Romeo Rucha :: we're good


... et ce Monsieur _v35m1'R_ est absolument formel et cela est évidement sans appel " This album is nothing short of genius." ... Nous ne devons, ou presque, insipide précaution, absolument pas en douter (moreover).

Promesse est donc faite, en la circonstance, nous suivrons, pas à pas, ces précieuses recommendations pour une vie éminemment, meilleure - absolument - Promesse faite, gestion totale, la perfection est en vue et Romeo Rucha en est consciemment l'artisan - absolu et définitif. no doubt ...

Postulat d'un "personal branding" ? Réponse en contrepoint à l'Orwellisation galopante de nos corps, de nos esprits, de nos faillites ? La réponse est une évidence ... Please continue, this is Chris, you're talking to me now ... mais, allons, soyons rassurés, "children will drink oil"- dictat matriciel en suspend - a scanner darkly devenu l'incontestable preuve, sans expédient - We're good est possiblement un nouveau chef d'oeuvre de conscience et de ... conscience, il convient désormais que vous en décidiez à moins que vous n'ayez, évidement, les arguments contraire, absolument.

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... and this Monsieur _v35m1'R_ is absolutely formal and it is obviously without appeal "This album is nothing short of genius." ... We must not, or almost, insipid precaution, absolutely not doubt about (plus encore).

Promise is therefore made, in the circumstances, we will follow, step by step, these precious recommendations for an eminently, better life - absolutely - Promise made, total management, perfection is in sight and Romeo Rucha is consciously the craftsman - absolute and final. aucun doute ...

Postulate of a "personal branding"? Response in counterpoint to the galloping Orwellization of our bodies our minds, our failures ? The answer is obvious ... Please continue, this is Chris, you're talking to me now ... but, come on, let's be reassured, "children will drink oil" - matrix dictate in suspension - a scanner darkly become the indisputable proof, without expedient - 
We're good is possibly a new masterpiece of conscience and ... conscience, it is now appropriate that you decide on it unless you have, obviously, the contrary arguments - absolutely.

thierry massard / 19 septembre 2020 - 00:00

2814 :: voyage / embrace


Un rêve ... un rêve punk, horizon parfois chimérique, une fantasmagorie d'abord proche, et heureusement (pour nous) loin de s'achever.
Un rêve de pluie, un mouvement rythmique initialement illusoire, urbain peut-être.
Seule certitude, aujourd'hui, derrière ces brumes cycliques, l'utopie souvent si réaliste de Messieurs Luke Laurila aka  t e l e p a t h  et David Russo (HKE) est soudainement devenue distante et la preuve est là, devant nous. Cet éloignement soudain de 2814, à travers ce voyage / embrace est très probablement la tranquille réponse à un discret appel intérieur, beaucoup moins fictionnel - un aveu, une confidence que l'on ne peut partager, sans quelques précautions. Une belle réussite.

thierry massard / 18 septembre 2020 - 12:22

夢の世界 t r a v e l l e r :: ブルーイマージョン

Ce bel été 2020 aura largement profité à notre hôte, 夢の世界 t r a v e l l e r (OT9), puisque ce ne sont pas moins de 3 publications qui sont soudainement apparues, un EP, un mini album et notre sujet du jour, assez magistralement intitulé ::  ブルーイマージョン soit "immersion bleue" si l'on s'en tient aux services de traduction interprétative de l'entreprise google. 

Activement attaché aux préceptes vaporwave et dissidences, OT9 s'est préalablement arrogé le track "milky way", enfoui dans le trou noir d'une très relaxante compilation pour peignoirs de bain blancs de l'artiste Essential Calm, dont l'oeuvre aptonyme ne passera pas les portes hermétiquement closes de l'ascenseur.

Champ chromatique intense, vertige des profondeurs, infinitude, il est à craindre qu'une simple apnée émotionnelle limite cruellement les prémisses d'une plongée irrémédiablement abyssale. À présent distant de la phosphorescente surface, le recours à l'azote devient absolument nécessaire, tant votre rythme cardiaque, doit désormais s'infléchir et se soumettre à la lente sinuosité des molécules. 
Vortex mutant, désormais autonome, ブルーイマージョン est destiné à emplir un espace, 
un espace sonore indicible, autant qu'un espace  m e n t a l  définitivement, insaisissable.

thierry massard / 17 septembre 2020 - 15:10

Mrs. Watanabe :: mixtape A


Le décor est planté ... l'hommage iconographique de la jaquette ne souffre d'aucune interprétation, cette mixtape A de Mrs Watanabe a le coeur noir. Est-il bon de le préciser ?

Coeur ténébreux nourrit d'une folle espérance adolescente, l'espoir étincelant de cette sinistre suie recouvrant une mémoire abandonnée par la fièvre, assurément pas celle du samedi soir.
Parcours initiatique, au précipité chimique témoignant de quelques décennies parfois incandescentes (pas toutes) , cet accélérateur de particules fonctionne désormais à plein régime. 
Les oreilles averties (sourire narquois) y croisent parfois quelques réminiscences fantomatiques d'une industrie qu'on ne qualifiait pas encore de old school, mais le pouls du patient s'accélère encore, pulsation punkoïde endocarde, éphémère transe déverrouillant les rythmes puissants d'une drum and bass, invitée au banquet, avant d'être balayée par le souffle d'un explosif retentissant, incontrôlable - l'addiction est désormais totale, cables électriques saturés et convulsifs, onde mécanique soudainement détachée et saccageuse, écho lointain, dialogue désincarné : "... i will leave the country" - Trop tard !
Objet (ufo) sonore errant, sceptique et ricanant devant la prudente et sage classification, chaperon sans saveur, désormais régulatrice du bon et même du mauvais goût, cette mixtape "A" dévoile ses 2 sides de plastique sombre, prenant la précaution d'un marquage volontaire , afin probablement, de ne pas trop perturber nos sens qui ne résisteront plus longtemps - Reste à vérifier que ce "A" est seulement la première lettre d'un alphabet dévastateur, à souhait !

