VPD :: dead weather


Partie intégrante d'un processus créatif et filmique, "dead weather" est le premier court métrage de Radoslav Radoslavov. Nourri d'une intensive collaboration avec le label bulgare Mahorka, c'est donc une bande sonore, sans images, sinon l'artwork, qui nous est, pour l'heure, offerte - Frustration ?
Voici une excellente opportunité pour notre système neuronal, bien souvent au bord de l'implosion.
Un ultime regard pour ces eaux flamboyantes - Fermons les yeux !
Laissons se dérouler, les 5 thèmes de Dimitar Kalinov aka VPD.
Ouverture et distance de précaution, nous sommes saisis par un souffle mécanique et son écho lointain, la prudence d'un mouvement indécis dans le noir absolu - film mental équivoque - assailli d'inquiétudes - le souffle d'une présence - cette respiration méthodique.
Mais, patience, cette obscurité choisie, l'elliptique répondeur téléphonique et son égranage laconique ne tarderont pas à livrer un lourd secret.
Peur d'ouvrir les yeux sur un "dead weather" ?

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Part of a creative and filmic process, "dead weather" is the first short film by Radoslav Radoslavov. Nourished by an intensive collaboration with the Bulgarian label Mahorka, it is therefore a soundtrack, without images, if not the artwork, which is, for the time being, offered to us - Frustration?
Here is an excellent opportunity for our neural system, often on the verge of implosion.
A final look at these flamboyant waters - Let's close our eyes!
Let us unfold, the 5 themes of Dimitar Kalinov aka VPD.
Aperture and distance of precaution, we are seized by a mechanical breath and its distant echo, the prudence of an indecisive movement in absolute darkness - equivocal mental film - assailed with worries - the breath of a presence - this methodical breathing.
But, patience, this chosen obscurity, the elliptical answering machine and its laconic outlay will not be long in revealing a heavy secret.
Afraid to open your eyes on a "dead weather?

thierry massard / 22 février 2020 - 13:00

mahorka

Anti f:Orm Compilation Vol.6


Symbole de résistance & activisme sonore ? Métaphore phonique ?
Réponse fragile, et circonstancielle, au jeu de dupes de la standardisation rampante et ses inéluctables conséquences ? Refus du possible naufrage ?
Loin de tout défaitisme, une chose semble certaine, le netlabel God Hates God records a choisi la voie tangente, l'action.

Véritable concept développé en rapports annuels successifs, les compilations Anti f:Orm témoignent d'une volonté farouche de la part de leur instigateur, Patrick Masson, musicien multi-composite et infatigable tête chercheuse, de conjuguer les éphémères synthèses. À vous de juger !

6ème édition, conçue autour de la thématique "minimalisme et interprétation", ce millésime 2020 permet d'entrapercevoir, en surface momentanée, 24 alchimistes penché(e)s sur 22 tracks, vérifiants  individuellement la justesse de la proposition. 24 personnalités différentes, aux parcours d'investigations, probablement parfois antagonistes, mais réunis par le même désir d'anticiper les matrices sonores différemment.

Il est bien difficile de dégager, un nom, un track, un instant, tant l'ensemble semble cohérent. Cet Anti f:Orm 6 est un édifice certes fragile, c'est aussi le clignotement persistant d'une idée que nous partageons.

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Symbol of resistance & sound activism? Phonic metaphor?
A fragile and circumstantial response to the dupe game of creeping standardization and its inevitable consequences? Refusal of possible sinking?
Far from any defeatism, one thing seems certain, the netlabel God Hates God records chose the tangent path, action.

Veritable concept developed in successive annual reports, the Anti f: Orm compilations bear witness to a fierce desire on the part of their instigator, Patrick Masson, a multi-composite musician and tireless researcher, to combine ephemeral syntheses. Your turn to judge !

6th edition, designed around the theme "minimalism and interpretation", this 2020 vintage allows to catch a glimpse, on a momentary surface, of 24 alchemists leaning over 22 tracks, individually verifying the correctness of the proposal. 24 different personalities, with investigative journeys, probably sometimes antagonistic, but united by the same desire to anticipate sound matrices differently.

