Max Würden :: crossing the threshold


a video premiere in nocoVision !



Composed & produced by Max Würden
Label Curated Edition by Pepo Galán / El Muelle Records 
Mastered by Rubén Suárez
Designed by Granbengala 
Video by kittysoul

Courtesy & order :: Oigovisiones Label

Robert Rental :: double heart

 
S'il est probable, et même certain, qu'un jour ou l'autre, on ne dise assez bruyamment l'importance du très regretté Robert Donnachie, aka Robert Rental, il serait tout autant regrettable, voir sacrilège, que l'on ne puisse oublier, ce même jour,  que ce garçon, originaire de Port Glasgow en Ecosse, ait pu en moins de temps qu'il n'en faut, c'est à dire deux singles, dont le gé-nial "Paralysis/ACC" auto-produit en 1978, ce "double heart" produit en aout 1980 pour Mute records, avec un Daniel Miller présent dans le studio, et, bien entendu sans omettre l'immense album "the bridge" (1979) produit avec l'active complicité des plus qu'avisés fondateurs des mythiques Industrial Records. Avouez qu'un tel name dropping, en moins de quelques lignes puisse laisser pantois. Oui, Robert Rental fut l'un des plus éminents protagonistes et concepteurs de cette fabuleuse période où le mouvement punk, à l'orée des années 80, et en cours de standardisation galopante, accouchait secrètement dans les décombres et les friches ... industrielles, pour le plus grand bonheur des "industrial people" que nous sommes, toutes et tous, espérons-le. Le temps a évidemment fait son ouvrage, qui a éclipsé un LP one side (live) en compagnie du même Daniel Miller, ce même temps qui offre parfois des cadeaux aux plus chanceux aficionados, telle l'exhumation digitale de "mental detentions", album de demos en compagnie du fidèle Thomas Leer, alter ego constant dans l'oeuvre du musicien ou encore une collaboration méconnue avec Glenn Wallis. 

Arrivé au terme de cette chronologie chaotique, il est convenable de saluer l'heureuse initiative de la réédition (l'an passé) de l'ultime "double heart/on location", dont l'intérêt principal, outre la présence tambour battant de Robert Görl échappé de DAF, est dans la possible perspective que l'indélicat verbe - oublier - ne puisse jamais être conjugué.

thierry massard / 31 mars 2021 - 18h30

double heart / on location
"paralysis / ACC" / nocoVision review


If it is probable, and even certain, that one day or another, the importance of the very late Robert Donnachie, aka Robert Rental, will not be said loudly enough, it would be just as regrettable, or even sacrilegious, if we could forget on this same day, that this boy, originating from Port Glasgow in Scotland, was able to produce in less than no time, that is to say two singles, including the bril-liant "Paralysis/ACC" self-produced in 1978, this "double heart", produced in August 1980 for Mute records, with a Daniel Miller in the studio, and of course without forgetting the masterpiece album "the bridge" (1979) produced with the active complicity of the more than wise founders of the mythical Industrial Records. Admit that such a name dropping in less than a few lines can leave one stunned. Yes, Robert Rental was one of the most eminent creators of this fabulous period when the punk movement, at the clinical dead of the 70's, and in the process of a galloping standardisation, was secretly giving birth in the rubble and the ... industrial wastelands, for the greatest happiness of the "industrial people" that we all are, hopefully. Time has obviously done its work, overshadowing a one-sided LP (live) with the same Daniel Miller, this same time that sometimes offers gifts to the luckiest aficionados, such as the digital exhumation of "mental detentions", an album of demos with the faithful Thomas Leer, constant alter ego of the musician's work, or an unrecognised collaboration with Glenn Wallis. 

At the end of this chaotic chronology, it is appropriate to salute the happy initiative of the reissue (last year) of the ultimate "double heart/on location", whose main interest, apart from the drumming presence of Robert Görl, escaped from DAF, is in the possible perspective that the indelicate verb - to forget - can never be conjugated.

