Phobos Sound Lab :: containment


Une intrigue ... Oui, assurément.
Une intrigue et l'irrésistible curiosité inhérente.
Les conclusions de l'enquête resteront toutefois incertaines.
L'impeccable label Free Range Beats ne s'était pourtant pas trompé en publiant, en avril dernier, les prémisses de ce contenu, Specimen(s) - identifiant ainsi, en trois parties distinctes, l'objet même qui, aujourd'hui, nous intéresse.
La porte est désormais hermétiquement close et nous, à l'intérieur.
Pragmatiques, mais néanmoins accrochés aux obscures parois, les plus cartésiens d'entre-nous, tentent déjà (en vain ?) d'en décrypter un possible "protocole" annoncé. Douces illusions.
Bien loin de l'inerte vitrification d'usage, en pareilles circonstances, containment pratique l'émulsion de particules sonores en dehors de tout balisage reconnu "utile" / une amorce / un effet / un embrasement (ou pas).
Phobos Sound Lab a apparement refusé de lire les consignes de sécurité ... Tant mieux pour nous !

An intrigue ... Yes, certainly.
An intrigue and the irresistible inherent curiosity.
The conclusions of the survey will, however, remain uncertain.
The impeccable label Free Range Beats was not wrong however by publishing, last April, the premises of this content, Specimen (s) - thus identifying, in three distinct parts, the same object which, today, interests us.
The door is now hermetically sealed and we, inside.
Pragmatic, but nevertheless clinging to obscure walls, the most cartesian of us, are already trying (in vain?) To decrypt a possible "protocol" announced. Sweet illusions.
Far from the inert vitrification of use, in such circumstances, containment practices the emulsion of sound particles apart from any recognized "useful" markings / a boot / an effect / a flare (or not).   Phobos Sound Lab apparently refused to read the safety instructions ... So much better for us !

Thierry Massard / 18 juin 2019 - 10:08

containment
specimen(s)


Tim Hecker :: anoyo



Fort d'une discographie assez remarquable, jalonnée par un sommet très probablement insurpassable (ravedeath,1972) , Tim Hecker a du prendre une décision, la meilleure, fuir !
Fuir l'attente maladive et impatiente d'un jour, d'un mois, d'une heure, fuir le temps d'après.
Fuir ! (virgins)
Fuir ! (love streams)
Fuir pour peut-être s'arrêter à Tokyo, d'où nous est parvenu un premier message (konoyo) en septembre 2018.
Second volet et fruit d'une collaboration nippone acérée, Anoyo participe à l'édification d'un espace sonore complet (et complexe) dont l'amplitude est mesurable en nombreux contrepoints de son prédécesseur, marqué par une prévalence de l'improvisation savante.
Certes, Anoyo respire le même air, mais celui-ci a désormais pris la mesure du contexte et poursuit une intense et autre vocation, celle d'un nouvel assemblage en partance (step away from konoyo), mouvant (in the void) compact et en quête d'apparente unité, mais invariablement et fatalement voué à la dislocation par de multiples aspérités ... Fuir encore !

With a rather remarkable discography, punctuated by a probably unsurpassable summit (ravedeath, 1972), Tim Hecker had to take a decision, the best, run away!
Escape the sickly and impatient wait for a day, a month, an hour, flee the time after.
Run away ! (Virgins)
Run away! (love streams)
Run away to maybe stop in Tokyo, from where we received a first message (konoyo) in September 2018.
Second part and fruit of a sharp japanese collaboration, Anoyo participates in the construction of a complete (and complex) sound space whose amplitude is measurable in many counterpoints of its predecessor, marked by a prevalence of learned improvisation.
Admittedly, Anoyo exudes the same air, but it has now taken the measure of he context and pursues an intense and other vocation, that of a new assembly departing (step away from konoyo), moving (in the void) compact and in search of apparent unity, but invariably and inevitably doomed to dislocation by multiple asperities ... Escape again!

Thierry Massard / 10 mai 2019 - 17:33

‣ anoyo 

Synkro :: images


Un bonbon ...
L'impérieux appel du sucre, la tyrannie de la séduction.
Le crissement de l'emballage métallisé, la promesse d'une saveur imaginaire,
une fois passé le pelliculage de rigueur. Le bonheur de l'effeuillage.
Un bonbon ...
Un bonbon aperçu à travers la vitre du supermarché dans lequel il est risqué de se perdre.

A candy ...
The imperious call of sugar, the tyranny of seduction.
The screeching of the metallic packaging, the promise of an imaginary flavor,
once past rigorous filming. The happiness of stripping.
A candy ...
A candy glimpse through the window of the supermarket in which it is risky to get lost.

