The Black Dog :: fragments

Une aubaine ! Entreprenant de nouvelles approches de travail, incluant une dimension participative au processus de création et notablement au travers de leur projet communautaire Patreon, TBD est également un nouveau venu en ces lieux, incluant les précédents. Inaugurant donc, ces toutes premières lignes, votre hôte n'est pas peu fier d'enfin tenter de rendre (je l'espère) un peu de l'immense gratitude pour les heures de bonheur, suscitées par l'écoute attentive des travaux de ces si discrets monstres sacrés - 
Mais enfin, du passé faisons table rase, épargnons-nous, 30 années de superlatifs, tous plus enthousiasmants les uns, que les autres.

Interroger ses propres sentiments est toujours un exercice délicat. Ainsi, quand il s'agit de répondre à la simple question : Que penses-tu de TBD ? Ou plus précisément, quel adjectif qualifie le mieux le trio ? La réponse est pourtant d'une confondante simplicité : Généreux ! TBD est généreux, une générosité authentique, quasi gourmande à de très (très) nombreux égards. C'est, dans une mesure certaine, que Fragments ne faillit pas à la règle, démonstration !

Ciselé, nous l'avons dit, bit après bit, au travers de Patreon et durant la triomphale première tournée mondiale d'un virus qui, pour l'heure, a tué plus d'un million de personnes sur cette planète, ces Fragments sont, d'abord et, avant tout, un intriguant artwork, déchiqueté pour certains, un peu moins intriguant, mais tout autant déchiqueté, pour les aficionados de WSB, qui peuvent y entre-apercevoir quelques intéressantes pistes de reflexion et/ou investigations.

Titre au constat logiquement dystopique, Hex Collapse ouvre en toute lucidité et grave latence, ce qui semble être le reflet confondant d'un temps d'obscurantisme documenté et éclatant. 
Arrêtons-nous un instant, frisson et ritournelle inhumaine (porn shop) - 
Qu'on se le dise, Fragments ne se structure pas sur d'hypothétiques illusions ou de confortables mirages, mais sur des corpuscules souvent bafoués, des regards anxieux et acérés (black smoke). Distance et introspection, slung, se meut tel un spectre en slowmotion surplombant une mémoire, oubli ou effacement graduel des aspérités, bientôt rejoint par EMP1951, rythme en reconfiguration chaloupée. Mais nous retrouvons rapidement la poussière, et l'attente formelle d'une lumineuse issue (dust in the wind). Enchainement successif, signes efficients de la richesse de vocabulaire sonore de l'album, Juju, Ghiahead et SoYo solitude inscrivent leurs empreintes durables en refermant provisoirement un chapitre de l'ouvrage.

Mis en exergue, et en avant-première de l'album, Cup Noodle renoue avec ce que nous qualifierons de "son de référence" du chien noir. Il n'en est, pour autant, pas isolé du reste de cette aventure, qualifiée de voyage par ses auteurs et protagonistes, le bol est toutefois appétissant. Si Constructivist poursuit cette même approche créative, il est certain que la tonalité en est nettement plus grave. 
Ultime "interstice", She said it would happen laisse échapper une vocalise désincarnée, avant propos au définitif Amberly house dont la sombre révélation est propice à un questionnement de l'ensemble de ces fragments conjugués. Une fois de plus, et au plus fort de ce très beau projet, The Black Dog démontre une constante et urgente nécessité : celle d'un doute destructeur d'ennui et pourfendeur de lieux communs. Merci pour cela et pour le reste.

thierry massard / 6 novembre 2020 - 13:15


A boon ! Undertaking new work approaches, including a participatory dimension in the creation process and notably through their Patreon community project, TBD is also a newcomer in these places, including the previous ones. So inaugurating these very first lines, your host is not a little proud to finally try to return (I hope) a little of the immense gratitude for the hours of happiness, aroused by attentive listening to the work of these so discreet national treasures - But finally, let's make a clean sweep of the past, let's save ourselves, 30 years of superlatives, each more exciting than the next. 

Questioning your own feelings is always a delicate exercise. So when it comes to answering the simple question: What do you think about TBD? Or more precisely, which adjective best describes the trio? The answer, however, is surprisingly simple: Generous! TBD is generous, genuine generosity, almost greedy in very (very) many respects. It is, to a certain extent, that Fragments does not fail the rule, demonstration! 

Chiseled, as we have said, bit by bit, through Patreon and during the triumphant first world tour of a virus which, so far, has killed more than a million people on this planet, these Fragments are , first and foremost, an intriguing artwork, jagged for some, a little less intriguing, but just as jagged, for WSB aficionados, who can glimpse some interesting lines of thought and / or investigation.

A title with a logically dystopian observation, Hex Collapse opens with complete lucidity and serious latency, which seems to be the confusing reflection of a time of documented and brilliant obscurantism. Stop for a moment, thrill and inhuman ritornello (porn shop) - Let it be said, Fragments is not structured on hypothetical illusions or comfortable mirages, but on often scorned corpuscles, anxious and sharp looks (black smoke). Distance and introspection, Slung, moves like a specter in slowmotion overhanging a memory, oblivion or gradual erasure of asperities, soon joined by EMP1951, rhythm in swaying reconfiguration. But we quickly find the dust, and the formal expectation of a luminous issue (dust in the wind). Successive sequencing, efficient signs of the album's rich sonic vocabulary, Juju, Ghiahead and SoYo solitude leave their lasting imprints by temporarily closing a chapter of the book. 

Highlighted, and in preview of the album, Cup Noodle returns to what we will qualify as the "reference sound" of the dark doggie. It is not, however, isolated from the rest of this adventure, described as a journey by its authors and protagonists, the bowl is however appetizing. If Constructivist pursues this same creative approach, it is certain that the tone is much lower. Ultimate "interstice", She said it would happen lets escape a disembodied vocalization, foreword to the definitive Amberly house whose dark revelation is conducive to questioning all of these combined fragments. Once again, and at the height of this very beautiful project, The Black Dog demonstrates a constant and urgent need: that of a doubt that destroys boredom and slays commonplaces. 
Thank you for that and for the rest.

(google rough translation)

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