The Stranded Alien :: further


Tel un Thomas Jerome Newton, égaré dans la vallée infernale, on ne sait que fort peu de choses de cet alien échoué. Nous nous en contentons. Entretenir les plaisirs inconnus, est un exercice dont le charme instantané, ne mérite parfois aucune réelle explication. La quête des sombres autopsies est si souvent source de désenchantement. 
Further n'est pourtant pas un ovni, un de ces mirages, dont la datation est encore possible, mais une fois encore, dont la finalité n'aura de sens et d'intérêt que pour ces maudits archivistes - Nous les saluons parfois, mais ne leur parlons pas.
Septième opus, en apparence, sur la seule plateforme instable, Bandcamp, The Stranded Alien témoigne d'une résilience et d'un intérêt mélodique, peu communs, pour ces saveurs analogiques aux parfums enivrants de VHS chromium (No signs of life) et de Compact Disc au prisme optique saisissant. 
Reste évidement la perspective d'y regarder de plus prêt, de se saisir de l'irrépressible désir de cette "perspective", y plaquer quelques bribes de souvenirs, réels ou implants, en mesurer l'incidence avant de consulter son reflet dans le miroir, Ô mon beau miroir - Further ? Oui !

thierry massard / 24 décembre 2021 - 10:52

The Stranded Alien

Like a Thomas Jerome Newton, lost in the valley of hell, we know very little about this stranded alien. We are content with that. Maintaining unknown pleasures is an exercise whose instantaneous charm sometimes deserves no real explanation. The quest for dark autopsies is so often a source of disenchantment. 
Further is not, however, an UFO, one of those mirages, the dating of which is still possible, but once again, the finality of which will only have meaning and interest for those cursed archivists - we sometimes salute them, but don't talk to them.
Seventh opus, apparently, on the only unstable platform, Bandcamp, The Stranded Alien testifies of an unusual resilience an a melodic interest, for these analogical flavours with the intoxicating perfumes of VHS chromium (No signs of life) and Compact Disc with a striking optical prism. 
There remains, of course, the prospect of taking a closer look, of seizing the irrepressible desire for this "perspective", of sticking a few snippets of memories, real or implants, of measuring its impact before consulting one's reflection in the mirror, O my beautiful mirror - Further ? Oui !


Philip Helmer (the NTT) / video sources - Panos Cosmatos "Beyond the Black Rainbow" (2010)

MY DISCO :: alter schwede


Synthèse d'éléments disséminés ou/et issus de leur album EnvironmentRohan Rebeiro, Benjamin Andrews et Liam Andrews, aka MY DISCO, poursuivent un cheminement fait d'obscurité percussive.
Soundscape minimaliste, distance de rigueur, vocaux laconiques (StVO), le rappel à une tangible réalité sonore fait de Alter Schwede, une réalisation où l'investigation atmosphérique est ici (enfin) réduite à une expression substantielle et radicale. Le recours à toute tentative de projection mentale iconographique est peu recommandable, cortex cérébral mis en immédiate demeure d'une réponse objectivement instinctive.
Si, parfois, l'émulsion atteint un paroxysme (Folterkammer), la conséquence résiduelle n'en est que plus cinglante. Spectaculaire désincarnation, MY DISCO vient de produire une pièce essentielle.

thierry massard / 10 décembre 2021 - 10:12


Synthesis of elements scattered or/and coming from their album Environment, Rohan Rebeiro, Benjamin Andrews and Liam Andrews, aka MY DISCO, pursue a path made of percussive darkness.
Minimalist soundscape, strict distance requirement, laconic vocals (StVO), the reminder of a tangible sonic reality makes Alter Schwede, a realisation where atmospheric investigation is here (finally) reduced to a substantial and radical expression. Recourse to any attempt at mental iconographic projection is not to be recommended, the cerebral cortex being put in immediate abeyance of an objectively instinctive response.
If, at times, the emulsion reaches a paroxysm (Folterkammer), the residual consequence is all the more scathing. A spectacular disembodiment, MY DISCO has just produced an essential piece.


Niteffect :: non​-​existent substances

 

Laconique, Miklos Labady (aka Niteffect) l'a toujours un peu été. Depuis les premières heures fragmentées de 2007, jusqu'à la présente livraison de l'objet de notre attention, celui-ci, n'hésite pas à parler de “My annual therapy" conférant à cette nouvelle production, des vertus curatives que nous allons nous empresser de vérifier. Premier constat, l'artwork, assurément soigné par NLz, met en lumière un remarquable clair-obscur, marque de fabrique d'un musicien réputé pour son art savant d'exalter les atmosphères mélancoliques et notre convoitise de celles-ci. Niteffect, une fois encore, a décidé de dialoguer avec la beauté cachée des choses, invitant l'immatérialité substantielle à enfin prendre forme.

Antidote avérée, passé un apetizer (lo mist) annonciateur de réjouissances non frelatées, les "non-existent substances" cumulent pas moins de X bonnes raisons de croire que l'instant d'après (dead season) est encore en mesure de nous permettre d'imaginer, avec clairvoyance, que le meilleur est à portée d'un simple regard vers la touche "play" d'un lecteur de cassette audio. Crescendo émotionnel (hidden hut) aux arrondis rythmiques puissants, soudainement animées d'une vitalité incandescente (dreams of fire) ces substances évanescentes prennent dès lors une solide accélération (shady trails).

Atteindre le vertigineux, l'axiome angulaire (stellar halo) est désormais atteint. 

Un paysage se dessine, vectoriel, tempo d'une parfaite abstraction modulaire (up the ridge) dont les circonvolutions s'enroulent indéfiniment, projections multiformes, matricielles.

Causalité incidente, fracas d'un retour mémoriel (within the ruins) que démontre, une fois encore, un temps sans mémoire, une absence sans autre conséquente, que celle du 1 + 1 = 2. Nous l'avions (un peu) oublié (sunshine and rain), faut-il le rappeler, lire ces lignes, écouter cette merveille qui se déroule, imaginer ou évoquer encore et toujours, nos propres et merdiques, allégeantes, certitudes pour la énième fois ?

Niteffect est un merveilleux atoll, vous le savez.

thierry massard / 4 décembre 2021 - 22:07

non-existent substances / bandcamp
non-existent substances / kreislauf
nocoVision / Niteffect
discogs


Miklos Labady (alias Niteffect) mindig is egy kicsit lakonikus volt. A 2007-es első töredékes órák óta, egészen a figyelmünk tárgyának jelenlegi átadásáig, nem habozik beszélni az "My annual therapy", amely ezt az új produkciót gyógyító erényekkel ruházza fel, amelyeket sietünk ellenőrizni. Az első megfigyelés, a grafika, amelyről minden bizonnyal NLz gondoskodott, kiemeli a figyelemre méltó chiaroscurot, amely a melankolikus hangulatokat és az ezek iránti vágyunkat felmagasztaló művészetéről ismert zenész védjegye. A Niteffect ismét úgy döntött, hogy párbeszédet folytat a dolgok rejtett szépségével, meghívva a lényegi anyagtalanságot, hogy végre formát öltsön.

A bevált ellenszer, a hamisítatlan örömöt hirdető apetizer (lo mist) után a non-existent substances nem kevesebb, mint X jó okot halmoznak fel arra, hogy elhiggyük, a következő pillanat (dead season) még mindig képes arra, hogy tisztánlátással képzeljük el, hogy a legjobb elérhető közelségben van egy egyszerű pillantással a magnó "play" gombja felé. Érzelmi crescendo (hidden hut) erőteljes ritmikus lekerekítésekkel, hirtelen izzó vitalitással megelevenedve (dreams of fire), ezek az elillanó anyagok szilárd gyorsulást vesznek fel (shady trails).

Elérve a szédületes, a szögtengelyt (stellar halo) most már elérjük. 

