

thierry massard / 19 janvier 2020 - 12:30

syrenomelia

Mamífero :: el sol


Ambition clairement affichée, ce "El Sol" est celui d'un mythe, celui d'un renouveau, mais,
s'il vous plait, taisons son nom (voulez-vous ?) et savourons ...
Savourons l'apparition graduelle d'un trait fugace, un rayon. Un éternel et fascinant rayon tout empli d'incandescence, si souvent sentimentale.

Savourons ... Ces aspérités mutantes et polymorphes, pulsantes, éminemment conscientes d'une géographie tout autant mutante, qu'insaisissable. Crispation indolore.

Nacho Galán (Mamífero) enflamme notre champ de conscience autant qu'il harmonise les étincelles, conscient d'une dualité signifiante. Tour à tour, les éléments s'approchent, se contorsionnent, se détournent, disparaissent instantanément pour réapparaitre en un imbroglio savamment ordonnancé avant, à nouveau, d'exploser en vol.

Savourons cette "agua" et son si délicat exercice de matérialisation granuleuse de la fluidité.
Approchons notre puissant désir (noviembre) du mythe (mais taisons le nom).
Savourons ...

Savourons la surface, origines aux limites incertaines, car elles aussi asservies à l'instabilité d'un puissant prisme fractal, saillant, écorchures scintillantes.
Savourons cet ilot (búsqueda) en forme d'ultime rempart, concret, réalité factuelle bientôt livrée au broyeur dominant, substance et soubresauts illusoires, vacuité funeste.
Nous voici désormais au coeur, à peine sommes-nous imprégnés de ces étranges fantasmagories, que déjà nos savoureux repères virevoltent puis se fondent - le temps de "construyendo" est venu ...

Savourons !

///

Clearly displayed ambition, this "El Sol" is that of a myth, that of a renewal,
but, please, let's keep his name away (do you want?) and enjoy ...
Let us savor the gradual appearance of a fleeting feature, a ray. An eternal and fascinating ray filled with so often sentimental incandescence.

Let's savor ... These mutant and polymorphous, pulsating asperities, eminently aware of a geography that is as mutant as it is elusive. Painless tension.

Nacho Galán (Mamífero) ignites our field of consciousness as much as he harmonizes sparks, aware of a significant duality. In turn, the elements approach, twist, turn away, disappear instantly to reappear in a skillfully ordered imbroglio before, again, exploding in flight.

Let us savor this "agua" and its so delicate exercise of granular materialization of fluidity.
Let us approach our powerful desire (noviembre) of the myth (but let us keep the name).
Let's savor ...

Let's savor the surface, origins with uncertain limits, because they too are subject to the instability of a powerful fractal prism, protruding, scintillating abrasions.
Let us savor this islet (búsqueda) in the form of a final bulwark, concrete, factual reality soon delivered to the dominant crusher, illusory substance and jolts, fatal emptiness.
We are now in the heart, hardly are we impregnated with these strange phantasmagories, that already our tasty landmarks twirl then melt - the time for "construyendo" has come ...

Let's savor!

thierry massard / 15 janvier 2020 - 13:45

oigovisiones

Cursus Data :: ce que l'ombre doit à la lumière


Prendre à parti le réel, l'extraire et le modeler, le modéliser peut-être, qui sait.
S'il est besoin de précautions d'usage, se saisir d'un coffrage aux parois hermétiques faites de nos sombres subjectivités. Un enjeu gonflé aux hormones des apparences couplées à d'intangibles et quasi certitudes, un enjeu et un défi que MM. Arnaud Chatelard & Eric Jovet, aka Cursus Data, ont désiré mettre en pratique, ils y sont parvenus plus que brillamment. 
Le résultat est sans appel et probablement sans possible recours, les limites s'effritent, tombent et graduellement se dissolvent. Ephémère alchimie, "Ce que l'ombre doit à la lumière" est fait des jonctions fluctuantes de territoires, aux frontières distendues, malléables et mouvantes, un fil acéré pour équilibristes en mal de sensations - Must have !

