Bunker Palace :: Hotel

Objet identifié et central de ce mois de décembre 2020, cet Hotel du Bunker Palace de Messieurs Gildas Brugaro & Patrick Masson est la meilleure adresse où l'on puisse recommander de descendre, à celles et ceux qui, jour après jour, année après année, cycles post-cycliques, cherchent un lieu où parfois se cristallisent certaines itinérances. Quête effrénée et sans finitude. Deux années après le très réussi 8TRAXX, Bunker Palace réinitialise les datas d'un édifiant center que nous avions abandonné à sa possible et manifeste décrépitude. solitude des grands ensembles, coeurs de pierre, la fuite éperdue des nomades.

Que dire de "Black7" avec toute la retenue qu'il convient d'avoir ? Regard furtif sur le côté, personne alentour ? Oui on peut y aller, l'écrire, ou pourquoi pas s'écrier que ce track de faible intensité (en apparence) est tout simplement l'un de ceux qui feront date pour ce si curieux millésime. Que cela reste entre-nous, je vous en prie. Allez, confidence ? Je m'entretenais avec l'un des deux auteurs, à qui je disais mon absolue impossibilité d'envisager un traitre mot sur cette réalisation, faute de n'avoir préalablement passé ces dernières 24 heures en conversation unilatérale avec la peu apparente intensité de cette septième noirceur - 11 minutes et 48 secondes en suspension sans les points. 

Surprenant que le second track s'intitule "Possession" ?  Ouverture mécanique post-industrielle, oeuvrant dans la mémoire brumeuse des enfants enfumés des sidérurgies de Sheffield, le crépitement saillant volontairement poursuivi (codeC) - Le ton est donné - l'hommage est certes distant, il est toutefois référent. Les salons de cet hotel sont cossus, think tank volontairement inspiré, les fauteuils chauds en simili cuir (TRBL) y accueillent désormais les conversations de nouveaux arrivants, sous l'oeil bienveillant des administrateurs du lieu, ce sont des hommes pressés de repartir, fugacité. Le sursaut sera t'il illusoire ? il ne tient qu'à chacun.e d'y entrevoir un nouvel espoir. Les fondations tremblent déjà. Une échappatoire ? (the 3rd door) mais (toutes) les rues de Dusseldorf sont désormais si terriblement silencieuses, mythiques autant que taiseuses. Les archivistes cryptiques, héros des temps présents, n'ont donc pas fini de se frotter les mains. Qu'ils se méfient ... Les sirènes de cette usine (noise engineering) sont celles d'une possible rédemption. Bunker Palace envoie un ultime et nouveau message (Black hole II), nous, et Holm qui sait, aimerions pourtant qu'ils y résident quelques temps. nomades.

thierry massard / 6 décembre 2020 - 20:57



Central and identified object of this month of December 2020, the Hotel of the Bunker Palace of MMrs Gildas Brugaro & Patrick Masson is the best address where we can recommend to stay, to those who, day after day, year after year, post-cyclical cycles, seek a place where sometimes certain itineraries crystallize. Frantic and endless quest. Two years after the very successful 8TRAXX, Bunker Palace resets the data of an edifying center that we had abandoned to its possible and manifest decrepitude. solitude of large groups, hearts of stone, the desperate flight of nomads.

What can we say about "Black7" with all the restraint it should have? Stealthy glance to the side, nobody around? Yes we can go there, write it down, or why not cry out, this (apparently) low intensity track is quite simply one of those which will make a milestone for this curious vintage. May this stays just between us, please. Come on, confidence? I was talking to one of the two authors, to whom I told my absolute impossibility of considering a word on this achievement, for lack of having previously spent the last 24 hours in unilateral conversation with the little apparent intensity of this seventh darkness - 11 minutes and 48 seconds suspended without points.

Surprising that the second track is called "Possession"? Post-industrial mechanical opening, working in the hazy memory of the smoky children of the steelworks of Sheffield, the salient crackling voluntarily pursued (codeC) - The tone is set - the homage is certainly distant, it is however referent. The lounges of this hotel are plush, deliberately inspired think tank, the warm imitation leather armchairs (TRBL) now welcome the conversations of newcomers, under the benevolent eye of the administrators of the place, they are men in a hurry to leave, fleeting . Will the burst be illusory? it is up to each one to catch a glimpse of new hope. The foundations are already shaking. A loop-hole ? (the 3rd door) but (all) the streets of Dusseldorf are now so terribly silent, mythical as much as silent. Cryptic archivists, heroes of the present times, have not finished rubbing their hands. Let them beware ... The sirens of this factory (noise engineering) are those of a possible redemption. Bunker Palace sends a final and new message (Black Hole II), we, and Holm who knows, would like them to stay there for a while. nomads.

(a google rough translation)

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