Egy táj veszi alakját, vektoriális, tempó egy tökéletes moduláris absztrakció (up the ridge), amelynek tekervényei szél végtelen, multiform vetületek, mátrixok.

Véletlenszerű kauzalitás, egy emlékmű visszatérésének összeomlása (within the ruins), amely ismét egy emlékezet nélküli időt mutat be, egy olyan hiányt, amelynek nincs más következménye, mint az 1 + 1 = 2. Már (kissé) elfelejtettük (sunshine and rain), kell-e emlékeztetni, olvasni ezeket a sorokat, hallgatni ezt a kibontakozó csodát, elképzelni vagy újra és újra felidézni, a saját szaros, enyhítő, bizonyosságainkat, sokadszorra is?

Niteffect egy csodálatos atoll, ezt te is tudod.

( nem ellenőrzött magyar fordítás )

David Bowie :: Toy box

"le mieux est l'ennemi du bien"

Merveilleuse fausse bonne idée, qui aurait pu en être une, Toy fut refusé par la maison de disques de David Bowie, quand celui-ci lui apporta le joujou. La maison de disques avait raison. Nous pouvons d'ailleurs, désormais regretter que les professionnels de la mise en boite, se soient ravisés quelques deux décennies plus tard. 

À l'origine (en 2000) était l'envie de revisiter quelques perles de jeunesse, et autres inédits, qui donna lieu à la réunion du staff dans la joyeuse perspective d'une cure de jouvence. Si le plaisir du séminaire est apparent dans l'exécution de l'exercice, il ne l'est, malheureusement, plus à l'arrivée dans nos chastes oreilles.

Pour l'heure, et en attendant une possible postérité à l'incandescente étoile noire du défunt, nous nous contenterons donc de la solide édition augmentée de brilliant adventure (1992-2001 incluant Toy), couvrant, notablement, l'une des plus réjouissantes périodes (1993-1997) avec la fastueuse trilogie berlinoise des 70's finissantes, évidemment - next please !

thierry massard / 8 décembre 2021 - 14:25

David Bowie / sortie en janvier 2022

"the best is the enemy of the good"

A marvellous misconception, which could have been one, Toy was turned down by David Bowie's record company when he brought him the plaything. The record company was right. We can now regret that the professionals of the boxing industry have changed their minds some two decades later. 

Originally (in 2000), the desire to revisit some pearls of youth and other unreleased material led to a meeting of the staff with the joyous prospect of a rejuvenation. If the pleasure of the seminar is apparent in the execution of the exercise, it is, unfortunately, no longer so upon arrival in our chaste ears.

For the time being, and while waiting for a possible posterity to the incandescent black star of the deceased, we will therefore be satisfied with the solid expanded edition of brilliant adventure (1992-2001 including Toy), covering, notably, one of the most cheerful periods (1993-1997) with the fastuous Berlin trilogy of the ending 70's, of course - next please !

Arca :: KiCK ii / iii / iiii / iiiii






Considérer que cette première semaine de décembre 2021 est importante est, à l'évidence, un juste préalable. 
Une semaine attendue avec cette impatience faite de silence, de retenue, de démons grondants, de soupirs dont l'espacement se resserre inexorablement. Cette semaine sera-t'elle l'une des plus importantes de cette année finissante, de notre vie, ou plus généralement de l'histoire de la musique ? Nous ne le saurons évidement que beaucoup plus tard / amusant constat de déliction du langage prompt à évincer l'évident coup marketing de cette sortie quasi-simultanée des quatre opus distincts d'Arca / Sommes-nous impropres à prendre en mesure l'occupation  d'un espace aussi large qu'un omnipotent champ de conscience, incluant sa propre dimension prospective et sociologique.
 
L'événement est pourtant de taille, synthèse magistrale de quelques deux décennies d'investigations sonores et/ou musicales, augmentées d'un intense, et salvateur, activisme transhumaniste, augurant un virage ou une possible rupture - "Psycho construct, posthuman, a mutant face" - Il y eut un avant, il y a un présent, il y aura un après ces quatre coups de semonce de Alejandra Ghersi Rodriguez. 
Ce futur sera non binaire ou iel ne sera pas.

i ... ii iii iiii / iiiii, assez sommairement, et fugacement, notés en qualité de "série" KiCK, n'en ont que l'apparente et indicible succession nominale, nomenclature d'archivistes, practicité d'un traitement éditorial de chroniqueurs pressés de partir en week-end / désillusion d'un monde, d'avant quoi ? Maestria d'une artiste à l'apogée de sa lumière, chaque réalisation explore, décortique les concepts autonomes d'une verticalité anthropique en construction ou flamboyante, sans oublier ses utopies et les songes - Un manifeste qui n'en aurait pas encore le nom. Ici, à l'instar et l'incidence de quelques fulgurants et géniaux instigateurs, Orlan, Hans Bellmer, Joël Hubaut, Matthew Barney, Stelarc, Edouard Kac, Steven Cohen ou Bernard Lallemand, pour n'en citer que quelques protagonistes, présentement à l'esprit, tout est enfin tumulte, harmonie, fragmentation, rhizome, calme, intelligence, appartés, volupté, post-humanité, confidences et sacre d'un merveilleux idéalisme. Nous respirons, enfin, la possibilité d'une nouvelle ère - Obra maestra !

thierry massard / 3 décembre 2021 - 17:40

Arca

Consider this first week of December 2021 important is, of course, a fair precondition. 
A week awaited with an impatience made up of silence, restraint, rumbling demons, and sighs whose spacing is inexorably tightening. Will this week be one of the most important of this year, of our life, or more generally of the history of music? We will obviously only know it much later / amusing observation of the delicacy of the language quick to oust the obvious marketing coup of this quasi-simultaneous release of Arca's four distinct opuses / Are we unable to take into account the occupation of a space as wide as an omnipotent field of consciousness, including its own prospective and sociological dimension.
 
Obviously, this is a major event, a masterly synthesis of some two decades of sonic and/or musical investigations, augmented by an intense, and salvific, transhumanist activism, auguring a turn or a possible rupture - "Psycho construct, posthuman, a mutant face" - There was a before, there is a present, there will be an after to these four warning shots by Alejandra Ghersi Rodriguez
This future will be non-binary or it will not be.

i ... ii / iii / iiii / iiiii, rather summarily, and fleetingly, noted as a KiCK "series", have only the apparent and unspeakable nominal succession, archivists' nomenclature, the practicality of an editorial treatment of columnists in a hurry to leave for the weekend / disillusionment of a world, of before what? 
Maestria of an artist at the height of her powers, each work explores and deconstructs the autonomous concepts of an anthropic verticality under construction or flamboyant, without forgetting its utopias and dreams - a manifesto that does not yet have the name. Here, following the example and the impact of a few dazzling and genial instigators, Orlan, Hans Bellmer, Joël Hubaut, Matthew Barney, Stelarc, Edouard Kac, Steven Cohen or Bernard Lallemand, to name but a few protagonists, at present in mind, everything is finally tumultuous, harmonious, fragmented, noisy, calm, intelligent, owned, voluptuous, post-human, confidences and the sacredness of a marvelous idealism. We breathe, at last, the possibility of a new ai-era - Obra maestra !



Mila Drone :: Mr. Underson


"La Lune est descendue sur la Terre et a ressuscité les morts, c'est pourquoi elle n'existe plus et n'existera probablement plus jamais.

Commençons par le fait que toute cette histoire s'est réellement produite et que M. Underson lui-même me l'a racontée. Et d'ailleurs, je dois avouer que j'en ai ajouté un peu - je me demande si vous allez découvrir où ? Et encore une chose, n'ayez pas peur de M. Tylpur.

