Joël Hubaut :: Embrasement du mantra gore dans l’éblouissement ( transe épidémik à vif pour John Giorno )


Un an, jour pour jour, après le premier John Giorno Poetry Day, célébré un peu partout sur la planète grâce à la complicité de son mari, Ugo Rondinone, le Centre Georges Pompidou, mis à bienveillante contribution, accueillait, lui aussi ce premier événement. 

La faveur d'un récent échange avec Joël Hubaut, ami de Giorno, avec lequel ils entreprirent un ouvrage désormais cultissime "Haut Risque" (édit. de la CREM - 1992) , nous permet un flashback primo-anniversaire automnal, assorti de la reproduction documentaire préparatoire, prêtée par Joël Hubaut, pour cet hommage événement, au dormeur de Sleep.

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Joël Hubaut présente le poème-bourriche : « Embrasement du mantra gore dans l’éblouissement »
( transe épidémik à vif pour John Giorno )

"Pour être hyper fluide comme une truite qui remonte une cascade, je vais tenter de psalmodier un « poème-bourriche » composé de 23 tracks-mantras entrecoupés de 8 failles épileptiques rock’n roll aux séquences obsédantes en combinant la radicalité de l’improvisation exacerbée à une possession extatique en boucle scandée par le tempo d’un beat palpitant comme la trance du larsen de la langue dans la bouche du souffle amplifié pour « chakracher » la langue dans le 8 d’infinitude irradié de 5 noyaux hallucinants d’une lumière extrêmement brillante pour ainsi entrer en contact avec John en vibrant 47 minutes dans la fusion solaire de son énergie brûlante d’une impermanence éternelle à éblouir d’amour sauvagement ... Hiouppie !

(le scénarut de dérive du poème épidémik amplifié pour John Giorno est irrigué en rhizomes de numérologie à partir des nombres suivants : 5 pour Andy Warhol via le numéro 5 de Channel et le pentagramme, 8 pour l’infini, le bouddhisme et pour les 8 couleurs de mes installations vives monochromiques « CLOM » ( Contre L’Ordre Moral, 23 pour W. S. Burroughs et le cut up et 47 pour mon chiffre fétiche que je brandis depuis 50 ans mixé à la 47 ème rue où était située la factory argentée à NY. )

Joël Hubaut - sept. 2020

One year to the day after the first John Giorno Poetry Day, celebrated all over the world thanks to the complicity of her husband, Ugo Rondinone, the Centre Georges Pompidou, kindly contributed, also hosted this first event. 

The favor of a recent exchange with Joël Hubaut, friend of Giorno, with whom they undertook a now cultish work "Haut Risque" (editions de la CREM - 1992), allows us a primo-anniversary autumnal flashback, accompanied by the preparatory documentary reproduction, lent by Joël Hubaut, for this eventful homage to the sleeper of Sleep.

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Joël Hubaut presents the poem-bourriche : " Burning of the gore mantra in the glare"
( trance epid
emik to John Giorno )

"To be hyper fluid like a trout going up a waterfall, I will try to chant a " poem-bourriche " composed of 23 tracks- mantras interspersed with 8 epileptic rock'n roll rifts with haunting sequences by combining the radicality of the exacerbated improvisation with an ecstatic possession in loop scandalized by the tempo of a palpitating beat like the trance of the larsen of the tongue in the mouth of the amplified breath to "chakracher" the language in the 8 of infinitude irradiated of 5 hallucinating cores of an extremely brilliant light to thus enter in contact with John by vibrating 47 minutes in the solar fusion of its burning energy of an eternal impermanence to dazzle of love wildly. .. Hiouppie!

(the drifting scenario of the epidemik poem amplified for John Giorno is irrigated in rhizomes of numerology from the following numbers: 5 for Andy Warhol via the number 5 of Chanel and the pentagram, 8 for infinity, Buddhism and for the 8 colors of my vivid monochromatic installations "CLOM" ( Against the Moral Order, 23 for W. S. Burroughs and the cut up and 47 for my fetish number that I have been brandishing for 50 years mixed with the 47th street where the silver factory was located in NYC. )

© Joël Hubaut - sept. 2020

Joël Hubaut / facebook
John Giorno Foundation

:: thierry massard / 20 septembre 2021 - 20:58