///

Take advantage of reality, extract and shape it, perhaps model it, who knows.
If it is necessary to use precautions, take hold of a formwork with airtight walls made of our dark subjectivities. An issue inflated with appearance hormones coupled with intangibles and near certainties, an issue and a challenge that MM. Arnaud Chatelard & Eric Jovet, aka Cursus Data, wanted to put into practice. They did it more than brilliantly. 
The result is irrevocable and probably without possible recourse, the limits are crumbling, falling and gradually dissolving. Ephemeral alchemy, "Ce que l'ombre doit à la lumière" is all made of fluctuating junctions of territories, with distended, malleable and shifting borders, a sharp wire for balancing acties in search of sensations - Must have!

thierry massard / 12 janvier 2020 - 20:20

Niteffect :: nip in the bud


Certains le savent, d'autres un peu moins, écrire à propos de Miklos Labady, c'est ouvrir un coffret.
Un coffret que l'on aimerait pourtant garder rien que pour soi, ne rien dire, se camoufler derrière quelques figures de style hermétiques, ne rien dire, mots anodins, chuchotés, entravés d'un sourire courtois.

13ème album de l'homme de Budapest, "Nip in the bud" fait suite à "The wage of forgetting", étoile incandescente et bilan miraculeux d'une étrange décennie que nous avons passée sur les débris d'un temps où l'espoir était permis, un close-up atomisé en plein vol.

Nourri d'une inaltérable curiosité, Niteffect est également un artiste qui se méfie de la lumière, poursuivant, seul, un ravissant chemin jalonné de bioluminescence.

Largement imprégné d'une nostalgie rêvée au parfum somptueux de matières assez peu recyclables, "Nip in the bud" se savoure néanmoins sans regrets, défilement d'images et de sensations résiduelles. Peut-être, nous arrêterons-nous pour un monochromatic sunset, que déjà le métronome nous invite à rejoindre le grand cirque, quelques gouttes d'un orage et les saveurs d'Osaka au loin. 

Vous le savez déjà, d'autres un peu moins, ouvrir ce coffret, mais ... chut !

///

Some know it, others a little less, write about Miklos Labady is to open a box.
A box that we would however like to keep just for ourselves, say nothing, camouflage ourselves behind a few hermetic style figures, say nothing, harmless words, whispered, hampered with a courteous smile.

Budapest man's 13th album, "Nip in the bud" follows "The wage of forgetting", an incandescent star and miraculous record of a strange decade that we spent on the debris of a time when hope was allowed, an atomized close-up in mid-flight.

Fueled by an unalterable curiosity, Niteffect is also an artist who distrusts light, pursuing, alone, a delightful path marked out by bioluminescence.

Largely imbued with a dreamy nostalgia, a sumptuous fragrance of materials that are not very recyclable, "Nip in the bud" can nevertheless be enjoyed without regrets, scrolling through images and residual sensations. Perhaps, we will stop for a monochromatic sunset, than the metronome already invites us to join the great circus, a few drops of a storm and the flavors of Osaka in the distance.

You already know, others a little less, open this box, but ... hush!

thierry massard / 10 janvier 2020 - 18:10

discogs
theQ::

Burnt Circuit :: connect


équivoque ? paradoxe ? assurément un mystère en croissance apparente,
un "second" mystère nourri de la fidèle association au label FreeRangeBeats,
tout autant peu loquace ... stratège !
Peut-être, avions-nous aperçu "cannot compute" durant l'été 2019, que déjà le souvenir s'en était, peu à peu estompé dans un sombre nuage de particules en lente combustion ... stratège !
Le préambule semblait pourtant parfaitement clair,
le brulis et la quête conséquente de fertilité inhérente : Connect !
Le constat, dystopie et réminiscence progressive aux parfums de chiptunes baroques abandonnés, mélodies d'infortunes sonores sacrifiées, assemblage foutraque témoignant d'un passé sans archives et sans nostalgie.
Avec "Connect", Burnt Circuit invite à la résurgence, une résurgence faite d'oublis conséquents, minutieux office d'une tabula rasa sans espoir, sans racines, une page blanche.