D'accord, mais revenons-en au fait. Je suis sorti devant le chalet, j'ai regardé le ciel et... ma mâchoire est tombée ! Il y avait des astéroïdes qui venaient vers moi ! Un, deux, trois. Toute la brigade ! J'ai commencé à me souvenir de tout ce que j'avais appris à l'école sur les astéroïdes.
-Nous devons prendre le roi des astéroïdes, tous les astéroïdes suivront le roi -Je me suis souvenu. J'ai sauté sur le plus gros astéroïde. C'était le roi. Je l'ai poussé loin de ma planète et tous les astéroïdes ont volé après lui.

M. Tylpur est un homme qui se transforme en démon et qui devient incontrôlable. Comme vous vous en souvenez, il est toujours assis à Tworki dans l'hôpital pour aliénés. Et maintenant, il veut se venger de M. Underson.

Oskar vient de se réveiller dans la nuit. Il ne pouvait pas dormir. Il est allé à la fenêtre et a mis fin à sa vie.

Tom ne pouvait rien dire, par peur. Il s'est laissé pousser dans une cellule d'un château à l'extérieur de la ville. Il y avait seulement un petit trou d'égout. Lorsque le Diable s'est éloigné, Tom a sauté dans le trou car il était assez petit pour le faire. Une fois à la surface, il a fermé le château de l'extérieur, a piégé le diable et s'est sauvé. Tu vois ?"

Si, à l'instar de ces quelques lignes agrémentant les six pièces de Mr. Underson, Mila Drone nous livre les fragments et les clés d'une histoire d'enfants, la fin de cette histoire demeurera sans doute une énigme. Une histoire aperçue inopinément dans la contemplation des sombres nuages, que Mila se plait à observer sur un balcon de Varsovie - Mr. Underson est une histoire bien trop effrayante pour les enfants sages. 
Seuls, quelques accords mélancoliques, perdus dans un écho intemporel, sont-ils désormais nécessaires, afin d'en soustraire la solidification effective - Déjouer les certitudes d'apparence, les contraindre à leur propre déshérence, évanescente. Puissante, Mila Drone l'est toutefois, domestiquant minutieusement ces nombreuses et manifestes turpitudes, du tranchant d'un irascible fuzz, fatal (Tylpur). Mr. Underson est donc loin d'être une simple histoire, transcription émotionnelle que l'on referme comme ces livres, dont on sait toute l'emprise sur l'espace influent qui nous sépare des sombres fragments nuageux aperçus sur un balcon de Varsovie - Widzicie?

© thierry massard / 26 novembre - 10:12



"The Moon came down to Earth and raised the dead, which is why it no longer exists and probably never will again.

Let's start with the fact that this whole story really happened and that Mr Underson himself told it to me. And by the way, I must confess that I added a bit - I wonder if you'll find out where? And one more thing, don't be afraid of Mr. Tylpur.

All right, but let's get back to the point. I walked out in front of the cottage, looked up at the sky and... my jaw dropped! There were asteroids coming towards me! One, two, three. The whole brigade! I started remembering everything I'd learned in school about asteroids.
-We must take the king of the asteroids, all the asteroids will follow the king - I remembered. I jumped on the biggest asteroid. It was the king. I pushed him away from my planet and all the asteroids flew after him.

Mr. Tylpur is a man who turns into a demon and becomes uncontrollable. As you remember, he is still sitting in Tworki in the hospital for the insane. And now he wants revenge on Mr. Underson.

Oskar just woke up in the night. He couldn't sleep. He went to the window and ended his life.

Tom couldn't say anything out of fear. He let himself be pushed into a cell in a castle outside the city. There was only a small sewage hole. When the Devil moved away, Tom jumped into the hole because he was small enough to do so. Once he got to the surface, he closed the castle from the outside, trapped the Devil and ran away. See?"

If, like these few lines gracing the six tracks of Mr. Underson, Mila Drone delivers the fragments and keys to a children's story, the end of this story will undoubtedly remain an enigma. A story unexpectedly glimpsed in the contemplation of the dark clouds, which Mila likes to observe on a balcony in Warsaw - Mr. Underson is a story far too scary for good children. 
Only a few melancholic chords, lost in a timeless echo, are now necessary to subtract the actual solidification - to thwart the certainties of appearance, to force them into their own evanescent disintegration. Powerful, Mila Drone is however, meticulously taming these numerous and obvious turpitudes, with the sharpness of an irascible, fatal fuzz (Tylpur). Mr. Underson is thus far from being a simple story, an emotional transcription that one closes like those books, whose influence on the space that separates us from the dark cloudy fragments seen on a Warsaw balcony is well known - Widzicie?

Gintas K :: nervus vagus


À la sinueuse croisée des quêtes sonores et des entités singulières du langage, se situe un rire magnifique et magnétique (beginning.laughter) - Nous sommes (peut-être) sauvés - Nul autre, qu'un simple et fondamental rire pour occire les sinistres carapaces d'une nature humaine asservie aux anfractueuses rudesses mortifères qu'elle s'inflige éternellement. 

Décrire "nervus vagus" revient à effectuer un exercice bien délicat, 
un exercice dont la seule description risquerait d'en rompre l'indicible charme.
Espiègles que nous sommes, car avertis, nous nous y refusons, et vous invitons à faire de même - Pas un mot !

Laisser s'opérer la saisissante alchimie totale, mélodies granulaires, signature euphonique aux frontières poreuses, étincelles autonomes, graciles, filiformes ou harmonies limpides et soundscapes ombrageux, Gintas K en orchestre une singulière et très remarquable maestria, un indéniable talent synchrone.
Laisser s'opérer la non moins saisissante émulsion d'une réalité juxtaposée, beaucoup plus épineuse, bien que nécessaire, celle de vibrants témoignages (Antanas Story Finish) ou celle de contes de fées enchanteurs (Saulė fairy tale about dogs, piglets & a wolf) - N'en disons pas plus - Il vous appartient d'en apprécier toute l'intense proximité sensorielle,  celle d'un "nervus vagus" parfaite conjugaison révélatrice de nos tourments, de nos tumultes, de notre innocence et d'une possible humanité - Pas un mot !

thierry massard / 25 novembre 2021 - 18:12

At the sinuous crossroads of the sonorous quests and the singular entities of the language, is situated a magnificent and magnetic laughter (beginning.laughter) - We are (perhaps) saved - No other, that a simple and fundamental laughter to occire the sinister carapaces of a human nature enslaved to the mortifying anfractuous rudenesses that it eternally inflicts itself. 

To describe "nervus vagus" is to carry out a very delicate exercise, 
an exercise of which the only description would risk to break the indescribable charm of it.
Mischievous as we are, because warned, we refuse to do so, and invite you to do the same - Not a word!

Let operate the seizing total alchemy, granular melodies, euphonic signature with the porous borders, autonomous, gracious, filiform sparks or limpid harmonies and shady soundscapes, Gintas K orchestrates a singular and very remarkable maestria, an undeniable synchronous talent.
Letting the no less striking emulsion of a juxtaposed reality operate, much thornier, though necessary, that of vibrant testimonials (Antanas Story Finish) or that of enchanting fairy tales (Saulė fairy tale about dogs, piglets & a wolf) - Let's say no more - It is up to you to appreciate all the intense sensory proximity, that of a "nervus vagus" perfect revealing conjugation of our torments, our tumults, our innocence and a possible humanity - Not a word !

Rhonchus :: بلَووِه


Genèse d'un processus, l'acte fondateur, la quête frénétique, depuis le crépitement pionnier, le retentissement soudain d'une métamorphose bleutée. Rhonchus, aka Shahin Souri, invite à la construction méthodique ( دآ ) par agglomérat. 
Amas de corpuscules variants, successivement heurtés, choc de matières antonymes des désirs de forme et d'esprit. Cette lutte abrupte est celle d'une rencontre dont l'happy end, réclame la possibilité d'un nouveau chapitre. Bravo !