thierry massard / 12 sept. 2020 - 12:13

 ‣ mahorka

Barely Legal :: wax brain

Une écoute ! Une simple et unique écoute de ces trois tracks, que déjà, vous voici, enthousiaste au point de l'écrire (c'est en cours) ou presque d'entrer dans une ... absolue illégalité où les "supports" y sont assez remarquables et nombreux. Barely Legal, c'est d'abord et avantageusement la rencontre d'Antoine Trauma et Arnaud Chatelard aka Apocalypse Sounds, tous deux acteurs et promoteurs d'une certaine éthique industrielle, sorte de démonstration factuelle de ce que le très regretté G.P.Orridge appelait "l'ingénierie culturelle". L'un (Chatelard) est de ceux qui poursuivent l'affligeant réel environnant pour mieux le pourfendre, pendant que l'autre (Trauma) profite des bienfaits d'une éducation effectuée dans les meilleures écoles, celles de l'expressionnisme allemand, celle du 10 martello str. Hackney ou bien encore celle du 1 Spiegelgasse de Zürich au printemps 1916.
Wax Brain, d'entrée de jeu, un constat, la mise en lumière de la très remarquable qualité de ceux qui se substituent à leur sujet. Ce wax brain est effectivement bicéphale, il est surtout amplement distant d'égos réducteurs, savante émulsion, un déstabilisant cocktail syncopé délicatement (ou moins) posé sur un soundscape métallique, semi-conducteur.
Matière vocale autant que matière verbale mutante, false flag explore mécaniquement les désordres, éructation d'une phraséologie cut-up, une prudente distance d'observation est requise. De cette excroissance de langage difforme, apparaitra bientôt, les lentes circonvolutions d'harmonieux accords distendus.
Influence turgescente probablement assumée, néanmoins générative, et donc nouvelle, time is honey et ses 23 minutes, s'aventure dans la suffocation progressive d'un enfermement, reclusion volontaire ou hikikomori revisité, à vous de subir, car bientôt disparaitront les murs de briques au profit de puissantes barrières neuronales, un asile ami, ou l'on résout "d'odorer la cire et la fade eau ..."*

thierry massard / 10 septembre 2020 - 11:30

* merci Robert Desnos

hamfuggi records

Anastasia Vronski :: in the dark

Comment ça ? Bien sur que nous sommes ... effrayés ! 
Anastasia Vronski ne fait pas dans la dentelle. 
Pas d'avertissement au jeune public. 
Pas de mise en garde aux âmes sensibles ! 

Un couperet sec, sommeil instantané, crépitements oppressants, martèlements sourds, aucune issue. Vertigineuse chute noisy, celle d'une pierre qui atteindra le tréfonds - Ce fond glacé des terreurs qui nous appartiennent. La onzième minute de nightmare accorde t'elle un possible réconfort ? Je crains que la réponse ne vous déçoive, et vous n'êtes pas au bout de ces luxueux tourments. 

Second chapitre de cette pénombre opaque, secret suit initialement un parcours similaire, avant que ne sonne un glas, résonance ô combien évocatrice, contrepoint d'un frémissement ample et tournoyant, drone en fatale perdition, sinistre beffroi, brume ondulante et soudainement prise d'accélération, flagellation de l'air. 

Mademoiselle Vronski ne fait pas dans la dentelle.

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What do you mean ? Of course we are ... scared!
Anastasia Vronski is not in the lace.

No warning to young audience. 
No warning to the faint of heart! 
A dry cleaver, instant sleep, oppressive crackling, dull hammering, no way out. Vertiginous noisy fall, that of a stone which will reach for the depths - This frozen bottom of terrors which belong to us. Does the eleventh minute of nightmare give any possible comfort? I fear the answer will disappoint you, and you are not at the end of this luxurious torment.

Second chapter of this opaque shadow, secret initially follows a similar course, before a death knell sounds, oh so evocative resonance, counterpoint of an ample and whirling tremor, drone in fatal perdition, sinister belfry, undulating mist and suddenly taken by acceleration, flogging of the air. 
Mademoiselle Vronski is not in the lace.

thierry massard / 5 septembre 2020 - 14:45

kalamine records

facebook 

Kratzwerk :: p r o g r a mm


Si ce mois de septembre 2020 septembra, ce ne fut assurément pas sans Kratzwerk ...
Passée l'ouverture d'antenne, ô combien pré-matinale, c'est promis ! le bulletin météo présenté par Guido Richter aura le sourire attendu ! Vous aimerez  A n t e n n e  autant que nous l'aimons déjà. Devons-nous commenter les 16 lignes d'un programme sans faille, indolore, autant annonciateur d'une preview de 1993 que d'un magnifique  w e l t 2 - Digressives et chaloupées tourmentes post-cathodiques, nous vous adorons, presqu'autant que nous-mêmes, dans la galerie des glaces.

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If this September 2020 septembed, it was certainly not without Kratzwerk ...
After the antenna opening, oh how early in the morning, it is promised! the weather report presented by Guido Richter will have the expected smile! You will love  A n t e n n e  as much as we already love it. Should we comment on the 16 lines of a flawless, painless program, as much herald of a 1993 preview as of a magnificent  w e l t  2  - Digressives and swaying post-cathodic torment, we adore you, almost as much as we, same, in the hall of Mirrors.

thierry massard / 4 septembre 2020 - 22:37

Yello :: point

Bien que le périmètre, autour du duo, se soit très nettement resserré depuis quelques années, cette quatorzième livraison studio mérite le bon point distribué, sans passion, aux élèves réguliers.
On peut, toutefois, regretter une inspiration iconographique déclinante, nous fermerons donc les yeux en regrettant la maestria de l'imparable Touch, qui fut très probablement leur chant du cygne et un point, c'est tout.

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Although the perimeter around the duo has tightened sharply in recent years, this fourteenth studio delivery deserves the good point distributed, without passion, to regular students.
We can, however, regret a declining iconographic inspiration, so we will close our eyes by regretting the mastery of the unstoppable Touch, which was most likely their swan song, that’s the final point.

thierry massard / 31 août 2020 - 19:19

Yello Point


Vocho Y Sucia :: insight odyssey


Méandres, méandres sinueux ... Préfigurant "insight odyssey" sorti durant ce bel été 2020, millésime viral 19, nous nous étions, fugacement et précédemment arrêtés durant le non moins joyeux mois de mai, sur l'éponyme EP "vocho y sucia" derrière lequel figure le talentueux Héctor Enrique le Voche aka Vocho Y Sucia.
La récente sortie de "insight odyssey" a donc désormais confirmé tout le bien que l'on pensait de ce garçon - Précaution oratoire nécessaire avant de poursuivre ... Vous suivez ?

