music for abandoned cold war places


Sommes-nous donc en panne de références sonores ?
Sommes-nous donc au regret d'annoncer que l'histoire en cours d'écriture ne doive se satisfaire que de l'élan d'un visionnaire sonore (certes) , du siècle passé, palindrome ONE,  pas même crédité de l'origine du genre qu'il subjugue depuis toujours voir longtemps, puisque le qualificatif en revient à la divine Judy Nylon. Une Perspective conjuguée au très sous-estimé génie d'un écrivain dont la vision acérée du réel se précise jour après jour, heure après heure, avec acuité (je parle très concrètement de la déliquescente régression sociétale occidentale) IGH un jour ...

Premier état des lieux, les images convoquées de l'hyper talentueux photographe David de Rueda sont sans équivoque, aucune restriction admise, le choc visuel (et périphérique) est intense, le froid guerrier hivernal de cette (apparente) confrontation aux images atteint un paroxysme assez rare, tant le propos est cinglant, sans équivoque, sans restriction. 

Sommes-nous donc en panne de mémoire ? en obligation géopolitique d'oubli ? en panne ? en panne ? 
en panne, à ce point de ne pas entrevoir le génie incarné et évidement controversé de ces oublis d'une histoire récente - Nos amis de l'ultra exigeant label ZeroK s'en amusent (who knows) et convoquent la réponse que chacun d'entre-nous attendions depuis les si peu discreet et fameuses "music for ..."et les désormais avérées "anticipations" de JGB.

music for abandoned cold war places ...
Inaugurons une nouvelle forme historique ou une possible dimension "touristique" aventureuse.

Qui avant la parution de cet ouvrage, pouvait conjuguer la qualité annonciatrice d'un tel projet, la justesse et la plus que merveilleuse pertinence de l'ouverture de Grey Frequency et son fabuleux "building x 6" ?

Dimensions conjuguées, les réponses de Joel Gilardini, HLER et Phalioo y sont précises et parfaitement intentionnées - Balistiques aux atours cinétiques successifs, le "hidden listening station" de Kloob donne le possible point d'orgue architectural de l'ensemble. Arrivé au point d'un cheminement et découvrant un itinéraire, avec ou sans GPS, quel bonheur d'y croiser les 30 mètres de Super8musik, intelligence absolue d'un grandiose propos. SÍLENÍ, Psionic Asylum et VÄäristima poursuivent pertinemment le spectre, acteurs conscients et dimensionnels d'un enjeu dystopique. Un enjeu ? Jeton Hoxha s'en empare tout au long du cheminement et de l'écho tourmenté de "pripyat".

ok ! la réponse ... la réponse à three miles island serait donc un piano, un accord sanctuaire, métronomique, perfection sonore en 5 minutes et 38 secondes, un refuge.
Délicat exercice, qui consiste en la mise hors service ... Chronodepth en a compris le temps, son abondante et indicible distance. 
Mais abandonnons cette litanie hypothétique, l'abandon et son consistant témoignage.
Doit-il être délibéré ? Ou devenir aussi peu apparent, à moins que ... nous soyons en panne.

thierry massard / 10 octobre 2020 - 01:28

ZeroK

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