Genesis of a process, the founding act, the frantic quest, from the pioneering crackle, the sudden resounding of a bluish metamorphosis. Rhonchus, aka Shahin Souri, invites to methodical construction ( دآ ) by agglomeration. 
Clusters of varying corpuscles, successively collided, clash of materials antonymous of desires of form and spirit. This abrupt struggle is that of an encounter whose happy ending, claims the possibility of a new chapter. Bravo !

thierry massard / 21 novembre 2021 - 16:30


SRVTR :: 280570​/​210563 - remixed civilisation


... Figuration d'un monde, le nôtre, encodage sans compromis, précision nanométrique, écrasant fac-similé néo-sentimental - Serv"A"tor d'un art singulier, le sien, Gildas Brugaro (SRVTR) assujettit sa propre vision aux implacables tourments du tempo. Sans préambule, sans mise en garde souffreteuse des sempiternelles nécessités d'exégèse, la confrontation au monolithe n'en est que plus mordante - Ici, toute resistance est vaine, il n'y a plus de guichet de réclamation, ni alternative. Vous êtes seul, broyé, perdu dans un éclat éblouissant, aux limites de l'inconscience. Tout faux pas est synonyme d'oubli - irrémédiable.

thierry massard / 18 novembre 2021 - 10:24

... Figuration of a world, ours, uncompromising encoding, nanometric precision, crushing neo-sentimental facsimile - Serv"A"tor of a singular art, his own, Gildas Brugaro (SRVTR) submits his own vision to the implacable torments of tempo. Without preamble, without suffering warning of the endless necessities of exegesis, the confrontation with the monolith is all the more biting - Here, any resistance is vain, there is no more window of complaint, nor alternative. You are alone, crushed, lost in a dazzling brilliance, at the limits of unconsciousness. Any misstep is synonymous with oblivion - irremediable.


Alva Noto :: HYbr:ID I

Première production d'une nouvelle série qualifiée Hybri:ID apparement générante d'effets récurrents, récurrents, récurrents à l'envi, on s'y ennuie en attendant, en attendant, en attendant ad infinitum, collider sanctuarisé, et le très juste objet en exergue promotionnel de l'ensemble, intitulé p-dance

thierry massard / 13 novembre 2021 - 01:01

NOTON

First production of a new series called Hybri:ID apparently generating recurrent, recurrent, recurrent effects over and over again, one gets bored waiting, waiting, waiting ad infinitum, collider sanctuarised, and the very right object in promotional exergue of the whole, entitled p-dance

The Black Dog :: music for photographers


En dignes aficionados nourris, dès nos très discrètes premières heures, au biberon de Brian Peter George St John le Baptiste de la Salle, nous nous étions évidemment esclaffés de l'espièglerie de nos amis de Sheffield, à l'heureuse annonce de "music for real airports". Nous nous étions également instantanément  ressaisis à l'écoute de ce magnifique enregistrement, jalonnant un niveau d'attention aussi méritoire que l'objet initial du sarcasme.

Si vous le voulez bien, nous allons maintenant vérifier ensemble, si ce même sens de l'humour et d'autodérision sont applicables aux protagonistes de "music for photographers".

Passée la désormais récurrente mention (baillement) "période d'introspection, liée au confinement pandémique, nous ayant permis un autre regard créatif blah blah blah ..." disponible sur la quasi intégralité des productions sonores, désireuses de justifier actuellement je ne sais quelle mise en perspective autocentrée, attardons nous, plus sérieusement, sur le réel postulat du capteur intentionnel, qu'il soit photographe ou flâneur sans but, importe si peu. Traduire la juste incidence des choses le devient beaucoup plus - le medium.

Si ce nouvel opus de The Black Dog est une indéniable réussite, ce n'est assurément et évidement pas par son intitulé, médiocre et insipide nécessité d'une incarnation programmable, l'impérieux besoin de justifier une confrontation implacable. Ici, la justesse du propos est architecturale (Norman Foster knew), et peut-être et surtout, organique - Traduire enfin l'amplitude d'un gouffre séparateur. Solitude d'un regard sensible, peur muette, froide douleur d'un asservissement à la matière, le sang, la précontrainte du ciment sans mémoire, la poussière (depth of future). 

Si, enfin les ardents et puissant amateurs de Brutalisme puissent n'y entrevoir que le possible écho d'une  fascination intra et extramuros, ils peuvent aussi se mettre à la photographie.

Music for photographers est un ouvrage remarquable à plus d'un, mais plus certainement sans son titre.

thierry massard / 12 novembre 2021 - 23:15

music for photographers

The Black Dog

fragments

As worthy aficionados, fed from our earliest hours on the baby bottle of Brian Peter George St John le Baptiste de la Salle, we had obviously laughed at the mischief of our friends from Sheffield, at the happy announcement of "music for real airports". We also instantly pulled ourselves together when we heard this magnificent recording, marking out a level of attention as deserving as the initial object of the sarcasm.

If you don't mind, we'll now check together if this same sense of humour and self-mockery is applicable to the protagonists of "music for photographers".

After the now recurrent mention (yawn) of "a period of introspection, linked to the pandemic confinement, having allowed us another creative look blah blah blah ..." available on almost all the sound productions, eager to justify at the moment I don't know what self-centred perspective, let's linger, more seriously, on the real postulate of the intentional sensor, whether he is a photographer or an aimless flâneur, which matters so little. Translating the right incidence of things becomes much more important - the medium.

If this new opus of The Black Dog is an undeniable success, it is certainly and obviously not because of its title, a mediocre and insipid necessity of a programmable incarnation, the imperious need to justify an implacable confrontation. Here, the accuracy of the proposal is architectural (Norman Foster knew), and perhaps and above all, organic - to finally translate the amplitude of a separating chasm.
The solitude of a sensitive gaze, the silent fear, the cold pain of an enslavement to matter, blood, the pre-stress of cement without memory, dust (depth of future).

If, finally, the ardent and powerful lovers of Brutalism can only see in it the possible echo of an intra- and extramural fascination, they can also take up photography.

Music for photographers
is a remarkable work in many ways, but certainly not its title..

Pete Swinton :: culture and value


Découvert, en début d'année, à la simple et heureuse mise en lumière (hasard) d'un track ( How to be a primate in the 21st century ) Pete Swinton n'en est pas moins un artiste au parcours bien plus que signifiant, puisque l'homme navigue en terres sonores depuis les années 70. Les précautions d'usage sont donc utiles, surtout quand on sait que Swinton a conçu et qualifié un genre, l'insanbient music, fusion notoire de musique expérimentale et d'ambient. 

Récent opus du résident de Jawa Barat (Indonésie), "Culture and Value" prend racine, et son titre, dans les carnets du philosophe et mathématicien, Ludwig Wittgenstein, attaché au postulat du langage et à la nécessité d'une logique clarificatrice des idées. 
Evident désir fusionnel de deux ouvrages et auteurs, en présence, Culture and Value témoigne d'une synchronie renversante, dont la proche contemporanéité se révèle à la lecture de 10 citations de Wittgenstein, savamment utilisées en guise de titre pour chacune des pièces sonores de Pete Swinton. L'effet escompté ne devrait pas se faire désirer trop longtemps, les lecteurs du philosophe devant se précipiter sur les harmonieuses volutes combinatoires d'un musicien à l'élégante omniprésence et les mélomanes, amateurs éclairés du compositeur, sachant désormais quelle sera leur prochaine lecture - Remarquable.

thierry massard / 11 novembre 2021 - 17:23

Culture And Value /
4-4-2music

Discovered, at the beginning of the year, with the simple and happy highlighting (by chance) of a track ( How to be a primate in the 21st century ) Pete Swinton is nevertheless an artist with a more than significant background, since the man has been navigating in sound lands since the 70s. The usual precautions are therefore useful, especially when one knows that Swinton has conceived and qualified a genre, insanbient music, a notorious fusion of experimental and ambient music. 

