Remo De Vico & Slaps Orchestra :: encelado étude


Une contagion sans réserve. Cette beauté est confondante, parce que fluctuante et (certainement) mystérieusement désordonnée. 
Remo de Vico et le Slaps Orchestra pratiquent avec outrance le chef d'oeuvre en toute impunité ... cette étude "encelado" est merveilleusement belle.

thierry massard / 27 février 2021 - 21:31


A contagion without reserve. This beauty is confounding, because it is fluctuating and (certainly) mysteriously disordered. 
Remo de Vico and the Slaps Orchestra practice the masterpiece to excess with impunity ... this "encelado" study is wonderfully beautiful.

(a DeepL rough translation)

Mogwai :: as the love continues

Saisissant contraste, la moue de ceux qui n'ont pas envie, l'irrépressible désir de partage. Mogwai fait bien d'avoir intitulé ce nouvel album "as the love continues" car c'est peut-être cela, un bel amour,  silencieux. L'évidence de quelques accords parfaits, et la fureur en ligne de mire. Nous nous taisons, de peur de l'on ne sait quoi, le temps s'écoule, un sursaut et quelques mots suspendus, sortis par inadvertance : "c'est beau" (dry fantasy). Le temps s'écoule, et pourtant, sans faire semblant, on se surprend parfois, pris au piège des sentiments faciles (ritchie sacramento), c'est beau aussi, alors nous nous taisons (aussi). Ne faudrait-il pas s'indigner de cette étrange mutisme, empli des atmosphères crescendo, à la force contenue qui déferle en flots bouillonnants avant de se disperser en délicates et belles harmonies. 
Nous nous taisons. 
Rattrapé par la frénésie (ceiling granny) ou domestiqué par d'imparables réussites mélodiques (midnight flit), il s'agit maintenant de pouvoir esquiver, encore et toujours, les appels d'un regard interrogateur, les réactions possibles, réflexes conscients, à moins qu'une heureuse dérive, un détour émotionnel salvateur (pat stains) n'emporte ces vains efforts. Féérie, fumée fictionnelle (supposedly, we were nightmares), mais rien, ni personne ne nous écartera de la certitude d'une apothéose finale (it's what i want to do, mum). Nous nous taisons.

thierry massard / 25 février 2021 - 19:05

Mogwai


Striking contrast, the pout of those who don't feel like it, the irrepressible desire to share. Mogwai does well to have titled this new album "as the love continues" because perhaps that is what it is, a beautiful, silent love. The evidence of a few perfect chords, and the fury in the line of fire. We are silent, for fear of who knows what, time passes, a start and a few words suspended, inadvertently released: "c'est beau" (dry fantasy). Time passes, and yet, without pretending, we sometimes surprise ourselves, trapped by easy feelings (ritchie sacramento), it's beautiful too, so we shut up (too). Shouldn't we be outraged by this strange silence, filled with crescendo atmospheres, with the contained force that breaks out in bubbling streams before dispersing into delicate and beautiful harmonies. We are silent. 
Caught up by the frenzy (ceiling granny) or domesticated by unstoppable melodic successes (midnight flit), it is now a matter of being able to dodge, again and again, the calls of an interrogative gaze, the possible reactions, conscious reflexes, unless a happy drift, a saving emotional detour (pat stains) takes away these vain efforts. Enchantment, fictional smoke (supposedly, we were nightmares), but nothing and no one will keep us from the certainty of a final apotheosis (it's what i want to do, mum). We are silent.

(a DeepL rough translation )

Kratzwerk :: T o y o t a

Comme un parfum de fin d'un monde. Monitors vacillants, halos d'un rétro-futurisme déclinant en ultraviolets trinitron, épaisse mélasse cathodique, "T o y o t a" ! Les commercials, ou plus précisément, les artefacts magistraux de Kratzwerk (aka Guido Richter) sont loin de prêter au sourire convenu, habituellement réservé à la gêne de/à l'incompréhension générale, à la connivence illusoire des hipsters, stéréotypes serviles. L'avertissement était sans appel, l'asservissement le sera tout autant. L'avenir radieux semble désormais se conjuguer à l'imparfait désastre. La promesse est celle d'une postcard de Shell Beach (Jennifer) au soleil de Bikini ou Mururoa (au choix). Le frisson cosmétique du levier de vitesses. une illusion, un choc frontal transformé en un nuage d'éclats luminescents. Intentionnel, de la part du très avisé Kraftzwerk, "T o y o t a" confère à une forme de passivité très relative, consommateurs morbides submergés par l'overdose hépatique et oculaire. Jeu d'apparences et soupçon, cet ouvrage recèle quelques chausse-trappes (CM 11) pépites discrètes et dissimulées au coeur d'un labyrinthe. S'il est poli d'être gai au bord d'un précipice, alors, dansons en version, intérieur cuir, toutes options.

