Max Richter :: Beethoven - opus 2020


Artiste très injustement ignoré en ces lieux, bien qu'ayant fort élégamment répondu à notre invitation du side-project (theQuestionnaire), dès les premières heures d'existence de celui-ci,
Max Richter, n'a fort heureusement pas attendu le tardif et périphérique éclairage (sic) d'un webzine, pour devenir le protagoniste majeur du néo-classico-minimalisme (et réciproquement) que nous admirons désormais toutes et tous. Même s'il peut sembler tout naturel que son label, la Deutsche Grammophon, fasse immédiatement appel à lui pour célébrer dignement le 250ème anniversaire de Ludwig Van Beethoven, le projet pouvait facilement tourner au vinaigre - Rassurez-vous, ce n'est heureusement pas le cas.

Il convient préalablement de féliciter Max d'avoir choisi, pour ce tribute, un format discographique, pour le moins original, notamment chez Deutsche Grammophon, puisqu'il s'agit d'un ... single 2 titres.

Prenant la suite de l'illustre opus 70 d'un Karlheinz Stockhausen, spirituellement convoqué, célébrant cet hommage commémoratif, il y a 50 ans, cet opus 2020 s'ouvre sur Andante Loops, pièce éminemment gracieuse puisque conjuguant à merveille cette mélancolie magique de tempo qui firent de Max Richter, l'auteur du meilleur album de tous les temps de l'année 2004 et du romantisme de Beethoven, un nécessaire et prochain champs d'investigation (sur le chapitre pianistique) pour l'auteur de ces lignes et néanmoins prodigieusement porté par Elisabeth Brauss - Merveilleuse alchimie combinatoire intemporelle !

Dimension orchestrale et amplitude inhérente, opus 2020, seconde partie de l'ouvrage, donne toute l'immense perspective nécessaire à cette évocation upgradée d'un génie musical absolu. Soundscapes dématérialisés, strates temporelles délicatement caressées par le Beethoven Orchestra de Bonn et Dirk Kaftan, conduisant une fragile suspension, en parfait équilibre, où se confondent parfois nos idéaux et nos nécessaires respirations.

thierry massard / 27 décembre 2020 - 21:28

Deutsche Grammophon
Max Richter
theQuestionnaire / mars 2006

Artist very unjustly ignored, in these places, although having very elegantly, responded to our invitation to the side-project (theQuestionnaire) on the early hours of its existence.
Max Richter, fortunately did not wait for the late and periferic lighting (sic) of a webzine, to become the major protagonist of neo-classico-minimalism (and vice versa) that we all now admire.

While it may seem natural that his label, the Deutsche Grammophon, should immediately call on him to celebrate Ludwig Van Beethoven's 250th birthday with dignity, the project could easily turn sour. Rest assured, this is fortunately not the case.
First, we must congratulate Max for having chosen, for this tribute, a discographic format, to say the least original, in particular at Deutsche Grammophon, since it is a ... single 2 titles.

Following on from the illustrious opus 70 by Karlheinz Stockhausen, spiritually summoned, celebrating this commemorative tribute, 50 years ago, this 2020 opus opens with Andante Loops, an eminently gracious piece since it perfectly combines this magical melancholy of tempo that made Max Richter, the author of the best album of all time in 2004 and the romanticism of Beethoven, a necessary and next field of investigation on the pianistic chapter for the author of these lines and wonderfully worn by Elisabeth Brauss - Marvelous timeless combinatorial alchemy!

Orchestral dimension and inherent amplitude, opus 2020, second part of the work, gives all the immense perspective necessary for this upgraded evocation of an absolute musical genius. Dematerialized soundscapes, temporal layers delicately caressed by the Beethoven Orchestra of Bonn and Dirk Kaftan, leading a fragile suspension, in perfect balance, where our ideals and our necessary breaths sometimes merge.