The recent opus of the resident of Jawa Barat (Indonesia), "Culture and Value" is rooted, and its title, in the notebooks of the philosopher and mathematician, Ludwig Wittgenstein, attached to the postulate of language and the necessity of a clarifying logic of ideas. 
An obvious fusional desire of two works and authors, Culture and Value bears witness to a staggering synchronicity, whose close contemporaneity is revealed in the reading of 10 quotations from Wittgenstein, cleverly used as titles for each of Pete Swinton's sound pieces. The expected effect should not be long in coming, as readers of the philosopher should rush to the harmonious combinatorial volutes of a musician with an elegant omnipresence, and music lovers, enlightened amateurs of the composer, should now know what their next reading will be - Remarkable.

HKE & Sangam :: upgrade YOURSFL

 

Dire que l'on ne tombe pas immédiatement sous le charme de cette collaboration entre les deux prolifiques producteurs est une hypothèse à peine envisageable (enduring spirit). Une gourmandise dreampunk, comme on les aime, une sucrerie atmosphérique qui s'empare de vous et ne vous lâchera qu'aux premiers effets de  l'overdose fluorescente - L'aveuglement fatal. Succès indéniable d'une vague conceptualisant un monde d'après. Apôtres de la saturation cathodique et don mélodique inné, HKE & Sangam s'en donnent à coeurs vaillants. Adeptes d'une humanité ultraviolette, mais néanmoins conscients usagers de la dangerosité des artifices luminescents, cette bande son contrastée est faite pour vous - Hypermoderne.

thierry massard / 7 novembre 2021 - 17:52



To say that we do not immediately fall under the spell of this collaboration between the two prolific producers is hardly an assumption (enduring spirit). A dreampunk delicacy, as we like them, an atmospheric sweet that takes hold of you and will only let you go at the first effects of the fluorescent overdose - The fatal blindness. Undeniable success of a wave conceptualising a world after. Apostles of cathodic saturation and innate melodic gift, HKE & Sangam give it their all. Adepts of an ultraviolet humanity, but nevertheless aware of the danger of luminescent artifices, this contrasted soundtrack is yours - Hypermodern.

Mira Calix :: a-b-s-e-n-t origin

Oh oui, c'est promis ! Pas de rédactionnel promotionnel.
Oui c'est promis, pas de circonstances atténuantes ! si souvent exténuantes.

Quand surgit dans le paysage "absent origin", nous sommes logiquement surpris. Belle lurette que Mira Calix n'avait pas envie de donner des nouvelles neuves, mais ne dit-on pas "loin des yeux, loin ... des oreilles". Si, sans trop de curiosité, nous savons qu'elle préférait l'art de voyager, aux quelques autres encore disponibles, Elle ne manquait pas de collecter, nombre de fragments, éléments hétérogènes, que l'on désire, un jour ou l'autre, mettre à profit, muni de colle (blanche). Fidèle compagnon d'errance, car elle ne déambulait pas seule, DaDa était lui aussi invité aux pérégrinations, il en devint le tumultueux (que l'on sait) mentor, GPS présidant aux destinations de cet absent origin
Encore fallait-il encore y adjoindre quelques autres, et non des moindres, raisons de justifier pareil déplacements. Ce fut fait grâce à la bienveillante influence de Hannah Wilke, Wangechi Mutu, Henri Matisse, Linder, Margaret Mellis, Raoul Hausmann, Kurt Schwitters, Eileen Gray, Ella Bergmann, Max Ernst, Jean (Hans )Arp, Hannah Hoch, Eduardo Paolozzi, David Hockney, Natalia Goncharova, John Stezaker, Lee Krasner, Nancy Spero ou Robert Rauschenberg, on ne peut, assez logiquement pas rêver mieux, y compris pour les voyageurs immobiles.


Vous l'avez aisément compris, absent origin est une invitation à ouvrir un immense cahier, un possible nouveau cap pour celles et ceux qui, nourris du constat historique et contextuel de l'émergence du DaDa d'antan, feront le choix fondateur de s'y engouffrer, afin de pourfendre une époque devenue, elle aussi, tout autant irrespirable - Mira Calix ne voyage pas seule.

thierry massard / 6 novembre 2021 - 12:01



Oh yes, I promise! No promotional writing.
Yes, I promise, no extenuating circumstances! so often exhausting.

When "absent origin" appears in the landscape, we are logically surprised. It's been a long time since Mira Calix had any desire to give new news, but don't they say "out of sight, out of ... ears". If, without too much curiosity, we know that she preferred the art of travelling, to the few others still available, she did not fail to collect a number of fragments, heterogeneous elements, which one wishes, one day or another, to put to good use, provided with (white) glue. Faithful companion of wandering, because she did not wander alone, DaDa was also invited to the peregrinations, he became her tumultuous (as we know) mentor, GPS presiding over the destinations of this absent origin
But it was still necessary to add some other reasons, and not the least, to justify such displacements. This was done thanks to the benevolent influence of Hannah Wilke, Wangechi Mutu, Henri Matisse, Linder, Margaret Mellis, Raoul Hausmann, Kurt Schwitters, Eileen Gray, Ella Bergmann, Max Ernst, Jean (Hans) Arp, Hannah Hoch, Eduardo Paolozzi, David Hockney, Natalia Goncharova, John Stezaker, Lee Krasner, Nancy Spero or Robert Rauschenberg, we cannot, quite logically, dream of anything better, including for immobile travellers.

As you have easily understood, absent origin is an invitation to open an immense notebook, a possible new course for those who, nourished by the historical and contextual observation of the DaDa emergence of yesteryear, will make the founding choice to rush into it, in order to attack a time that has also become equally unbreathable - Mira Calix does no longer travel alone.

TESLARADIO :: Grains - remixes & visuals


De l'aveu initial de Chinowski Garachana aka TESLARADIO, lors de la réalisation de l'album original, en janvier 2021, pour le label Sevenpidia Records, "Grains" est "un orchestre sans musiciens, un flux sans racines, un résultat sans cause - La synthèse granulaire comme origine des espèces ..." - Dont acte !

Nécessaire et indispensable lecture mutante, ou à l'orée d'une métamorphose en cours, ces GRAINS - remixes & visuals sont la démonstration que l'intangible n'en est pas, pour autant, synonyme de pétrification cellulaire, bien au contraire ! Aspérités protéiformes, vous voici donc invitées à la transfiguration. Nous pouvons nous réjouir d'être également convié avec celles-ci.

12 "remixes" et pas moins de 10 "visuals", dont nous tairons le contenu afin de vous en laisser la juste primeur, constituent un ouvrage dont le contenant a été, une fois encore, envisagé avec la plus rigoureuse méticulosité créative par The Lacemaker. Cette prometteuse granularité n'en attendait pas moins.

Espace clos, aux proportions spectaculaires, Elektronishes labor invite immédiatement Dode Carmenismo à la pratique d'un savant contrepied atmosphérique, probablement intentionnel, car l'approche de ces particules en suspension, nécessite la plus grande prudence.

Pièce maitresse, les Glitches of capitalism prennent la distance, Caradusanto leur infligeant une impatience rythmique sentencieuse dont les mirages de field recordings s'évaporent dans une densité tumultueuse, magma abrasif. Domestication délibérée, Beatlove revisite à nouveau Elektronishes labor d'un tempo technoïd à la litanie vocale désabusée. 

Si Grooverment's colapse permet à notre ami (de longue date) Angel Galán une ciselure fulgurante et tranchante, celle-ci dialogue avec l'essentiel. Épris de ces grains d'espérance (Hope) Structweird réussit la délicate alchimie d'une harmonisation stupéfiante à la beauté éphémère et intense. 