Thierry Massard / 10 mai 2019 - 14:00

images


Jamie Drouin :: fusiform

sensationnel ? ... étymologie / faire / sensation
l'outil (ou pas) / l'entrée en contact avec le corps.
Dire que fusiform fait sensation n'est pas sans conséquences.
Il y a néanmoins certains pré-requis, Jamie Drouin s'en acquitte avec la maîtrise d'un plasticien (qu'il est) conscient de la limite des champs (de forces, de conscience, magnétiques ...).
Cet homme là est assurément un homme averti.
Choix analogique délibéré, ascèse d'instrumentation, à l'instar de ces éminents congénères du fusionnel label infrequency, Jamie Drouin nourrit savamment l'art du rétrécissement de distance de perception. Approcher le plus prêt possible la matière électrique, la domestiquer, et produire enfin du sens (ou pas), n'est évidement pas à la portée du premier venu.
fusiform possède ce don de sculpture insubstantielle, dignement suspendue (ou pas) à la frontière séparant conscience et physiologie - Mais (nous les entendons d'ici) les esprits cartésiens hurlent déjà ... Sommes-nous donc en pleine et perturbante abstraction ? Habitués que nous sommes, à l'harmonieuse et si souvent  frauduleuse "évocation" tyrannique de la projection. Je vous l'ai pourtant dit plus haut, Jamie produit le raccourcissement de distance, sans l'indigne recours aux habituels subterfuges, une absolue alternative du choc frontal, au profit d'une sensible et talentueuse géométrie sonore. fusiform est l'évidente démonstration fluctuante, puissamment persuasive, et enfin décroissante, d'une autre et possible concordance, une brèche ... sensationnelle !

sensational ? ... etymology / making / feeling
the tool (or not) / the contact with the body.
To say that fusiform is a sensation is not without consequences.
There are certain pre-requisites, however, Jamie Drouin acquits these, with the mastery of a visual artist (he is) aware of the limits of fields (forces, consciousness, magnetic ...).
This man is certainly a wise man.
Deliberate analogue choice, asceticism of instrumentation, like those eminent congeners of the fusion label infrequency, Jamie Drouin cleverly nourishes the art of the narrowing of perception distance. To approach as near as possible the electric matter, domesticate it, and finally produce meaning (or not), is obviously not within the reach of the first comer.
fusiform possesses this gift of insubstantial sculpture, worthily suspended (or not) on the border separating consciousness and physiology - But (we hear them from here) the Cartesian spirits are already screaming ... Are we thus in full and disturbing abstraction? Accustomed as we are, to the harmonious and so often fraudulent tyrannical "evocation" of projection. I told you earlier, however, Jamie produces the shortening of distance, without the indignity resorting to the usual subterfuges, an absolute alternative to frontal shock, in favor of a sensitive and talented sound geometry.
fusiform is the obvious fluctuating demonstration, powerfully persuasive, and finally decreasing, of another and possible concordance, a breach ... sensational !

Thierry Massard / 8 mai 2019 - 15:42

Juan Antonio Nieto :: dry grass




Du marbre noir ... Pouvait-on rêver d'un plus bel écrin pour accueillir l'art étrange et jubilatoire de Nieto ?
Maitre incontestable de la possible fusion des solides et de l'immatérialité, Juan Antonio Nieto pratique l'émulsion des particules, avec l'espièglerie d'un magnifique passe-muraille.
Mais tentons de briser la glace, voulez-vous ? Dry Grass !
Apercevoir les images d'Almudena et comprendre la puissance d'un trait ...
Préambule ? Mud est saillant, très probablement issu de ces aspérités marquant le contact de la peau, préambule ... Accélérons (Machinery) Nieto connait, plus que tout autre, les capacités italiques d'une écriture séquentielle, sous porteuse futuriste d'un perceptible mouvement continu.
Fugace et illusoire certitude, Going down cherche encore (vainement ?) la possible et si gracieuse mise en contact avec une musicalité dorénavant absconse et indigente, le doux fracas de l'aridité du sol. Non content d'un authentique pouvoir de défragmentation, Red on grey participe à la possible altération des perceptions sensorielles - vous êtes seul ...
Le jeu du chat et de la souris, éminemment déstructurées, les three sides clôturent un chapitre, dont vous ne pouvez sortir indemne, vous étiez prévenu ...
Nouvelle matérialisation, Virus est une pièce maitresse de ce puissant édifice, fabuleuse mise en perspective sous-cutanée, réelle et très probablement glaçante confrontation en devenir.
Ne vous retournez pas ! (Run for life)
Particulièrement solide et déterminé, Juan n'en est pas moins évidemment épargné (No sense) par cette même abrupte solitude et les sulfureux (echoes) tourmentés, témoignages ancillaires d'un passé mélodique. Juste retour au présent (Suddently cut) se charge de ligaturer les racines. Ce monstre de boue a finalement un visage, un Golem transpercé de fulgurances électrifiantes, la logique signature d'une magnifique mise en abîme de notre propre ... matière.

black marble ... Could one dream of a more beautiful setting to accommodate the strange and jubilant art of Nieto?
Undisputed master of the possible fusion of solids and immateriality, Juan Antonio Nieto practices the emulsion of particles, with the mischief of a magnificent wall-pass.
But let's break the ice, will you? Dry Grass!
See the images of Almudena and understand the power of a trait ...
Preamble? Mud is salient, very probably from these asperities marking the contact of the skin, preamble ... Accelerate (Machinery) Nieto knows, more than any other, the italic abilities of a sequential writing, under futuristic carrier of a perceptible continuous movement.
Fleeting and illusory certainty, Going down still seeks (in vain?) The possible and so graceful putting in contact with a musicality henceforth absent and indigent, the sweet roar of the aridity of the soil. Not content with an authentic defragmentation power, Red on Grey participates in the possible alteration of sensory perceptions - you are alone ...
The game of cat and mouse, eminently unstructured, the three sides close a chapter, which you can not escape unscathed, you were warned ...
New materialization, Virus is a masterpiece of this powerful building, fabulous subcutaneous perspective, real and very probably chilling confrontation in the making.
Do not go back! (Run for life)
Particularly solid and determined, Juan is none the less obviously spared (No sense) by this same abrupt loneliness and troubled (echoes) tormented, ancillary testimonies of a melodic past.
Just back to the present (Suddently cut) is responsible for ligating the roots. This monster of mud finally has a face, a Golem pierced with electrifying flashes, the logical signature of a magnificent mise en abyme of our own ... matter.