Vocho Y sucia, c'est avant tout, une promesse "lo-fi", une promesse initiale tenue.
Mais faites toutefois bien attention, car derrière ces désespérantes classifications d'archivistes, de comptables poussiéreux aussi peu créatifs, peuvent insidieusement se dissimuler quelques perles, méfiance donc car nous sommes précisément en face de l'une de ces perles.
Loin, très loin d'une quelconque naïveté binaire, s'enclenche un "digital system", véritable apetizer révélant une profondeur de perspective et graine d'un rhizome maîtrisé (en apparence).
Relecture formelle du perrito negro du EP de mai, cette version en devient plus intentionnellement immersive et fidèle au cheminement "perspicace" de cette odyssée.
Autre transfuge de mai, lisérgida incarne et accentue notre cheminement, signature d'une  clairvoyance vénéneuse, une fleur du mal.
Frontière poreuse, sesiones en dorado s'immisce entre soundscapes sombres et l'espiègle linéarité d'un tempo consciemment convenu.  Véritable pierre angulaire, à moins que vous ne préfériez que cette même pierre soit précieuse, everything is design balaye, de façon remarquable, tous les mystères, cette odyssée est un axiome.
vector, en digne ouverture de l'EP de mai, annonce un atterrissage en apothéose, ce qui est très précisément le cas avec always have a happy face, un "happy face" que nous avons, sans peine ... Vous suivez ?

thierry massard / 28 août 2020 - 14:02



carbon records mx
vocho y sucia ep

ABeNRML :: [不可能的全息圖]


Aucun doute, aucune équivoque, la traduction du titre, littéralement "impossible hologramme", est d'une justesse absolue. ABeNRML, auto-présenté comme noise artist oeuvrant dans l'infinitude des plunderphonics, officie dans la cristallisation effective de soundscapes, et cela devrait naturellement remplir d'allégresse les impénitents traqueurs universels de sons que nous semblons ou devons être ...

Immédiatement saisi, [不可能的全息圖] est aussi addictif, que notre quête audio est insatiable.
Le son parfait, le graal phonique consécutif pour certains, est probablement là, figé (qui sait) dans cet espace aux strates alternativement fines ou massives, et dont l'ardente densité est signifiante.

Prévenant, attentif aux effets secondaires, provoqués par notre boulimie neuronale, ABeNRML a la délicate attention de nous inviter à ses réjouissances, sous le prétexte de "listening exercices" et d'un "interlude" justifiant l'ensemble. On ne peut que l'en remercier vivement, espérant dans un silence recueilli, que ce festin ogresque aura ni limites, ni fin.

thierry massard / 25 août 2020 - 10:01



virtual soundsystem records
ABeNRML

Poros :: fio


Paulo Vicente (aka Poros) est un artiste discret, indéniable choix de qualité ?
Oui, ce musicien et photographe de talent est discret, appréciable choix du secret ?
MiMi Records et son esthétique audio rigoureuse est, parfois, tout autant, un label discret.
C'est ainsi, une évidence, une belle rencontre et parfois comme ici, de très sonnantes étincelles.
Fio ... Un fil ! Un fil, un merveilleux fil, un fil tendu, un fil dangereux, saillant, un fil, à moins que nous ne soyons en face de quatre liens à l'épatante grâce, une épure.
Quatre fils pourtant contondants, aux titres tiroirs et modulaires "fechado, esticado, puxado et ao esphelo" quatre séquences harmoniques à la basse ample et fluide, quelques phrases susurrées puis révélées, un apparent jeu à la visibilité masquée dont le clair obscur favorise le crescendo émotionnel à l'intensité aussitôt capturée par un repli discret (à nouveau). Les 10 minutes de "fio" sont autant précieuses qu'elles ne méritent et ne doivent pas trop rester ... discrètes - il ne tient qu'à nous.

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Paulo Vicente (aka Poros) is a discreet artist, an undeniable choice of quality?
Yes, this talented musician and photographer is discreet, an appreciable choice of secrecy?
MiMi Records and its rigorous audio aesthetic is, at times, just as much, a too discreet netlabel.
It is thus, obvious, a beautiful meeting and sometimes like here, some very striking sparks.
Fio ... A thread! A thread, a marvelous thread, a taut thread, a dangerous, protruding thread, a thread, unless we are in front of four links with astonishing grace, a sketch.
Four yet blunt threads, with drawer and modular titles "fechado, esticado, puxado and ao esphelo" four harmonic sequences, ample and fluid bass, whispered sentences then revealed, an apparent game with hidden visibility whose chiaroscuro favors an emotional crescendo to the intensity immediately captured by a discrete fold (again). The 10 minutes of "fio" are as precious as they deserve and should not remain too ... discreet - it's up to us.

thierry massard / 15 août 2020 - 12:30



MiMi Records
reverbnation
olhares

The Psychedelic Furs :: made of rain


Il est vrai que, depuis 29 années, ce monde (extérieur) était devenu bien silencieux.
Avons-nous attendu quelqu'un, devions-nous attendre quelque chose ?
La réponse est sans importance.
Le groupe qui porte le plus beau patronyme de l'histoire du rock'n'roll est de retour.
12 tracks faits d'un heureux métissage des belles années (3 premiers albums incandescents) et du reste, sans importance, dit-on.
Aucun doute, cette rédemption discographique est toute entièrement habitée d'une bien jolie ferveur, une belle réussite, autour de l'inoubliable voix de Richard Butler, rien ne manque. Et pourtant ...



It is true that, since 29 years, this (outside) world had become very silent.
Did we wait for someone, should we wait for something?
The answer is irrelevant.
The band with the most beautiful name in rock'n'roll history is back.
12 tracks all made from a happy mix of the good years (3 first incandescent albums) and with the rest, without importance, they say.
No doubt, this discographic redemption is entirely inhabited by a very pretty fervor, a great success, around the unforgettable voice of Richard Butler, nothing is missing. And yet ...

thierry massard / 6 août 2020 - 17:11

The Psychedelic Furs

Hiroshi Yoshimura :: Green

Initialement réalisé en 1986 et muré, depuis lors, dans la reconnaissance quasi exclusive d'afficionados d'ambient nippon, voici donc ressurgir la pièce maitresse d'un maître. 

Rehaussé de sa verte et concrète réalité, trou de verdure où chante cet ... objet sonore, il n'en est paré que de beaucoup plus d'intensité - le havre de quiétude éternelle dont rêvait Hiroshi Yoshimura.

thierry massard / 2 aout 2020 - 17:09

light in the attic  

Robert Rental :: paralysis/acc

La première phrase, notes de cette réalisation, ne trahit en rien la réalité.
Effectivement "Robert Rental is an artist as influential as he is overlooked". 
Sans vouloir s'épancher outre mesure sur son absence de reconnaissance historique, il est, en revanche un point qu'on ne puisse, en aucune façon négliger. L'influence de ce musicien est largement aussi importante que celle d'un Daniel Miller (fondateur de Mute Records et auteur du cultissime "warm leatherette") ou celle, moindre pour la postérité, de Thomas Leer avec qui, Robert Rental a conçu un chef d'oeuvre, "the bridge" dont la savante et morne amplitude, ouvre notablement les prémisses d'un Ambient plutôt sombre. Les protagonistes d'Industrial Records (Throbbing Gristle) ne s'y trompèrent évidement pas en donnant forme à cette pierre (précieuse) angulaire, en son temps.