Afin que les capsules de Isolierte, enveloppes de verre dont le tintement démontrait la déchirante solitude (les ampoules sont toujours seules) il convient que le très talentueux JL Amores leur donne l'éclat de quelques notes d'un piano pourtant désabusé, repli d'espoir. Mécanique et syncopé, Langsame normalität a la mélancolie âprement refusée par Ultraslow Chinowski & Erinaq, émotion raisonnée par un réel sans compromis. S'il faut un nouvel espoir (New hope) Linalab le contorsionne, drones abandonnés, sans but, illusoires. Affecté, Cravat orchestre Meme viral dans une maestria vocale à l'amplitude céleste, myriade d'un darkage concomitant, Icare déjouant indéniablement de nombreux pièges. 

Point d'orgue fantastiquement réjouissant, Morphogenesis de Lévar, jouit ici d'une intelligente dimension structurelle qui ignore ni la rectitude du propos, ni son éminente propulsion. 

Renouer avec la pragmatique possibilité des évidences,  Multiman en fait sienne avec Ministerium für lärm comme une une intention quasi délictueuse, autant que dissimulée derrière un certain classicisme.

Clôturant un ouvrage manifestement plus que significatif, Bromo, fidèle à cette capacité de possible nouvelle ré-écriture des choses, produit enfin un Postkapitalistische drone empreint de cette même capacité d'un désir rude et grumeux, mesurable, medible, medible, medible ... 

thierry massard / 3 novembre 2021 - 19:30

Oigovisiones label / Grains - remixes & visuals
Sevenpidia records / Grains - original album



According to Chinowski Garachana aka TESLARADIO's initial admission, when making the original album in January 2021 for Sevenpidia Records, "Grains" is "an orchestra without musicians, a flow without roots, a result without a cause - Granular Synthesis as the Origin of Species..." - Duly noted!

Necessary and indispensable mutant reading, or on the verge of a metamorphosis in progress, these GRAINS - remixes & visuals are the demonstration that the intangible is not, for all that, synonymous with cellular petrification, quite the contrary! Protean asperities, you are invited to transfiguration. We can rejoice that we are also invited with them.

12 "remixes" and no less than 10 "visuals", for the content of which we will not mention in order to let you have the first taste, make up a work whose container has once again been considered with the most rigorous creative meticulousness by The Lacemaker. This promising granularity expected no less.

An enclosed space of spectacular proportions, Elektronishes labor immediately invites Dode Carmenismo to practice a clever atmospheric counterpunch, probably intentional, since the approach to these suspended particles requires the greatest caution.

The Glitches of capitalism are a masterpiece that takes the distance, Caradusanto inflicting on them a sententious rhythmic impatience whose mirages of field recordings evaporate in a tumultuous density, an abrasive magma. Deliberate domestication, Beatlove revisits Elektronishes labor from a technoïd tempo to a disillusioned vocal litany. 
If Grooverment's colapse allows our (long-time) friend Angel Galán a searing and sharp chiseling, this one dialogues with the essential. In love with these grains of Hope, Structweird achieves the delicate alchemy of a stunning harmonization with an ephemeral and intense beauty. 

In order for the capsules of Isolierte, glass envelopes whose tinkling demonstrated the heartbreaking solitude (light bulbs are always alone), it is appropriate that the very talented JL Amores gives them the brilliance of a few notes of a piano that is nevertheless disillusioned, a retreat of hope. Mechanical and syncopated, Langsame normalität has the melancholy bitterly refused by Ultraslow Chinowski & Erinaq, emotion reasoned by an uncompromising reality. 

If a new hope is needed (New hope) Linalab contorts it, abandoned drones, aimless, illusory. Affected, Cravat orchestrates Meme viral in a vocal maestria with celestial amplitude, myriad of concomitant darkage, Icarus undeniably thwarting numerous traps. 
A fantastically pleasing climax, Morphogenesis by Lévar, enjoys here an intelligent structural dimension that ignores neither the rectitude of the subject nor its eminent propulsion. 

To return to the pragmatic possibility of the obvious, Multiman makes it his own with Ministerium für lärm as an almost criminal intention, as much as it is hidden behind a certain classicism. Closing an obviously more than significant work, Bromo, faithful to this capacity of possible new rewriting of things, finally produces a Postkapitalistische drone imbued with this same capacity of a rough and lumpy desire, measurable, medible, medible, medible ... 

The Pop Group :: Y in Dub


Si, d'aventure, vous aviez 20 ans en 1979, et que par le plus grand des non-hasards, vous y avez croisé la déflagration que fut "Y",  soyez assuré de notre plus sincère et confraternelle sympathie. Si d'aventure, vous êtes présentement en train de parcourir ces lignes, il est à peu prés certain que vous n'êtes pas sorti de cette mirobolante boîte de Pandore, où l'on raconte, des choses, de nature à ressusciter une multitude d'exaltations foudroyantes. "Y" a t'il changé la donne musicale alternative ? Oui, indubitablement, ouvrant un champ d'investigation sonore rhizomique à peine moins étendu que l'Amazonie, l'Antarctique et l'océan Pacifique réunis ici pour la bonne cause. Brillamment produit, en son temps, par Dennis Blackbeard Bovell, c'est très précisément, cette même personne qui officie aujourd'hui aux destinée de "Y in Dub"

Si l'annonce de la perspective d'une quasi renaissance de "Y" in Dub a pu susciter quelques interrogations sur son absolue et pertinente nécessité, il convient d'y apporter un éclairage de nature à caractériser un ouvrage, dont l'adn en comportait déjà les gênes, désormais puissamment développés dans cette nouvelle approche - Nous l'avons dit, "Y" était, et demeure, une pierre angulaire pour mélomane intransigeant, mais aussi, et surtout, le vivant témoignage d'un temps d'abondante densité sonore, dont la richesse peut, malheureusement, provoquer le détournement actuel d'attention, en raison d'une tendance forte à l'édulcoration extrême - désolante omnipotence d'une normalité assortie du mortifère "devoir de réserve".

Alors, si d'aventure, vous avez 20 ans aujourd'hui, et que par le plus grand des hasards, vous croisez présentement "Y in Dub", sachez que vous n'êtes plus à l'abri de subir nombre d'explosions en chaîne - Bienvenue dans la mirobolante boîte de Pandore !

thierry massard / 5 novembre 2021 - 17:55

Y

If, by any chance, you were 20 years old in 1979, and that by the greatest of non-hasards, you came across the explosion that was "Y", be assured of our most sincere and confraternal sympathy. If, by any chance, you are currently browsing these lines, it is almost certain that you have not left the Pandora's box, where things are said that are likely to resurrect a multitude of lightning exaltations. Did "Y" change the alternative music scene? Yes, undoubtedly, opening a rhizomic sound investigation field hardly less extended than the Amazon, the Antarctic and the Pacific Ocean gathered here for the good cause. Brilliantly produced, in its time, by Dennis Blackbeard Bovell, it is precisely this same person who officiates today at the destiny of "Y in Dub". 

If the announcement of the perspective of a quasi rebirth of "Y" in Dub could raise some questions on its absolute and relevant necessity, it is advisable to bring a light to it, in order to characterize a work, whose dna already included the genes, from now on powerfully developed in this new approach - As we said, "Y" was, and remains, a cornerstone for all intransigent music lover, but also, and above all, the living testimony of a time of abundant sound density, whose richness can, unfortunately, provoke the current diversion of attention, because of a strong tendency to extreme watering down - the desolating omnipotence of a normality accompanied by the mortifying "duty of reserve".

So, if by any chance you are 20 years old today, and you happen to come across "Y in Dub", you should know that you are no longer safe from being subjected to a number of chain explosions - Welcome in the Pandora's box!


