Joel Gilardini :: the age of space


Interroger la fascination universelle pour ce sujet, peut se révéler très rapidemment un exercice délicat. 
S'il fallait un abri nécessaire, ici, sur terre, Joel Gilardini l'a trouvé avec ZeroK, un sublabel et un pas de tir authentiquement dévolu à l'exploration scientifique et sonore multi-azimutée. 
Répondant à l'appel du vide, (vs. plein) Gilardini nous invite à la relecture subjective d'un age of space brillamment écarté des sentiers balisés de la "fascination universelle pour ce sujet". 
La présente aventure astrale n'est apparement pas celle des imposteurs mainstream dont nous tairons, obligeamment le nom. Ici, pas d'artifices superflus, le paysage sonore environnant est tout d'abord saisi par la crudité d'un éclairage panchromatique, prise de distance émotionnelle et formalisme audio de rigueur.
Un écho élégant, quelques loops sans ostentation et une guitare d'orfèvre, suffisent à l'interprétation évocatrice de séquences historiquement référentes, telles Apollo11 ou Sputnik. Gravité du propos parfois même convoquée (Abandoned launches stations) ou magnifiquement sanctuarisée (Lost Cosmonauts), les différentes séquences de the age of space permettent enfin un possible redimensionnement, un nouvel étalonnage des instruments d'optique autant que sonores.

thierry massard / 21 septembre 2020 - 11:24

ZeroK

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