Glaskin :: klaftertief


Les prémisses d'un mois de novembre sans fin.
À la faveur de deux précédents (et formidables) EPs qui font, sans doute encore, les belles nuits du Blitz club de Munich, les frères Bockelmann annoncent une infinitude absolue qui mérite quelques explications. Littéralement "s'enfoncer profondément", Klaftertief désigne, selon une antédiluvienne expression allemande, un trou dans le sol dont il est difficile d'apprécier l'insondable profondeur. Une perspective qui, naturellement, attise immédiatement votre curiosité et la notre, avant de s'approcher irrémédiablement du bord. Premier constat, Glaskin synthétise parfaitement ce sentiment réservé à celles et ceux qui, un jour, ont effectivement franchi le pas : le saut dans le vide - exaltation proprement orgasmique. Si klaftertief est galvanisant, c'est incontestablement dans la possible confrontation émotionnelle et sensorielle de l'accélération vertigineuse d'une chute faisant suite à la fugacité décisionnelle et volontaire du basculement (hydrogroove I) - Prévisible succès, klaftertief est recommandé à toute personne désireuse d'effectuer la culbute dans les entrailles accueillantes de l'inconcevable. Une expérimentation fusionnelle, dont Jonathan et Ferdinand Bockelmann ont acquis l'indéniable maîtrise.

thierry massard / 26 octobre 2021 - 04:19



The beginnings of an endless November.
Thanks to two previous (and formidables) EPs, which are probably still the highlight of the Blitz club in Munich, the Bockelmann brothers announce an absolute infinity that deserves some explanations. Literally "to sink deep", Klaftertief designates, according to an antediluvian German expression, a hole in the ground whose unfathomable depth is difficult to appreciate. A prospect that, naturally, immediately arouses your curiosity and ours, before we get irremediably close to the edge. The first observation is that Glaskin perfectly synthesises the feeling reserved for those who, one day, have actually taken the plunge: the leap into the void - a truly orgasmic exaltation. If klaftertief is galvanizing, it is undoubtedly in the possible emotional and sensory confrontation of the vertiginous acceleration of a fall following the decisional and voluntary transience of the tilt (hydrogroove I) - A predictable success, klaftertief is recommended to anyone wishing to tumble into the welcoming bowels of the inconceivable. A fusional experiment, of which Jonathan and Ferdinand Bockelmann have acquired undeniable mastery.

Amyl and the Sniffers :: comfort to me

Maudit Punk rock ! Cent mille fois enterré, moribond, défiant toujours et à jamais (l'art d'utiliser l'un de vos doigts ...) les affres de genres musicaux indolents et les unes des gazettes kardashianisées.

Si un célèbre rock critique français, aux talents prophétiques discutables, a écrit un jour "le punk rock est mort" ( le 13 novembre 1978, jour de la sortie de "the scream" de Siouxsie & the Banshees ) , force est de constater que la cryogénie post-mortem est heureusement défectueuse.

Si la présence, en ce lieu, d'une référence comme "comfort to me" peut également sembler déroutante, elle doit, probablement, mériter quelques justifications du rédacteur de ces lignes. Un mois et demi de résistance, un mois et demi à se dire que "non" cet album n'est apparemment et définitivement pas dans la ligne éditoriale (il y en a une ?) de nocoVision - Maudit Punk rock qui vous tient, non par un notoire duo d'appendices anatomiques, mais par la fragile conjugaison mutante de l'adn. Bref ! Nous avons résisté un mois et demi - Résisté au bonheur de l'éphémère, la retenue. Si bouder son plaisir confère à la jouissance de certains d'entre-nous, il ne peut être qu'au détriment d'un besoin immédiat de rebattre les précieuses cartes, une cure de fondamentaux.

13 raisons de se réjouir de la simple proximité émotionnelle des lyrics et de la gouaille attentive de Amy Tailor. 13 raisons de se retrouver dans la remarquable authenticité de ce second album d'un groupe qui ne brûle pas les étapes, préférant nous laisser apprécier à leur juste mesure, les réussites (security, no more tears, capital ...) et les quelques imperfections - Si tout espoir est permis, c'est dans les éprouvettes colorées d'un "Germfree Adolescent" ou dans le trou du plancher de "(i'm) stranded" qu'il pouvait être dissimulé depuis si longtemps. Nous le savons à présent, mais nous éviterons, voulez-vous, les annonces prophétiques.

thierry massard / 22 octobre 2021 - 11:26

Amyl and the sniffers

Damn Punk rock! A hundred thousand times buried, moribund, still and forever defying (the art of using one of your fingers ...) the throes of lazy musical genres and the front pages of kardashianized gazettes.

If a famous french rock critic, with questionable prophetic talents, once wrote "punk rock is dead" (November 13, 1978, the day of the release of "the scream" by Siouxsie & the Banshees), we have to admit that the post-mortem cryogenics is hopefully defective.

If the presence, in this place, of a reference like "comfort to me" can also seem confusing, it must, probably, deserve some justifications from the writer of these lines. A month and a half of resistance, a month and a half of telling oneself that "no" this album is apparently and definitively not in the editorial line (is there one?) of nocoVision - damned Punk rock that holds you, not by a notorious duo of anatomical appendages, but by the fragile mutant conjugation of the dna. In short! We resisted for a month and a half - Resisted the happiness of the ephemeral, the restraint. If sulking pleasure confers enjoyment on some of us, it can only be at the expense of an immediate need to reshuffle the precious cards, a cure for fundamentals.

13 reasons to rejoice in the sheer emotional proximity of Amy Tailor's lyrics and attentive cheekyness. 13 reasons to find oneself in the remarkable authenticity of this second album of a band that doesn't rush the stages, preferring to let us appreciate the successes (security, no more tears, capital...) and the few imperfections to their true measure - If any hope is allowed, it's in the coloured test tubes of a "Germfree Adolescent" or in the hole in the floor of "(i'm) Stranded" it could have been hidden for so long. We know it now, but we'll avoid, shall we, prophetic announcements.



biblio - références du texte / text references ::

⦿ the scream
⦿ germfree adolescent
⦿ (i'm) stranded

El Universo :: el universo


L'effervescence d'un enthousiasme !
Premier LP du one-man band de Eder Ademar, El Universo embrase instantanément les cendres, avant d'enflammer les jeunes pousses et les vieux chênes, s'il en reste. la combustion sera incandescente.
Né sur la pratique intensive des meilleures heures d'un rock allemand inventant le futur, le projet El Universo a l'excellente idée d'en conserver la plus vitale quintessence. S'il faut, à n'importe quel prix, y associer une parenté, elle ne peut être que, caméra au point, et berlinoise, mais qui s'en soucie vraiment dans l'espace ou à Mexico. Ici, les ultimes velléités terrestres n'ont plus court, seuls les explorateurs hors limites gravitationnelles sont les heureux acteurs d'une nouvelle destinée sans destination finale. S'il faut enfin envisager une "primer encuentro", elle a la saveur d'une onde au langage sourd et harmonique. Les barrières sont brisées. La conflagration de l'hydrogène en fusion, l'exaltation de ceux qui ont choisi de quitter le sol !

thierry massard / 11 octobre 2021 - 20:16




The effervescence of an enthusiasm!
First LP of Eder Ademar's one-man band, El Universo instantly sets the ashes on fire, before igniting the young shoots and the old oaks, if any remain.
Born on the intensive practice of the best hours of a German rock inventing the future, the project El Universo has the excellent idea to preserve the most vital quintessence of it. If it is necessary, at any price, to associate a kinship with it, it can only be, camera in focus, and Berlin, but who really cares about it in space or in Mexico City. Here, the ultimate terrestrial desires are no longer valid, only the explorers outside the gravitational limits are the happy actors of a new destiny without final destination. If it is finally necessary to consider a "primer encuentro", it has the flavor of a deaf wave with a harmonic language. The barriers are broken - The conflagration of the hydrogen in fusion, the exaltation of those who have chosen to leave the soil!


Sven Phalanx :: klangtherapie remix ep


Ce n'est évidement pas à vous que l'on puisse démontrer les vertus thérapeutiques du klang.

