The Charlatans :: some friendly


Il faut se rendre à l'évidence, la capitale européenne du moment en matière de zizique remuante n'est ni Limoges, ni La Roche sur Yon ; il faut pour se faire sa petite opinion, se tourner vers Manchester la grise et c'est (ô surprise) précisément l'endroit rêvé pour rencontrer les Charlatans. Issus de la déferlante Post psychédélique, il sont, à juste titre, le groupe dont tout le monde, outre Manche, parle en ce moment, à part, peut-être, Madame Thatcher. Tout le monde parle des Charlatans parce qu'ils font l'unanimité et, croyez-moi, cela fait grincer quelques quenottes. L'elixir de Some Friendly  n'est rien moins que le savant mélange d'un orgue hammond, d'une ligne rythmique ultra efficace coté pistes de danse torides, de la voix bien comme il faut de Tim Burgess ; bref, de la pop bien balancée, qui les a propulsés tel un éclair au top en un temps record. Il en est quelques-uns qui, déjà, les comparent au Grateful Jefferson Air Dead de l'époque fleurie. C'est aller bien vite en besogne et puis nous sommes en décembre alors, attendons le printemps, je vous prie, encore que ...

Some Friendly / discogs


It's obvious that the European capital of the moment in terms of stirring music is neither Limoges nor La Roche sur Yon; to make up one's mind, one has to turn to grey Manchester, and it's (surprise, surprise) precisely the place to meet the Charlatans. Born out of the post-psychedelic wave, they are, quite rightly, the band that everyone across the Channel is talking about at the moment, except perhaps Mrs Thatcher. Everyone's talking about the Charlatans because they're the unanimous choice and, believe me, that makes a few teeth grind. Some Friendly's elixir is nothing less than a clever mix of a Hammond organ, a highly effective rhythm line with a twisted dance floor, Tim Burgess' voice; in short, well balanced pop, which has propelled them to the top in record time. Some are already comparing them to the Grateful Jefferson Air Dead of the flowery era. That's going too fast, and it's December, so let's wait for spring, please, even though ...

© thierry massard / december 1990
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Olive :: Olive


Au risque d'être confronté à un trou de mémoire quasi général, il faut, si l'on veut parler de Olive, évoquer l'idyllique période des "sur ma mob", "tartine breakfast" ; bref, des temps (heureux ?) d'Olive au pays de Lili Drop, mais cela, c'était il y a 15 siècles, alors point - à - la - ligne.
Aujourd'hui, Olive c'est cet album sobrement intitulé "       ", un disque bourré de petites merveilles pour nos longues soirées au coin des haut-parleurs tonitruants. Tour à tour tranchant (retour à l'envoyeur, killer in the cellar) ; Olive se ballade dans un univers aride et glauque avec son coeur d'écrorché vif et des textes au réalisme pointu et cinglant.
Entouré de compères du genre Kent ou Richard Kolinka (pour n'utiliser que la lettre K) cet Olive là risque de remettre quelques pendules à l'heure dans un rock business français encore trop occupé à digérer "l'après alternatif". Il s'est même ouvert deux voies princières, celle des coeurs rock et celle des autres ... pas simple le défi, cela suffit à mériter une oreille attentive, non ? Moi j'y retourne ...

Olive / discogs


At the risk of being confronted with an almost general memory lapse, if we want to talk about Olive, we have to evoke the idyllic period of "sur ma mob", "tartine breakfast"; in short, the (happy?) times of Olive in the land of Lili Drop, but that was 15 centuries ago, so full stop.
Today, Olive is this album soberly entitled "      ", a record full of little wonders for our long evenings in the corner of thundering loudspeakers. By turns sharp (retour à l'envoyeur, killer in the cellar), Olive wanders in a dry and gloomy universe with his heart of a raw skinned man and lyrics with a sharp and scathing realism..
Surrounded by friends like Kent or Richard Kolinka (to use only the letter K), this Olive is likely to set the record straight in a French rock business still too busy digesting the "post alternative". He even opened two princely ways, the one of the rock hearts and the one of the others ... not an easy challenge, that's enough to deserve an attentive ear, isn't it ? I'm going back ...