Lone :: always inside your head


S'attarder un instant sur un fugace effet d'annonce, considérer l'actualité comme susceptible de captiver à défaut de capturer l'air du présent. Ironies gracieuses des écoutes matinales. Attendu ou pas (qu'importe) "Always inside your head" de Lone est le personnage central de ces quelques jours. Futiles, nous nous arrêtons devant la vitrine, sans intention et sans envie particulière, flâneurs sonores, sans titre ni but, pour paraphraser, l'un de nos plus illustres amis. Le déroulé est gracile, autopilotage de rigueur, vocaux évanescents, loops sans éclaboussures, à peine si nous retenons notre attention sur l'évocation d'un "you're not alone" d'antan (inlove2) ou d'une madone réfrigérée (tree for tree) , la circulation est fluide, nous ne serons pas en retard - Rassurés, indolents ?

thierry massard / 31 octobre 2021 - 13:00


Lingering for a moment on a fleeting announcement, considering current events as likely to captivate if not capture the air of the present. Gracious ironies of morning listenings. Expected or not (what does it matter) "Always inside your head" by Lone is the central character of these few days. Futile, we stop in front of the window, without any particular intention or desire, sonic flâneurs, without title or goal, to paraphrase one of our most illustrious friends. The unfolding is graceful, self-piloting, evanescent vocals, loops without splashes, hardly if we hold our attention on the evocation of a "you're not alone" of yesteryear (inlove2) or of a refrigerated madonna (tree for tree), the circulation is fluid, we won't be late - Reassured, indolents?

Atom™ :: sex tape


Le commentaire d'accompagnement de cette nouvelle réalisation d'Atom™ est assez laconique :: 

"Sex Tape". Cet album de 2 heures et 14 minutes a été enregistré pendant le confinement de 2020 et devait initialement demeurer privé. Les choses se sont passées autrement, donc le voici. Aucun autre mot n'accompagnera cette œuvre.

Plus que les mots, et au delà nous le souhaitons, demeure la possible compréhension (et l'éventuelle appréciation) d'un ouvrage sans apparent compromis au désormais indispensable et coutumier mode d'emploi plug & play systématiquement livrable avec la quasi totalité des réalisations sonores en cours de fonctionnement - Tant mieux. Les amateurs de l'inclassable et iconoclaste résident de Santiago, ne se font évidemment pas prier pour un visionnage sonore en règle. Les autres, rares voyeurs érectiles, avides et encore vivants, y laisseront quelques plumes et de nombre désillusions - Tant mieux. Concept désormais d'arrière garde du grand broyeur des tendances lénifiantes, servile compagnon d'un consumérisme en recherche de désespérante audience, nous voici donc à appréhender le fruit du lockdown, dont moi, dixit l'auteur, je ne vous livrerai pas l'once d'une foutue explication - amusante posture initiale du silence médiatique récurrent, utilisé d'antan, par les maîtres es-machina de l'auteur de HD. La possibilité du regard de l'autre est donc dans un interstice de 2 heures et 14 minutes, un entretien corps à corps éperdu, avec la machine incarnée - un support d'enregistrement.

Choix multiple (12 en l'occurence) il suffit, pour s'y complaire, d'en choisir et associer la résonance de chaque segment à sa propre et intime confrontation. La latence de l'orgasme demeurera donc provisoirement indéfinie (Youpi !) et nous en attendrons, avec impatience, la miction libératoire de El Senor Coconut, vils et tragiques consommateurs, âpres au fun et au plaisir immédiat, que nous sommes.

thierry massard / 1 novembre 2021 - 10:26

NN
◎ Atom™

⊕ <3

The accompanying commentary for this new Atom™ release is rather terse:: 

"Sex Tape". This 2 hour and 14 minute album was recorded during the 2020 lockdown and was originally intended to remain private. Things turned out differently, so here it is. No other words will accompany this work.

More than words, and beyond that we hope, remains the possible understanding (and eventual appreciation) of a work without apparent compromise to the now indispensable and customary plug & play user manual systematically delivered with almost all the sound productions in operation - So much better. Fans of Santiago's unclassifiable and iconoclastic resident, will obviously not be denied a proper audio viewing. The others, the rare, avid and still living erectile voyeurs, will leave a few feathers and a number of disillusions behind them - So much better. Now a rear guard concept of the great crusher of lenient tendencies, a servile companion of consumerism in search of a desperate audience, here we are apprehending the fruit of the lockdown, of which I, dixit the author, will not give you a damn explanation - an amusing initial posture of recurrent media silence, used in the past by the es-machina masters of the HD author. The possibility of the other's gaze is thus in an interstice of 2 hours and 14 minutes, a distraught hand-to-hand conversation with the incarnate machine - the tape.

Multiple choice (12 in this case), it is enough, to indulge in it, to choose and associate the resonance of each segment to its own and intimate confrontation. The latency of the orgasm will thus remain temporarily undefined (Yippee!) and we will impatiently await the liberating micturition of El Senor Coconut, vile and tragic consumers, eager for fun and immediate pleasure, that we are.

Body​/​Dilloway​/​Head :: Body​/​Dilloway​/​Head


Commençons ces quelques lignes, si vous le voulez bien, par en délimiter le ... périmètre.

Dilloway, c'est donc Aaron Dilloway, musicien expérimental originaire de Brighton (Michigan), opérant régulièrement dans le champ de l'improvisation, souvent seul, mais aussi régulièrement, bien accompagné.
Body/Head, c'est d'abord et avant tout, la combinaison gagnante et physiologique de notre modeste humanité, mais aussi le duo que constitue Bill Nace, guitariste expérimentateur, lui aussi, avec Kim Gordon, que l'on ne présente évidemment plus, faute de devoir passer pour un fichu goujat inculte.

Ce préambule étant clarifié, nous l'espérons, combinons à présent ces trois éminentes entités. Body/Dilloway/Head, choix nominatif alphabétique, maltraité par un artwork confondant et malin, que Bill Nace a élaboré avec, n'en doutons pas, une espiègle pensée pour le legs du maître des ciseaux de l'interzone.

Body/Erase, ouvrant ce premier opus du trio, s'immisce tel un spectre d'humanité contenue, poème sonore protéiforme, dont la nature et l'incertaine destination, s'empare de nos sourdes perceptions en contorsions vocales distantes et éperdues, remous organiques matriciels, avant l'enchevêtrement fusionnel vers nos pulsations rythmiques, mutantes - Une émulsion phonique érigeant la possible négation de sa propre existence, à la faveur d'une matière électrisante autonome - Une claque sensorielle !

Central, Goin'Down poursuit mélancoliquement, l'âpre dialogue neurasthénique de dualités en perte de ressentiment, mémoire méthodique puissamment subjective et familière, cocon d'intimité encapsulée dont la fragile et scandante ritournelle ne vous laissera d'autre solution que la seule et indéfectible réclusion émotionnelle.

Confidents, les Secret Cuts procèdent de nos épanchements, à travers les bribes vocales de Gordon, aveux libératoires susurrés, effusions formellement mécanisées, mises en perspectives attentives, maestria du trio dont l'intensité atteint, ici, un point de non retour. Il faut, dès lors, envisager la géniale _______ rupture de cette onzième minute, pour que nous puissions appréhendés la puissante exacerbation et la possible incidence de ces secrets inavouables. 

Body/Dilloway/Head nous invite à la réflexive compréhension de nos sinueux mécanismes (inexorablement) humains - Magistral !

thierry massard / 27 octobre 2021 - 16:26

Body​/​Dilloway​/​Head 
Body/Head

Let's start these few lines, if you will, by defining the ... perimeter.

Dilloway is Aaron Dilloway, an experimental musician from Brighton (Michigan), regularly operating in the field of improvisation, often alone, but also regularly, well accompanied.
Body/Head is first and foremost the winning and physiological combination of our modest humanity, but also the duet formed by Bill Nace, experimental guitarist, and Kim Gordon, who obviously needs no introduction, for fear of looking like a bloody uneducated boor.