S'il faut encore entreprendre la démonstration, il est assez certain que les 18 traitements curatifs infligés par Anatoly Grinberg, Different Souls, diagnosis autopsychosis, STAHLSCHLAG, xotox, Greyhound, Toxic Derwish, Ah Cama-Sotz, MRS WATANABE, LaUD23, Rastlos, Brainquake, After White Smoke, Autonomaton, YURA YURA ou Dotkov, parviennent à faire du patient, l'objet de la fière exhibition ici présente. Large spectre intentionnel, klangtherapie parcoure, tour à tour, les chapelles musicales individuelles de cette fine guest-list, sans que Sven Phalanx puisse en être, un seul instant, insatisfait. 
S'il fut un jour malade, le patient est désormais guéri. 

thierry massard / 10 octobre 2021 - 10:36


It is obviously not for you to demonstrate the therapeutic virtues of klang.

If the demonstration has yet to be undertaken, it is fairly certain that the 18 curative treatments inflicted by Anatoly Grinberg, Different Souls, diagnosis autopsychosis, STAHLSCHLAG, xotox, Greyhound, Toxic Derwish, Ah Cama-Sotz, MRS WATANABE, LaUD23, Rastlos, Brainquake, After White Smoke, Autonomaton, YURA YURA or Dotkov, manage to make the patient the object of a proud and actual exhibition. The intentional broad spectrum of klangtherapie runs through the individual musical chapels of this fine guest list in turn, without Sven Phalanx being dissatisfied for a moment. 
If he was once ill, the patient is now cured. 

Translated with deepl

Hong Kong Express :: lucid to it


Exit l'incontournable Dream Catalogue / Bienvenue à EVO qui, comme son nom l'indique, est un engagement.

À la question immédiate, s'agissant du track it's not about you, la réponse est : Oui ! Absolument.
Le plébiscite est à la hauteur de l'ombrage d'un Bristol d'antan, et pourtant, une nouvelle ligne artistique apparait.
Si à l'instar, du titre de cet album, une étincelante lucidité semble prendre forme sous nos yeux, elle est la résultante d'un constat (laconique?) , et l'annonce d'une intention, l'amorce d'un virage aux couleurs d'une harmonie analogique (enfin) en apparence, offerte à celles et ceux dont l'envie est autre que les énièmes perditions et les désolantes solitudes, sans issue, d'un ambient sarcophage, dont la sempiternelle obscurité intentionnelle confère à la dissolution absolue et définitive - l'ennui structurel.

Si Lucid to it est encore une "promesse" sous influence, dont la signifiante (et belle) signature vocale, dominant l'ensemble, est l'une des parfaites illustrations d'un désir de mutation, on ne peut qu'espérer que cette nouvelle et aventureuse entreprise, puisse être une aube nouvelle, attendue.

thierry massard / 9 octobre 2021 - 12:16

Dream Catalogue Classic

Gone is the inevitable Dream Catalogue / Welcome to EVO which, as its name suggests, is a commitment.

To the immediate question, regarding the track it's not about you, the answer is: Yes! Absolutely.The plebiscite is equal to the shading of an old-fashioned Bristol, and yet a new artistic line appears.

If, like the title of this album, a sparkling lucidity seems to take shape before our eyes, it is the result of an assessment (laconic?) of the situation, and the announcement of an intention, the beginning of a turn to the colours of an analogical harmony (at last) in appearance, offered to those whose desire is other than the umpteenth perditions and the desolating solitudes, without exit, of an ambient sarcophagus, whose sempiternal intentional obscurity confers to the absolute and definitive dissolution - the structural boredom.

If Lucid to it is still a "promise" under influence, whose significant (and beautiful) vocal signature, dominating the whole, is one of the perfect illustrations of this desire of mutation, one can only hope that this new and adventurous enterprise, can be a new, awaited dawn.

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Daniel Avery :: lone swordsman

Architecte sonore discret, tout au moins en ces lieux, auteur l'an passé, d'un notable classique Love+Light ou plus récemment du remarquable ep Together in static, Daniel Avery annonce désormais une mise en lumière beaucoup plus conséquente.

Assisté de Chris Carter au meilleur de sa remixitude, ce 10" face unique, dont l'édition sera limitée, devrait, dans les prochains jours, provoquer l'étincelle cérébrale, dont notre cortex est toujours si friant.

Perspective amplement élargie, soundscapes éminemment visualisés par le travail du vidéaste Greg Hodgsonlone swordsman, dont la genèse fut étroitement associée à la triste disparition d'Andrew Weatherall, maintient une rectitude mobile, digne des instants de grâce autoroutière, sentiment de fusion consciente entre réalité mécanique, ressenti atmosphérique instantané et virtuosité mémorielle des divagations de nos songes.

thierry massard / 7 octobre 2021 - 09:56

phantasy sound
Daniel Avery

Discreet sound architect, at least in these parts, author last year of a notable classic Love+Light or more recently of the remarkable ep Together in staticDaniel Avery now announces a much more consequent spotlight.

Assisted by Chris Carter, at his best "remixitude", this limited edition one-sided 10" vinyl should, in the next few days, provoke the cerebral spark our cortex is always so fond of.

Perspective amply enlarged, soundscapes eminently visualized by the work of the videoast Greg Hodgsonlone swordsman, whose genesis was closely associated to the sad disappearance of Andrew Weatherall, maintains a mobile rectitude, worthy of the moments of motorway grace, feeling of conscious fusion between mechanical reality, instantaneous atmospheric feeling and memorial virtuosity of the divagations of our illusions.

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i'll be your mirror : a tribute to the Velvet Underground & Nico


Grognon, et à la faveur d'un week-end d'octobre pluvieux, connaissez-vous meilleure façon d'aborder un objet de sinistre désolation ? La recette est d'une affligeante simplicité ::

1 - Réserver un emplacement "tête de gondole" dans l'hypermarché du coin, en prenant soin de ne pas rater la date de sortie de l'opus - Prévoir une édition deluxe.

2 - Privilégier un bureau de graphisme inculte, susceptible de se compromettre dans l'entreprise - Ne pas hésiter sur la qualité et l'épaisseur du cartonnage - Prévoir une édition deluxe 

3 - Se renseigner sur la couleur des bananes roses d'Equateur.

4 - Éviter ( à tout prix ) de s'informer sur la postérité artistique des protagonistes originaux.

5 - Coller de façon nanométrique, aux arrangements initiaux afin de ne perdre personne en route.

6 - Penser à écrire les mots "émotion" et "culte" sur tous les murs du bureau afin de ne pas oublier de les prononcer quand cela est opportun ou nécessaire - Prévoir une édition deluxe.

7 - Briefer le stagiaire (en charge de l'intégralité du projet) sur la position du "h" dans le nom de famille Warhol.

8 - Prévoir de ne pas communiquer les paroles du track numéro 7 au data lyrics des plateformes, au  risque qu'elles puissent émettre de sérieuses réserves.

9 - Préférer de très jeunes rédacteurs (inexpérimentés), pour les diverses chroniques musicales à venir.

10 - Ne pas oublier d'appeler les artistes invités, avant la réservation du studio et du catering ( prévoir édition deluxe) - le post-it est posé sur le bureau. Envoyer un bouquet de fleurs à celles et ceux qui auront eu la chance de ne pas figurer sur cette liste.

11 - Se renseigner sur les horaires de la pharmacie - s'assurer de son stock d'aspirine et oublier le tout le plus rapidement possible.

thierry massard / 3 octobre 2021 - 18:06

discogs

Grumpy and on a rainy October weekend, do you know a better way to approach an object of grim desolation? The recipe is distressingly simple::

1 - Reserve a "head of gondola" place in the local hypermarket, taking care not to miss the release date of the opus - Provide a deluxe edition.

2 - Choose an uneducated graphic design office, likely to be compromised in the company - Do not hesitate on the quality and thickness of the cardboard - Provide a deluxe edition 

3 - Ask about the color of pink bananas from Ecuador.

4 - Avoid (at all costs) inquiring about the artistic posterity of the original protagonists.

5 - Stick to the initial arrangements in a nanometric way, so as not to lose anyone along the way.

6 - Think of writing the words "emotion" and "cult" on all the walls of the office so as not to forget to pronounce them when appropriate or necessary - Plan a deluxe edition.