Paralysis/ACC, présentement augmenté de 3 tracks exhumés, est originellement un single trop discrètement (déjà) apparu en 1978 au plus fort d'une déferlante, vague qui se cherchait un devenir.
Délicatement déposable au côté du "Being Boiled/Circus of death" de Human League,
également de 1978, ce single incarne à lui seul, un possible nouvel ADN alternatif, celui d'un DIY dont la trajectoire créative et sa diffusion, nous évite de devoir sortir de chez soi.
Il aura fallu attendre le si discret tsunami netaudio, des années 2000, pour que, seuls, quelques survivants aguerris, les meilleurs, dit-on, se rendent immédiatement compte de cette notable filiation.
Rental n'était malheureusement (déjà) plus là pour en récolter les insignes honneurs.

Cet immense talent ne doit plus attendre 40 années supplémentaires.

thierry massard / 2 août 2020 - 11:39

dark entries records
‣ discogs
‣ wikipedia

epitomeZero :: shortforms ep



Rapide coup d'oeil sur les mots-clés : electronic, idm, ambient, chill, chillout, downtempo, post-ambient, tribal, United Kingdom ... arrêtons-nous un instant, voulez-vous ?
Ne pas s'offusquer de notre profonde aversion pour l'archivage systémique et l'isolement inhérent, apercevoir "post-ambient" dans la liste (ne pas cliquer dessus) - sourire ...

438 ème référence du netlabel, nous ne nous attarderons pas, sur l'immense Kahvi,
laissons-donc cela aux archivistes amateurs de mots-clé.

Ondoyants, comme l'artwork, et sorte d'introduction à l'album Lightforms 2, malheureusement hivernal, ces 4 extraits estivaux donnent simplement envie d'ajouter d'innombrables mots-clés, tous vraisemblablement beaucoup moins agréables que de s'asseoir sur le sable ... un petit bonheur rigoureusement non archivable.

///

Quick look at the keywords: electronic, idm, ambient, chill, chillout, downtempo, post-ambient, tribal, United Kingdom ... let's stop for a moment, will you?
Not taking offense at our deep aversion to systemic archiving and the inherent isolation, 
seeing "post-ambient" in the list (don't click on) smile ...

Let's not dwell on the immense netaudio reference that Kahvi label constitutes either, 
so let's leave it to archivists who love keywords.

waverings, like the artwork, and kind of introduction to the album Lightforms 2, unfortunately wintery, these 4 summer extracts simply make you want to add countless keywords, 
all probably much less pleasant than to sit on the sand ... a little happiness that cannot be archived.

thierry massard / 25 juillet 2020 - 11:37

kahvi collective
epitomeZero

BЯOMO :: no signal



Le désir, l'impérieux désir et ses ultimes conséquences.
Relever les yeux, porter le regard vers le lointain, le ciel.
Le désir ... Attrait fluctuant, désir de distance, désir de conquête ! Irrépressible désir.
Ne plus craindre notre misérable animalité, ne plus craindre le continuum.
Affirmer sa supériorité sur un prétendu néant, triomphalisme et arrogance péremptoire de nos bas instincts, humains. De ce bilan concis, lapidaire, Paloma Peñarubbia, avec Azael Ferrer, au travers de leur projet audiovisuel BROMO, aurait naturellement pu y apporter une réponse anodine, un standard conventionnel, une réponse éprouvée.
De toute évidence, "No Signal" est bien décidé à reconsidérer le dogme spatial,
se réapproprier les fondamentaux, bien loin des arrangements d'un "cosmic rock" qui, usé à la corde, surnage néanmoins dans le coeur d'un public asphyxié d'oxygène frelaté ou saupoudré d'insipide Equinoxe, fruits glyphosatés des champs magnétiques de MM. Jarre et consorts, une autre dimension.

Il est effectivement temps d'écrire une nouvelle histoire.

Concept puissant en filigrane, "No Signal" se révèle sans précaution nécessaire et "copuos" pourrait presque sembler indolore, synthèse générique, sinon grouillante d'aspérités et digérante les ultimes artifices d'antan. Mais, on vous l'a dit, du passé, BROMO en fait tabula rasa.
Sans prévenir, la mise à feu (helium3) arrive, explosion protonique d'un enthousiasme qui n'aura de cesse qu'à l'issue de la 33ème minute. "No Signal" révèle la juste combinaison d'un regard critique affuté, bienvenu, ouvert, et tout le talent nécessaire au possible renouveau d'un dialogue astral, jamais entrepris auparavant. Peñarubbia & Ferrer inaugurent une odyssée qui ne ressemble en rien à la précédente, à l'instar d'un "no signal" perçu comme fondateur et respecté en sa qualité.
Les vannes sont désormais ouvertes, (golden race) flot vocal à la rencontre de strates percussives et tranchantes, (no gravity) mécanique en désordre, rouages complexes, perdus, sans contrôle, étrange mélancolie. Au rendez-vous d'une abstraction naissante, "radiation" inscrit une nouvelle étape,
une amplitude et une dimension démesurées, extrêmes ?
Atterrissage forcé et ultime uppercut pour les célestes nostalgiques, "military space" prouve, sans compromis, la justesse du propos développé.

"No Signal", BROMO écrit une histoire, une nouvelle histoire.


The desire, the overwhelming desire and its ultimate consequences.
Lift your eyes, look towards, the sky.
The desire ... Fluctuating attraction, the desire of distance, the desire of conquest! Irrepressible desire.
No longer fearing our miserable animality, no longer fearing the continuum.
To assert its superiority over a pretended nothingness, triumphalism and peremptory arrogance of our basic instincts, humans.
Through this concise assessment, Paloma Peñarubbia, with Azael Ferrer, and their audiovisual project BROMO, could naturally have brought an innocuous response, a conventional and proven standard. Obviously, "No Signal" is determined to reconsider the spatial dogma, to reappropriate the fundamentals, far from the arrangements of a "cosmic rock" which, worn down, nevertheless floats, asphyxiated by adulterated Oxygen or dusted by tasteless Equinox, glyphosated fruits of MM Jarre and friends magnetic fields, another dimension.

Indeed, it is now time to write a new story.