Thierry Massard / 5 mai 2019 - 00:15

marbre negre

theQuestionnaire
Juan Antonio Nieto

artwork by David Area - photos by Almudena

Vague Voices :: Гробник


Juste retour des choses ? Transfuges de la scène industrielle et gamers, Stefan Bachvarov (Cyberian) et Angel Simitchiev (Mytrip), mettent à profit leur addictive passion et l'influence, semble-t'il, considérable que celle-ci a provoqué sur le duo, pour nous en livrer une nouvelle lecture, construite autour du mythe d'une créature vampiresque "Гробник".
Le résultat ? Si l'on est, à priori, prêt à craindre le pire, au regard du fait que les concepteurs initiaux de ces jeux (Silent Hill, Quake ...), ont balisé leur propre parcours créatif dans un esprit fusionnel d'art totalement "utile" à l'immersion LCD et surround simultanés, Гробник semble étonnamment imprégné d'un tout autre cursus, quasi apaisé, rappelant parfois, les très riches heures du flamand rose du début des années 70, juste avant la cryogénisation fatidique de la face cachée de la lune ou celui, plus contemporain, des instigateurs sonores historiques du gaming (wipe out ...)
Reste enfin, cette appréhension délicate, un possible sentiment d'edulcoration, dû à l'amputation iconographique, qu'il vous conviendra de combler, à la lumière tamisée de votre talent de projeter non sans délice, vos pires cauchemars ... Go!

A just reward ? Transfers from the industrial scene and gamers, Stefan Bachvarov (Cyberian) and Angel Simitchiev (Mytrip), make use of their addictive passion, and the considerable influence it seems, that it caused on the duo, for delivering a new reading, built around the myth of a vampire creature "Гробник".
The result ? If, at first sight, we are ready to fear the worst, considering that the initial designers of these games (Silent Hill, Quake ...), have marked their own creative journey in a spirit fusion of art totally "useful" to simultaneous LCD and surround immersion, Гробник seems surprisingly impregnated with a completely different curriculum, almost appeased, recalling sometimes, the very rich hours of the pink flamingo of the early 70s, just before the fateful cryogenization of the hidden side of the moon or the more contemporary sound promoters of historical gaming (wipe out ...)
Then, finally remains, this delicate apprehension of a possible sweetening feeling due to iconographic amputation, it will be appropriate for you to fill it, in the dim light of your talent to project, not without delight, your worst nightmares ... Go!

Thierry Massard / 24 avril 2019 - 14:01

‣ amek collective

merci MusicMap

Nick R 61 :: into the mind


Vous le savez, cet endroit n'est assurément pas, un de ces sites de réservation pour voyageur impénitent, encore qu'il ne soit pas rare que certaines destinations, proposées ici, puissent permettre d'apprécier cet art du déplacement, sans les désavantageuses charges de bagages et les péages consécutifs d'usage - Nick R 61, lui aussi, le sait si bien, qu'il se charge, en seulement 7 minutes et 12 secondes de vous rapporter trois Zooms et autant de souvenirs du périple d'un genre assez particulier.
Zoom n°1 - ལྷ་ས་ - impressionnant déluge de puissance militaire, martèlement, cohorte de touristes monochromatiques (vert) et quelques chaînes sanglantes. Il est assez rare qu'une visite guidée soit aussi explicite, qu'elle emporte la quasi totalité de l'expérience vers l'évocation d'un autre devenir.
Zoom n°2 - काठमाडौं - rythmique circulaire et possible évanescence de mantras, l'évocation du croisement de nombreuses routes, impasses objectives de rêves sans devenir.
Zoom n°3 - ཇོ་མོ་གླང་མ - paradoxe d'une amplitude et l'ultime soubresaut (souffle) décroissant vers le cliquetis rotatif d'un disque microsillon sans fin.
En quelques instants fugaces, into the mind fige une intention véritable, celle d'un musicien de grand talent, de vouloir rompre avec le prévisible.