7 - Brief the trainee (in charge of the integral project) about the position of the 'h' in the surname Warhol

8 - Plan to not communicate the lyrics of the track number 7 to the data lyrics of the platforms, at the risk that they may have serious reserves.

9 - Prefer very young and inexperienced editors, for the various music reviews to come.

10 - Don't forget to call the invited artists, before recording and booking the catering (plan deluxe edition) - the post-it is put on the desk. Send a bouquet of flowers to those who will have been lucky to be not on this list.

11 - Inquire about the pharmacy's schedule - make sure they have enough aspirin and forget about it as soon as possible.

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⊕ Kim Evans :: the southbank show / documentary (1986)

KHΛOMΛИ :: 0000


Avec pas moins d'une cent-vingtaine de réalisations, disponibles sur la seule plateforme banKcamp, KHΛOMΛИ est un véritable stakhanoviste sonore dont la première qualité est, à n'en pas douter, de préférer les jeux d'ombres aux plaisirs frelatés des feux de la rampe. Acteur éclairé d'une scène laborieuse, puisque post-industrielle, depuis les premières heures des eighties, l'homme chaotique n'en collectionne pas moins des associations fulgurantes, comme le très précieux Shit happens, définition manifeste et fort à propos de l'an de grâce 2020. Mais, précaution oratoire d'usage, du passé nous ne pouvons faire table rase.

Bien décidé, toutefois, à remettre le compteur à 0000, voici 4 tracks de synthèse dont l'homogénéité est beaucoup plus que confondante.

Expressionnisme saisissant, distance réglementaire bienséante, 0222 plante instantanément un décor dont les strates n'ont d'autre choix que celui du couperet aussi acéré que fatal. Ici, aucune mise en perspective n'est admise, les rares tentatives semblent et demeureront inopérantes.

2022, si les trépignements vocaux d'ouverture puissent augurer d'une farandole insouciante, le rappel mécanique est infaillible, l'appel de l'obscurité incertaine et ses affres ont rapidement le pouvoir d'enclore tout espérance - sine die.

2202, cut-up protubérant, crissements et poussières métalliques, broyage des assonances - résiduel !

2220, monstre collagiste, livré sans restrictions, au traitement numérisé d'un flow mental, une excroissance de chair mutante,  dont l'issue nécessite un avertissement final, ces particules ne seront plus jamais élémentaires.

thierry massard / 30 septembre 2021 - 11:24

0000

With no less than one hundred and twenty realisations, available on the only banKcamp platform, KHΛOMΛИ is a real sonic stakhanovist whose first quality is, without a doubt, to prefer shadow games to the adulterated pleasures of the spotlight. Enlightened actor of a laborious scene, as post-industrial, since the first hours of the eighties, the chaotic man does not collect less dazzling associations, like the very precious Shit happens, manifest and very appropriate definition of the year of grace 2020. But, as is customary, we cannot wipe out the past.

Determined, however, to put the counter back to 0000, here are 4 tracks of synthesis whose homogeneity is more than confusing.

Striking expressionism, proper regulatory distance, 0222 instantly sets a scene whose strata have no other choice than the sharp and fatal cutter. Here, no perspective is allowed, the rare attempts seem and will remain inoperative.

2022, if the vocals stampings of the opening can augur a carefree farandole, the mechanical recall is infallible, the call of the uncertain darkness and its afflictions quickly have the power to enclose any hope - sine die.

2202, protruding cut-up, metallic crunching and dusting, crushing of assonances - residual!

2220, monster, collagist delivered without restrictions, to the digitised treatment of a mental flow, an excrescence of mutant flesh, whose outcome requires a final warning, these particles will never again be elementary.

Translated with www.DeepL.com/Translator 

Richard H. Kirk


i keep losing sleep on couches and floors
because I hate laying in this bed
wishing for so much more
than the growing pain that formed in my chest and my head
but expected nothing less
than a few reassuring words
and the sound of bitter resentment in your voice
knowing I couldn’t do anything more for us because it was always your choice.

It was always your choice
and this is the second time
you came into my life
wanting to build something from the ground up after knocking down my walls
and in an expected turn of events
you left me out in the open
as if i didn’t matter to you at all.
And now I just want to feel the air in my lungs again
and the heart beating in my chest

but that was taken the moment
you drove back down south
to your home near the beach with
a view almost as beautiful as you.

And in the 3 seconds between
you letting go of that last kiss
and us saying our goodbyes
I was ready to believe it would be the last time I’d ever held you.
And I was right.

And I heard you felt so sorry
but you never told me specifically
and all I could use now is an apology
but you’re too busy lost in his sheets

and what was so wrong with me that I couldn’t get you to stay
you filled me with joy
and I cherished that every day

at least I was able to tell you goodbye this time
remember when you promised me that there would never be a last time?
well where are you now cause I need you here by my side

I guess everything I wanted to believe so terribly bad was just a lie
and everything thing you said
that used to make me feel alive
just makes me feel dead

I just want to see one of us happy
I know you're happier than me

expect nothing / mix-up / oct.1979

Record Of Tides :: concrete walls of gruga (remixes)


Prendre la posture de celle ou de celui qui semble détaché des choses, multiplicité de nos sentiments, illusions construites à l'aune d'un esprit vagabond soudainement saisi, figé par la parfaite justesse d'un équilibre entre conscience et insouciance. Les concrete walls of gruga de RoT, track extrait du récent battery ep, donnent ici lieu à 6 complètes relectures dont la justesse combinatoire, précitée, témoigne de la riche amplitude d'un musicien en mouvement perpétuel - La chose étant si rare qu'elle mérite d'être signalée. Non content de partager égoïstement, une réussite originale, Sven Piayda a convoqué une dream team discrète, en apparence, mais qui fera assurément date. Ouvrant cet opus, nous savions Guido Richter (aka Kratzwerk) en pleine empathie avec nos tourments à propos du devenir musical, il convient à présent de préciser que ce garçon est également un magistral accélérateur de fines particules. Que dire de la magnifique interprétation de We Deserve This, sinon regretter qu'elle ne dure un peu plus, prolonger ad infinitum ce délicat état de remembrance. Retour au réel, si Ralf Gatzen aka Konvlikt désire être apprécier sur des faits probants, la démonstration de son efficace talent ne fait ici aucun doute. Prisme urbain et fin pourfendeur d'adn, Wesenberg s'amuse du parfum bucolique pour en extirper méthodiquement l'alchimie, transformant ici les composants en une savante émulsion, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives qu'il vous appartient d'imaginer. Sideproject collaboratif pour Sven Piayda, dont l'épicentre est Chris Huff, Primal Scapes (par ailleurs auteurs du somptueux "afterlife" sur le très recommandable ep Entertain) envisage une nouvelle ergonomie pour ce track si facétieux. La surprise est d'envergure, puisqu'aux confins d'un prog rock dignement inflammatoire. Hôte de cette puissante entreprise, Record Of Tides referme l'ouvrage dans un incontestable processus de désensibilisation, démontrant avec brio, et une possible énergie du désespoir, toute la luxuriance de ces concrete walls of gruga auxquelles vous aurez, s'il le faut, bien du mal à renoncer sans prendre une nouvelle ... posture.

thierry massard / 18 septembre 2021 - 11:42



Taking the position of the one who seems detached from things, the multiplicity of our feelings, illusions built on the yardstick of a wandering mind suddenly seized, frozen by the perfect accuracy of a balance between consciousness and insouciance. RoT's concrete walls of gruga, a track taken from the recent battery ep, gives rise here to 6 complete rereadings whose aforementioned combinatory accuracy testifies to the rich amplitude of a musician in perpetual motion - the thing being so rare that it deserves to be pointed out. Not content with sharing an original success with himself, Sven Piayda has called together a dream team, discreet in appearance, but which will certainly make history. Opening this opus, we knew that Guido Richter (aka Kratzwerk) was in full empathy with our torments about the musical future, it should now be said that this boy is also a masterly accelerator of fine particles. What can we say about the magnificent performance of We Deserve This, except to regret that it does not last a little longer, prolonging ad infinitum this delicate state of remembrance. Back to reality, if Ralf Gatzen aka Konvlikt wishes to be appreciated on convincing facts, the demonstration of his efficient talent here is not in doubt. An urban prism and a fine Dna-splitter, Wesenberg amuses himself with the bucolic perfume to methodically extract its alchemy, transforming here the components into a skilful emulsion, thus opening up new perspectives that are up to you to imagine. A collaborative sideproject for Sven Piayda, whose epicentre is Chris Huff, Primal Scapes (also authors of the sumptuous "afterlife" on the highly recommendable Entertain ep) envisages a new ergonomics for this so facetious track. The surprise is large-scale, since it's on the borders of an inflammatory prog rock. Host of this powerful enterprise, Record Of Tides closes the work in an undeniable desensitization process, showing with brio, and a possible energy of despair, all the luxuriance of these concrete walls of gruga to which you'll have, if you have to, a lot of trouble to give up without taking a new ... posture.