Powerful concept behind the scenes, "No Signal" proves to be without necessary precautions and "copuos" could almost seem painless, generic synthesis, if not teeming with roughness and digesting the last artifices of yesteryear. But, as you have been told, about the past, BROMO is actually doing tabula rasa.
Without warning, the ignition (helium3) arrives, proton explosion of an enthusiasm which will not cease until the end of the 33rd minute. "No Signal" reveals the right combination of a sharp, welcome, open critical eye, and all the talent necessary for the possible renewal of an astral dialogue, never undertaken before. Peñarubbia & Ferrer inaugurate an odyssey that looks nothing like the previous one, like a "no signal" perceived as founder and respected in its own quality.
The floodgates are now open, (golden race) vocal flow meeting percussive and sharp layers, (no gravity) disorderly mechanics, complex cogs, lost, out of control, strange melancholy. At the rendezvous of a nascent abstraction, "radiation" inscribes a new stage, disproportionate, extreme amplitude and dimension?
Forced landing and ultimate uppercut for nostalgic celestials, "military space" definitively proves without compromise, the correctness of the developed subject.

"No Signal", BROMO is writing a story, a new story.

thierry massard / 20 juillet 2020 - 09:43

Oigovisiones label
BROMO
Paloma Peñarubbia
Azael Ferrer

art & design :: Elsa Paricio

Gracias Richi / Oigovisiones label

Terje Paulsen :: frivillig karantene



12 mars 2020, Kristiansand, Norvège - à l'heure de l'entrave généralisée et l'étouffement fatal, le chasseur de sons, Terje Paulsen choisit l'exil et l'enfermement, la quarantaine volontaire.
Choix existentiel de ceux qui veulent anticiper la contrainte de l'autorité ? 
Conceptuel, le décor est planté.
Les images sonores peuvent désormais défiler - vintervarm - la distante et chaleureuse barrière, nourrie d'un flux rythmique constant, le léger craquement (parfois) d'un premier plan, jalon d'un soundscape mêlant la très relative amplitude d'une réalité sur son moins tangible alter ego.
Ce parcours initial (23:58) prend toute la mesure et Terje Paulsen, fidèle à une authentique générosité, nous invite à sa table, artiste espiègle qui vous laisse choisir votre art d'accommoder les sons.
Seconde étape, alternative diagnose qui renoue avec une musicalité certaine, entrée en dématérialisation au profit d'une plus juste mesure, particules, un moment traversées d'une litanie, ces mêmes particules traçant une fuyante perspective vers les remous d'une humanité plus ressentie qu'affirmée. Ainsi, à la dixième minute de cette pièce magistrale, Paulsen, sans aucun compromis, renonce à tout espoir.

Intrigantes ces "fire års skygge", quatre années au crépitement d'une surface parcourue par une ligne d'élégantes infrabasses, avant que de ne ne vérifier les parois microphoniques, jusqu'au retour de la ligne. Terje nous a prévenu "Partly improvised - partly organized", un mix puissant et saisissant parcouru d'une menace sourde, sentiment devenu figé, à la faveur d'une lecture du réel et de la compréhension active de celui-ci.  fire års skygge demeurera intrigant mais aussi visiblement menaçant.

Clôturant en full impro un apparemment premier épisode, l'éponyme "frivillig karantene" laisse étonnamment d'avantage transparaitre la présence de son créateur, partie prenante d'une pièce sonore puissamment péremptoire. Incontestable réussite, frivillig karantene démontre véritablement l'hyper maîtrise atmosphérique sur "l'air du temps" du météorologue de Kristiansand.


March 12, 2020, Kristiansand, Norway - at a time of generalised hindrance and fatal suffocation, the sounds hunter, Terje Paulsen chooses exile and confinement, a voluntary quarantine. The existential choice of those who want to anticipate the constraint of authority?
Conceptual, the decor is set.
The sound images can now scroll - vintervarm - the distant and warm barrier, fed by a constant rhythmic flow, the slight cracking (sometimes) of a foreground, the milestone of a soundscape mixing the very relative amplitude of a reality on its less tangible alter ego. This initial journey (23:58) takes all the measure and Terje Paulsen, faithful to an authentic generosity, invites us to his table, playful artist who lets you choose your art of accommodating sounds.
Second step, alternative diagnose which revives a certain musicality, entry into dematerialization in favor of a fairer measure, particles, a moment crossed by a litany, these same particles drawing a fleeting perspective towards the eddies of a more felt humanity than asserted. Thus, at the tenth minute of this masterpiece, Paulsen, without any compromise, gives up all hope.

Intriguing these "fire års skygge", four years at the crackling of a surface traversed by a line of elegant infra-bass, before not checking the microphone walls, until the return of the line. Terje warned us "Partly improvised - partly organized", a powerful and striking mix crossed by a dull threat - feeling become frozen, thanks to a reading of reality and an active understanding of it. fire års skygge will remain intriguing but also visibly threatening.

Ending in full impro an apparently first episode, the eponymous "frivillig karantene" surprisingly lets show through the presence of its creator, stakeholder of a powerfully peremptory sound piece. Indisputable success, frivillig karantene truly demonstrates hyper atmospheric control over "l'air du temps" of the meteorologist from Kristiansand.

thierry massard / 3 juillet 2020 - 13:40

frivillig karantene / bandcamp



Terje Paulsen
theQuestionnaire / avril 2019

noCoviSion :: Terra forming with Lance Austin Olsen

Marco Ferrazza :: unim


Dans sa présentation, il est dit que nous sommes très probablement face à une "non-hierarchical and hybrid cultural exposure ..." mais ne nous attardons pas sur l'intéressante perspective d'une classification numérique aléatoire et pourtant digne d'investigation.

Dans cette même présentation, il est également fait mention de "sonorous bodies",
cette fois, plus aucun doute n'est permis.

Curiosité et espièglerie volontaire de notre part ...
Ouvrons donc notre écoute par la piste n°3, (logiquement) intitulée "unim.1" afin de palper la non abstraction de ces "corps sonores" - remarquable démonstration - Nul besoin de chercher vainement, les énièmes capacités de solidification de cet air, les 4 minutes et 22 secondes de "unim.2" forment une preuve définitive et inattaquable, ces "corps" sont, non seulement, "sonores" mais la concrète structure (unim.3) d'une architecture oscillatoire bien réelle. Paisible mutation (unim.4), linéarité fragmentée et hétérogène (unim.5) ou possible évocation d'un passéisme filaire au cryptage ionisant (unim.6), cette réalisation de Marco Ferrazza ne parvient à son terme (unim.7) que par la seule entrave manifeste de ces corpus volontaires.
Né d'un désir peut-être illusoire, cet unim. est une très tangible réussite.

thierry massard / 13 juin 2020 - 13:12

plus timbre
Marco Ferrazza

Aksak Maboul :: figures

Difficile d'interpeller les cultes (objets de) à la sauvette ! 
Allons-y le plus simplement qu'il soit. 
Véronique Vincent et Marc Hollander, en compagnie de quelques illustres invités,
ont pris la bonne décision, celle de régaler leur auditoire (nous) en 22 tranches et quelques
75 minutes d'une pop music influente, acidulée, en apparente légèreté.
Un gage de croissante addiction.
Nous n'en dirons pas plus, 
car qui ne dit mot ...

thierry massard / 8 juin 2020 - 18:36

figures

Teslaradio :: noisescapes


noCoviSion en témoigne, pour la seconde fois, cette année 2020 est un très heureux millésime pour le label de Malaga.