As you know, this place is definitely not one of those unrepentant traveler booking sites, although it is not uncommon for some of the destinations offered here to be able to appreciate this art of moving without the disadvantageous Luggage loads and the usual tolls of use - Nick R 61, himself, knows it so well, that he takes care, in only 7 minutes and 12 seconds to bring you three Zooms and as many memories of the journey, of a rather particular kind.
Zoom n ° 1 - ལྷ་ ས་ - impressive deluge of military power, pounding, cohort of monochromatic tourists (green) and some bloody chains. It is quite rare for a guided tour to be so explicit that it takes almost the entire experience towards the evocation of another becoming.
Zoom n ° 2 - काठमाडौं - circular rhythm and possible evanescence of mantras, the evocation of the crossing of many roads, objective impasses of dreams without becoming.
Zoom n ° 3 - ཇོ་ མོ་ གླང་ མ - paradox of an amplitude and the ultimate jerk (breath) decreasing towards the rotating rattling of an endless vinyl.
In some fleeting moments, into the mind freezes a real intention, that of a great talented musician, who wants to break with the predictable.

Thierry Massard / 23 avril 2019 - 18:32

into the mind
fusion netlabel

Hypnos :: fearwell


Sepia ... Nouvelle tourmente de l'air du temps ? l'incorrigible langueur d'un printemps, sepia !
Zéro faute pour Stanislav Genadiev, entité autonome issue du duo RoboKnob, malaxant en toute liberté les nappages analogiques comme ces encres dissimulantes.
fearwell nous invite à l'usage de l'imparfait, annonciateur d'une lecture quasi cinématographique de ces anxiétés que l'on partage si facilement, de peur de ne devoir en confesser d'autres, beaucoup moins avouables. Tout en espièglerie, et au travers de ces huit séquences au leitmotiv unique et performant,  fearwell accuse la banalisation massive de certains codes sonores - Zéro faute.

Sepia ... New storm of the times? the incorrigible languor of a springtime, sepia!
Zero fault for Stanislav Genadiev, autonomous entity from the RoboKnob duo, mixing freely analog toppings like these concealing inks.
fearwell invites us to the use of the imperfect, announcing an almost cinematographic reading of these anxieties that we share so easily, so as not to have to confess others, much less avowable. Playful, through these eight sequences with the unique and powerful leitmotiv,  fearwell accuses the massive trivialization of certain sound codes - Zero fault.

Thierry Massard / 18 avril 2019 - 16:37

fearwell
mahorka netlabel

Lance Austin Olsen & Terje Paulsen :: terraforming


De prime abord, il y a toujours et évidement le fameux protocole - la nécessaire distance, l'observation prudente puis, l'amorce du signe / le signal - le désir ou la tentation d'une alchimie de verbes singuliers / Un pont entre deux rives ? Quel pont ? Quelles rives ? Basse besogne, futilité ...
Ici, la contamination sentimentale n'est pas de mise, ici l'émulsion est rhyzomique et nous l'envisageons, particulièrement durable. 
terraforming suggère une nouvelle géographie sensorielle faite de gestes (très) provisoirement subordonnés au domptage, la captation minutieuse de l'air, le souffle euphonique, l'altitude raisonnable de soundscapes affranchis des apparences.
Intensément prospectif, terraforming examine le langage sonore et,
pertinents, MM. Olsen & Paulsen en ont profité pour rédiger un nouveau ... dictionnaire.

Prima facie, there is always and, of course, the famous protocol - the necessary distance, the cautious observation then, the beginning of the sign / the signal - the desire or the temptation of an alchemy of singular verbs / A bridge between two shores? Which bridge? Which shores? Low work, futility ...
There, the sentimental contamination is not appropriate, here the emulsion is rhyzomic and, we consider it, as particularly durable.
terraforming suggests a new sensory geography made of gestures (very) temporarily subordinated to the taming, the meticulous capture of the air, the euphonic breath, the reasonable altitude of soundscapes emancipated from appearances.
Intensely prospective, terraforming examines sound language and,
relevant, MM. Olsen & Paulsen took the opportunity to write a new ... dictionary.

Thierry Massard / 15 avril 2019 - 19:21

infrequency editions

‣ theQ::  Terje Paulsen
‣ theQ::  Lance Austin Olsen

France Jobin :: solitude



Ici ... très très près du sol, rêche et terne, les prégnantes certitudes, poisseuses, indolentes, les renoncements, le repli volontaire, les mépris successifs, les arrogances sécularisées, la pâte à modeler les désillusions, les évidences hermétiques, le tumulte silencieux, sordide constat des faillites sans enjeu, les regards précis, glaçants, les lèvres scellées, le retranchement aiguisé, les hobbies futiles et désincarnés, la vertueuse raison pétrifiée, le strict mode d'emploi ...
Là, ici peut-être aussi, l'éveil, la vision vagabonde, la synchronicité, le doute fondateur, le geste nomade, le poids de l'air, le crépitement d'un balancier eurythmique, l'éclat, un éphémère interstice ...

Here ... very very close to the ground, rough and dull, the imposing certainties, sticky, indolent, the renunciations, the voluntary withdrawal, the successive contempts, the secularized arrogances, modeling clay of disillusionments, the hermetic evidences, the silent tumult, sordid observation of bankruptcies without stakes, the precise glances, chilling, the sealed lips, the sharp entrenchment, the futile and disembodied hobbies, the petrified virtuous reason, the strict instructions for use ...
There, perhaps also here, the awakening, the vagabond vision, the synchronicity, the founder doubt, the nomadic gesture, the air weight, the crackling of a eurythmic pendulum, the brightness, an ephemeral interstice ...

