Glaskin :: klaftertief


Les prémisses d'un mois de novembre sans fin.
À la faveur de deux précédents (et formidables) EPs qui font, sans doute encore, les belles nuits du Blitz club de Munich, les frères Bockelmann annoncent une infinitude absolue qui mérite quelques explications. Littéralement "s'enfoncer profondément", Klaftertief désigne, selon une antédiluvienne expression allemande, un trou dans le sol dont il est difficile d'apprécier l'insondable profondeur. Une perspective qui, naturellement, attise immédiatement votre curiosité et la notre, avant de s'approcher irrémédiablement du bord. Premier constat, Glaskin synthétise parfaitement ce sentiment réservé à celles et ceux qui, un jour, ont effectivement franchi le pas : le saut dans le vide - exaltation proprement orgasmique. Si klaftertief est galvanisant, c'est incontestablement dans la possible confrontation émotionnelle et sensorielle de l'accélération vertigineuse d'une chute faisant suite à la fugacité décisionnelle et volontaire du basculement (hydrogroove I) - Prévisible succès, klaftertief est recommandé à toute personne désireuse d'effectuer la culbute dans les entrailles accueillantes de l'inconcevable. Une expérimentation fusionnelle, dont Jonathan et Ferdinand Bockelmann ont acquis l'indéniable maîtrise.

thierry massard / 26 octobre 2021 - 04:19



The beginnings of an endless November.
Thanks to two previous (and formidables) EPs, which are probably still the highlight of the Blitz club in Munich, the Bockelmann brothers announce an absolute infinity that deserves some explanations. Literally "to sink deep", Klaftertief designates, according to an antediluvian German expression, a hole in the ground whose unfathomable depth is difficult to appreciate. A prospect that, naturally, immediately arouses your curiosity and ours, before we get irremediably close to the edge. The first observation is that Glaskin perfectly synthesises the feeling reserved for those who, one day, have actually taken the plunge: the leap into the void - a truly orgasmic exaltation. If klaftertief is galvanizing, it is undoubtedly in the possible emotional and sensory confrontation of the vertiginous acceleration of a fall following the decisional and voluntary transience of the tilt (hydrogroove I) - A predictable success, klaftertief is recommended to anyone wishing to tumble into the welcoming bowels of the inconceivable. A fusional experiment, of which Jonathan and Ferdinand Bockelmann have acquired undeniable mastery.

Amyl and the Sniffers :: comfort to me

Maudit Punk rock ! Cent mille fois enterré, moribond, défiant toujours et à jamais (l'art d'utiliser l'un de vos doigts ...) les affres de genres musicaux indolents et les unes des gazettes kardashianisées.

Si un célèbre rock critique français, aux talents prophétiques discutables, a écrit un jour "le punk rock est mort" ( le 13 novembre 1978, jour de la sortie de "the scream" de Siouxsie & the Banshees ) , force est de constater que la cryogénie post-mortem est heureusement défectueuse.

Si la présence, en ce lieu, d'une référence comme "comfort to me" peut également sembler déroutante, elle doit, probablement, mériter quelques justifications du rédacteur de ces lignes. Un mois et demi de résistance, un mois et demi à se dire que "non" cet album n'est apparemment et définitivement pas dans la ligne éditoriale (il y en a une ?) de nocoVision - Maudit Punk rock qui vous tient, non par un notoire duo d'appendices anatomiques, mais par la fragile conjugaison mutante de l'adn. Bref ! Nous avons résisté un mois et demi - Résisté au bonheur de l'éphémère, la retenue. Si bouder son plaisir confère à la jouissance de certains d'entre-nous, il ne peut être qu'au détriment d'un besoin immédiat de rebattre les précieuses cartes, une cure de fondamentaux.

13 raisons de se réjouir de la simple proximité émotionnelle des lyrics et de la gouaille attentive de Amy Tailor. 13 raisons de se retrouver dans la remarquable authenticité de ce second album d'un groupe qui ne brûle pas les étapes, préférant nous laisser apprécier à leur juste mesure, les réussites (security, no more tears, capital ...) et les quelques imperfections - Si tout espoir est permis, c'est dans les éprouvettes colorées d'un "Germfree Adolescent" ou dans le trou du plancher de "(i'm) stranded" qu'il pouvait être dissimulé depuis si longtemps. Nous le savons à présent, mais nous éviterons, voulez-vous, les annonces prophétiques.

thierry massard / 22 octobre 2021 - 11:26

Amyl and the sniffers

Damn Punk rock! A hundred thousand times buried, moribund, still and forever defying (the art of using one of your fingers ...) the throes of lazy musical genres and the front pages of kardashianized gazettes.

