Vague Voices :: Гробник


Juste retour des choses ? Transfuges de la scène industrielle et gamers, Stefan Bachvarov (Cyberian) et Angel Simitchiev (Mytrip), mettent à profit leur addictive passion et l'influence, semble-t'il, considérable que celle-ci a provoqué sur le duo, pour nous en livrer une nouvelle lecture, construite autour du mythe d'une créature vampiresque "Гробник".
Le résultat ? Si l'on est, à priori, prêt à craindre le pire, au regard du fait que les concepteurs initiaux de ces jeux (Silent Hill, Quake ...), ont balisé leur propre parcours créatif dans un esprit fusionnel d'art totalement "utile" à l'immersion LCD et surround simultanés, Гробник semble étonnamment imprégné d'un tout autre cursus, quasi apaisé, rappelant parfois, les très riches heures du flamand rose du début des années 70, juste avant la cryogénisation fatidique de la face cachée de la lune ou celui, plus contemporain, des instigateurs sonores historiques du gaming (wipe out ...)
Reste enfin, cette appréhension délicate, un possible sentiment d'edulcoration, dû à l'amputation iconographique, qu'il vous conviendra de combler, à la lumière tamisée de votre talent de projeter non sans délice, vos pires cauchemars ... Go!

A just reward ? Transfers from the industrial scene and gamers, Stefan Bachvarov (Cyberian) and Angel Simitchiev (Mytrip), make use of their addictive passion, and the considerable influence it seems, that it caused on the duo, for delivering a new reading, built around the myth of a vampire creature "Гробник".
The result ? If, at first sight, we are ready to fear the worst, considering that the initial designers of these games (Silent Hill, Quake ...), have marked their own creative journey in a spirit fusion of art totally "useful" to simultaneous LCD and surround immersion, Гробник seems surprisingly impregnated with a completely different curriculum, almost appeased, recalling sometimes, the very rich hours of the pink flamingo of the early 70s, just before the fateful cryogenization of the hidden side of the moon or the more contemporary sound promoters of historical gaming (wipe out ...)
Then, finally remains, this delicate apprehension of a possible sweetening feeling due to iconographic amputation, it will be appropriate for you to fill it, in the dim light of your talent to project, not without delight, your worst nightmares ... Go!

Thierry Massard / 24 avril 2019 - 14:01

‣ amek collective

merci MusicMap

Nick R 61 :: into the mind


Vous le savez, cet endroit n'est assurément pas, un de ces sites de réservation pour voyageur impénitent, encore qu'il ne soit pas rare que certaines destinations, proposées ici, puissent permettre d'apprécier cet art du déplacement, sans les désavantageuses charges de bagages et les péages consécutifs d'usage - Nick R 61, lui aussi, le sait si bien, qu'il se charge, en seulement 7 minutes et 12 secondes de vous rapporter trois Zooms et autant de souvenirs du périple d'un genre assez particulier.
Zoom n°1 - ལྷ་ས་ - impressionnant déluge de puissance militaire, martèlement, cohorte de touristes monochromatiques (vert) et quelques chaînes sanglantes. Il est assez rare qu'une visite guidée soit aussi explicite, qu'elle emporte la quasi totalité de l'expérience vers l'évocation d'un autre devenir.
Zoom n°2 - काठमाडौं - rythmique circulaire et possible évanescence de mantras, l'évocation du croisement de nombreuses routes, impasses objectives de rêves sans devenir.
Zoom n°3 - ཇོ་མོ་གླང་མ - paradoxe d'une amplitude et l'ultime soubresaut (souffle) décroissant vers le cliquetis rotatif d'un disque microsillon sans fin.
En quelques instants fugaces, into the mind fige une intention véritable, celle d'un musicien de grand talent, de vouloir rompre avec le prévisible.

As you know, this place is definitely not one of those unrepentant traveler booking sites, although it is not uncommon for some of the destinations offered here to be able to appreciate this art of moving without the disadvantageous Luggage loads and the usual tolls of use - Nick R 61, himself, knows it so well, that he takes care, in only 7 minutes and 12 seconds to bring you three Zooms and as many memories of the journey, of a rather particular kind.
Zoom n ° 1 - ལྷ་ ས་ - impressive deluge of military power, pounding, cohort of monochromatic tourists (green) and some bloody chains. It is quite rare for a guided tour to be so explicit that it takes almost the entire experience towards the evocation of another becoming.
Zoom n ° 2 - काठमाडौं - circular rhythm and possible evanescence of mantras, the evocation of the crossing of many roads, objective impasses of dreams without becoming.
Zoom n ° 3 - ཇོ་ མོ་ གླང་ མ - paradox of an amplitude and the ultimate jerk (breath) decreasing towards the rotating rattling of an endless vinyl.
In some fleeting moments, into the mind freezes a real intention, that of a great talented musician, who wants to break with the predictable.