Thierry Massard / 13 avril 2019 - 05:51

silent records
theQ::

photo by Rossana Uribe

David Area :: shoganai


Une certitude - Une unique certitude est possible, l'acceptation de l'immuable.
Tendre vers l'inéluctable rigidification d'une suspension du temps et de l'espace sonore en puissantes strates sédimentaires est une gageure.
Avec ces 4 magnifiques constructions évolutives, David Area vient d'y parvenir plus que magistralement !

A certainty - An unique certainty is possible, the acceptance of the immutable.
Tending towards the inescapable stiffening of a suspension of time and sound space in powerful sedimentary strata is a challenge.
With these 4 magnificent evolutionary constructions, David Area has just achieved it more than masterfully!

Thierry Massard / 9 avril 2019 - 18:56

audiotalaia
shoganai
David Area
theQuestionnaire

MoreBlackThenGod & Mors Mea :: duh znatiželje



Oui, c'est effectivement vrai, le "titre" de cet ouvrage peut préalablement laisser quelque peu dubitatif
"Duh Znatiželje, Daleko Od Iznenada, Budući Da Ne Znam Kada Sam Bila Bez Njega"

Duh Znatiželje (Spirit of curiosity) puis une virgule "," et une fois passé cette "virgule", un énigmatique message d'une personne s'adressant à une autre au travers d'un message réellement "personnel", quelques mots laissés en suspens ...

Une énigme et une question : Où sommes-nous ? Véritable expérimentation déambulatoire mobile "et" immobile, Spirit of curiosity est avant tout le fruit d'une expérience humaine, celle d'une (belle) rencontre entre Sean Derrick Cooper Marquardt, recouvrant ses esprits convalescents après une attaque cardiaque, avec Mors Mea, éminente archiviste de la culture industrielle sur cassette audio - Une énigme ... Frontière auto-audio-filmique à la croisée de divers chemins  / tranches urbaines successives de vies captées sans le compromis d'une "musicalité" faiseuse et sans apparente recherche d'un effet "field recording" omnipotent car inerte / ... / La question déterminante posée ici est d'une toute autre nature, Spririt of curiosity interroge notre véritable désir de perception de l'autre et probablement de nous-mêmes dans cette relation à l'autre / voyeurisme audio ? ... / Parfois, et à la faveur d'un authentique self-stop sur image (Ali Najbliža Ponuda) sommes-nous en face d'un sursaut d'écriture tel, telle cette mélopée que l'on devine de Mors Mea, sans en comprendre évidemment le sens - Sommes-nous encore ces "étranges" auditeurs invités à la magnifique cadence des pas communs, ponctués des dialogues, de Mors & Sean (Privrženost) cheminants vers leur destination ? Sommes-nous encore des "auditeurs" ?

Défiant une certaine vision du dogme musical, Duh Znatiželje trace une nouvelle ligne. Une ligne imperceptiblement mouvante et signifiante, l'after music est née.


Yes, it is indeed true, the "title" of this work can previously leave some doubt
"Duh Znatiželje, Daleko Od Iznenada, Budući Da Do Znam Kada Sam Bila Bez Njega"

Duh Znatiželje (Spirit of curiosity) then a comma "," and once past this "comma", an enigmatic message from one person addressing to another through a really "personal" message, a few words left in suspense ...

An enigma and a question : Where are we? A true mobile "and" immobile ambulatory experimentation, Spirit of curiosity is above all, the fruit of a human experience, that of a (beautiful) encounter between Sean Derrick Cooper Marquardt, recovering his convalescent minds after a heart attack, with Mors Mea, eminent archivist of the industrial culture on audio cassette - An enigma ... Self-audio-filmic border at the crossroads of various paths / successive urban slices of lifes captured without the compromise of a "musicality" and without apparent research of a "field recording" omnipotent effect, inert / ... / The determining question posed here is of a very different nature, Spririt of curiosity questions our true desire to perceive the other and probably ourselves in this relation to the other / audio voyeurism? ... / Sometimes, and thanks to an authentic self-stop on image (Ali Najbliža Ponuda) are we in front of a burst of writing such as this chant that we guess from Mors Mea, without obviously understanding the meaning - Are we still these "strange" listeners invited to the magnificent rhythm of the common steps, punctuated with dialogues, of Mors & Sean (Privrženost) journeying to their destination? Are we still "listeners" ?

Defying a certain vision of musical dogma, Duh Znatiželje draws a new line.
An imperceptible moving and significant line, the after music is born.

Thierry Massard / 27 mars 2019 - 09:24

Apparat :: lp5


Sascha Ring n'aime apparemment pas les raccourcis.
Coupant court à la destinée enviable, d'une émulsion au confortable succès,
Apparat réapparait, après une longue itinérance, au travers de ce sobrement intitulé LP5.
Evitant tout formalisme conceptuel facile, LP5 témoigne avantageusement d'une immense qualité de la part de son auteur : être d'abord et avant tout, une tête chercheuse, un équilibriste se jouant de tous les codes (mainstream, électro savante, ...) avec intelligence et gracilité.
Artiste avisé, Sascha Ring pratique la lente gestation de ceux pour qui les illusions sont effectivement, illusoires. LP5 est dès lors promis à la longue conservation.