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Rasterphonics :: megaUpload


Autant l'annoncer de facto, si nous en sommes (encore) aux balbutiements d'une vague, héritière d'une domination sans partage, il se peut que MegaUpload puisse en être l'une des plus précieuses pierres angulaires. Entamée en janvier 2017 et troisième chapitre d'une fructueuse collaboration pour archologic, MegaUpload n'usurpe en rien son titre.
Découpées au chalumeau hydroalcoolique, car fruits d'un confinement léthargique et planétaire, les 19 pièces sont, selon l'aveu, de leur auteur, le résultat d'une exploration des méandres de notre inconscient informatique collectif. Un constat, témoignage fidèle d'un territoire aux limites incertaines, un véritable soundscape aux excroissances parfois cathodiques (Panal Clus) ou nourries aux impulsions harmonieuses d'un microprocesseur (celeron), succès d'édition de l'année 1998, pour n'en citer que l'infime partie d'une succession de luxuriants paysages diatoniques. MegaUpload, une géométrie harmonique fluctuante, aussi ondoyante (arabesque) qu'élégamment incantatoire ( fading away) allant parfois même jusqu'au charme désuet (dragonfly MMX) d'un monde rêvé. Si enfin, il est question d'apercevoir, ici, les contours d'une vague faisant surface, elle ne peut nier qu'elle fut, d'abord et avant tout,  une abyssale lame de fond.

thierry massard / 11 septembre 2021 - 17:52


We might as well announce it de facto, if we are (still) in the infancy of a wave, heir to an undivided domination, it may be that MegaUpload could be one of its most precious cornerstones. Begun in January 2017 and the third chapter of a fruitful collaboration for archologic, MegaUpload in no way usurps its title.
Cut with a hydroalcoholic torch, as the fruit of a lethargic and planetary confinement, the 19 pieces are, according to their author, the result of an exploration of the meanders of our collective computer unconscious. An observation, a faithful testimony of a territory with uncertain limits, a real soundscape with excrescences sometimes cathodic (Panal Clus) or nourished with the harmonious impulses of a microprocessor (celeron), publishing success of the year 1998, to quote only the tiny part of a succession of luxuriant diatonic landscapes. MegaUpload, a fluctuating harmonic geometry, as undulating (arabesque) as it is elegantly incantatory (fading away), sometimes even going as far as the old-fashioned charm (dragonfly MMX) of a dreamed world. If, at last, it is a question of glimpsing, here, the contours of a wave surfacing, it cannot deny that it was, first and foremost, an abyssal groundswell.

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SAI :: why worry about something that is not going to happen


Résister ! Résister encore et toujours. Attendre. Le temps. Le temps devenu nécessaire et fondateur de matières sonores contenues, comprimées. Reculer à l'infini les échéances. La quête ininterrompue, l'explosion libératoire. Hurlons !

Why worry about something that is not going to happen n'a que faire de nos supposées sentimentalités.

Yasen Penchev ne joue pas dans la même catégorie. Manipulateur d'une adrénaline non raffinée, équilibrisme harmonique de première nécessité, une vitalité aussi éphémère que monstrueuse, la lave. 

Why worry about something that is not going to happen, à l'instar du remarquable et puissant visuel d'Angel Draganov, est érigé sans possible contrôle, sans compromis, muraille saillante. Difficile d'y plaquer des mots sans avoir le souffle coupé net. La domestication de l'ouvrage n'est pas ordre d'entendement. 

Reste la stupéfiante beauté de cette forteresse sonore, pour laquelle Kaloyan Ivanov, échappé momentanément de TFSL, tisse une influente contribution (devoid of form and substance). Un monument traversé de part en part des fulgurances phoniques de Boyan Avramov, sans oublier la notable et apaisante participation d'Ivo Petrov (we are trails of yesterday's magic).

Why worry about something that is not going to happen n'est fait, ni pour vous, ni pour moi, ni d'ailleurs  pour son auteur - Il existe.

thierry massard / 3 septembre 2021 - 23:23


Съпротивлявайте се! Съпротивлявайте се отново и отново. Изчакване. Време. Време, което се е превърнало в необходимост, и основател на съдържаща се, компресирана звукова материя. Безкрайно отлагане на крайните срокове. Непрекъснатото търсене, освобождаващата експлозия. Да нададем вой!

Why worry about something that is not going to happen и не се интересува от нашите предполагаеми сантименталности.

Ясен Пенчев не играе в същата категория. Манипулатор на нерафиниран адреналин, хармонично балансиране от първи порядък, жизненост, колкото ефимерна, толкова и чудовищна, лава. 

Why worry about something that is not going to happen, не е за вас, нито за мен, нито за автора му - то съществува.

, като забележителната и силна визуална картина на Ангел Драганов, е издигната без възможен контрол, без компромис, стърчаща стена. Трудно е да го опишеш с думи, без да ти секне дъхът. Одомашняването на творбата не е от порядъка на разбирането. 

Това, което остава, е изумителната красота на тази звукова крепост, за която Калоян Иванов, моментално избягал от ТФСЛ, изтъкава въздействащ принос (devoid of form and substance). Паметник, обхождан от едната до другата страна от фонетиката на Боян Аврамов, без да забравяме забележителното и успокояващо участие на Иво Петров (we are trails of yesterday's magic).

Why worry about something that is not going to happen, не е за вас, нито за мен, нито за автора му - то съществува.


Translated with www.DeepL.com/Translator 

Brainquake :: excess denied


Oui ! Jetez-vous dessus ! immédiatement !
Aucune alternative, ni modération,  et à contrario d'un titre "demain, j'arrête ..." prisme de nos mornes quotidiens conformés, foncez sans réserves ! 

Marc Ceulemans, le garçon inspiré derrière ce cerveau sismique, a trouvé une réponse, l'uppercut !
Si, à l'évidence des notes de réalisation "When this terrifying world screams, scream back or retreat ..."
dont la traduction simultanée ressemble aux deux magistrales claques d'ouverture, circle upon circle et freight, il est probable qu'il y aura quelques séquelles et contusions consécutives - Mais, rassurez-vous (peut-être) nous ne sommes pas encore au bout de la confusion post-électrochocs.


À peine le temps d'une inspiration vitale (red stripes) qu'un numéro 12 vous saisit déjà et ne vous lâchera qu'à la seule condition d'une reddition inconditionnelle.

statik, mis en exergue promotionnelle par nos avisés amis bulgares, ne souffre d'aucune critique, incarnation fidèle et synthétique (de synthèse), pour l'auditeur surbooké que vous êtes, et qui met bientôt fin à une première séquence démonstrative de ce terrifiant monde.

L'après est ailleurs ? Déambulations fantomatiques dans un paysage menaçant, soundscapes dystopiques, peinant à nous livrer une harmonie enfin libératrice, ghosting society excelle dans l'art de la frustration.

"Break me again ... You can hear again ..." Nous refusons, à l'instant, sursaut fonctionnel dun prémachage critique, de vous livrer la brutale coincidence de l'instant 02:44 - Solitude éperdue, perspectives et fuites infinies.


La compréhension de l'ensemble est soudainement limpide, mais aucunement débarrassée des percussives scories d'une gravité psychotique, fusion improbable, résultant d'un choc frontal de contact en accélération extrême et confrontation tellurique, slowed by gravity est assurément une pièce qui risque de faire date.

