Niteffect :: nip in the bud


Certains le savent, d'autres un peu moins, écrire à propos de Miklos Labady, c'est ouvrir un coffret.
Un coffret que l'on aimerait pourtant garder rien que pour soi, ne rien dire, se camoufler derrière quelques figures de style hermétiques, ne rien dire, mots anodins, chuchotés, entravés d'un sourire courtois.

13ème album de l'homme de Budapest, "Nip in the bud" fait suite à "The wage of forgetting", étoile incandescente et bilan miraculeux d'une étrange décennie que nous avons passée sur les débris d'un temps où l'espoir était permis, un close-up atomisé en plein vol.

Nourri d'une inaltérable curiosité, Niteffect est également un artiste qui se méfie de la lumière, poursuivant, seul, un ravissant chemin jalonné de bioluminescence.

Largement imprégné d'une nostalgie rêvée au parfum somptueux de matières assez peu recyclables, "Nip in the bud" se savoure néanmoins sans regrets, défilement d'images et de sensations résiduelles. Peut-être, nous arrêterons-nous pour un monochromatic sunset, que déjà le métronome nous invite à rejoindre le grand cirque, quelques gouttes d'un orage et les saveurs d'Osaka au loin. 

Vous le savez déjà, d'autres un peu moins, ouvrir ce coffret, mais ... chut !

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Some know it, others a little less, write about Miklos Labady is to open a box.
A box that we would however like to keep just for ourselves, say nothing, camouflage ourselves behind a few hermetic style figures, say nothing, harmless words, whispered, hampered with a courteous smile.

Budapest man's 13th album, "Nip in the bud" follows "The wage of forgetting", an incandescent star and miraculous record of a strange decade that we spent on the debris of a time when hope was allowed, an atomized close-up in mid-flight.

Fueled by an unalterable curiosity, Niteffect is also an artist who distrusts light, pursuing, alone, a delightful path marked out by bioluminescence.

Largely imbued with a dreamy nostalgia, a sumptuous fragrance of materials that are not very recyclable, "Nip in the bud" can nevertheless be enjoyed without regrets, scrolling through images and residual sensations. Perhaps, we will stop for a monochromatic sunset, than the metronome already invites us to join the great circus, a few drops of a storm and the flavors of Osaka in the distance.

You already know, others a little less, open this box, but ... hush!

thierry massard / 10 janvier 2020 - 18:10

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