If a famous french rock critic, with questionable prophetic talents, once wrote "punk rock is dead" (November 13, 1978, the day of the release of "the scream" by Siouxsie & the Banshees), we have to admit that the post-mortem cryogenics is hopefully defective.

If the presence, in this place, of a reference like "comfort to me" can also seem confusing, it must, probably, deserve some justifications from the writer of these lines. A month and a half of resistance, a month and a half of telling oneself that "no" this album is apparently and definitively not in the editorial line (is there one?) of nocoVision - damned Punk rock that holds you, not by a notorious duo of anatomical appendages, but by the fragile mutant conjugation of the dna. In short! We resisted for a month and a half - Resisted the happiness of the ephemeral, the restraint. If sulking pleasure confers enjoyment on some of us, it can only be at the expense of an immediate need to reshuffle the precious cards, a cure for fundamentals.

13 reasons to rejoice in the sheer emotional proximity of Amy Tailor's lyrics and attentive cheekyness. 13 reasons to find oneself in the remarkable authenticity of this second album of a band that doesn't rush the stages, preferring to let us appreciate the successes (security, no more tears, capital...) and the few imperfections to their true measure - If any hope is allowed, it's in the coloured test tubes of a "Germfree Adolescent" or in the hole in the floor of "(i'm) Stranded" it could have been hidden for so long. We know it now, but we'll avoid, shall we, prophetic announcements.



biblio - références du texte / text references ::

⦿ the scream
⦿ germfree adolescent
⦿ (i'm) stranded

El Universo :: el universo


L'effervescence d'un enthousiasme !
Premier LP du one-man band de Eder Ademar, El Universo embrase instantanément les cendres, avant d'enflammer les jeunes pousses et les vieux chênes, s'il en reste. la combustion sera incandescente.
Né sur la pratique intensive des meilleures heures d'un rock allemand inventant le futur, le projet El Universo a l'excellente idée d'en conserver la plus vitale quintessence. S'il faut, à n'importe quel prix, y associer une parenté, elle ne peut être que, caméra au point, et berlinoise, mais qui s'en soucie vraiment dans l'espace ou à Mexico. Ici, les ultimes velléités terrestres n'ont plus court, seuls les explorateurs hors limites gravitationnelles sont les heureux acteurs d'une nouvelle destinée sans destination finale. S'il faut enfin envisager une "primer encuentro", elle a la saveur d'une onde au langage sourd et harmonique. Les barrières sont brisées. La conflagration de l'hydrogène en fusion, l'exaltation de ceux qui ont choisi de quitter le sol !

thierry massard / 11 octobre 2021 - 20:16




The effervescence of an enthusiasm!
First LP of Eder Ademar's one-man band, El Universo instantly sets the ashes on fire, before igniting the young shoots and the old oaks, if any remain.
Born on the intensive practice of the best hours of a German rock inventing the future, the project El Universo has the excellent idea to preserve the most vital quintessence of it. If it is necessary, at any price, to associate a kinship with it, it can only be, camera in focus, and Berlin, but who really cares about it in space or in Mexico City. Here, the ultimate terrestrial desires are no longer valid, only the explorers outside the gravitational limits are the happy actors of a new destiny without final destination. If it is finally necessary to consider a "primer encuentro", it has the flavor of a deaf wave with a harmonic language. The barriers are broken - The conflagration of the hydrogen in fusion, the exaltation of those who have chosen to leave the soil!


Sven Phalanx :: klangtherapie remix ep


Ce n'est évidement pas à vous que l'on puisse démontrer les vertus thérapeutiques du klang.

S'il faut encore entreprendre la démonstration, il est assez certain que les 18 traitements curatifs infligés par Anatoly Grinberg, Different Souls, diagnosis autopsychosis, STAHLSCHLAG, xotox, Greyhound, Toxic Derwish, Ah Cama-Sotz, MRS WATANABE, LaUD23, Rastlos, Brainquake, After White Smoke, Autonomaton, YURA YURA ou Dotkov, parviennent à faire du patient, l'objet de la fière exhibition ici présente. Large spectre intentionnel, klangtherapie parcoure, tour à tour, les chapelles musicales individuelles de cette fine guest-list, sans que Sven Phalanx puisse en être, un seul instant, insatisfait. 
S'il fut un jour malade, le patient est désormais guéri. 

thierry massard / 10 octobre 2021 - 10:36


It is obviously not for you to demonstrate the therapeutic virtues of klang.