© thierry massard / december 1990
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A Tribe Called Quest :: people's instinctive travels end the paths of rythm


J'échantillonne, tu échantillonnes, ils échantillonnent et ils n'y vont pas de main morte ces lascars. Prenez, par "ex-sample" un standard confirmé des années 70 comme le "walk on the wild side" transformiste de Lou Reed, ajoutez-y un tempo rap-soul du meilleur crû, mixez le tout avec savoir faire, mais si possible sans William Saurin, vous obtenez ce mets délicieux baptisé littéralement "Les voyages instinctifs des gens et les sentiers du rythme". C'est sucré à souhait et cela peut se consommer avec modération au moins 300 fois par jour. 
Oh ! Je sais que le simple mot "Rap" va faire bondir plus d'un au plafond du salon, parce que, parait-il, loin de son Bronx originel, RAP = BRUIT. Hé bien, essayez "luck of Lucien" et vous serez surpris, c'est tellement soft que l'amateur de Julie London, que vous êtes, peut-être, va tendre l'oreille et demander à la cantonade : "Mais-quelle-est-donc-cette-douce-et-vibrante-mélopée-que-j'entends-là-bas-dans-le-lointain ?"
Avec A Tribe Called Quest, nous sommes à quelques années lumières du trop basique "T'as vu mes nouvelles Reebook intersidérales à double pump sound system interlope !!!" et cela, madame, mademoiselle, monsieur HIPOP, c'est plutôt nouveau ,,, YO !

thierry massard / 16 décembre 1990 - 00:00

A Tribe Called Quest / zomba corp. - BMG


I sample, you sample, they sample and they don't go easy on these guys. Take, by "ex-sample" a confirmed standard of the 70's like Lou Reed's "walk on the wild side", add to it a rap-soul tempo of the best vintage, mix the whole with know-how, but if possible without William Saurin, you obtain this delicious dish literally baptized "Les voyages instinctifs des gens et les sentiers du rythme". It's sweet as can be and can be eaten in moderation at least 300 times a day. 
Oh, I know the mere word "Rap" will make many people jump to the ceiling in the living room, because, it seems, far from its original Bronx, that RAP = NOISE. Well, try "luck of Lucien" and you'll be surprised, it's so soft that the Julie London fan that you are, maybe, will ask the cantonade: "But-what-is-that-sweet-and-vibrant-melopoeia-that-I-hear-over-there-in-the-far?" With A Tribe Called Quest, we're a few light years away from the all-too-basic "Have you seen my new inter-stellar Reebook double pump sound system!!!" and that, ma'am, miss, mister HIPOP, is pretty new ,,, YO!

© thierry massard / december 1990
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Happy Mondays :: Pills 'N' Thrills And Bellyaches


Basta les grands discours ! Le disque du mois, qu'écris-je, le disque du semestre, c'est probablement celui-ci. Pourquoi ? La réponse va vous surprendre, mais je n'en sais absolument rien ; il est trop difficile de parler de ce disque sans que ... sans oublier que ... Bref, il y a tout, même la pochette !
En 3 albums et quelques singles, les HAPPY MONDAYS sont devenus une véritable institution incontournable (j'ai pourtant essayé ...). La force de ces vilains-pas beaux raveurs (rêveurs) extatiques (hum...) c'est leur indescriptible enthousiasme à culbuter la grisaille ambiante et ils ne s'en privent pas ; des reprises anecdotiques du genre John Kongos (step on) ; une tendance inégalable à vous donner envie de danser le jerk les bras en l'air  dans les embouteillages, si d'aventure, vous avez encore un autoradio. Un comprtement de sales gosses dadaïstes digne des Pistols, des textes cyniques et désespérés comme on les aime chez Factory Joy of New Durutti Division 25 ... Il y a même une pochette mais je l'ai déjà dit.
Bref, chers amis Peace Lovers, n'attendez pas 20 ans, un hypothétique RE-MASTER en 3D, les "lundis heureux" sont impatients, ils commencent demain.