( a DeepL rough translation )

ცოდნის მფლობელები :: მონასტრის ღამე

Les strates, les couches épaisses, les filtres sédimentaires, la nuit d'un monastère (მონასტრის ღამე) et, peut-être nous, dans un effort, une reconquête. Cette nouvelle pièce sonore de ცოდნის მფლობელები (détenteurs de connaissances) confère, certes, à une radicalité interrogatrice de nos facultés d'auditeurs, subjectifs que nous sommes, adeptes de certaines limites (pour un très grand nombre) autant qu'elle décrive un nouvel espace bien au delà d'une noirceur apparente. Même s'il semble très probable que nous puissions tracer une ligne séparant, celles et ceux, dont la quête perpétuelle est fondatrice, du regard d'hostilité et de refus du plus grand nombre, il convient d'y soumettre le prisme d'une évidente matérialité humaine, omniprésente dans cette belle réussite.

thierry massard / 22 mars 2021  - 17:40


The strata, the thick layers, the sedimentary filters, the night of a monastery (მონასტრის ღამე) and, perhaps us, in an effort, a reconquest. This new sound piece by ცოდნის მფლობელები (knowledge holders) certainly confers a radicality that questions our faculties as subjective listeners, which we are, adept at certain limits (for a very large number) as much as it describes a new space well beyond an apparent darkness. Even if it seems very likely that we can draw a line separating those whose perpetual quest is foundational from the hostile and rejectionist gaze of the majority, it is appropriate to subject it to the prism of an obvious human materiality, omnipresent in this beautiful achievement.

(a DeepL rough translation)

Carbon Based Lifeforms :: 20 minutes

 
Bien sur, les choses auraient pu être différentes. Nous pourrions être sur le toit du monde, appréciant un paysage conjugué de dystopie galopante et d'un secret espoir qu'un miracle puisse encore s'opérer. Il n'en est rien. Carbon Based Lifeforms resteront, ad vitam, les ersatz de rêves précurseurs de tangerine, ou plus précisément encore, ceux d'un cultissime "Timewind" qu'il vous conviendra d'attribuer et surtout, peut-être, de découvrir - je suis joueur ...
Présenté comme une aventure, dont le duo rêvait depuis toujours, c'est à dire la sortie du très remarquable "interloper" en 2015, l'argument marketisé du jour, qui a autant d'intérêt qu'un tube de mayonnaise, est donc de restituer présentement le track dans son format original d'intitulé (vous me suivez ?) ... Quel dommage ! espiègles que nous sommes (surtout vous) qui préférons très catégoriquement que les tracks intitulés "20 minutes" restent approximativement d'une durée de 7 minutes et 46 secondes. Less is such more !

thierry massard / 13 mars 2021 - 12:08


Of course, things could have been different. We could be on the roof of the world, enjoying a landscape combined with galloping dystopia and a secret hope that a miracle could still happen. But it doesn't. Carbon Based Lifeforms will remain, ad vitam, the ersatz of tangerine's precursor dreams, or more precisely, those of a cultish "Timewind" that you will have to attribute to and, above all, perhaps, discover - I'm a gambler ...
Presented as an adventure, which the duo has always dreamed of, i.e. the release of the very remarkable "interloper" in 2015, the marketed argument of the day, which has as much interest as a tube of mayonnaise, is therefore to presently restore the track in its original titled format (do you follow me?) ... What a pity! Mischievous as we are (especially you), we categorically prefer that tracks entitled "20 minutes" remain approximately 7 minutes and 46 seconds long. Less is more !

(a DeepL rough translation)

Elegance of the Damned :: good things begin in the quiet

Le parfait compagnon d'un hiver finissant, la sourde et invisible menace qui plane autour de nos corps, la clameur éteinte, ostracisme endémique. Il y a ce  quelque peu énigmatique titre Good things begin in the quiet, évident cynisme, la posture gracieuse de celles et ceux qui comprennent que les choses ne s'écrivent plus que dans le reflet d'un jeu d'apparences, de lassitude (humanity is dead). Ainsi, la très bienséante pudeur de Elegance of the Damned s'exprime dans ces limites d'intensité, à priori peu discernables, mais très rapidement essentielles (emo forever) au point qu'il devient facilement détectable que cet opus est, dès à présent inscrit au tableau d'honneur, aussi déterminant qu'il soit concordant à cette indicible menace pour nos vies. C'est ici que se situe l'enjeu de cette très belle réalisation, une frontière sinueuse, un interstice entre regret (all love stories are ghost stories) , pragmatisme et l'exaltation libératrice (return of the solar Rishi).