Frustration et impatience à seulement quelques jours de la réalisation de ces "noisescapes" de Teslaradio (Chinowski Garachana) qui, pour l'heure, ne livrent encore que quelques-unes des 12 fréquences sonores constituants un "rapport d'activités" s'étalant apparement, sur de nombreuses années.

Frustration ? Oui ! car la promesse est grande, aussi large et intense que les "fronteras" sont poreuses. Ces paysages ne souffrent d'aucune restriction possible, témoignages d'un monde - un monde d'avant, de pendant, d'après un monde que nous connaissons ... si bien.

Mais, déambulons dans Lisbonne, apprécions dans une relative innocence, les signes d'une possible humanité bienfaisante, interrompue par une quinte de toux, le discours sinueux d'une annonce radio et ces quelques bribes entendues et comprises ("christu" "sacrificiel" ...) les crépitements de la balise radio, sommes-nous au bord d'un gouffre ?
Suivons la modulation sous-porteuse, les oiseaux de Tanger ou ceux de Beyrouth, quelques voix gracieuses, Oui suivons les méandres d'une matière sonore protéiforme, fluctuante, mantras, ressac ambient et témoignages illustres ... Quelques jours encore et la chance que nous aurons d'y adjoindre la lecture des contributions de Xoán-Xil López, Los Voluble, Marcelo Expósito, Maria Andueza o J.L. Espejo et quelques autres ... l'impatience d'un voyageur immobile.

thierry massard / 20 mai 2020 - 12:26

oigovisiones label

Jimmy Watt Abarca :: picturesque ruination

terrible constat de multiples "évidences".
terrible observation of multiple "evidences".

l'onde radio perplexe dominée d'un vrombissement tournoyant
the perplexed radio wave dominated by a whirling whirring

nous observons
we observe

nous "..." observons
we "..." observe

nous écoutons ... peut-être
maybe ... we listen to

l'attente des spectateurs
the expectations of spectators


thierry massard / 30 avril 2020 - 22:18

mahorka

Record Of Tides :: black album


Tourmente des temps.

Un ... "Black album" ? La tentation était évidement omniprésente.
Devons-nous, présentement, ouvrir le prisme d'un regard "pestilentiel"
et son vieil ami "pandémique" ?
Nous haïssons logiquement ces lignes, préambules de ce printemps 2020

Allons - Si, d'aventure, vous étiez (déjà) ... judicieusement présent pour le séminal Solna,
Allons - Si, d'aventure, vous étiez d'autant plus attentif pour Endurance
Si, Si, Si ... Ok go ! Allons !

Ouvrons, sans controverse ... cette belle énigme (n'en doutons pas).
Que devons-nous faire de cette prétendue noirceur, intentionnellement affichée ou pas ?
Sven Piayda, évidement, s'amuse de nos torpeurs actuellement quotidiennes,
si productives de lockdowns mentaux, et d'éclairs (parfois) fugaces de conscience.
Sven Piayda est un artiste attentif au détail.

Si, ce terriblement "Black" album peut sembler, préalablement, sinueux, il pourrait aisément devenir une voie sans issue, un corridor sombre, il n'en est rien, car le sang de celui-ci n'est pas noir, il est ROT, rouge acronyme puissamment générateur de sa propre subsistance ... virale.

Une illusion initiale, un faux-semblant modulable, émouvant probablement,
un "trompe l'oeil" savamment construit, maquillage dissimulant d'authentiques espoirs secrets.
Record Of Times dissimule la lumière et l'ombre n'en est que plus intense.

thierry massard / 29 avril 2020 - 10:46

kreislauf
ROT

endurance

Atom™ :: < 3





" … music made by machines, with machines, for machines… "
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thierry massard / 24 avril 2020 - 13:30

RA :: the plague


Nulle équivoque, nous sommes (initialement) le vendredi 10 avril 2020.
Il y a désormais quelques semaines qu'une réalité aérosolisée s'amuse de toutes les fictions imaginables ou précédemment imaginées.
Une histoire en boucle, dont nous ne tirerons, probablement, jamais aucun enseignement. Humains ...

Une fois encore, fidèle à une certaine éthique du secret de fabrication, Free Range Beats n'est pas loquace, nous n'enquêterons donc pas dans le voisinage de RA, auteur.e (???) de ce single "the plague" et devons donc nous en satisfaire. Comique de situation (???)

laissons-donc ces lignes en jachère ...

Retour, le mercredi 22 avril 2020,
pas très envie de ré-écouter, (je suis en train de le faire) cette évidente et intentionnelle publication, funeste opportunisme ?
Je ne sais pas ... Devons-nous renoncer, social distancing ...

neo "Yersinia, Camus, Oran ou Alger"... no way
Trop perturbante, en ces temps, Cette réalisation et sa réalité m'ennuient.

///

Clearly, we are (initially) Friday, April 10, 2020.
For a few weeks now, an aerosolized reality has been playing with all imaginable or previously imagined fictions.
A looping story, from which we will probably never learn anything. Humans ...

Once again, true to a certain ethic of manufacturing secrecy, Free Range Beats is not talkative, so we will not investigate in the vicinity of RA, author of this single "the plague" and therefore must be satisfied with it. "Comic" of situation (???)

so let's leave these lines fallow ...