לִילִית qui referme cet édifiant ouvrage, donne à entendre et apprécier les vocalises éthérées de Mist Spectra / Humanfobia, ultime appât, et illusoire convoitise d'une quiétude qui ne sera jamais assouvie -


L'uppercut n'attends plus que vous !


thierry massard / 16 août 2021 - 09:58

Yes! Go for it! Immediately!
No alternative, no moderation, and in contrast to the title "tomorrow, I'm quitting ..." prism of our dull conformed daily life, go for it without reservations! 

Marc Ceulemans, the inspired boy behind this seismic brain, has found an answer, the uppercut!
If, as the director's notes state "When this terrifying world screams, scream back or retreat ...
whose simultaneous translation resembles the two masterful opening slams, circle upon circle and freight, there are likely to be some after-effects and bruises as a result - but, rest assured (perhaps) we are not yet at the end of the post-electro-shock confusion.

Barely enough time for a vital breath (red stripes) that a number 12 already grabs you and will only let go if you surrender unconditionally.

statik, put in promotional highlight by our wise bulgarian friends, does not suffer any criticism, faithful and synthetic incarnation (of synthesis), for the overbooked listener that you are, and which soon ends a first demonstrative sequence of this terrifying world.

The aftermath is elsewhere? Ghostly wanderings in a threatening landscape, dystopian soundscapes, struggling to deliver us a finally liberating harmony, ghosting society excels in the art of frustration.

"Break me again ... You can hear again ..." We refuse, at the moment, a functional jolt of a critical premachining, to deliver the brutal coincidence of the moment 02:44 - Distraught loneliness, infinite perspectives and escapes. 

The comprehension of the whole is suddenly limpid, but in no way free of the percussive slag of a psychotic gravity, an improbable fusion, resulting from a frontal shock of contact in extreme acceleration and telluric confrontation, slowed by gravity is certainly a piece that risks to be a milestone.

לִילִית, which closes this edifying work, gives us the opportunity to hear and appreciate the ethereal vocalisations of Mist Spectra / Humanfobia, the ultimate bait, and the illusory desire for a quietude that will never be satisfied. 

The uppercut is waiting for you!

4T Thieves :: fame is an addiction


Figure historique et signifiante de la demoscene, le garçon dissimulé derrière l'ascension de l'inaltérable kahvi collective, depuis 2001, auteur du plus que magnifique hauntology pour référent label, mahorka, Nik ou ses 40 voleurs est tout autant énigmatique que distant de l'éclat des objectifs - Si fame is an addiction en fait, une nouvelle fois, la démonstration (éclatante ?), personne n'est dupe - Les afficionados transis de twoism sont désormais contraints de devoir upgrader l'indice d'appréciation de leur indéfectible vénération - Ceci est une merveilleuse nouvelle.

thierry massard / 2 août 2021

fame is an addiction / mahorka

Significant figure of the demoscene, the guy hidden behind the ascension of the unalterable kahvi collective, since 2001, author of the more than magnificent hauntology for the referent, mahorka, Nik or his thieves is as much enigmatic as distant from the brilliance of the lenses - If fame is an addiction makes, once again, the (brilliant? ) demonstration, no one is fooled, the twoism afficionados are now forced to upgrade the index of appreciation of their unwavering veneration - This is a wonderful news.

Prince :: welcome2america


Si, d'aventure, on peut s'interroger de la pertinente (ou pas) présence de cet artiste, en ces modestes lieux, généralement dédiés à un éclairage moins intense ou volontiers plus abscons, il conviendra d'interroger également cet autre regard que le musicien portait pour un système de distribution culturelle, dans lequel il fit la carrière que l'on sait - La défiance.

1928 jours après son décès, l'événement que constitue la sortie, aujourd'hui, de ce premier album posthume et inédit, devrait être assurément en mesure de jalonner l'intérêt que constituera désormais la postérité et le possible respect artistique, logiquement attendu, pour un artiste hors-normes - La tâche n'est pas aisée, d'autres avant lui, y ayant vu se ternir et s'éteindre à jamais l'étincelle - Apreté concassante d'un système.

Mais procédons par ordre, voulez-vous ? Premier signe d'un décalage spatio présentiel, nous ne sommes pas certain que l'artwork de welcome2america ait pu ressembler, à la calamiteuse illustration digne d'une compilation low price qui officie au frontispice de l'opus - Oubli regrettable, par les officiants, de la nanométrique et historique méticulosité de l'auteur ? Détournons notre regard, première concession, positivons ...

Achevé en 2010, annoncé à la suite de 20ten, négligé finalement par Love Symbol, mais toutefois précieusement conservé depuis lors dans la forteresse de Paisley park, welcome2america n'en est pas moins prophétique, puisque préfigurant assez bien les futures thématiques de mandat du 45ème président des Etats-Unis d'Amérique, élu le 20 janvier 2017 et oublié depuis le 20 janvier, "Welcome to America Where you can fail at your job, get fired, rehired And get a seven hundred billion dollar tip...". Racisme (running game (son of a slave master)), légitime émancipation, frictions de l'obscurantisme dogmatique (same page, same book), compassion (born 2 die), autant de sujets de la préoccupante attention de la part de l'élégant activiste de Chanhassen, qui n'en oublie pas, pour autant, de nous faire chalouper (hot summer - dirty mind) sans plus d'incidentes conséquences. 

Parfaite incarnation d'une réjouissante fusion sonore des genres mainstream et d'éveil de conscience des masses, ce briseur de codes mérite probablement d'avantage qu'une simple et apparente sauvegarde faite de spectacle et d'artefact - La vacuité des choses et cette saloperie de fentanyl.

thierry massard / 27 juillet 2021 - 10:13

Prince

If, by any chance, we can question the relevance (or not) of the presence of this artist in this modest place, generally dedicated to a less intense light or willingly more abstruse, it will also be appropriate to question the other look that the musician had for a system of cultural distribution, in which he made the career that we know - The defiance.

1928 days after his death, the event that constitutes the release, these days, of this first posthumous unreleased album, is certainly able to mark out the interest that will constitute, from now, on the posterity and the possible artistic respect of this one, logically waited, for an artist out of norms - The task is not easy, others before him, having seen there to tarnish and to extinguish forever the spark - Crushing hardness of a system.

But let's proceed in order, shall we? First sign of a spatio-presential shift, we are not sure that the artwork of welcome2america could have resembled the calamitous illustration worthy of a low-priced compilation that officiates at the frontispiece of the opus - Regrettable forgetfulness, by the officiants, of the nanometric and historical meticulousness of the author? Let's look away, first concession, be positive ...

Completed in 2010, announced after 20ten, finally neglected by Love Symbol, but nevertheless preciously preserved since then in the fortress of Paisley park, welcome2america is no less prophetic, since it prefigures rather well the future themes of the mandate of the 45th president of the United States of America, elected on January 20th, 2017 and forgotten since January 20th, "Welcome to America Where you can fail at your job, get fired, rehired And get a seven hundred billion dollar tip ...". Racism (running game (son of a slave master)), legitimate emancipation, frictions of dogmatic obscurantism (same page, same book), compassion (born 2 die), so many subjects of the worrying attention from the elegant activist of Chanhassen, who does not forget, for all that, to make us sway (hot summer - dirty mind) without more incidental consequences.

Perfect embodiment of a delightful sonic fusion of mainstream genres and mass consciousness raising, this code breaker probably deserves more than a simple and apparent back up made of spectacle and artifact - The vacuity of things and that fentanyl shit.

Nikka :: antimatter


juillet 2021 / single of the month !

Coup de maître pour la barcelonaise, Nikka ! Champ exploratoire, énigme paradoxale, l'antimatière est aussi swinguante qu'elle en est indiciblement mystérieuse. Et si, soudainement, aux limites granulaires envisagées du vide sidéral, aux aspérités saillantes de nos poussiéreuses surfaces, s'ouvrait la bienheureuse perspective de plonger au coeur de nos incertitudes, si humaines ? Savoir enfin.

Echapper aux forces telluriques. Partir. S'enfoncer, peut-être, dans un gouffre aux proportions incommensurables, y entrevoir le jour d'après la fin d'une éternité.

thierry massard / 23 juillet 2021 - 10:08

Oigovisiones
Bionikka


july 2021 / single of the month !