(a Google rough translation)


Kraftwerk :: remixes


Fond de tiroir & gratitude.
La représentation britannique de Kraftwerk (parlophone uk) sort pour les fêtes de fin d'année du sinistre millésime 2020, cette version uniquement digitale, disponible sur les plateformes et laconiquement intitulée "remixes" regroupant les sus-nommés.

Fond de tiroir, on y retrouve, sans surprise, l'historique kling-klang, les travaux des hôtes du groupe, le tout datant de Mathusalem, et une version assez peu référente , tout au plus, douteuse de "musique non stop" en tête de gondole.

Gratitude toutefois, car outre la volonté marketing du label, qui ne fait, après tout, que son travail  prospectif d'une nouvelle clientèle, c'est aussi, pour les fidèles, une belle opportunité de redécouvrir et passer au crible analytique de la datation carbone, quelques-unes de ces adaptations les plus réussies du quatuor de Düsseldorf, nous oublierons les autres et la très improbable perspective d'une nouveauté à venir ...

thierry massard / 26 décembre 2020 - 14:07



Drawer bottom & gratitude.
The British representation of Kraftwerk (parlophone uk) is coming out for the end of the year celebrations of the sinister vintage 2020, this only digital version, available on the platforms and laconically titled "remixes" grouping the aforementioned.

Bottom of the drawer, we find, unsurprisingly, all the work of the hosts of the group, dating from Methuselah, and a version, at most, dubious "non stop music" at the head of the gondola.

Gratitude however, because in addition to the label's marketing desire, which after all only does its job of prospecting for new customers, it is, for us (the former customers) a great opportunity to listen again and to sift through analytics carbon dating, some of these successful adaptations of the Dusseldorf quartet, we will forget the others and, of course, the prospect of an improbable novelty to come ...

(a Google rough translation)

Niteffect :: take your pills


Allusion faite, à peine dissimulée, par l'absolue et non équivoque annonce d'un single intitulé "del fin del mundo" accompagnant cet ouvrage, voici "take your pills"qui  propose une interprétation et, qui sait, une solution (individuelle) prémonitoire au marasme dans lequel nous (humains) sommes embourbés pour autant de temps, à venir, qu'il s'en est déjà passé. 

Fin lecteur d'une actualité funeste, Niteffect y répond sans cynisme mais :

"take your pills"

Puisque personne ne lira jamais ces lignes, on peut  légitimement imaginer que personne n'entendra jamais cette offre impérieuse : Imaginez ! Et si Niteffect était le musicien que nous attendions ?
Voir et traduire en "mots" est devenu, nous le savons, parfaitement illusoire ... 

écoutez donc "the fall of icarus" Dites-moi / Dites-nous / Dites ... écrivez ces sensations jaillissantes, 
ces impressions qui n'appartiennent à personne, des adjectifs puissants, un souffle redoutablement révélateur de toutes nos "failures".
Dansons ! Let's dance sur "theory of well being" ce significatif bâillement ... renonciateur ?
Oublions (wintersun) ? une histoire ... (car ne sommes-nous pas en train d'oublier notre propre histoire ?)
Centrale sera donc la question d'une "destination unknown" ? Niteffect devient intentionnel 
mais les loops ont encore ce spectre hyperbole, conjugaison un peu facile (fourty
Aimerons-nous (et vous) la pertinente souvenance de cette "sweet isolation" ?

...

pas un mot de plus, plus un mot ...

thierry massard / 25 décembre 2020 - 03:23

Takuya Minakawa :: lalalai

皆川卓也 le dit, lui-même, sa qualité principale est ... la curiosité ! Démonstration convaincante de cette appétence, ce nouvel EP "lalalai" témoigne, en moins de 10 minutes chrono, de l'étendue d'un spectre électronique couvrant pas moins de 4 têtes de chapitre. Nous pourrions, à l'envi, exalter quelques comparaisons rapides entre ces genres et la dextérité, avec laquelle le musicien de Fukushima s'y aventure et s'en délecte, ce serait faire une grave erreur d'aiguillage. Si cette "principale" qualité de 皆川卓也 est indéniable, elle ne serait rien sans la méticuleuse et si discrète attention aux choses, ce soin très particulier qui permet de discerner, toujours en filigrane, une authentique signature, parfaite exigence de ceux qui fuient les dangereux distributeurs d'étiquetage ad vitam. Mais, rassurez-vous, 皆川卓也 n'a pas que des "qualités" car il est , dit-on, un peu trop ... discret.