Oui, ces "Good things..." sont ou vont, demeurer une énigme, un objet à l'étrangeté fascinante, une étincelle crépusculaire ou, peut-être, une explosion, nous l'ignorons encore et c'est beaucoup mieux ainsi.

thierry massard / 9 mars 2021 - 19:25


audius

The perfect companion to a waning winter, the deaf and invisible threat hovering around our bodies, the extinguished clamour, endemic ostracism. There is the somewhat enigmatic title Good things begin in the quiet, obvious cynicism, the graceful posture of those who understand that things are only written in the reflection of a game of appearances, of weariness (humanity is dead). Thus, the very decorous modesty of Elegance of the Damned is expressed in these limits of intensity, at first not very discernible, but very quickly essential (emo forever) to the point that it becomes easily detectable that this opus is, from now on, inscribed on the wall of honour, as determining as it is concordant with this unspeakable threat to our lives. This is where the challenge of this beautiful work lies, a sinuous border, an interstice between regret (all love stories are ghost stories), pragmatism and liberating exaltation (return of the solar Rishi).

Yes, these Good things... are or will remain an enigma, an object of fascinating strangeness, a twilight spark or, perhaps, an explosion, we still don't know and it's much better that way.


(a DeepL rough translation)

R∞ :: NEOZEN

Autant jouer franc jeu, une fois encore, en ces temps si tourmentés, Il va être particulièrement délicat de restreindre les superlatifs. Comment ne pas y entrevoir une hypothétique et fluctuante vérité émergente ? Quand les tortueux sentiments d'une identité dissimulée (R∞) viennent enfin enflammer la rampe d’une scène déserte, en jachère. Une lumineuse incandescence réanimée soudainement. Ainsi donc, les superlatifs ne tarderont pas à jaillir (clear of mind). Nous éprouvons désormais l’ivresse des grands fonds en nous contentant de pseudo-évidences falsifiées par l'actualité des destinées dépressives. Un lourd passé définitivement enseveli, et un nouvel équilibre des forces en présence. Atteindre enfin, l'enviable escalade sensorielle (balance of force) renouer avec une expérience quotidienne, une pépite souriante. "NEOZEN" la saveur, douce ou forte, d'une sortie de tunnel et ce soudain paysage qui s'offre à nos yeux, à moins que nous soyons, à nouveau, en face d'un illusoire souvenir, une réminiscence dont on recherche l'origine en vain (shadow of heart) l'armature quelque peu rigidifiée par la rouille d'une electronica (motion of wave) évanescente et sans douleur. "NEOZEN" est effectivement une réalisation supérieurement indolore car historiquement et raisonnablement sans âge, un acide hyaluronique (center of focus) dont nous abusons et abuserons encore et sans relâche, jusqu'à ce jour prochain, l'inéluctable amnésie d'un lendemain. L'oubli de ceux qui refusent les affres d'une nostalgie devenue trop suave et tiède.

thierry massard / 8 mars 2021 - 19:16

NEOZEN

Once again, in these tormented times, it will be particularly delicate to restrict superlatives. How can we fail to glimpse an emerging hypothetical and fluctuating truth? When the tortuous feelings of a concealed identity (R∞) finally come to ignite the ramp of a deserted, fallow stage. A luminous incandescence suddenly reanimated. Thus, superlatives will soon spring forth (clear of mind). We now feel the drunkenness of the depths, contenting ourselves with pseudo-evidences falsified by the topicality of depressive destinies. A heavy past definitively buried, and a new balance of forces in presence. To finally reach the enviable sensory escalation (balance of force), to reconnect with a daily experience, a smiling nugget. "NEOZEN" the flavour, sweet or strong, of a tunnel exit and this sudden landscape that offers itself to our eyes, unless we are, once again, in front of an illusory memory, a reminiscence whose origin we look for in vain (shadow of heart) the frame somewhat rigidified by the rust of an evanescent and painless electronica (motion of wave). "NEOZEN" is indeed a superiorly painless realisation because historically and reasonably ageless, a hyaluronic acid (centre of focus) of which we abuse and will abuse again and again, until the next day, the inescapable amnesia of the next day. The oblivion of those who refuse the torments of a nostalgia that has become too sweet and lukewarm. 

