Alexandra Hinz-Wladyka :: Old Cemetery Bonn


La photographe et artiste visuelle Alexandra Hinz-Wladyka est formelle ::
"Alles hat seine Zeit, Augenblicke des Seins in Augenblicken des Schaffens".
il y a effectivement un temps pour tout ! Photo empruntée à son auteure, à la faveur de l'irrépressible envie de quelques lignes sans intention particulière, sinon l'évidente sollicitation de cette image issue d'une promenade dans un cimetière de Bonn, un jour de janvier 2020.

Une allégorie interpellant une réflexion, une interrogation qui se structure (au fil du temps) autour de quelques encodages et prérogatives qu'il est bon de secouer, parfois ? non ! toujours.

Le temps ? Le temps pour tout mais aussi cette temporalité pour nada, le temps et son usage envisageable, circonstanciel, opportun ou pas, le temps pour dire, pour faire (ou pas), ses multiples phénomènes, sa continuité inconsciente (ou pas), son avant et son "day after", son caractère fondamental, fonctions connexes, rhizomes ... Rhizomes ? Fiction spéculative ou partition philosophique, harmonies et dissonances, et déjà cet écrin de branchages, intrusif et invasif, pédoncules turgescents inquiétés par la proximité prochaine d'une émulsion huileuse, fragmentation sinueuse. Est-t'on seulement face à l'ultime posture, au bord du gouffre, d'un angelot au bras gauche maculé de cendres, figé dans une promesse directionnelle aléatoire, alors que le regard se dérobe, vaincu.

Aucun secours possible, l'intensité (cachée) de cette image de Hinz-Wladyka rencontre la puissante résistance d'un réel tangible, la confrontation aux épais pelliculages sédimentaires et successifs est désormais inévitable. La matrice diaphane de strates est, tout autant, désormais opérante, assimilation séquentielle de celles-ci, myriades de particules tranchées dans le vif, compactes et invisibles pour atteindre une densité atmosphérique pétrifiée.

Ainsi, dans cette apparente et singulière dualité entre image émotionnelle et matérialité inductive, Alexandra Hinz-Wladyka a finalement choisi ... la fusion !

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The photographer and visual artist, Alexandra Hinz-Wladyka is formal ::
"Alles hat seine Zeit, Augenblicke des Seins in Augenblicken des Schaffens".
there is indeed a time for everything! Photo borrowed to its author, in favor of the irrepressible desire for a few lines without any particular intention, If not the evident temptation of this image from a walk in a cemetery in Bonn, a day of January 2020.

An allegory calling for reflection, a question that is structured (over time) around some encodings and prerogatives that it is good to shake off sometimes? no ! always.

Time ? Time for everything but also this temporality for "nada", time and its conceivable use, circumstantial, timely or not, time to say, to do (or not), its multiple phenomenas, its unconscious continuity (or not), its before and its "day after", its fundamental character, related functions, rhizomes ... Rhizomes? Speculative fiction or philosophical partition, harmonies and dissonances, and already this case of branches, intrusive and invasive, turgid peduncles worried by the near proximity of an oily emulsion, sinuous fragmentation. Are we only facing the ultimate posture, on the edge of the abyss, of a cherub on the left arm smeared with ashes, frozen in a random directional promise, as the gaze slips away, defeated.

No possible help, the intensity (hidden) of the image of Hinz-Wladyka meets the powerful resistance of a tangible reality, the confrontation with thick sedimentary and successive membranes is now inevitable. The diaphanous matrix of strata is from now, equally effective, sequential assimilation of these, myriads of particles cut in the living, compact and invisible to achieve a petrified atmospheric density.

Thus, in this apparent and singular duality between emotional image and inductive materiality, Alexandra Hinz-Wladyka finally chose ... fusion!

thierry massard / 27 janvier 2020 - 18:30

Alexandra Hinz-Wladyka
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photo © Alexandra Hinz-Wladyka 2020