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ambiguous? paradox? surely a mystery in apparent growth,
a "second" mystery fueled by the loyal association with the FreeRangeBeats label,
as less talkative as ... strategist!
Perhaps, had we noticed "cannot compute" during the summer 2019, that already the memory had gone, little by little faded in a particles dark cloud in slow combustion ... strategist!
The preamble, however, seemed perfectly clear,
burn farming and the consequent quest for inherent fertility : Connect !
The observation, dystopia and progressive reminiscence with the scents of abandoned baroque chiptunes, melodies of sacrificed sonic misfortunes, crazy assembly testifying to a past without archives and without nostalgia.
With "Connect", Burnt Circuit invites to resurgence, a resurgence made of consequent oversights, meticulous office of a tabula rasa without hope, without roots, a blank page.

thierry massard / 3 janvier 2020 - 10:47

free range beats
cannot compute

HeAD :: d'un espace à l'autre

un duo ! individualités en émulsion / trois deux un ... mouvement oblique de caméra
un duo échappé du format sylphides
un duo motivé par la tentation du prototype / le mouvement (perpétuel)
un duo / faille du prévisible / synchronicité mise à mal / le pas en avant
perspective de cadence / le jeu !
le jeu des miroirs / dédale labyrinthique
le jeu !
le jeu !
HeAD s'assoit sur l'insipide constance, là où d'autres la cultivent si prudemment.
l'envie / le désir / le mystère ? l'irresistible aimant !
têtes chercheuses aspirées par les impulsions / les éclats électrisants
l'unicité du prototype / le chemin sinueux et, parfois, l'intensité lumineuse de la fugace étincelle.
le murmure de l'une (yellow smoke) profil distant / les insaisissables tourments ?
la distance martiale de chroniques / laissées (elles aussi) en suspend !
fascinante / l'insatiable quête ... la distance
un espace ?
un autre ?
un duo !

thierry massard / 6 juillet > 11 décembre 2019

mahorka netlabel



Caleb R.K. Williams & Ivonne Van Cleef :: music for the carrion and others doped vulture


le mirage illusoire ... le poids de l'air en combustion, les images figées d'un mythique monolithe incandescent en survol des pueblos, astéroïde brulant et flottant dans l'ombre vantablack d'un echo de ghost dances en suspens, oubliées. Le sol, incertain, miroitant d'un reflet poussiéreux scindé par le crépitement électrique, la langueur d'un fatal et prochain assèchement de l'épais liquide s'écoulant le long des haillons. Un fascinant objet de désir, toute résistance est bien ... futile.

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the illusory mirage ... the weight of the air in combustion, the frozen images of a mythical incandescent monolith flying over the pueblos, burning asteroid floating in the vantablack shadow of  ghost dances suspended echoes, forgotten. The ground, uncertain, shimmering with a dusty reflection split by the electric crackling, the languor of a fatal and next drying of the thick liquid flowing along the rags. A fascinating object of desire, all resistance is ... futile.

Thierry Massard / 23 juillet 2019 - 8:49
(Merci Charles Baudelaire)

bandcamp
the eagle stone collective

Phobos Sound Lab :: containment

Une intrigue ... Oui, assurément.
Une intrigue et l'irrésistible curiosité inhérente.
Les conclusions de l'enquête resteront toutefois incertaines.
L'impeccable label Free Range Beats ne s'était pourtant pas trompé en publiant, en avril dernier, les prémisses de ce contenu, Specimen(s) - identifiant ainsi, en trois parties distinctes, l'objet même qui, aujourd'hui, nous intéresse.
La porte est désormais hermétiquement close et nous, à l'intérieur.
Pragmatiques, mais néanmoins accrochés aux obscures parois, les plus cartésiens d'entre-nous, tentent déjà (en vain ?) d'en décrypter un possible "protocole" annoncé. Douces illusions.
Bien loin de l'inerte vitrification d'usage, en pareilles circonstances, containment pratique l'émulsion de particules sonores en dehors de tout balisage reconnu "utile" / une amorce / un effet / un embrasement (ou pas).
Phobos Sound Lab a apparement refusé de lire les consignes de sécurité ... Tant mieux pour nous !