thierry massard / 23 décembre 2020 - 11:12


tt-vox

皆 川卓 也 says it himself, its main virtue is ... curiosity!
A convincing demonstration of this appetite, this new EP "lalalai" testifies, in less than 10 minutes flat, of the extent of an electronic spectrum covering no less than 4 chapter headings.
We could, at will, exalt a few quick comparisons between these genres and the dexterity, with which the musician from Fukushima ventures there and delights in them, would be making a serious error of referral.
If this "main" quality of 皆 川卓 也 is undeniable, it would be nothing without the meticulous and so discreet attention to things, this very particular care which makes it possible to discern, always in filigree, an authentic signature, perfect requirement of those who flee from them. dangerous ad vitam labeling dispensers. 
But, rest assured, 皆 川卓 也 does not only have "virtues" because, they say, he is also a little too discreet ...

(a Google rough translation)

Camecrude :: enclave II-II

Parvenus aux abords de l'immense terrain vague, nous nous sommes arrêtés. 
Assourdissant silence du vide ... 
Saisis d'une ankylose graduelle, indolore, nous observons attentivement les regards vides, craintifs, fuyants, les visages, entre sourire et rictus, hésitants, confondus dans une même apparente indolence. Insensibles, adeptes ou démunis face à la froide désolation et le piétinement arrogant des élites ingénieuses, prostration. Le sinistre carnage mémoriel est désormais en marche, lissé et élevé en postulat (qui ne s'assumera pas). Son prochain avénement ne saurait tarder. 

D'autres, distants, défiants de ce même espace de dévastation mentale, ne se sont pas arrêtés.
Une histoire (nouvelle) en cours de réécriture. L'éveil y est encore engourdi, car ici le temps n'a plus cours. Les Maux / gestes fluctuants et graduels étirements, bientôt transpercés par un souffle crépusculaire. Nous abordons d'autres rives, indéchiffrables en apparence, elles bordent un empire indicible, ni hostile, ni accueillant, mais définitivement sensible à d'autres matrices.
Les Sorts / signal préfigurant le cheminement croissant de rythmes intenses, appels chamaniques et mantras en quête de solidification, Camecrude en appelle à la ritualité, le crépitement initial ne laisse aucun doute, le point névralgique est atteint. Comment ne pas percevoir ce lien combinatoire qui soudainement se rompt, et que certains qualifieraient de prémisses alchimiques, et cette vielle à roue repoussant fermement un soundscape désormais lointain, dont l'oubli et la falsification sont désormais les ultimes soubresauts d'une humanité trépanée. Cette "enclave" est certes celle des soupirs, des évocations mortifères (précis de décomposition), elle est également la possible illusion momentanée d'un regain de vigueur, une rédemption ex-nihilo - Mais n'est-il pas encore trop tôt (anathème) ou bien trop tard pour apercevoir l'aube d'un jour d'après ? Seul extrême sursaut d'espoir résiduel irrémédiablement déçu ? Cette aube ne viendra pas aujourd'hui (rituel d'avortement). Reste la fuite, l'esquive, une fois encore sacrificielle (la jambe crue) déréliction absolue, territoire d'ombres, sanctuaire tribal aux murs griffés de hurlements d'effroi (la malor) - Ce théâtre des cruautés incertaines est aussi celui des harmonies terrestres (broishami) au déclenchement mélodique strident, encodage solennel - mouvant - Cette obscure tempête bruitiste, puissamment sonore, est désormais dynamique (tableau d'inconstance) l'écriture s'y régule en particules de suie, d'abord compactes puis rapidement disloquées sous les coups de butoir mélodiques. Ainsi, augurant d'une partie plus conventionnelle, et en suspension terminale de l'ouvrage, cette surprenante "sauge lente" conjugue de nombreuses vertus botaniques et les lyrics inspirés de Malou Rivoallan. L'enclave, polymorphe, prend ainsi une ellipse (Que Las Arraditz Que't Sèquin) façonnée autour d'un robuste decrescendo (voeu d'échec) qui n'en est assurément pas l'aveu d'un.