( a DeepL rough translation )

Merci Szym Lebowski

Virtually J :: autocracy mage

Nous savions les bords de la Mer Noire, source infinie de plaisirs estivaux et de mystères éternels, nous ignorions qu'il s'y fomentait parfois, et en toute humilité, un futur de la musique. C'est ainsi à Varna, seconde cité bulgare, que Julian Kalchev, aka Virtually J, devint le symbole d'une génération de geeks electro, armé de son seul PC. Puis ce fut le silence, un silence troublant de 20 années avant une rédemption sur les rives du sémillant et intransigeant netlabel Mahorka.

Non content du seul retour en grâce, à la faveur de cet autocratique mage, Virtually J s'est décidé à également briser un charme, réveillant les dancefloors par déflagrations successives. Elles sont au nombre de 13. Production puissante, lignes acérées, autant de pulsations et parfaits soundscapes qui risquent de porter les eaux calmes de l'Est bulgare, à l'ébullition et au delà.

thierry massard / 6 mars 2021 - 11:35


We knew that the Black Sea coast was an infinite source of summer pleasures and eternal mysteries, but we didn't know that a future of music was sometimes being fomented there, in all humility. It was in Varna, Bulgaria's second city, that Julian Kalchev, aka Virtually J, became the symbol of a generation of electro geeks, armed only with his PC. Then came the silence, a disturbing 20 years before a redemption on the shores of the seminal and uncompromising netlabel Mahorka.

Not content with the only return to grace, thanks to this autocratic magician, Virtually J also decided to break a spell, waking up the dancefloors by successive deflagrations. There are 13 of them. Powerful production, sharp lines, so many pulsations and perfect soundscapes that risk bringing the calm waters of Eastern Bulgaria to the boil and beyond.

(a DeepL rough translation)

integrated 001


Une très heureuse initiative ? À vous d'en juger. 

Quand, à l'instar d'une communauté d'aficionados, d'artistes de musiques électroniques et de labels en ligne, réunis autour d'une communauté des si sociables, et évanescents réseaux, les membres du collectif DRC, aka Dreampunk Record Club, décident de se conjuguer afin de produire un "integrated - 001", il peut convenir de ne pas y rester insensible, tant le projet semble distant de toute réalité accessible. C'est pourtant ce qui est en train de se dérouler, sous vos yeux et derrière ces lignes. Cette montagne évanescente a, bel et bien, accouché d'une très très belle souris.

Égrainons la signature du projet ... Ainsi, outre DRC, VILL4IN, Underwater Computing, Hiraeth Records, Prekursor, et No Problema, 6 labels en quête d'une expérimentation commune et oeuvrants vers, qui sait, une possible nouvelle dimension. Une généreuse une porosité créative, bien éloignée des pratiques restrictives actuelles. Une louable proposition qui ouvre un nouveau champ d'investigation pour de nouvelles architectures sonores.

"Integrated 001" c'est aussi, et surtout, l'émulsion inventive de 13 artistes, dont 10 sonores, sans évidemment oublier les très belles lignes de Nancy Chenier pour le projet et les 436 membres en cet instant suspendu. Vous n'attendrez pas l'addition, avant de :

1. cliquez sur les liens ci-joints
2. grossir les rangs de ceux qui désirent ardemment que la montagne accouche de nouvelles souris.

thierry massard / 5 mars 2021 - 18:57



A very happy initiative? You be the judge. 
When, like a community of aficionados, electronic music artists and online labels, gathered around a community of such sociable and evanescent networks, the members of the DRC collective, aka Dreampunk Record Club, decide to join together to produce an "integrated - 001", it may be appropriate not to remain indifferent to it, so much the project seems distant from any accessible reality. Yet this is what is happening, before your eyes and behind these lines. This evanescent mountain has, indeed, given birth to a very, very beautiful mouse.

Let's scratch the signature of the project ... Thus, besides DRC, VILL4IN, Underwater Computing, Hiraeth Records, Prekursor, and No Problema, 6 labels in search of a common experimentation and working towards, who knows, a possible new dimension. A generous creative porosity, far away from the current restrictive practices. A praiseworthy proposal that opens a new field of investigation for new sound architectures.

"Integrated 001" is also, and above all, the inventive emulsion of 13 artists, including 10 sound artists, without forgetting, of course, Nancy Chenier's beautiful lines for the project and the 436 members in this suspended moment. You won't wait for the bill, before :

1. click on the attached links
2. To swell the ranks of those who long for the mountain to give birth to new mice.

(a DeepL rough translation)