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An intrigue ... Yes, certainly.
An intrigue and the irresistible inherent curiosity.
The conclusions of the survey will, however, remain uncertain.
The impeccable label Free Range Beats was not wrong however by publishing, last April, the premises of this content, Specimen (s) - thus identifying, in three distinct parts, the same object which, today, interests us.
The door is now hermetically sealed and we, inside.
Pragmatic, but nevertheless clinging to obscure walls, the most cartesian of us, are already trying (in vain?) To decrypt a possible "protocol" announced. Sweet illusions.
Far from the inert vitrification of use, in such circumstances, containment practices the emulsion of sound particles apart from any recognized "useful" markings / a boot / an effect / a flare (or not).   Phobos Sound Lab apparently refused to read the safety instructions ... So much better for us !

Thierry Massard / 18 juin 2019 - 10:08

containment
specimen(s)

Tim Hecker :: anoyo


Fort d'une discographie assez remarquable, jalonnée par un sommet très probablement insurpassable (ravedeath,1972) , Tim Hecker a du prendre une décision, la meilleure, fuir !
Fuir l'attente maladive et impatiente d'un jour, d'un mois, d'une heure, fuir le temps d'après.
Fuir ! (virgins)
Fuir ! (love streams)
Fuir pour peut-être s'arrêter à Tokyo, d'où nous est parvenu un premier message (konoyo) en septembre 2018.
Second volet et fruit d'une collaboration nippone acérée, Anoyo participe à l'édification d'un espace sonore complet (et complexe) dont l'amplitude est mesurable en nombreux contrepoints de son prédécesseur, marqué par une prévalence de l'improvisation savante.
Certes, Anoyo respire le même air, mais celui-ci a désormais pris la mesure du contexte et poursuit une intense et autre vocation, celle d'un nouvel assemblage en partance (step away from konoyo), mouvant (in the void) compact et en quête d'apparente unité, mais invariablement et fatalement voué à la dislocation par de multiples aspérités ... Fuir encore !

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With a rather remarkable discography, punctuated by a probably unsurpassable summit (ravedeath, 1972), Tim Hecker had to take a decision, the best, run away!
Escape the sickly and impatient wait for a day, a month, an hour, flee the time after.
Run away ! (Virgins)
Run away! (love streams)
Run away to maybe stop in Tokyo, from where we received a first message (konoyo) in September 2018.
Second part and fruit of a sharp japanese collaboration, Anoyo participates in the construction of a complete (and complex) sound space whose amplitude is measurable in many counterpoints of its predecessor, marked by a prevalence of learned improvisation.
Admittedly, Anoyo exudes the same air, but it has now taken the measure of he context and pursues an intense and other vocation, that of a new assembly departing (step away from konoyo), moving (in the void) compact and in search of apparent unity, but invariably and inevitably doomed to dislocation by multiple asperities ... Escape again!

Thierry Massard / 10 mai 2019 - 17:33

‣ anoyo 

Synkro :: images

Un bonbon ...
L'impérieux appel du sucre, la tyrannie de la séduction.
Le crissement de l'emballage métallisé, la promesse d'une saveur imaginaire,
une fois passé le pelliculage de rigueur. Le bonheur de l'effeuillage.
Un bonbon ...
Un bonbon aperçu à travers la vitre du supermarché dans lequel il est risqué de se perdre.

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A candy ...
The imperious call of sugar, the tyranny of seduction.
The screeching of the metallic packaging, the promise of an imaginary flavor,
once past rigorous filming. The happiness of stripping.
A candy ...
A candy glimpse through the window of the supermarket in which it is risky to get lost.

