Chelidon Frame :: a desert displays


Préambule - évoquer cet ami, regretté, le peintre Maurice Duhazé, amoureux inconditionnel du désert, incapable de passer une année, sans répondre à l'appel de celui-ci : "le désert permet de se simplifier" disait-il.

A l'instar de cette logique simplification physio & psycho, conceptuelle, la réponse n'est absolument pas (encore) dans ces quelques lignes, mais bien plus dans ce mouvant édifice, "A desert displays" de Chelidon Frame, pour les Sounds Against Humanity.
 
Nano-particules émergeantes, matière sonore croissante, "A desert displays" ouvre sur un flux harmonique en constante recherche, une quête éperdue conjuguant spiritualité (agnostique) et sensation (forte) indéfinissable. Sommes-nous arrachés à la réalité, à ses allégories ? Sommes-nous donc aspirés par ce frémissement ? 
L'ondulation rythmique devient une respiration, ou plus précisément une pulsation de l'air, se dupliquant, continuum sans apparentes limites, myriades en constitution exponentielle, quartz, feldspaths, micas, devenus soudainement compacts, massifs et abrasifs, une érosion sonore dévoilant bientôt la part d'ombre et ses images mentales successives qui se dissipent, vibrant diminuendo. "A moth is dreaming on the wall" témoigne de la virtuosité granulaire de Chelidon Frame. 

Décor changeant, et factura classique, "And numbers are mortal" mérite toute notre attention et un zoom grossissant, car l'enjeu n'est pas à la surface. Dimension dont la densité étouffe d'avantage les chocs opaques, survol harmonique et format disparate (en rupture avec son prédécesseur ?).

Enigme finale, "Ararat (Lies Askews)" n'a de "finale" que sa position, car le track témoigne, lui aussi, d'une autre virtuosité de la part de son auteur, celle d'une "ouverture", tout d'abord en contrôle (survol sous haute surveillance des drones) puis définitivement en fracture. Artiste déroutant les crédules, Chelidon Frame brise délibérément, et in fine, les règles d'un jeu interrogeant le concret et les illusions , combinant délicatement les limites, malmenant à l'extrême les perspectives. 
Le rêve s'éteint quand le signal sonore retentit.

thierry massard / 4 novembre 2020 - 12:00

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Artwork by Camilla Pisani & Edoardo Cammisa


Preamble - to evoke this friend, regretted, the painter Maurice Duhazé, unconditional lover of the desert, unable to spend a year, without answering the call of this one: "the desert makes it possible to be simplified" he said. 

Following the example of this physio & psycho, conceptual simplification logic, the answer is absolutely not (yet) in these few lines, but much more in this moving edifice, "A desert displays" by Chelidon Frame, for the Sounds Against Humanity. 

Emerging nanoparticles, growing sound material, "A desert displays" opens on a harmonic flow in constant search, a desperate quest combining spirituality (agnostic) and indefinable (strong) sensation. Are we torn from reality, from its allegories? So are we sucked in by this thrill? The rhythmic undulation becomes a respiration, or more precisely a pulsation of the air, duplicating itself, a continuum without apparent limits, myriads in exponential constitution, quartz, feldspars, micas, suddenly become compact, massive and abrasive, a sound erosion soon revealing its dark side and its successive mental images which dissipate, vibrating diminuendo. "A moth is dreaming on the wall" testifies to the granular virtuosity of Chelidon Frame. 

Changing decor, and classic factura, "And numbers are mortal" deserves our full attention and a magnifying zoom, because the stake is not on the surface. Dimension whose density stifles more opaque shocks, harmonic overview and disparate format (breaking with its predecessor?). 

Final enigma, "Ararat (Lies Askews)" has a "final" only its position, because the track also testifies to another virtuosity on the part of its author, that of an "opening", all first in control (overflight under close surveillance of the drones) then definitely in fracture. Artist confusing the gullible, Chelidon Frame deliberately breaks, and ultimately, the rules of a game questioning the concrete and the illusions, delicately combining limits, abusing perspectives to the extreme. The dream is extinguished when the sound signal sounds.

(a Google rough translation)

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