Apparently, Sascha Ring does not like shortcuts.
Cutting short to the enviable destiny of an emulsion to comfortable success,
Apparat reappears, after a long roaming, through this soberly titled LP5.
Avoid any easy conceptual formalism, LP5 advantageously testifies of an immense quality on the part of its author : to be first and foremost, a pioneering researcher, a balancing actor playing with all the codes (mainstream, electro learned, ...) with intelligence and gracefulness.
Advised artist, Sascha Ring practices the slow gestation of those for whom illusions are indeed ... illusory.
LP5 is therefore promised to long-term preservation..

Thierry Massard / 25 mars 2019 - 10:57

apparat

Cocoon :: you've arrived

le temps d'un reset / consécutif au goût immodéré de Christophe Demarthe, aka Cocoon, pour l'investigation à 360° / le temps d'un reset. Nul besoin de démontrer, l'histoire est là pour témoigner. Les archivistes peuvent, s'en donner à coeur joyeux, rien d'impossible. 
Peut-être, le savez-vous, ici l'art du décorticage et de l'autopsie classifiante ne sont pas raison d'être, 
You've arrived est auto-suffisant, livré sans options. 
S'il faut chercher une "raison"d'être, il est probable qu'il faille la dénicher dans ces instants de répit (de grâce, qui sait) qu'offre parfois la time line. Si You've arrived vous atteint, c'est assurément sans crier gare, un accord horaire parfait entre son auteur et de son.sa auditeur.trice

the time of a reset / consequent to the immoderate taste of Christophe Demarthe, aka Cocoon, for the investigation at 360 ° / a time of reset. No need to demonstrate, the story is there to testify. Archivists can give themselves to a happy heart, nothing is willing.
As maybe you know, there, the art of hulling and classifying autopsy are not the reason of being,
You've arrived is self-sufficient, delivered without options.
If it is necessary to look for a "reason" to be, it is probable that it is necessary to find it in the moments of respite (of grace, who knows) that sometimes offers the time line. If you've arrived can reach you, it's certainly without warning, a perfect hourly agreement between the author and his listener.


Joël Hubaut :: oblitérer l'oblique




J'ai choisi 2 timbres pour n'en faire qu'un.
La moitié de la bouée rouge de Paul Signac plus la moitié de la Marilyn de Warhol forment l'icône greffée de mon souvenir immédiat concernant Marcel Proust.
C'est le signal, un mix élémentaire qui me permet de relier Honfleur/Cabourg et Barfleur/Valcanville comme une évidence....
Proust/Signac/ Warhol/ Proust ! Wouaaaaa! En 1973, après avoir vécu à Honfleur 3 années, j'arrive chez mon ami Yves Joulou, (graveur) à Valcanville près de Barfleur (France)
Là, il passait son temps à me parler de Proust à Combray et moi d'Andy à la factory. Nous échangions en quinconce ce ping-pong dandy. C'est gravé à vie.
Je me rappelle fiévreusement de nos soirées éméchées à Valcanville, (nom que j'avais transformé en Volcanville), presque chaque soir pendant plusieurs mois, 4 ou 5, je ne sais plus, il me lisait des fragments de "la recherche" que je contaminais en répliquant par des extraits du journal de Warhol et des poèmes de Claude Pélieu. De cette fracture totale, nous étions à cette époque paradoxalement en grande complicité. Nos aspirations excessivement opposées formaient des strates indélébiles qui surgissent à présent en pointillés. Sa boulimie du passé et ma fièvre du futur formaient un magma fusionnel intensif. Fallait nous voir aux terrasses du petit port de Barfleur, on pétillait en flou comme du Signac.
J'imaginais alors nos disséminations comme des pixels télévisuels, nos constellations baignaient dans la bière, la mousse avait des réverbérations Proustiennes que j'électrifiais par des hoquets que des tragédies simultanées à nos rires augmentaient en passion délirantes . Notre situation était déplorable, pas un rond.
Dans ce contexte, j'ai souvent contemplé la maison de Signac à Barfleur imaginant le côtoyer point par point pour engendrer la trame expansive de mes épidémies en rêvant de jours meilleurs.
Mon pointillisme s'évaporait dans les zooms du déjeuner sur l'herbe d'Alain Jacquet et les clichés offset dilatés d'Andy Warhol. Sérigraphie contre gravure!
La confrontation était fertile. J'étais un urbain de campagne, un animal diffracté. Je mélangeais souvenir et désir pour me projeter dans un imprévisible avenir ambitieux.
La lenteur consistante de" la recherche" dont j’étais, grâce à mon ami Joulou, devenu fidèle me procurait des trépidations impatientes que je percolais dans mon esprit intempestif avec Warhol, autant par le ralenti de ses films que pour cette pugnacité névrotique à vouloir pointer chaque seconde de sa vie obsessionnelle, enregistrant rigoureusement les moindres détails.
J'entends encore la voix d'Yves Joulou me lisant Proust, un verre de rouge à la main. Une voix continue comme le son de la Monte Young. Proust / bouée rouge !
Je peux confondre parfois l'un et l'autre dans des égarements hors-horaire de tanin. On riait, on divaguait, on méditait.
Mon ami Joulou est mort depuis si longtemps déjà, la vie me semble ainsi" statiquement accélérée" selon l'échelle du point de vue en tourbillonnant.
Les réminiscences sont des mouvements magnétiques aléatoires qui se déclenchent étrangement. Ces petits rouges que nous buvions pendant nos lectures à haute voix, me reviennent à vif.
Les gorgées se répandent dans la bouée rouge du timbre de Paul Signac comme un noyé flamboyant. Je bois Signac qui me rappelle Proust à Valcanville qui me rappelle Warhol qui me fait songer à mon ami Joulou en vain.
Je n'éprouve aucune nostalgie, le temps me semble discontinu comme une flaque ou je flotte à la dérive.
Chaque prélèvement de conscience n'est qu'une coupe qui ne révèle qu'un ajustement approximatif comme une saignée existentielle infra-mince.
La béance de l'interstice s'ouvre à d'incommensurables vertiges hors du temps.
En coupant et recollant ces deux moignons de timbres comme deux ventricules, j'opère une tranchée activante, un canyon de mémoire vive.
C'est une trachée d'aspiration/expiration. Pas possible de tricher avec un souffle de vie d'outre-tombe. De ce cut-up open source, seules les dents revêches des timbres tranchés convoquent une morsure qui me propulse vers d'autres devenir.
On avale. On digère. Je prends la vie à pleines dents pour me souvenir de mon futur-Moebius que j'entends bien ré-activer sans cesse...
Une spirale! Soudain, je pense à un autre ami rencontré un peu plus tard, en 1978. Thierry Massard, il avait 18 ans, (il n'était pas légionnaire!) mais il était fan absolu de Warhol et de Jean-Pierre Raynaud!
C'était l'osmose. Un Magnifique emballement spontané. On ne s'est pas quitté. Etonnant! C'est lui qui aujourd'hui propulse sur le web le fameux questionnaire de Proust.
Un raccord génial! Tout est toujours évident. Nous sommes connecté à fond. Il a crée un blog autour de l'electro et la scène"netaudio". Il convoque les plus grands DJ's, les meilleurs compositeurs d'ambient et d'électro et toute cette créativité technoïde étonnante qui s'expanse en hyper vitesse.
Il a envoyé le questionnaire original de Proust à Scanner, Phoenelai … ou ce fou de Kenji Siratori! Et super! Ils répondent.
La boucle s'enroule indéfiniment sans fin. Voilà, mes réminiscences jaillissent déjà mixées au maxi pour se greffer encore et encore en se répandant, toujours plus hybrides... Proust/ Signac/Warhol/le netaudio ... l’évidence !
De Proust à l’électro! Juste l’interstice infra-mince, cette saignée de l'existence!
Un collage pour décoller dans le bruit de fond cosmique!
Oui! Tout est possible! Entre les deux moitiés d'un timbre, un champ libre béant......