thierry massard / 13 février 2021 - 12:54



Like a perfume of ending world. Flickering monitors, halos of a retro-futurism declining in trinitron ultraviolets, thick cathodic molasses, "T o y o t a "! The commercials, or more precisely, the masterful artefacts of Kratzwerk (aka Guido Richter) are far from lending to the agreed smile, usually reserved to the embarrassment of / to the general incomprehension, to the illusory connivance of hipsters, servile stereotypes. The warning was final, the enslavement will be just as much. The bright future now seems to combine with imperfect disaster. The promise is that of a postcard of Shell Beach (Jennifer) in the sun of Bikini or Mururoa (your choice). The cosmetic thrill of the gear lever. an illusion, a frontal impact transformed into a cloud of luminescent shards. Intentional, of the part of the very wise Kraftzwerk, "T oyota" confers on a form of very relative passivity, morbid consumers overwhelmed by hepatic and ocular overdose. A game of appearances and suspicion, this work conceals a few trapdoors (CM 11) discreet gems hidden in the heart of a labyrinth. If it is polite to be cheerful on the edge of a precipice, then let's dance in leather interior version, full options.

( a Google rough translation )

Pepe Torres :: no fun


Seulement quelques jours après "77 Frames", et poursuivant une même logique énumération visuelle, voici le "no fun" de Pepe Torres qui ne partage sensiblement (presque) rien avec l'hymne stoogien de 1969, si ce n'est l'infime particule d'humanité perdue dans les flots d'une immense solitude, autrefois aperçue, en filigrane des mots d'un Iggy Pop inspiré. 40 portraits conjugués au féminin, 40 regards interrogeant, eux-aussi, dignement la si fragile intensité de nos doutes. no fun ? Oui, car il ne fait aucun doute que cette gravité est celle de l'intelligence des gestes et la compréhension de nos actes. Elle est également celle d'une calme espérance qui peut soudainement se transformer en un espoir inoui - humains.

thierry massard / 8 février 2021 - 19:26

Vimeo
theQuestionnaire / 16 aout 2019
IMDb

Only a few days after "77 Frames", and following the same logic visual enumeration, here is "no fun" by Pepe Torres which does not share substantially (almost) nothing with the Stoogian anthem of 1969, except a tiny particle of humanity lost in the waves of an immense solitude, once seen, behind the words of an inspired Iggy Pop. 40 portraits conjugate to feminine, 40 looks that also question the fragile intensity of our doubts with dignity. no fun? Yes, there is no doubt that this gravity is that of intelligence of gestures and understanding of our actions. It is also the one of a calm expectation suddenly transformed into an incredible hope - humans.

( a Google rough translation )

Sonologyst :: dust of human race

une ... conspiration / une ... confusion / (aka Sonologyst) Raffaelle Pezzella hurle !
à l'instar des travaux d'un émule de l'éminent résident de Providence, 
"dust of human race" n'appartient pas à la catégorie des pièces qu'on ... "écoute" - sans crainte.
Pour autant qu'il en reste une once, l'hyper inhumanité consentante est convoquée,
Pour un ... Banquet. 
Hurlez !

thierry massard / 5 fevrier 2021 - 23:46


a ... conspiracy / a ... confusion / (aka Sonologyst) Raffaelle Pezzella screams!
like the work of an emulator of an eminent resident of Providence,
"dust of human race" does not belong to the category of pieces that one ... "listens to" - without fear.
For as long as an ounce remains, the consenting hyper inhumanity is summoned,
For a ... Banquet.
Howl!

( a Google rough translation )

Pepe Torres :: 77 frames


Telle l'amarre qui se tend, se relâche puis enfin se libère, premier plan du magnifique "Y Ya Fue - And It Was" très justement récompensé lors du Brighton Rocks Film Festival de 2019, les images de Pepe Torres sont faites de cette même curieuse alchimie, des visages et des corps qui se tendent, se relâchent, découvrants un réalisme sans fard, une souffrance silencieuse, un théatre de cruauté (Antonin) pour enfin s'échapper d'un ultime regard, rompre les marquages d'une immobilité fatale, fuir vers d'autres respirations. Les portraits de Pepe Torres sont ceux d'humanités toutes autant réelles que fictionnelles, peu importe. Fragmentations éclatantes, esquives successives, incandescences brulantes, les sillons sont tracés dans la chair. Hyperréalistes, ces 77 frames interrogent le contraste vif et quelques débordements sensoriels,  vitaux.

thierry massard / 2 février 2021 - 19:09

Vimeo
▻  IMDb

Like the mooring line that tightens, loosens and finally frees itself, foreground of the magnificent "Y Ya Fue - And It Was" very justly awarded at the Brighton Rocks Film Festival of 2019, the images of Pepe Torres are made of this same curious alchemy, faces and bodies which stretch, relax, discovering unvarnished realism, silent suffering, a theater of cruelty (Antonin) to finally escape with a final glance, breaking the markings of fatal immobility , flee to other breaths. Pepe Torres' portraits are those of humanities that are as real as they are fictional, it doesn't matter. Dazzling fragments, successive dodging, burning incandescences, the furrows are traced in the flesh. Hyperrealistic, these 77 frames question the sharp contrast and some sensory, vital overflows.

( a Google rough translation )