Back on Wednesday, April 22, 2020,
not very eager to listen again, (I am doing it) this obvious and intentional publication, disastrous opportunism?
I don't know ... Should we give up, social distancing ...

neo "Yersinia, Camus, Oran or Algiers" ... no way
Too disturbing, on these times, this release and its reality bother me.

thierry massard / 22 avril 2020 - 21:07

free range beats

Blanket Swimming + DR :: lightning gallery


Heures troubles.
Difficile d'aligner quelques lignes, hors contexte.
Difficile.
Difficile de n'apercevoir qu'une surface, un survol de celle-ci.
Très heureux "hasard" de "circonstance" que cette lightning gallery
de MM. Nicholas Maloney et Dominic Razlaff qui, par ce même et très probablement moins heureux "hasard", pourrait si facilement "disparaitre" d'un monde, qui est encore présentement celui d'avant.
Vicissitudes des interstices spatio-temporels ? (oh la la).
Présages d'une désormais opérante falsification de l'histoire de nos évidences ?
Mais surtout - Que demeure cette pure pépite : "Magnanimity".

thierry massard / 4 avril 2020 - 22:42

mahorka

VPD :: dead weather


Partie intégrante d'un processus créatif et filmique, "dead weather" est le premier court métrage de Radoslav Radoslavov. Nourri d'une intensive collaboration avec le label bulgare Mahorka, c'est donc une bande sonore, sans images, sinon l'artwork, qui nous est, pour l'heure, offerte - Frustration ?
Voici une excellente opportunité pour notre système neuronal, bien souvent au bord de l'implosion.
Un ultime regard pour ces eaux flamboyantes - Fermons les yeux !
Laissons se dérouler, les 5 thèmes de Dimitar Kalinov aka VPD.
Ouverture et distance de précaution, nous sommes saisis par un souffle mécanique et son écho lointain, la prudence d'un mouvement indécis dans le noir absolu - film mental équivoque - assailli d'inquiétudes - le souffle d'une présence - cette respiration méthodique.
Mais, patience, cette obscurité choisie, l'elliptique répondeur téléphonique et son égranage laconique ne tarderont pas à livrer un lourd secret.
Peur d'ouvrir les yeux sur un "dead weather" ?

///

Part of a creative and filmic process, "dead weather" is the first short film by Radoslav Radoslavov. Nourished by an intensive collaboration with the Bulgarian label Mahorka, it is therefore a soundtrack, without images, if not the artwork, which is, for the time being, offered to us - Frustration?
Here is an excellent opportunity for our neural system, often on the verge of implosion.
A final look at these flamboyant waters - Let's close our eyes!
Let us unfold, the 5 themes of Dimitar Kalinov aka VPD.
Aperture and distance of precaution, we are seized by a mechanical breath and its distant echo, the prudence of an indecisive movement in absolute darkness - equivocal mental film - assailed with worries - the breath of a presence - this methodical breathing.
But, patience, this chosen obscurity, the elliptical answering machine and its laconic outlay will not be long in revealing a heavy secret.
Afraid to open your eyes on a "dead weather?

thierry massard / 22 février 2020 - 13:00

mahorka

Anti f:Orm Compilation Vol.6


Symbole de résistance & activisme sonore ? Métaphore phonique ?
Réponse fragile, et circonstancielle, au jeu de dupes de la standardisation rampante et ses inéluctables conséquences ? Refus du possible naufrage ?
Loin de tout défaitisme, une chose semble certaine, le netlabel God Hates God records a choisi la voie tangente, l'action.

Véritable concept développé en rapports annuels successifs, les compilations Anti f:Orm témoignent d'une volonté farouche de la part de leur instigateur, Patrick Masson, musicien multi-composite et infatigable tête chercheuse, de conjuguer les éphémères synthèses. À vous de juger !

6ème édition, conçue autour de la thématique "minimalisme et interprétation", ce millésime 2020 permet d'entrapercevoir, en surface momentanée, 24 alchimistes penché(e)s sur 22 tracks, vérifiants  individuellement la justesse de la proposition. 24 personnalités différentes, aux parcours d'investigations, probablement parfois antagonistes, mais réunis par le même désir d'anticiper les matrices sonores différemment.

Il est bien difficile de dégager, un nom, un track, un instant, tant l'ensemble semble cohérent. Cet Anti f:Orm 6 est un édifice certes fragile, c'est aussi le clignotement persistant d'une idée que nous partageons.

///

Symbol of resistance & sound activism? Phonic metaphor?
A fragile and circumstantial response to the dupe game of creeping standardization and its inevitable consequences? Refusal of possible sinking?
Far from any defeatism, one thing seems certain, the netlabel God Hates God records chose the tangent path, action.

Veritable concept developed in successive annual reports, the Anti f: Orm compilations bear witness to a fierce desire on the part of their instigator, Patrick Masson, a multi-composite musician and tireless researcher, to combine ephemeral syntheses. Your turn to judge !

6th edition, designed around the theme "minimalism and interpretation", this 2020 vintage allows to catch a glimpse, on a momentary surface, of 24 alchemists leaning over 22 tracks, individually verifying the correctness of the proposal. 24 different personalities, with investigative journeys, probably sometimes antagonistic, but united by the same desire to anticipate sound matrices differently.

Difficult to identify a name, a track, an instant, as the whole seems coherent. This Anti f: Orm 6 is certainly a fragile building, it is also the persisting blink light of an idea that we share.

thierry massard / 13 février 2020 - 16:52

God Hates God Records

theQ :: Patrick Masson

Dan Deacon :: mystic familiar

Pour être le plus honnête possible, évidement en toute subjectivité, cet endroit n'est pas, à priori, le plus farouchement propice à la découverte exhaustive de la carrière du musicien de Baltimore. Quelques incursions, parfois, à la faveur d'une actualité modeste durant la précédente décennie, avec l'attention que l'on a pour un lointain cousin, sinon un véritable arrêt sur image pour son America de 2012. C'était sans compter avec les morsures apathiques d'un hiver, un saison fataliste qui s'éternise désormais, réchauffement climatique oblige, de septembre à juin.
Surprise ! Il y a un printemps et un été confondus dans ces 11 pistes de Mystic Familiar.
Synthèse d'une régénération, sentiments et sensations exacerbés avec bonheur, Dan Deacon saute à pieds joints dans les flaques, éclabousse allègrement les mornes résignations.
Entre conscience et envie, Deacon a inoculé un nouveau remède, l'espièglerie illimitée.
Un printemps (et un été) en plein hiver.

///

To be as honest as possible, obviously in all subjectivity, this place is not, a priori, the most fiercely conducive to the exhaustive discovery of the career of the musician of Baltimore. A few forays, sometimes, in favor of modest news during the previous decade, with the attention we have for a distant cousin, if not a real freeze frame for his America of 2012. It was without reckoning with the apathetic bites of a winter, a fatalistic season which is now dragging on, global warming obliges, from September to June.
Surprise! There is a spring and a summer combined in these 11 Mystic Familiar tracks.
Synthesis of a regeneration, feelings and feelings exacerbated with happiness, Dan Deacon jumps with both feet in the puddles, gleefully splashes the dismal resignations.
Between conscience and envy, Deacon has inoculated a new remedy, the limitless mischievousness.
A spring (and a summer) in the middle of winter.

thierry massard / 4 février 2020 - 19:00


mystic familiar
Dan Deacon

Tristis Carmina :: harbor mother

Initialement Cagey House, Kid Feardive, Howdy Persephone ou Figment Bean et aujourd'hui Tristis Carmina, Dave Keifer est plus qu'assurément, un artiste attachant ...