thierry massard / dimanche 9 décembre 1990 - 00:00


Basta the great speeches! The record of the month, what am I writing, the record of the semester, is probably this one. Why is that? The answer will surprise you, but I have absolutely no idea; it is too difficult to talk about this record without ... without forgetting that ... Anyway, there is everything, even the cover !
In 3 albums and a few singles, the HAPPY MONDAYS have become a real institution (I tried ...). The strength of these ugly-not beautiful ravers (dreamers) ecstatic (hum...) it is their indescribable enthusiasm to tumble the ambient greyness and they do not deprive themselves of it; anecdotal covers of the kind John Kongos (step on); an unequalled tendency to give you desire to dance the jerk the arms in the air in the traffic jams, if by chance, you still have a car radio. A dadaist brats understanding worthy of the Pistols, cynical and desperate lyrics as we like them at Factory Joy of New Durutti Division 25 ... There is even a cover but I already said it.
In short, dear Peace Lovers, don't wait 20 years for a hypothetical RE-MASTER in 3D, the "happy Mondays" are impatient, they start tomorrow.


© thierry massard / december 1990
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The Cure :: mixed up


Aie ! Aie ! Aie ! Enfer et damnation !
Ô la vilaine bande de bashi-bouzouks !
Le voici donc le dernier gag monstrueux de Robert Smith et de sa sinistre bande de corbeaux dance-mixers. Ils ont osés et ils en sont fiers ces ... sacripans ; observez que je tiens absolument à rester poli - mais j'ai VRAIMENT du mal. ces zombies-là ont perdu toute conscience de la réalité, cela fait GLING, GLING, GLING pendant 73 minutes et 7 secondes dans nos pauvres têtes. Il est archi difficile d'évaluer, en l'état actuel, l'ampleur de ce désastre sonore, il est techniquement impossible d'obtenir une explication même irrationnelle à cette décrépitude d'une production initialement si brillante. Que l'on ne s'y trompe pas, mes intentions sont cures ! Oui ! Seventeen seconds était un chef d'oeuvre, oui ! Les Cure sont (étaient) un groupe très important pour la décennie qui vient de s'achever mais probablement pas pour la suivante.
Fort heureusement, ici, la publicité comparative est autorisée, alors essayez le Mixed up (mix down) de A Forest et retournez dans le grenier, chercher l'original, il est certain qu'après cette opération, le père Noël des curistes convaincus change d'avis. Enfin, souhaitons-le pour la bonne santé de la cheminée. GLING GLING GLING.

thierry massard / 2 décembre 1990 - 00:00

universal cure store 


Ouch! Ouch! Ouch! Hell and damnation!
O the ugly band of bashi-bouzouks!
Here it is, the last monstrous gag of Robert Smith and his sinister band of dance-mixers crows. They dared and they are proud of it these ... sacripans; observe that I absolutely want to remain polite - but I REALLY have trouble. These zombies have lost all consciousness of reality, it makes GLING, GLING, GLING during 73 minutes and 7 seconds in our poor heads. It is very difficult to evaluate, in the current state, the extent of this sound disaster, it is technically impossible to obtain an explanation even irrational to this decrepitude of a production initially so brilliant. Let there be no mistake, my intentions are pure! Yes! Seventeen seconds was a masterpiece, yes! The Cure are (were) a very important band for the decade that just ended but probably not for the next one.
Fortunately, here, comparative advertising is allowed, so try the Mixed up (mix down) of A Forest and go back to the attic, look for the original, it is sure that after this operation, the Santa Claus of the convinced Curists change his mind. At least, let's hope so for the good health of the fireplace. GLING GLING GLING.