Difficult to identify a name, a track, an instant, as the whole seems coherent. This Anti f: Orm 6 is certainly a fragile building, it is also the persisting blink light of an idea that we share.

thierry massard / 13 février 2020 - 16:52

God Hates God Records

theQ :: Patrick Masson

Dan Deacon :: mystic familiar

Pour être le plus honnête possible, évidement en toute subjectivité, cet endroit n'est pas, à priori, le plus farouchement propice à la découverte exhaustive de la carrière du musicien de Baltimore. Quelques incursions, parfois, à la faveur d'une actualité modeste durant la précédente décennie, avec l'attention que l'on a pour un lointain cousin, sinon un véritable arrêt sur image pour son America de 2012. C'était sans compter avec les morsures apathiques d'un hiver, un saison fataliste qui s'éternise désormais, réchauffement climatique oblige, de septembre à juin.
Surprise ! Il y a un printemps et un été confondus dans ces 11 pistes de Mystic Familiar.
Synthèse d'une régénération, sentiments et sensations exacerbés avec bonheur, Dan Deacon saute à pieds joints dans les flaques, éclabousse allègrement les mornes résignations.
Entre conscience et envie, Deacon a inoculé un nouveau remède, l'espièglerie illimitée.
Un printemps (et un été) en plein hiver.

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To be as honest as possible, obviously in all subjectivity, this place is not, a priori, the most fiercely conducive to the exhaustive discovery of the career of the musician of Baltimore. A few forays, sometimes, in favor of modest news during the previous decade, with the attention we have for a distant cousin, if not a real freeze frame for his America of 2012. It was without reckoning with the apathetic bites of a winter, a fatalistic season which is now dragging on, global warming obliges, from September to June.
Surprise! There is a spring and a summer combined in these 11 Mystic Familiar tracks.
Synthesis of a regeneration, feelings and feelings exacerbated with happiness, Dan Deacon jumps with both feet in the puddles, gleefully splashes the dismal resignations.
Between conscience and envy, Deacon has inoculated a new remedy, the limitless mischievousness.
A spring (and a summer) in the middle of winter.

thierry massard / 4 février 2020 - 19:00


mystic familiar
Dan Deacon

Tristis Carmina :: harbor mother

Initialement Cagey House, Kid Feardive, Howdy Persephone ou Figment Bean et aujourd'hui Tristis Carmina, Dave Keifer est plus qu'assurément, un artiste attachant ...

Bravo ! Voici précisément une intro, un cliché, dont l'auteur de ces lignes, devrait sincèrement se méfier. Dave Keifer est, nous l'espérons, probablement une personne "attachante", mais surtout un artiste particulièrement addictif pour quiconque a, un jour ou l'autre, croisé l'une de ses multiples investigations.
Désireux de vérifier ce potentiel ? Nous ne saurions, que trop, vous recommender quelques-unes des merveilleuses pépites jalonnant le parcours du garçon.

Maintenant, éloignons-nous de ce fatras promo-émotionnel. Essayons, un instant, de ne pas être intrigués par cette "harbor mother". Quelques notes, une guitare hésitante, particules suggestives, les contours d'une chimère bienfaisante, une illusion furtive, utopie naissante, melancolia splenica.
"harbor mother" est une invitation à la paresse, un renoncement à l'éveil attentif, et si so flooby en est, peut-être la clé de voute, nous éviterons de nous poser la question, de peur de devoir rompre cette magnifique indolence.
Indolence, oui le mot a été prononcé, avant qu'il ne s'échappe sans effort ni possible impédance, un satori gracile. Ces "tristis carmina" sont à la hauteur de leur auteur, c'est à dire, bien ... au delà.

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Initially Cagey House, kid feardive, Howdy Persephone or Figment Bean and today Tristis Carmina, Dave Keifer is more than assuredly, an endearing artist ...

Well done ! Here is precisely an intro, a cliché, which the author of these lines should sincerely be wary of. Dave Keifer is, we hope, probably an "endearing" person, but above all an artist particularly addicting for anyone who, one day or another, crossed one of his multiple investigations.
Eager to verify this potential? We cannot recommend enough of some of the marvelous nuggets along the boy's path.

Now let's get away from this promo-emotional jumble. Let's try, for a moment, not to be intrigued by this "harbor mother". Some notes, a hesitant guitar, suggestive particles, the contours of a beneficial chimera, a furtive illusion, nascent utopia, melancolia splenica.
"harbor mother" is an invitation to laziness, a renouncement of attentive awakening, and if so flooby is, perhaps the keystone, we will avoid asking ourselves the question, fear of having to break this magnificent indolence.
Indolence, yes the word was pronounced, before it escaped without effort or possible impediment, a satori gracile. These "tristis carmina" are up to their author, that is to say, well ... beyond.

thierry massard / 1er février 2020 - 16:30