Bravo ! Voici précisément une intro, un cliché, dont l'auteur de ces lignes, devrait sincèrement se méfier. Dave Keifer est, nous l'espérons, probablement une personne "attachante", mais surtout un artiste particulièrement addictif pour quiconque a, un jour ou l'autre, croisé l'une de ses multiples investigations.
Désireux de vérifier ce potentiel ? Nous ne saurions, que trop, vous recommender quelques-unes des merveilleuses pépites jalonnant le parcours du garçon.

Maintenant, éloignons-nous de ce fatras promo-émotionnel. Essayons, un instant, de ne pas être intrigués par cette "harbor mother". Quelques notes, une guitare hésitante, particules suggestives, les contours d'une chimère bienfaisante, une illusion furtive, utopie naissante, melancolia splenica.
"harbor mother" est une invitation à la paresse, un renoncement à l'éveil attentif, et si so flooby en est, peut-être la clé de voute, nous éviterons de nous poser la question, de peur de devoir rompre cette magnifique indolence.
Indolence, oui le mot a été prononcé, avant qu'il ne s'échappe sans effort ni possible impédance, un satori gracile. Ces "tristis carmina" sont à la hauteur de leur auteur, c'est à dire, bien ... au delà.

///

Initially Cagey House, kid feardive, Howdy Persephone or Figment Bean and today Tristis Carmina, Dave Keifer is more than assuredly, an endearing artist ...

Well done ! Here is precisely an intro, a cliché, which the author of these lines should sincerely be wary of. Dave Keifer is, we hope, probably an "endearing" person, but above all an artist particularly addicting for anyone who, one day or another, crossed one of his multiple investigations.
Eager to verify this potential? We cannot recommend enough of some of the marvelous nuggets along the boy's path.

Now let's get away from this promo-emotional jumble. Let's try, for a moment, not to be intrigued by this "harbor mother". Some notes, a hesitant guitar, suggestive particles, the contours of a beneficial chimera, a furtive illusion, nascent utopia, melancolia splenica.
"harbor mother" is an invitation to laziness, a renouncement of attentive awakening, and if so flooby is, perhaps the keystone, we will avoid asking ourselves the question, fear of having to break this magnificent indolence.
Indolence, yes the word was pronounced, before it escaped without effort or possible impediment, a satori gracile. These "tristis carmina" are up to their author, that is to say, well ... beyond.

thierry massard / 1er février 2020 - 16:30

Alexandra Hinz-Wladyka :: Old Cemetery Bonn


La photographe et artiste visuelle Alexandra Hinz-Wladyka est formelle ::
"Alles hat seine Zeit, Augenblicke des Seins in Augenblicken des Schaffens".
il y a effectivement un temps pour tout ! Photo empruntée à son auteure, à la faveur de l'irrépressible envie de quelques lignes sans intention particulière, sinon l'évidente sollicitation de cette image issue d'une promenade dans un cimetière de Bonn, un jour de janvier 2020.

Une allégorie interpellant une réflexion, une interrogation qui se structure (au fil du temps) autour de quelques encodages et prérogatives qu'il est bon de secouer, parfois ? non ! toujours.

Le temps ? Le temps pour tout mais aussi cette temporalité pour nada, le temps et son usage envisageable, circonstanciel, opportun ou pas, le temps pour dire, pour faire (ou pas), ses multiples phénomènes, sa continuité inconsciente (ou pas), son avant et son "day after", son caractère fondamental, fonctions connexes, rhizomes ... Rhizomes ? Fiction spéculative ou partition philosophique, harmonies et dissonances, et déjà cet écrin de branchages, intrusif et invasif, pédoncules turgescents inquiétés par la proximité prochaine d'une émulsion huileuse, fragmentation sinueuse. Est-t'on seulement face à l'ultime posture, au bord du gouffre, d'un angelot au bras gauche maculé de cendres, figé dans une promesse directionnelle aléatoire, alors que le regard se dérobe, vaincu.

Aucun secours possible, l'intensité (cachée) de cette image de Hinz-Wladyka rencontre la puissante résistance d'un réel tangible, la confrontation aux épais pelliculages sédimentaires et successifs est désormais inévitable. La matrice diaphane de strates est, tout autant, désormais opérante, assimilation séquentielle de celles-ci, myriades de particules tranchées dans le vif, compactes et invisibles pour atteindre une densité atmosphérique pétrifiée.

Ainsi, dans cette apparente et singulière dualité entre image émotionnelle et matérialité inductive, Alexandra Hinz-Wladyka a finalement choisi ... la fusion !

///

The photographer and visual artist, Alexandra Hinz-Wladyka is formal ::
"Alles hat seine Zeit, Augenblicke des Seins in Augenblicken des Schaffens".
there is indeed a time for everything! Photo borrowed to its author, in favor of the irrepressible desire for a few lines without any particular intention, If not the evident temptation of this image from a walk in a cemetery in Bonn, a day of January 2020.

An allegory calling for reflection, a question that is structured (over time) around some encodings and prerogatives that it is good to shake off sometimes? no ! always.

Time ? Time for everything but also this temporality for "nada", time and its conceivable use, circumstantial, timely or not, time to say, to do (or not), its multiple phenomenas, its unconscious continuity (or not), its before and its "day after", its fundamental character, related functions, rhizomes ... Rhizomes? Speculative fiction or philosophical partition, harmonies and dissonances, and already this case of branches, intrusive and invasive, turgid peduncles worried by the near proximity of an oily emulsion, sinuous fragmentation. Are we only facing the ultimate posture, on the edge of the abyss, of a cherub on the left arm smeared with ashes, frozen in a random directional promise, as the gaze slips away, defeated.

No possible help, the intensity (hidden) of the image of Hinz-Wladyka meets the powerful resistance of a tangible reality, the confrontation with thick sedimentary and successive membranes is now inevitable. The diaphanous matrix of strata is from now, equally effective, sequential assimilation of these, myriads of particles cut in the living, compact and invisible to achieve a petrified atmospheric density.

Thus, in this apparent and singular duality between emotional image and inductive materiality, Alexandra Hinz-Wladyka finally chose ... fusion!

thierry massard / 27 janvier 2020 - 18:30

Alexandra Hinz-Wladyka
theQ::

photo © Alexandra Hinz-Wladyka 2020