thierry massard / 16 décembre 2020 - 21:16


artwork by Viqtor Tuurngaq

When we reached the edge of the huge wasteland, we stopped.
The deafening silence of the void ...
Seized with a gradual, painless ankylosis, we observe attentively the empty, fearful, fleeing gazes, the faces, between smile and grin, hesitant, confused in the same apparent indolence. Insensitive, followers or helpless in the face of cold desolation and the arrogant trampling of ingenious elites, prostration. The sinister memory carnage is now in motion, smoothed out and raised in postulate (which will not be assumed). Its next advent will not be long in coming.

Others, distant, distrustful of this same space of mental devastation, did not stop.
A (new) story being rewritten. Awakening is still numb there, because here time is no longer valid. Les Maux / fluctuating and gradual stretching gestures, soon pierced by a twilight breath. We approach other shores, apparently indecipherable, they border an indescribable empire, neither hostile nor welcoming, but definitely sensitive to other matrices.
Les sorts / signal prefiguring the growing path of intense rhythms, shamanic calls and mantras in search of solidification, Camecrude calls for rituality, the initial crackle leaves no doubt, the nerve point is reached. How can we fail to perceive this combinatorial link which suddenly breaks, and which some would qualify as alchemical premises, and this hurdy-gurdy firmly pushing back a now distant soundscape, whose forgetting and falsification are now the ultimate jolts of a trepanned humanity. This "enclave" is certainly that of sighs, deadly evocations (Précis de décomposition), it is also the possible momentary illusion of a renewal of vigor, an ex-nihilo redemption - But isn't it still too early ( anatheme) or too late to see dawn the next day? The only extreme residual hope hopelessly disappointed? This dawn will not come today (rituel d'avortement). There remains the flight, the evasion, once again sacrificial (la jambe crue) absolute dereliction, territory of shadows, tribal sanctuary with walls clawed with howls of fear (la malor) - This theater of uncertain cruelties is also that of harmonies terrestrial (broishami) with strident melodic triggering, solemn - moving encoding - This obscure noisy storm, powerfully sonorous, is now dynamic (tableau d'inconstance) the writing is regulated in soot particles, at first compact then rapidly dislocated under the melodic hits. Borrowing from a more conventional final part, and in final suspension of the work, this surprising "sauge lente" combines many botanical virtues and lyrics inspired by Malou Rivoallan. The enclave, polymorphic, thus takes on an ellipse (Que Las Arraditz Que't Sèquin) shaped around a robust decrescendo (voeu d'echec) which is certainly not the admission of one.

(a Google rough translation)

Bunker Palace :: Hotel

Objet identifié et central de ce mois de décembre 2020, cet Hotel du Bunker Palace de Messieurs Gildas Brugaro & Patrick Masson est la meilleure adresse où l'on puisse recommander de descendre, à celles et ceux qui, jour après jour, année après année, cycles post-cycliques, cherchent un lieu où parfois se cristallisent certaines itinérances. Quête effrénée et sans finitude. Deux années après le très réussi 8TRAXX, Bunker Palace réinitialise les datas d'un édifiant center que nous avions abandonné à sa possible et manifeste décrépitude. solitude des grands ensembles, coeurs de pierre, la fuite éperdue des nomades.