Masterstroke for the Barcelona-based, Nikka ! An exploratory field, a paradoxical enigma, antimatter is as swinging as it is unmistakably mysterious. What if, suddenly, at the granular limits of the sidereal void, at the jutting asperities of our dusty surfaces, the blessed prospect of plunging into the heart of our so human uncertainties opened up? Knowing at last.

Escape the telluric forces. Leave. Sink, perhaps, into an abyss of immeasurable proportions, glimpse the day after the end of an eternity.


● design by GranBengala

Yello :: pocket universe


Quand bien même l'hydre du music business (universal music company), dont nous ne raffolons guère en ces lieux, est l'opportune idée de ré-éditer, en double vinyle 180 gr. , une partie de la discographie influente du duo des hommes, nous ne gâchons pas notre plaisir, tout aussi opportun, d'y savourer un flashback fugace, et ces lignes consécutives, dans le parcours de Yello

Initialement apparu, le 24 février 1997, date à laquelle triomphaient des ersatz (daft punk) biberonnés aux meilleures références, présentement helvétiques ou, un peu plus au nord, du land de Rhénanie Wesphalie, Pocket Universe constitue géométriquement l'angle le plus saillant d'un isocèle constitué d'un Zebra notablement oublié et d'un Motion Picture, tout autant mais injustement assujetti au même sort - Que dire de cet univers de poche, sinon constater le croisement d'influences technoïdes, ambient savamment mises en perspective, par le plus que talentueux Boris Blank, au profit de la même talentueuse dimension cinématographique de Monsieur Meier. Si assurément Pocket Universe est loin d'être le meilleur (des mondes) , il a néanmoins le mérite d'indiquer un cap provisoire, pour l'un des plus magnifiques astre des eighties, une étoile perdue, depuis la signature fatale du pacte avec le diable marchand et sa copine à paillettes publicitaires. 

Que seraient devenus les fulgurants Yello, s'ils n'avaient, un jour, renoncés à l'indépendance créative idyllique promise par leurs premières heures résidentielles chez Ralph ? Une réédition post ou pré-oubli d'un ... univers de poche ? Je ne le sais pas et regrette autant que vous, de ne pas l'avoir vécu. Oubli ...

thierry massard / 3 juillet 2021 - 22:56

Yello
more from Yello on ncV
▲ point

Record Of Tides :: purchases


Réjouissance pour certains, hurlements pour les autres, voici donc que ROT se décide à franchir le pas.
La rupture historique / Un gap générationnel qui laissera certains d'entre-nous parcourir, désormais, leur présent avec ce regard nostalgique, oublieux de tout, ce même regard, qui, demain, fera les beaux jours des industriels de l'opportuniste entertainment de masse - Un round d'avance pour Sven Piayda - À l'heure où les tenanciers de l'écoute des tendances, font encore le pari d'une énième réécriture d'un passé sans plus d'intérêt qu'il n'ait jamais eu, voici que se matérialise enfin l'espérance d'un possible après. Construit, par un regard avisé sur la vaporeuse vague, seule nouveauté récente, digne d'intérêt, Purchases en soustrait, à son profit, une ligne de partage historique, et annonce une aube radieuse débarrassée des affres de l'influence endémique, conservant, toutefois, par politesse, un courtois voisinage avec le tant regretté abstract hip hop. Le présent est ailleurs. Les musicologues moins "avisés", et producteurs de sons à la mémoire vacillante, nourris du butin de leurs ainés, doivent désormais s'inquiéter de leur pérennité - Lignes mélodiques appuyées ou habilement concassées, rythmiques en équilibre précaire, Purchases a l'avantageuse intelligence de ne pas immédiatement révéler toute sa luxuriante richesse. Nous savons toutes et tous, qu'il en est souvent ainsi, s'agissant du meilleur de nos banques de données sonores.

Parvenu à ce stade, le suspence devrait logiquement être à son comble, lecteur assidu, attendant, qu'enfin soit révélé à vos sens en alerte, des indices de compréhension de l'ensemble - il n'en sera rien - pas un traitre mot, motus. Les 16 perles rares de Purchases n'en ont assurément pas besoin, se satisfaisant avec délectation, du bonheur, d'une histoire à nouveau en marche - Une pièce maîtresse !

thierry massard / 1er juillet 2021 - 19:14

Bonus !  The Biggest Trick EP


Rejoicing for some, screaming for others, RoT decides to take the plunge.
The historical break / A generational gap that will let some of us go through our present with this nostalgic look (forgetting everything) that, tomorrow, will make the good days of the industrialists of the opportunistic mass entertainment - A round of advance for Sven Piayda - At the time when the holders of the listening of tendencies, still make the bet of an umpteenth rewriting of a past without more interest than it ever had, here is that the hope of a possible after is finally materialized. Constructed, by an informed look at the vaporous wave, the only recent novelty worthy of interest, Purchases subtracts, for its own benefit, a historical dividing line, and announces a radiant dawn free of the afflictions of endemic influence, but preserving by courtesy, a courteous neighbourhood with the so much regretted abstract hip hop. The less "wise" musicologists, and producers of sounds with a wavering memory, nourished by the spoils of their elders, must now worry about their durability - Melodic lines supported or skilfully crushed, rhythmics in precarious balance, Purchases has the advantage of not immediately revealing all its luxuriant richness. We all know that this is often the case when it comes from the best of our sound data banks. 

At this step, the suspense should logically be at its height, assiduous readers, waiting for the clues to the understanding of the whole to be revealed to your alert senses - it won't be - not a word, motus. The 16 rare pearls of Purchases certainly don't need it, satisfying themselves with delight, with the happiness of a story once again in progress - Masterpiece!

vimeo / RoT

mai 2021 :: indispensables / essentials



les indispensables de mai / essentials of may

Adrián Foulkes :: parenthesis

Kratzwerk :: MS DOS の休日

Sonia Laura Armaniaco :: tale of suspensus / spiralli fragillis

T.G. Olson, Caleb R.K. Williams & Ivonne Van Cleef :: unleash the hoof's revenge
unleash the hoof's revenge

Niteffect :: once we were happy

Alain Snyers :: pinces, bobards & facéties
Joël Hubaut :: proto-poèmes epidemik

thierry massard / 28 mai 2021 - 09:21

Effet :: seconds

 
Quand bien même l'inexpressionnisme, dominant les quelques lignes de cette chronique, et plus généralement la thématique de ces lieux, puissent avoir une quelconque conséquence, il demeure que vous et vous seul.e êtes en mesure d'apprécier l'épaisse subjectivité que nous pouvons développer à l'égard de la vague vaporeuse, à l'ensemble de ses excroissances, ses digressions voire au refus des préjugés qu'elle suscite parfois. Ici, vous le savez sans doute, l'accueil qui est fait à quelques-unes de ces manifestations, est empreint d'un intérêt soutenu, qui confère à placer ce genre musical au symbolisme particulièrement poreux et élargi, sur le joli socle, d'un Helios rayonnant.

Une fois débarrassé de ce préambule, tournons vite nos ravissants minois, de marbre rose, vers ces "seconds" du projet chilien Effet. Est-il nécessaire de prendre l'attitude sérieuse de celles et ceux qui veulent s'y concentrer ? Rien ne semble l'indiquer, sinon apprécier sans difficulté les quelques onomatopées ponctuant la délicate et lisse harmonie immersive (salamanca's cave) ouvrant une réalisation au charme contagieux. Si le second track (free fall) confirme bien ce sentiment, une écriture rythmique souple,  à la modestie mélodique, tandis que nous déambulons dans un univers musical sans polémique. Ici (interlude) , l'attente est sans impatience, comme poussée par un paroxysme de maîtrise où la température n'est jamais ni hivernale, ni caniculaire (coldy town). Représentation d'un monde parfait ou tout autant un parfait simulacre ? Track éponyme (seconds) à la rythmique plus appuyée, nous sentons soudainement une brise aux parfums fragmentés de vocaux récurrents, encore distants et peu intelligibles, sans incidence. Fatalement en face d'un point de rupture (city hut), équilibre habile, cette semi-conscience est celle d'un tranquille abandon. La tentation soft se confirme (labs). En dignes spécialistes, Effet pratique le contrôle continue avec la précision descriptive attendue, un soundscape (Arauco's lake) panoramique, à l'authenticité hyperréaliste. Véritable générique cinématographique en suspension, (dance with a tree), semble emprunter le chemin et les qualités d'usage déployés par les maîtres de l'exercice sonore.
Enfin, c'est dans la chaleur d'un écho tropical (steel drum) que se referme ce "seconds" dont la discrète mise en lumière est loin d'être inquiétante, tant il démontre que, bruits & fureur, ne sont pas toujours les meilleurs témoins d'une histoire qui s'écrit si souvent en pointillés.

thierry massard / 25 avril 2021 - 19:51

virtual soundsystem records
Effet

Even though inexpressionism, which dominates the few lines of this chronicle, and more generally the theme of this page, may have some consequence, the fact remains that only you are in a position to appreciate the thick subjectivity that we can develop here with regard to the vaporous wave and to all its excrescences, its digressions, and even to the refusal of the prejudices that it sometimes provokes. Here, as you no doubt know, the reception given to some of these manifestations is marked by a sustained interest, which confers, in our opinion, to place this musical genre with a particularly porous and enlarged symbolism, on the beautiful pedestal of a radiant Helios statue.