This preamble having been clarified, we hope, let us now combine these three eminent entities. Body/Dilloway/Head, alphabetical name choice, mistreated by a confusing and clever artwork, that Bill Nace elaborated with, no doubt, a mischievous thought for a bequest of the master of the scissors from the interzone.

Body/Erase, opening this first opus of the trio, intrudes like a spectrum of contained humanity, a protean sound poem, whose nature and uncertain destination, takes hold of our deaf perceptions in distanced and distraught vocal contortions, matrix organic stirrings, before the fusional entanglement towards our rhythmic, mutant pulsations - A phonic emulsion erecting the possible negation of its own existence, in favor of an autonomous electrifying matter - A sensory slap.

Central, Goin' Down continues melancholically, the bitter neurasthenic dialogue of dualities in loss of resentment, methodical memory, powerfully subjective and familiar, cocoon of encapsulated intimacy whose fragile and scandant ritornello will leave you no other solution than the only and indefectible emotional reclusion.

Confidents, these Secret Cuts proceed from our outpourings, through Gordon's vocal snippets, liberatory confessions whispered, formally mechanized effusions, attentive perspectives, mastery of the trio whose intensity reaches, here, a point of no return. It is necessary, therefore, to consider the brilliant _______ rupture of this eleventh minute, so that we can apprehend the powerful exacerbation and the possible incidence of these unavowable secrets. 

Body/Dilloway/Head invites us to the reflexive understanding of our sinuous and (inexorably) human mechanisms - Magistral!

© Joey Maloinkey

Glaskin :: klaftertief


Les prémisses d'un mois de novembre sans fin.
À la faveur de deux précédents (et formidables) EPs qui font, sans doute encore, les belles nuits du Blitz club de Munich, les frères Bockelmann annoncent une infinitude absolue qui mérite quelques explications. Littéralement "s'enfoncer profondément", Klaftertief désigne, selon une antédiluvienne expression allemande, un trou dans le sol dont il est difficile d'apprécier l'insondable profondeur. Une perspective qui, naturellement, attise immédiatement votre curiosité et la notre, avant de s'approcher irrémédiablement du bord. Premier constat, Glaskin synthétise parfaitement ce sentiment réservé à celles et ceux qui, un jour, ont effectivement franchi le pas : le saut dans le vide - exaltation proprement orgasmique. Si klaftertief est galvanisant, c'est incontestablement dans la possible confrontation émotionnelle et sensorielle de l'accélération vertigineuse d'une chute faisant suite à la fugacité décisionnelle et volontaire du basculement (hydrogroove I) - Prévisible succès pour ce premier album attendu, klaftertief est recommandé à toute personne désireuse d'effectuer la culbute dans les entrailles accueillantes de l'inconcevable. Une expérimentation fusionnelle, dont Jonathan et Ferdinand Bockelmann ont acquis l'indéniable maîtrise.

thierry massard / 26 octobre 2021 - 04:19



The beginnings of an endless November.
Thanks to two previous (and formidables) EPs, which are probably still the highlight of the Blitz club in Munich, the Bockelmann brothers announce an absolute infinity that deserves some explanations. Literally "to sink deep", Klaftertief designates, according to an antediluvian German expression, a hole in the ground whose unfathomable depth is difficult to appreciate. A prospect that, naturally, immediately arouses your curiosity and ours, before we get irremediably close to the edge. The first observation is that Glaskin perfectly synthesises the feeling reserved for those who, one day, have actually taken the plunge: the leap into the void - a truly orgasmic exaltation. If klaftertief is galvanizing, it is undoubtedly in the possible emotional and sensory confrontation of the vertiginous acceleration of a fall following the decisional and voluntary transience of the tilt (hydrogroove I) - A predictable success for this expected debut album, klaftertief is recommended to anyone wishing to tumble into the welcoming bowels of the inconceivable. A fusional experiment, for which Jonathan and Ferdinand Bockelmann have acquired an undeniable mastery.

Amyl and the Sniffers :: comfort to me

Maudit Punk rock ! Cent mille fois enterré, moribond, défiant toujours et à jamais (l'art d'utiliser un seul de vos doigts ...) les affres de genres musicaux indolents et les unes des gazettes kardashianisées.

Si un célèbre rock critique français, aux talents prophétiques discutables, a écrit un jour "le punk rock est mort" ( le 13 novembre 1978, jour de la sortie de "the scream" de Siouxsie & the Banshees ) , force est de constater que la cryogénie post-mortem est heureusement défectueuse.

Si la présence, en ce lieu, d'une référence comme "comfort to me" peut également sembler déroutante, elle doit, probablement, mériter quelques justifications du rédacteur de ces lignes. Un mois et demi de résistance, un mois et demi à se dire que "non" cet album n'est apparemment et définitivement pas dans la ligne éditoriale (il y en a une ?) de nocoVision - Maudit Punk rock qui vous tient, non par un notoire duo d'appendices anatomiques, mais par la fragile conjugaison mutante de l'adn. Bref ! Nous avons résisté un mois et demi - Résisté au bonheur de l'éphémère, la retenue. Si bouder son plaisir confère à la jouissance de certains d'entre-nous, il ne peut être qu'au détriment d'un besoin immédiat de rebattre les précieuses cartes, une cure de fondamentaux.

13 raisons de se réjouir de la simple proximité émotionnelle des lyrics et de la gouaille attentive de Amy Tailor. 13 raisons de se retrouver dans la remarquable authenticité de ce second album d'un groupe qui ne brûle pas les étapes, préférant nous laisser apprécier à leur juste mesure, les réussites (security, no more tears, capital ...) et les quelques imperfections - Si tout espoir est permis, c'est dans les éprouvettes colorées d'un "Germfree Adolescent" ou dans le trou du plancher de "(i'm) stranded" qu'il pouvait être dissimulé depuis si longtemps. Nous le savons à présent, mais nous éviterons, voulez-vous, les annonces prophétiques.

thierry massard / 22 octobre 2021 - 11:26

Amyl and the sniffers

Damn Punk rock! A hundred thousand times buried, moribund, still and forever defying (the art of using one of your fingers ...) the throes of lazy musical genres and the front pages of kardashianized gazettes.

If a famous french rock critic, with questionable prophetic talents, once wrote "punk rock is dead" (November 13, 1978, the day of the release of "the scream" by Siouxsie & the Banshees), we have to admit that the post-mortem cryogenics is hopefully defective.

If the presence, in this place, of a reference like "comfort to me" can also seem confusing, it must, probably, deserve some justifications from the writer of these lines. A month and a half of resistance, a month and a half of telling oneself that "no" this album is apparently and definitively not in the editorial line (is there one?) of nocoVision - damned Punk rock that holds you, not by a notorious duo of anatomical appendages, but by the fragile mutant conjugation of the dna. In short! We resisted for a month and a half - Resisted the happiness of the ephemeral, the restraint. If sulking pleasure confers enjoyment on some of us, it can only be at the expense of an immediate need to reshuffle the precious cards, a cure for fundamentals.

13 reasons to rejoice in the sheer emotional proximity of Amy Tailor's lyrics and attentive cheekyness. 13 reasons to find oneself in the remarkable authenticity of this second album of a band that doesn't rush the stages, preferring to let us appreciate the successes (security, no more tears, capital...) and the few imperfections to their true measure - If any hope is allowed, it's in the coloured test tubes of a "Germfree Adolescent" or in the hole in the floor of "(i'm) Stranded" it could have been hidden for so long. We know it now, but we'll avoid, shall we, prophetic announcements.



biblio - références du texte / text references ::

⦿ the scream
⦿ germfree adolescent
⦿ (i'm) stranded