© thierry massard / december 1990
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Five Guy Named Moe :: five guys named moe


Que font les 217 habitants de Waba (Canada) en cet instant ?
Ils traversent certainement la grand'rue vêtus d'une doudoune rouge, chaussés de snow boot's poilues, la casquette vissée sur la tête.
Et que font les Five Guys Named Moe ?
Hé bien, lassés de traverser la grand'rue pour aller bosser à l'usine de papier du coin, ils se sont envolés pour la lointaine Ecosse afin de nous offrir ce disque au charme discret.
Nous savions les canadiens fins mélomanes et un peu babas cools (quelle mauvaise langue, j'vous jure ...) mais là !! Un disque si sensible, si délicat, bref si intelligent, on en reste baba (euh...oui !) 
sa principale qualité ? c'est la simplicité, des compositions limpides avec une petite guitare par-ci, un doigt de piano par-là, et puis, comment ne pas tomber amoureux de la voix aérienne de Meg lunney,  qui signe en compagnie de Jonathan Evans, les titres de cet album. Alors, bien sur que ce n'est pas "LE" disque du siècle, il n'en a d'ailleurs pas la prétention et c'est tant mieux car de toute façon qui s'en soucie encore "DU" disque du siècle ...

thierry massard / 25 novembre 1990 - 00:00



What are the 217 inhabitants of Waba (Canada) doing right now?
They are certainly crossing the main street wearing a red down jacket, hairy snow boots, and caps on their heads.
And what do the Five Named Moe do?
Well, tired of crossing the main street to work at the local paper mill, they flew to far away Scotland to offer us this disc with a discreet charm.
We knew the Canadians were fine music lovers and a little bit cool babas (what a bad language, I swear ...) but here ! A record so sensitive, so delicate, in short so intelligent, one remains baba (uh...yes!) 
its main quality? it is the simplicity, limpid compositions with a small guitar here, a finger of piano there, and then, how not to fall in love with the aerial voice of Meg Lunney, who signs in company of Jonathan Evans, the titles of this album. So, of course it is not "THE" record of the century, it does not have the pretension of it and it is so much better because anyway who still cares about "THE" record of the century...


© thierry massard / november 1990
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Les Rita Mitsouko :: RE


D'abord et avant tout, le titre :: "RE"
Non ! Il ne s'agit pas d'une pub mensongère. Sorti à la mi-octobre "RE" n'est pas le nouveau Rita, enfin si ! Enfin non ! Allons, allons, expliquons-nous ... L'idée était dans l'air depuis un fameux "RE" remontant à la nuit des temps (c'est à dire, il y a deux ou trois ans).
"Ceci n'est pas une compilation" clame le duo et ils ont raison les RitaRE Mixoukés, ce disque n'est pas une compile, mais une véritable RE-construction de morceaux plus ou moins récents.
11 titres (dont 2 Andy) RElyophilisés, REdisséqués, REcomputer-séquencés RE-RE-RE-hi-énergisés (hé-hé) par le top gratin de REmix et signalons au passage l'excellissime performance du français Dee Nasty en compagnie de Fat-Freddy pour un "jalousie" à en mourir justement de jalousie.
Bien sur, l'on peut se demander pourquoi tel morceau plus qu'un autre, mais, voyez-vous, au royaume de la subjectivité ... 
Alors attendons la prochaine livraison des Mitsouko, que ce disque ne puisse effectivement pas constituer un "néo-best of" et ... le p'tit train s'en va dans la montagnegnegnegne ... il s'arrêtera à la Cigale, à partir du 5 décembre.