Once this preamble is out of the way, let's quickly turn our lovely pink marble faces to these "seconds" of the Chilean Effet project. Is it necessary to take the serious attitude of those who want to concentrate? Nothing seems to indicate it, except to appreciate without difficulty the few onomatopoeias punctuating the delicate and smooth immersive harmony (salamanca's cave) opening a realization with an infectious charm. If the second track (free fall) confirms this feeling, supple rhythmic writing, the melodic modesty, which characterizes the whole, becomes clearer while we wander in this musical universe without controversy. Here (interlude), the expectation, without impatience, is pushed to a paroxysm of mastery where the temperature is never wintery or scorching (coldy town). Representation of a perfect world or just as perfect a simulacrum? On the eponymous track (seconds), with a more pronounced rhythmic, we suddenly feel a breeze with the fragmented scent of recurring, distant and still unintelligible vocals. Here we are fatally in front of a breaking point (city hut), a skilful balance between consciousness and quiet abandon. The soft temptation is confirmed (labs). As worthy specialists, Effet practices continuous control with the expected descriptive precision, a panoramic soundscape (Arauco's lake), with hyperrealist authenticity, a real cinematographic generic in suspension, (dance with a tree), seems to borrow the path and the numerous qualities deployed by the masters of the sound exercise.
Finally, it is in the warmth of a tropical echo (steel drum) that this "seconds" closes, whose discreet lighting is far from worrying, as it demonstrates that noise and fury are not always the best witnesses of a history that is often written in ... dots.

( a DeepL rough translation )

Daria Gabriel :: un cercle s'est réalisé

Et si à l'instar de MM. Breton & Soupault, nous sommes " ... ami des procédés sérieux suis-moi bien J'ai plus d'un tour dans mon sac ..." il est probablement à craindre que vous succombiez un jour, à la narration visuelle mobile d'une Daria Gabriel au sommet d'un DIY fondateur, et admirablement préservé, avec ce "un cercle s'est réalisé". 
Pièce vidéo très récente, dont il serait vain d'en faire, avec crainte de paraitre déplacé, un ... arrêt sur image, ce "cercle" est immédiatement en mesure de susciter bien plus qu'un intérêt de circonstance.
Plan séquence, et conséquemment enrichi, d'une quarantaine de minutes, c'est avec la réserve appuyée (à distance raisonnable) sur les drones étirés du musicien, Fred Marty, que Daria Gabriel déroule un véritable road (to nowhere?) movie,  dont la proximité des sensations référentes,  sont certainement installées dans notre mémoire collective de passagers que l'on véhicule. Est-il nécessaire d'évoquer notre front sur la vitre et notre souffle dessinant un fugace nuage de buée sur celle-ci ? Distance, ici en effet, tout semble être une affaire de distance, mais méfiance toutefois, car cette très relative passivité captée par l'auteure, nourrie de notre  indolence inhérente, est assurément et murement réfléchie. Daria Gabriel est experte dans l'art de fixer durablement la matière, aussi diaphane soit-elle, pour preuve paradoxale, une oeuvre plastique particulièrement solidifiée, qu'il vous faut rapidement découvrir ... Aussi est-il temps de fermer la portière et de s'abandonner à l'alanguissement de celles et ceux qui se nourrissent de l'art savant du transport. Une transition, suture de nos actes et renoncements, un notable interstice circulaire.

thierry massard / 16 avril 2021 - 22:20


And if following the example of MMr. Breton & Soupault, we are "... friend of the serious processes follow me well I have more than one trick in my bag..." it is probably to fear that you succumb one day, to the mobile visual narration of a Daria Gabriel at the top of a founding DIY, and admirably preserved, with this "un cercle s'est réalisé". 
Very recent video piece, of which it would be vain to make of it, with fear of appearing "déplacé",  a ... freeze frame, this "cercle" is immediately able to arouse much more than an interest of circumstance.
Sequential plan, and enhanced, of about forty minutes, it is with the reserve leaned (at reasonable distance) on the stretched drones of the musician, Fred Marty, that Daria Gabriel unrolls a real road (to nowhere?) movie, of which the proximity of the referent sensations, are certainly installed in our collective memory of passengers that one carries. Is it necessary to evoke our forehead on the window and our breath drawing a fleeting cloud of mist on it ? Distance, there indeed, everything seems to be a matter of distance, but beware, because this very relative passivity captured by the author, fed by our inherent indolence, is certainly and carefully thought out. Daria Gabriel is a graduated expert in the art of fixing the matter, as diaphanous as it may be, as a paradoxical proof, a particularly solidified plastic work, that you must quickly discover... So it is time to close the door and to abandon ourselves to the languor of those who feed on the art of transport. A transition, suture of our acts and renunciations, a notable circular interstice.

( a DeepL rough translation )

Max Würden :: script

 Réponse à la question, notre quotidien est-il (toujours) synonyme ou (encore) digne d'expérimentation ? Un nouvel éloge de la passivité ? l'anodine supériorité de nos vies affirmées (ordinary world) sur l'illusoire reflet dominant d'images, routines référentes ou modèles d'existences, des leurres et sensations dont le flot incessant vient heurter notre résignation, bousculer nos fuites présumées, mais surtout exalter nos sens, les malmener, et peut-être parfois désorienter ceux-ci. Même si les récents "Format" pour A Strangely Isolated Place, en 2019, ou le non moins passionnant "Momentum" de 2018, pour nos amis de El Muelle Records, ont suscité des applaudissements, amplement mérités, Max Würden est toutefois sur le point de dévoiler une nouvelle page, lecture très personnelle, une page qu'il qualifie lui-même "de calme et d'espoir", une page qu'il sera bien difficile de tourner - un virage. 

Quel est donc cet appel (call to adventure) sinon le désir, en sursis, d'un instant tranquille dont les aspérités douces deviennent, sans doute, une matière quasi solide, polymorphie fluctuante contenue dans quelques accords aux tempos apaisés.
Précision d'un inexorable cheminement sensible, "crossing the threshold", qui donne lieu au beau travail video de #kittysoul, entame notre capacité à frôler une détermination (gracile) vers un nouveau paysage mental, l'intention d'un futur offert encore en suspension, et dont nul, sinon notre hôte, ne connait la destination finale, pourvu qu'il y en ait une. L'errance d'un esprit ouvert au jour d'après - un merveilleux écho aux multiples saveurs rétroactives. 
Instinct ou pulsion dominante des profondeurs terrestres, nous nous éloignons quelque peu de la surface (approach the inmost cave) dans une inflexion à la lumière insaisissable, vibrato tout d'abord tâtonnant, puis affirmé, pour la mise en perspective (incertaine) d'un relief anfractueux désormais en clair-obscur - un mystérieux vertige. 
EP transitoire, dans un parcours sans faute, "Script" fusionne avec intelligence et sérénité, quelques-unes de nos scories journalières, expérimentations faites de nos doutes, de nos futilités sans doute, avec la plus délicate puissance d'un artiste à la vision singulière. Dresseur, Max Würden domestique la sauvagerie de certaines effervescences pour un parcours, devenu soudainement familier. Pour preuve, cette envie qui va devenir rapidement la vôtre, de refaire plusieurs fois cet intime itinéraire. Enfin, et loin, de refermer ce portail béant, return with the elixir vient délicieusement conclure la promesse faites, que chacune et chacun d'entre-nous, sommes singulièrement, les personnages centraux de ce script.