Thierry Massard / 10 mai 2019 - 14:00

images


Jamie Drouin :: fusiform

sensationnel ? ... étymologie / faire / sensation
l'outil (ou pas) / l'entrée en contact avec le corps.
Dire que fusiform fait sensation n'est pas sans conséquences.
Il y a néanmoins certains pré-requis, Jamie Drouin s'en acquitte avec la maîtrise d'un plasticien (qu'il est) conscient de la limite des champs (de forces, de conscience, magnétiques ...).
Cet homme là est assurément un homme averti.
Choix analogique délibéré, ascèse d'instrumentation, à l'instar de ces éminents congénères du fusionnel label infrequency, Jamie Drouin nourrit savamment l'art du rétrécissement de distance de perception. Approcher le plus prêt possible la matière électrique, la domestiquer, et produire enfin du sens (ou pas), n'est évidement pas à la portée du premier venu.
fusiform possède ce don de sculpture insubstantielle, dignement suspendue (ou pas) à la frontière séparant conscience et physiologie - Mais (nous les entendons d'ici) les esprits cartésiens hurlent déjà ... Sommes-nous donc en pleine et perturbante abstraction ? Habitués que nous sommes, à l'harmonieuse et si souvent  frauduleuse "évocation" tyrannique de la projection. Je vous l'ai pourtant dit plus haut, Jamie produit le raccourcissement de distance, sans l'indigne recours aux habituels subterfuges, une absolue alternative du choc frontal, au profit d'une sensible et talentueuse géométrie sonore. fusiform est l'évidente démonstration fluctuante, puissamment persuasive, et enfin décroissante, d'une autre et possible concordance, une brèche ... sensationnelle !

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sensational ? ... etymology / making / feeling
the tool (or not) / the contact with the body.
To say that fusiform is a sensation is not without consequences.
There are certain pre-requisites, however, Jamie Drouin acquits these, with the mastery of a visual artist (he is) aware of the limits of fields (forces, consciousness, magnetic ...).
This man is certainly a wise man.
Deliberate analogue choice, asceticism of instrumentation, like those eminent congeners of the fusion label infrequency, Jamie Drouin cleverly nourishes the art of the narrowing of perception distance. To approach as near as possible the electric matter, domesticate it, and finally produce meaning (or not), is obviously not within the reach of the first comer.
fusiform possesses this gift of insubstantial sculpture, worthily suspended (or not) on the border separating consciousness and physiology - But (we hear them from here) the Cartesian spirits are already screaming ... Are we thus in full and disturbing abstraction? Accustomed as we are, to the harmonious and so often fraudulent tyrannical "evocation" of projection. I told you earlier, however, Jamie produces the shortening of distance, without the indignity resorting to the usual subterfuges, an absolute alternative to frontal shock, in favor of a sensitive and talented sound geometry.
fusiform is the obvious fluctuating demonstration, powerfully persuasive, and finally decreasing, of another and possible concordance, a breach ... sensational !

Thierry Massard / 8 mai 2019 - 15:42

Juan Antonio Nieto :: dry grass



Du marbre noir ... Pouvait-on rêver d'un plus bel écrin pour accueillir l'art étrange et jubilatoire de Nieto ?
Maitre incontestable de la possible fusion des solides et de l'immatérialité, Juan Antonio Nieto pratique l'émulsion des particules, avec l'espièglerie d'un magnifique passe-muraille.
Mais tentons de briser la glace, voulez-vous ? Dry Grass !
Apercevoir les images d'Almudena et comprendre la puissance d'un trait ...
Préambule ? Mud est saillant, très probablement issu de ces aspérités marquant le contact de la peau, préambule ... Accélérons (Machinery) Nieto connait, plus que tout autre, les capacités italiques d'une écriture séquentielle, sous porteuse futuriste d'un perceptible mouvement continu.
Fugace et illusoire certitude, Going down cherche encore (vainement ?) la possible et si gracieuse mise en contact avec une musicalité dorénavant absconse et indigente, le doux fracas de l'aridité du sol. Non content d'un authentique pouvoir de défragmentation, Red on grey participe à la possible altération des perceptions sensorielles - vous êtes seul ...
Le jeu du chat et de la souris, éminemment déstructurées, les three sides clôturent un chapitre, dont vous ne pouvez sortir indemne, vous étiez prévenu ...
Nouvelle matérialisation, Virus est une pièce maitresse de ce puissant édifice, fabuleuse mise en perspective sous-cutanée, réelle et très probablement glaçante confrontation en devenir.
Ne vous retournez pas ! (Run for life)
Particulièrement solide et déterminé, Juan n'en est pas moins évidemment épargné (No sense) par cette même abrupte solitude et les sulfureux (echoes) tourmentés, témoignages ancillaires d'un passé mélodique. Juste retour au présent (Suddently cut) se charge de ligaturer les racines. Ce monstre de boue a finalement un visage, un Golem transpercé de fulgurances électrifiantes, la logique signature d'une magnifique mise en abîme de notre propre ... matière.