Thierry Massard / 23 avril 2019 - 18:32

into the mind
fusion netlabel

Hypnos :: fearwell


Sepia ... Nouvelle tourmente de l'air du temps ? l'incorrigible langueur d'un printemps, sepia !
Zéro faute pour Stanislav Genadiev, entité autonome issue du duo RoboKnob, malaxant en toute liberté les nappages analogiques comme ces encres dissimulantes.
fearwell nous invite à l'usage de l'imparfait, annonciateur d'une lecture quasi cinématographique de ces anxiétés que l'on partage si facilement, de peur de ne devoir en confesser d'autres, beaucoup moins avouables. Tout en espièglerie, et au travers de ces huit séquences au leitmotiv unique et performant,  fearwell accuse la banalisation massive de certains codes sonores - Zéro faute.

Sepia ... New storm of the times? the incorrigible languor of a springtime, sepia!
Zero fault for Stanislav Genadiev, autonomous entity from the RoboKnob duo, mixing freely analog toppings like these concealing inks.
fearwell invites us to the use of the imperfect, announcing an almost cinematographic reading of these anxieties that we share so easily, so as not to have to confess others, much less avowable. Playful, through these eight sequences with the unique and powerful leitmotiv,  fearwell accuses the massive trivialization of certain sound codes - Zero fault.

Thierry Massard / 18 avril 2019 - 16:37

fearwell
mahorka netlabel

Lance Austin Olsen & Terje Paulsen :: terraforming


De prime abord, il y a toujours et évidement le fameux protocole - la nécessaire distance, l'observation prudente puis, l'amorce du signe / le signal - le désir ou la tentation d'une alchimie de verbes singuliers / Un pont entre deux rives ? Quel pont ? Quelles rives ? Basse besogne, futilité ...
Ici, la contamination sentimentale n'est pas de mise, ici l'émulsion est rhyzomique et nous l'envisageons, particulièrement durable. 
terraforming suggère une nouvelle géographie sensorielle faite de gestes (très) provisoirement subordonnés au domptage, la captation minutieuse de l'air, le souffle euphonique, l'altitude raisonnable de soundscapes affranchis des apparences.
Intensément prospectif, terraforming examine le langage sonore et,
pertinents, MM. Olsen & Paulsen en ont profité pour rédiger un nouveau ... dictionnaire.

Prima facie, there is always and, of course, the famous protocol - the necessary distance, the cautious observation then, the beginning of the sign / the signal - the desire or the temptation of an alchemy of singular verbs / A bridge between two shores? Which bridge? Which shores? Low work, futility ...
There, the sentimental contamination is not appropriate, here the emulsion is rhyzomic and, we consider it, as particularly durable.
terraforming suggests a new sensory geography made of gestures (very) temporarily subordinated to the taming, the meticulous capture of the air, the euphonic breath, the reasonable altitude of soundscapes emancipated from appearances.
Intensely prospective, terraforming examines sound language and,
relevant, MM. Olsen & Paulsen took the opportunity to write a new ... dictionary.

Thierry Massard / 15 avril 2019 - 19:21

infrequency editions

‣ theQ::  Terje Paulsen
‣ theQ::  Lance Austin Olsen

France Jobin :: solitude



Ici ... très très près du sol, rêche et terne, les prégnantes certitudes, poisseuses, indolentes, les renoncements, le repli volontaire, les mépris successifs, les arrogances sécularisées, la pâte à modeler les désillusions, les évidences hermétiques, le tumulte silencieux, sordide constat des faillites sans enjeu, les regards précis, glaçants, les lèvres scellées, le retranchement aiguisé, les hobbies futiles et désincarnés, la vertueuse raison pétrifiée, le strict mode d'emploi ...
Là, ici peut-être aussi, l'éveil, la vision vagabonde, la synchronicité, le doute fondateur, le geste nomade, le poids de l'air, le crépitement d'un balancier eurythmique, l'éclat, un éphémère interstice ...

Here ... very very close to the ground, rough and dull, the imposing certainties, sticky, indolent, the renunciations, the voluntary withdrawal, the successive contempts, the secularized arrogances, modeling clay of disillusionments, the hermetic evidences, the silent tumult, sordid observation of bankruptcies without stakes, the precise glances, chilling, the sealed lips, the sharp entrenchment, the futile and disembodied hobbies, the petrified virtuous reason, the strict instructions for use ...
There, perhaps also here, the awakening, the vagabond vision, the synchronicity, the founder doubt, the nomadic gesture, the air weight, the crackling of a eurythmic pendulum, the brightness, an ephemeral interstice ...

Thierry Massard / 13 avril 2019 - 05:51

silent records
theQ::

photo by Rossana Uribe

David Area :: shoganai


Une certitude - Une unique certitude est possible, l'acceptation de l'immuable.
Tendre vers l'inéluctable rigidification d'une suspension du temps et de l'espace sonore en puissantes strates sédimentaires est une gageure.
Avec ces 4 magnifiques constructions évolutives, David Area vient d'y parvenir plus que magistralement !

A certainty - An unique certainty is possible, the acceptance of the immutable.
Tending towards the inescapable stiffening of a suspension of time and sound space in powerful sedimentary strata is a challenge.
With these 4 magnificent evolutionary constructions, David Area has just achieved it more than masterfully!

Thierry Massard / 9 avril 2019 - 18:56

audiotalaia
shoganai
David Area
theQuestionnaire