Joël Hubaut / 2008

theQ::

Ork Man :: nature


C'est effectivement dans la nature des choses, que d'être à l'heure pour la récréation.
Ne pas choisir avec qui l'on va jouer dans la cour, mais aussi et surtout, ne pas attendre. Pratiquer l'art savant de l'émulsion des genres, peut-être sans y avoir trop réfléchi par avance, refuser le calcul. Projeter le résultat dans un espace vide et observer - Surtout ! ne pas attendre.

It is indeed in nature of things, to be on time for recreation.
Do not choose with whom we will play in the yard, but also and most importantly, do not wait. Practice the learned art of the emulation of genres, perhaps without having thought too much in advance, to refuse the calculation. Project the result in a blank space and observe - Mostly ! Don't wait.

Thierry Massard / 11 mars 2019 - 09:25

acroplane recordings

Test Dept :: disturbance


La question - Test Dept est-il un épiphénomène ?
Mineurs des profondeurs depuis le commencement, survenus après la primale lame de fond, observés avec la prudente distance réservée aux couteaux du jour d'après, mais néanmoins très justement adulés pour l'inacceptable face de la liberté. Réalistes et pourfendeurs de la falsification de l'histoire, Test Dept s'était fondu dans l'érosion du temps. Perturbation - Réactivation de la batterie, les hyènes archivistes vont en faire les frais, sous la croute flétrie bat le coeur et l'éclatement hypnotique est éblouissant.
Si cette année accouche de chefs-d'oeuvre, Disturbance en est assurément un.



The question - is Test Dept an epiphenomenon?
Miners from the depths since the early beginning, after the primal downhole, observed with the careful distance reserved for the knives of the day after, but nevertheless very aptly adulated for the unacceptable face of freedom. Realists and slayers of the falsification of history, Test Dept had melted into the erosion of time. Disturbance - Reactivation of the battery, the hyenas archivists will make the costs, under the withered crust beats the heart and the hypnotic burst is dazzling.
If this year gives birth to masterpieces, Disturbance is certainly one of these.

disturbance

Thierry Massard / 8 mars 2019 - 22:51

Adam Jan Kaufmann :: tn-237m

Paré à déclencher la troisième guerre mondiale ?
C'est à partir du postulat d'un roman SF, Level 7 de Mordecai Roshwald, paru en 1959, que AJ Kaufmann nous invite dans son auto-référencé "brutalist rock". Chassé-croisé d'influences pour manche de guitare affuté et pédale fuzz de convenance, les 13 tracks de tn-237 font la démonstration d'un indéniable talent rétro-futuriste, pas si brutaliste qu'annoncé par l'auteur.