thierry massard / 18 novembre 1990 - 00:00

RE


First and foremost, the title :: "RE"
No! This is not a misleading advertisement. Released in mid-October "RE" is not the new Rita, well yes it is ! Finally no it is not ! Come on, come on, let's explain ... The idea was in the air since a famous "RE" dating back to the mists of time (ie, two or three years ago).
"This is not a compilation" proclaims the duo and they are right the RitaRE Mixoukés, this record is not a compilation, but a real RE-construction of more or less recent tracks.
11 tracks (including 2 Andy) RElyophilized, REdissected, REcomputer-sequenced RE-RE-RE-hi-energized (hey-hey) by the top brass of REmix and let's mention in passing the excellent performance of the French Dee Nasty in the company of Fat-Freddy for a "jealousy" to die for.
Of course, one can wonder why such piece more than another, but, you see, in the kingdom of subjectivity ...
So let's wait for the next delivery of Mitsouko, so that this record can't be a "neo-best of" and ... the little train goes to the mountains ... it will stop at the Cigale, from December 5th.First and foremost, the title :: "RE"
No! This is not a misleading advertisement. Released in mid-October "RE" is not the new Rita, well yes it is ! Finally no it is not ! Come on, come on, let's explain ... The idea was in the air since a famous "RE" dating back to the mists of time (ie, two or three years ago).
"This is not a compilation" proclaims the duo and they are right the RitaRE Mixoukés, this record is not a compilation, but a real RE-construction of more or less recent tracks.
11 tracks (including 2 Andy) RElyophilized, REdissected, REcomputer-sequenced RE-RE-RE-hi-energized (hey-hey) by the top brass of REmix and let's mention in passing the excellent performance of the French Dee Nasty in the company of Fat-Freddy for a "jealousy" to die for.
Of course, one can wonder why such piece more than another, but, you see, in the kingdom of subjectivity ... 
So let's wait for the next delivery of Mitsouko, so that this record can't be a "neo-best of" and ... the little train goes to the mountains ... it will stop at the Cigale, from December 5th.

© thierry massard / november 1990
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Brian Eno / John Cale :: wrong way up


Quelle chance ! Inaugurer cette nouvelle rubrique sur l'air du grand rendez-vous, à l'aube des années 90. Jugez plutôt. Sir John Cale sortant à peine de l'hommage posthume à Andy Warhol en compagnie de Lou Reed pour un très velvetien "Songs for Drella" ; Brian Eno, quant à lui, ne faisant plus parler de lui que sous la ligne "produced by" ou bien encore à l'origine d'une oeuvre pour oreillers en duvet d'oie et quelques videos très underground. L'heure est donc aux vraies retrouvailles pour un sens dessus dessous à la hauteur de nos espérances.Un vrai disque de dandy moderne où l'on se promène quelque part entre un bee bop a lula techno (crime in the desert) et ces douces mélodies pop qui, insidieusement vous accompagneront au cours des dix prochaines années sans jamais vous démoder auprès de vos amis (Cordoba), mais, me direz-vous, quoi donc de révolutionnaire dans tout celà ? La nouveauté, c'est que Monsieur Eno s'est enfin décidé à rechanter, pensez-donc, cela faisait 13 ans, 13 longues années depuis son "Before and after science", c'est un signe ça, non ?

thierry massard / 11 novembre 1990 - 00:00

wrong way up (expanded version / opal-we (1990)


What an opportunity! Inaugurate this new press column on the tune of the big date, at the dawn of the 90s. Judge for yourself. Sir John Cale, just coming out of the posthumous tribute to Andy Warhol, with Lou Reed for a very velvetian "Songs for Drella"; Brian Eno, for his part, only talking about himself under the line "produced by" or even at the origin of a work for goose down pillows and some very underground videos. A real modern dandy's record where we walk somewhere between a bee bop a lula techno (crime in the desert) and these soft pop melodies that will insidiously accompany you during the next ten years without ever going out of fashion with your friends (Cordoba), but, you may ask, what is revolutionary in all this? The novelty is that Mr Eno has finally decided to sing again, think about it, it's been 13 years, 13 long years since his "Before and after science", that's a sign, isn't it?

© thierry massard / november 1990
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