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black marble ... Could one dream of a more beautiful setting to accommodate the strange and jubilant art of Nieto?
Undisputed master of the possible fusion of solids and immateriality, Juan Antonio Nieto practices the emulsion of particles, with the mischief of a magnificent wall-pass.
But let's break the ice, will you? Dry Grass!
See the images of Almudena and understand the power of a trait ...
Preamble? Mud is salient, very probably from these asperities marking the contact of the skin, preamble ... Accelerate (Machinery) Nieto knows, more than any other, the italic abilities of a sequential writing, under futuristic carrier of a perceptible continuous movement.
Fleeting and illusory certainty, Going down still seeks (in vain?) The possible and so graceful putting in contact with a musicality henceforth absent and indigent, the sweet roar of the aridity of the soil. Not content with an authentic defragmentation power, Red on Grey participates in the possible alteration of sensory perceptions - you are alone ...
The game of cat and mouse, eminently unstructured, the three sides close a chapter, which you can not escape unscathed, you were warned ...
New materialization, Virus is a masterpiece of this powerful building, fabulous subcutaneous perspective, real and very probably chilling confrontation in the making.
Do not go back! (Run for life)
Particularly solid and determined, Juan is none the less obviously spared (No sense) by this same abrupt loneliness and troubled (echoes) tormented, ancillary testimonies of a melodic past.
Just back to the present (Suddently cut) is responsible for ligating the roots. This monster of mud finally has a face, a Golem pierced with electrifying flashes, the logical signature of a magnificent mise en abyme of our own ... matter.

Thierry Massard / 5 mai 2019 - 00:15

marbre negre

theQuestionnaire
Juan Antonio Nieto

artwork by David Area - photos by Almudena

Vague Voices :: Гробник

Juste retour des choses ? Transfuges de la scène industrielle et gamers, Stefan Bachvarov (Cyberian) et Angel Simitchiev (Mytrip), mettent à profit leur addictive passion et l'influence, semble-t'il, considérable que celle-ci a provoqué sur le duo, pour nous en livrer une nouvelle lecture, construite autour du mythe d'une créature vampiresque "Гробник".
Le résultat ? Si l'on est, à priori, prêt à craindre le pire, au regard du fait que les concepteurs initiaux de ces jeux (Silent Hill, Quake ...), ont balisé leur propre parcours créatif dans un esprit fusionnel d'art totalement "utile" à l'immersion LCD et surround simultanés, Гробник semble étonnamment imprégné d'un tout autre cursus, quasi apaisé, rappelant parfois, les très riches heures du flamand rose du début des années 70, juste avant la cryogénisation fatidique de la face cachée de la lune ou celui, plus contemporain, des instigateurs sonores historiques du gaming (wipe out ...)
Reste enfin, cette appréhension délicate, un possible sentiment d'edulcoration, dû à l'amputation iconographique, qu'il vous conviendra de combler, à la lumière tamisée de votre talent de projeter non sans délice, vos pires cauchemars ... Go!

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A just reward ? Transfers from the industrial scene and gamers, Stefan Bachvarov (Cyberian) and Angel Simitchiev (Mytrip), make use of their addictive passion, and the considerable influence it seems, that it caused on the duo, for delivering a new reading, built around the myth of a vampire creature "Гробник".
The result ? If, at first sight, we are ready to fear the worst, considering that the initial designers of these games (Silent Hill, Quake ...), have marked their own creative journey in a spirit fusion of art totally "useful" to simultaneous LCD and surround immersion, Гробник seems surprisingly impregnated with a completely different curriculum, almost appeased, recalling sometimes, the very rich hours of the pink flamingo of the early 70s, just before the fateful cryogenization of the hidden side of the moon or the more contemporary sound promoters of historical gaming (wipe out ...)
Then, finally remains, this delicate apprehension of a possible sweetening feeling due to iconographic amputation, it will be appropriate for you to fill it, in the dim light of your talent to project, not without delight, your worst nightmares ... Go!

Thierry Massard / 24 avril 2019 - 14:01

‣ amek collective

merci MusicMap