thierry massard / 6 avril 2021 - 17:37

script


Answer to the question, is our everyday life (always) synonymous or (still) worthy of experimentation? 
A new praise of passivity? the anodyne superiority of our affirmed lives (ordinary world) over the illusory dominant reflection of images, referent routines or models of existence, lures and sensations whose ceaseless flow comes to collide with our resignation, to upset our presumed escapism, but above all to exalt our senses, to maltreat them, and perhaps sometimes to disorient them. 
Even if the recent "Format" for A Strangely Isolated Place, in 2019, or the no less exciting "Momentum" of 2018, for our friends at El Muelle Records, have been applauded, amply deserved, Max Würden is nevertheless on the point of unveiling a new page, a very personal reading, a page that he himself describes as "calm and hopeful", a page that will be very difficult to turn - turning point. 
What is this call (call to adventure) if not the desire, in reprieve, for a quiet moment whose soft asperities become, without doubt, an almost solid matter, a fluctuating polymorphism contained in a few chords with soothing tempos.
Precision of an inexorable sensitive path, "crossing the threshold", which gives rise to the beautiful video work of #kittysoul, begins our capacity to skim a (gracious) determination towards a new mental landscape, the intention of a future offered still in suspension, and of which no one, if not our host, knows the final destination, provided that there is one. The wandering of a mind open to the day after - a wonderful echo with multiple retroactive flavours. 
Instinct or dominant impulse of the earth's depths, we move somewhat away from the surface (approach the inmost cave) in an inflection of elusive light, vibrato first groping, then asserting, for the (uncertain) perspective of an anfractuous relief now in chiaroscuro - a mysterious vertigo. 
A transitory EP, in a faultless course, "Script" merges with intelligence and serenity, some of our daily drosses, experiments made of our doubts, of our futilities no doubt, with the most delicate power of an artist with a singular vision. As a trainer, Max Würden tames the wildness of certain effervescences for a journey that has suddenly become familiar. As proof, this desire that will quickly become yours, to repeat this intimate itinerary several times. Finally, and far from closing this gaping portal, Return with the Elixir deliciously concludes the promise made that each and every one of us are, singularly, the central characters of this script.

( a DeepL rough translation )

Dēofol :: TÅG

 Selon toute logique, et assurément en dehors de celle-ci, vous devriez aimer ces "manifestations auditives d'un esprit noirci, guitare dystopique et sonsc(r)apés électroniques." descriptif assez pertinent du très talentueux Peter de Muer. Dēofol est un musicien assurément comblé, mais qui n'en attendait probablement pas tant, dans un contexte général et son actuel expression, particulièrement propice à la sortie de TÅG

Discographie et conjugaison parfaites des affres et des obscures vicissitudes, TÅG témoigne, à son tour et au travers de son unique morceau, d'une écriture protéiforme, ne sacrifiant à aucune des tentations fortes, et immersives, d'un ambient obscur mais tentaculaire, pas plus qu'au lourd et constant survol d'un drone de (très très) mauvaise augure. Dēofol est un artiste qui se joue des genres musicaux, classificateurs et réducteurs avec la dextérité et la souplesse qui caractérise les aventureux (solitaires) , ce qui n'est, évidemment, pas le cas, ni la tendance, en ce bas monde - Qu'importe. Distants de ce fatras d'archivistes, en carence sensible, nous sommes rapidement au coeur d'un terrible dialogue harmonique, duel manifeste et puissant d'entités sonores qui s'affrontent et se répondent sans discorde. Ascendance et fluctuation féroces, en émulsion constante s'étirantes dans un soundscape aux perspectives, elles-aussi, en élongation cyclique. TÅG, qui signifie "former" en Suède, pourrait également, et aisément, se traduire par une antinomique déliquescence en état actuel d'absolue plénitude.

thierry massard / 8 avril 2021 - 20:06

TÅG

According to all logic, and certainly outside of it, you should like these "auditory manifestations of a blackened mind, dystopian guitar and electronic sounds", a rather pertinent description by the very talented Peter de Muer. Dēofol is a musician who is certainly fulfilled, but who probably didn't expect so much, in a general context and its current expression, particularly "favourable" for the release of TÅG
Discography and perfect conjugation of the afflictions and obscure vicissitudes, TÅG testifies, in its turn and through its unique piece, of a protean writing, not sacrificing to any of the strong and immersive temptations of an obscure but sprawling ambient, nor to the heavy and constant overflight of a (very very) bad omen drone. Dēofol is an artist who plays with musical genres, classifiers and reducers with the dexterity and flexibility that characterises the adventurous (solitary), which is obviously not the case, nor the trend, in this world - Whatever. Distanced from this jumble of archivists, in sensitive deficiency, we are quickly at the heart of a terrible harmonic dialogue, an obvious and powerful duel of sound entities that confront and answer each other without discord. Fierce ascendancy and fluctuation, in constant emulsion, stretching out in a soundscape with perspectives that are also in cyclical elongation. TÅG, which means "to form" in Sweden, could also easily be translated as our antinomic decay in a present state of absolute plenitude.

( a DeepL rough translation )

Godspeed You! Black Emperor :: G_d’s Pee AT STATE’S END !

"... attendre la fin" Il est bien gentil, notre collectif montréalais préféré, mais je nous vois mal attendre l'apocalypse, thème cher aux pensées et inspirations d'un Efrim Menuck, digne aveu de ceux qui "... attendent le commencement", sans devoir décroiser les bras et, insistant, GY!BE d'ajouter : "... vider les prisons, prendre le pouvoir à la police et le rendre aux quartiers qu’elle terrorise. En finir avec ces guerres éternelles et toutes les formes d’impérialisme. Taxer les riches jusqu’à ce qu’ils soient appauvris” vaste programme et intention philosophique inventive à l'adresse de celles et ceux qui observent notre monde quotidien au travers du prisme d'un rectangle, de cellulose, bleu ciel, entravant nos bouches, nos corps et nos émotions - mode dégradé. 
G_d’s Pee AT STATE’S END ! méthodiquement constitué autour de pièces autonomes, ressemble, à si méprendre, à un scénario de dramaturgie contemporaine en 8 actes, une histoire dont nous sommes évidemment les acteurs silencieux et les spectateurs aliénés. Une mise en scène, en sons et accessoirement en perspective d'une tragédie humaine, écrite autour des agissements de laborantins serviles, renonçants, aux frontières du désastre, à l'ultime conscience, inféodés au délire, psychose paranoïaque en n'en pas douter. Ce septième album de Godspeed You! Black Emperor est la très belle bande originale d'un film qui ne devrait jamais être tourné.  Il est, malheureusement, en cours de réalisation.

thierry massard / 3 avril 2021 - 14h30


"... waiting for the end" Our favourite Montreal collective is very nice, but I can't see us waiting for the apocalypse, a theme dear to the thoughts and inspirations of Efrim Menuck, a worthy admission of those who "... wait for the beginning", without having to uncross their arms and, insisting, GY!BE adds: "... empty the prisons, take the power from the police and give it back to the neighbourhoods they terrorise. Put an end to these eternal wars and all forms of imperialism. Tax the rich until they are impoverished" a vast programme and inventive philosophical intention addressed to those who observe our daily world through the prism of a rectangle, of cellulose, sky blue, obstructing our mouths, our bodies and our emotions - degraded mode. 
G_d's Pee AT STATE'S END! methodically constituted around autonomous pieces, resembles, to a certain extent, a scenario of contemporary drama in 8 acts, a story in which we are obviously the silent actors and the alienated spectators. A staging, in sounds and incidentally in perspective of a human tragedy, written around the actions of servile laboratory workers, renouncing, on the borders of disaster, to the ultimate consciousness, subservient to delirium, paranoid psychosis in no doubt. This Godspeed You! Black Emperor's seventh album is the beautiful soundtrack to a film that should never be made.  Unfortunately, it is currently being.

( a DeepL rough translation )