Ready to start the third world war?
It is from the postulate of a SF novel, Level 7 of Mordecai Roshwald, published in 1959, that AJ Kaufmann invites us in his self-referenced "brutalist rock". Crossed influences for sharpened guitar neck and fuzz pedal of convenience, the 13 tracks of TN-237 demonstrate an undeniable retro-futuristic talent not so brutalist as announced by its author.

OCP :: enough is never enough

Un peu d'histoire ? Avouons-le, le premier choc fut autant rude que la révélation fut durable et profonde : 5 septembre 2006 . L'histoire pouvait se mettre en marche et sans vouloir se retourner, elle accompagne ce rédacteur depuis ce jour là.
OCP est un artiste généreux et intense, c'est aussi un artiste dont la réelle modernité s'affranchit facilement des codes et des usages de "genres", procédant par capillarité sans jamais tomber dans le piège. Un exercice de style peu facile, au regard du confort méthodiquement adopté par la volonté générale et les lois sirupeuses du ... marché.

Un mois et demi après l'énigmatique accélération du single 46, João déclare catégoriquement que Enough is never Enough ! le ton est donné. Minimalisme à l'outrance ascétique, dès l'ouverture, Getting physical se charge de synthétiser le territoire égotique, atterrissage demandé et retour au périmètre de l'enveloppe. Tentative d'évasion ? Wander no more fixe le tempo sans modération, martial. Administrateur de ses propres contradictions formelles, Never worst envoie un premier signal crypté et insurrectionnel, la matrice frissonne. Nul recours possible, en digne maitre d'oeuvre, OCP convoque une Heavy guidance, l'homme est avisé.
Véritable virage et prise de risque contextuelle, expansif et flirtant objectivement avec l'industriel, Enough is never enough ouvre de nouvelles perspectives - Highlight !
Et puisque rien n'est jamais acquis, In joy se charge, classiquement, de revenir aux fondamentaux, tandis que Getting there ouvre le champs d'une ultime expérimentation et réussite manifeste : Take care - OCP est un artiste intense et généreux.


A little story ? Let's face it, the first shock was as harsh as the revelation was lasting and profound: September 5, 2006. The story could start and without wanting to turn around, it accompanies this editor since that day.
OCP is a generous and intense artist, it is also an artist whose modernity is easily freed from codes and uses of "genres", proceeding by capillarity without ever falling into the trap. An exercise of style that is not easy, regarding the comfort methodically adopted by the general will and the syrupy laws of ... market.

A month and a half after the enigmatic acceleration of single 46, João categorically declares that Enough is never Enough! The tone is set. Minimalism to ascetic excess, from the opening, Getting physical is responsible for synthesizing the egotistical territory, landing requested and return to the perimeter of the envelope. Attempt to escape? Wander no more sets the tempo without moderation, martial. Administrator of his own formal contradictions, Never worst sends a first encrypted and insurrectional signal, the matrix shivers. No recourse possible, worthy master of work, OCP calls a Heavy guidance, the man is advised.
Real turn and contextual risk taking, expansive and flirting objectively with industrial, Enough is never enough opens new perspectives - Highlight!
And since nothing is ever acquired, In joy helps, classically, to return to fundamentals, while Getting there opens the field for an ultimate experimentation and obvious success : Take care - OCP is definitely an intense and generous artist.

enough is never enough

Thierry Massard / 1er mars 2019 - 16:30

Øystein Jørgensen :: YMSE (vol.1)


Que le message soit parfaitement clair, YMSE ou plus précisément Y MS E constitue le premier volume, compilation de micro pépites disséminées dans le temps par Øystein Jørgensen. La promesse est d'ores et déjà annoncée, ces 654 secondes ne sont qu'un appetizer gourmand.
Inscrit dans le sombre périmètre de l'ambient, drone, l'experimentation, voir plus si affinités, Øystein n'en est pas moins un très remarquable acteur de la scène netaudio, notamment au travers des productions (en compagnie de Rune Martinsen) de Petroglyph, qui comptabilise plus de 600 belles références.

Structuré autour de 7 tracks, présentés comme fun et fusionnels, l'ouvrage offre, aux visiteurs égarés que nous sommes encore, espérons-le, des clés susceptibles d'ouvrir d'autres et mystérieuses portes - êtes-vous curieux ?

‣ Y MS E (vol.1)

So that the message must be perfectly clear, YMSE or rather precisely Y MS E constitutes the first volume, compilation of micro nuggets disseminated in time by Øystein Jørgensen. The promise is already announced, these 654 seconds are just a gourmet appetizer.
Inscribed in the dark perimeter of ambient, drone, experimentation, see more if affinities, Øystein is nonetheless a very remarkable actor of the netaudio scene, especially through the productions (with Rune Martinsen) of Petroglyph, which counts more than 600 beautiful references.

Structured around 7 tracks, presented as fun and fusional, the work offers to lost visitors, that we still are, hopefully, some likely keys to open other and mysterious doors - are you curious ?

‣ Y MS E (vol.1)

Thierry Massard / 1er mars 2019 - 12:37