Que dire de "Black7" avec toute la retenue qu'il convient d'avoir ? Regard furtif sur le côté, personne alentour ? Oui on peut y aller, l'écrire, ou pourquoi pas s'écrier que ce track de faible intensité (en apparence) est tout simplement l'un de ceux qui feront date pour ce si curieux millésime. Que cela reste entre-nous, je vous en prie. Allez, confidence ? Je m'entretenais avec l'un des deux auteurs, à qui je disais mon absolue impossibilité d'envisager un traitre mot sur cette réalisation, faute de n'avoir préalablement passé ces dernières 24 heures en conversation unilatérale avec la peu apparente intensité de cette septième noirceur - 11 minutes et 48 secondes en suspension sans les points. 

Surprenant que le second track s'intitule "Possession" ?  Ouverture mécanique post-industrielle, oeuvrant dans la mémoire brumeuse des enfants enfumés des sidérurgies de Sheffield, le crépitement saillant volontairement poursuivi (codeC) - Le ton est donné - l'hommage est certes distant, il est toutefois référent. Les salons de cet hotel sont cossus, think tank volontairement inspiré, les fauteuils chauds en simili cuir (TRBL) y accueillent désormais les conversations de nouveaux arrivants, sous l'oeil bienveillant des administrateurs du lieu, ce sont des hommes pressés de repartir, fugacité. Le sursaut sera t'il illusoire ? il ne tient qu'à chacun.e d'y entrevoir un nouvel espoir. Les fondations tremblent déjà. Une échappatoire ? (the 3rd door) mais (toutes) les rues de Dusseldorf sont désormais si terriblement silencieuses, mythiques autant que taiseuses. Les archivistes cryptiques, héros des temps présents, n'ont donc pas fini de se frotter les mains. Qu'ils se méfient ... Les sirènes de cette usine (noise engineering) sont celles d'une possible rédemption. Bunker Palace envoie un ultime et nouveau message (Black hole II), nous, et Holm qui sait, aimerions pourtant qu'ils y résident quelques temps. nomades.

thierry massard / 6 décembre 2020 - 20:57



Central and identified object of this month of December 2020, the Hotel of the Bunker Palace of MMrs Gildas Brugaro & Patrick Masson is the best address where we can recommend to stay, to those who, day after day, year after year, post-cyclical cycles, seek a place where sometimes certain itineraries crystallize. Frantic and endless quest. Two years after the very successful 8TRAXX, Bunker Palace resets the data of an edifying center that we had abandoned to its possible and manifest decrepitude. solitude of large groups, hearts of stone, the desperate flight of nomads.

What can we say about "Black7" with all the restraint it should have? Stealthy glance to the side, nobody around? Yes we can go there, write it down, or why not cry out, this (apparently) low intensity track is quite simply one of those which will make a milestone for this curious vintage. May this stays just between us, please. Come on, confidence? I was talking to one of the two authors, to whom I told my absolute impossibility of considering a word on this achievement, for lack of having previously spent the last 24 hours in unilateral conversation with the little apparent intensity of this seventh darkness - 11 minutes and 48 seconds suspended without points.

Surprising that the second track is called "Possession"? Post-industrial mechanical opening, working in the hazy memory of the smoky children of the steelworks of Sheffield, the salient crackling voluntarily pursued (codeC) - The tone is set - the homage is certainly distant, it is however referent. The lounges of this hotel are plush, deliberately inspired think tank, the warm imitation leather armchairs (TRBL) now welcome the conversations of newcomers, under the benevolent eye of the administrators of the place, they are men in a hurry to leave, fleeting . Will the burst be illusory? it is up to each one to catch a glimpse of new hope. The foundations are already shaking. A loop-hole ? (the 3rd door) but (all) the streets of Dusseldorf are now so terribly silent, mythical as much as silent. Cryptic archivists, heroes of the present times, have not finished rubbing their hands. Let them beware ... The sirens of this factory (noise engineering) are those of a possible redemption. Bunker Palace sends a final and new message (Black Hole II), we, and Holm who knows, would like them to stay there for a while. nomads.

(a google rough translation)