If the demonstration has yet to be undertaken, it is fairly certain that the 18 curative treatments inflicted by Anatoly Grinberg, Different Souls, diagnosis autopsychosis, STAHLSCHLAG, xotox, Greyhound, Toxic Derwish, Ah Cama-Sotz, MRS WATANABE, LaUD23, Rastlos, Brainquake, After White Smoke, Autonomaton, YURA YURA or Dotkov, manage to make the patient the object of a proud and actual exhibition. The intentional broad spectrum of klangtherapie runs through the individual musical chapels of this fine guest list in turn, without Sven Phalanx being dissatisfied for a moment. 
If he was once ill, the patient is now cured. 

Translated with deepl

Hong Kong Express :: lucid to it


Exit l'incontournable Dream Catalogue / Bienvenue à EVO qui, comme son nom l'indique, est un engagement.

À la question immédiate, s'agissant du track it's not about you, la réponse est : Oui ! Absolument.
Le plébiscite est à la hauteur de l'ombrage d'un Bristol d'antan, et pourtant, une nouvelle ligne artistique apparait.
Si à l'instar, du titre de cet album, une étincelante lucidité semble prendre forme sous nos yeux, elle est la résultante d'un constat (laconique?) , et l'annonce d'une intention, l'amorce d'un virage aux couleurs d'une harmonie analogique (enfin) en apparence, offerte à celles et ceux dont l'envie est autre que les énièmes perditions et les désolantes solitudes, sans issue, d'un ambient sarcophage, dont la sempiternelle obscurité intentionnelle confère à la dissolution absolue et définitive - l'ennui structurel.

Si Lucid to it est encore une "promesse" sous influence, dont la signifiante (et belle) signature vocale, dominant l'ensemble, est l'une des parfaites illustrations d'un désir de mutation, on ne peut qu'espérer que cette nouvelle et aventureuse entreprise, puisse être une aube nouvelle, attendue.

thierry massard / 9 octobre 2021 - 12:16

Dream Catalogue Classic

Gone is the inevitable Dream Catalogue / Welcome to EVO which, as its name suggests, is a commitment.

To the immediate question, regarding the track it's not about you, the answer is: Yes! Absolutely.The plebiscite is equal to the shading of an old-fashioned Bristol, and yet a new artistic line appears.

If, like the title of this album, a sparkling lucidity seems to take shape before our eyes, it is the result of an assessment (laconic?) of the situation, and the announcement of an intention, the beginning of a turn to the colours of an analogical harmony (at last) in appearance, offered to those whose desire is other than the umpteenth perditions and the desolating solitudes, without exit, of an ambient sarcophagus, whose sempiternal intentional obscurity confers to the absolute and definitive dissolution - the structural boredom.

If Lucid to it is still a "promise" under influence, whose significant (and beautiful) vocal signature, dominating the whole, is one of the perfect illustrations of this desire of mutation, one can only hope that this new and adventurous enterprise, can be a new, awaited dawn.

Translated with www.DeepL.com/Translator

Daniel Avery :: lone swordsman

Architecte sonore discret, tout au moins en ces lieux, auteur l'an passé, d'un notable classique Love+Light ou plus récemment du remarquable ep Together in static, Daniel Avery annonce désormais une mise en lumière beaucoup plus conséquente.

Assisté de Chris Carter au meilleur de sa remixitude, ce 10" face unique, dont l'édition sera limitée, devrait, dans les prochains jours, provoquer l'étincelle cérébrale, dont notre cortex est toujours si friant.

Perspective amplement élargie, soundscapes éminemment visualisés par le travail du vidéaste Greg Hodgsonlone swordsman, dont la genèse fut étroitement associée à la triste disparition d'Andrew Weatherall, maintient une rectitude mobile, digne des instants de grâce autoroutière, sentiment de fusion consciente entre réalité mécanique, ressenti atmosphérique instantané et virtuosité mémorielle des divagations de nos songes.

thierry massard / 7 octobre 2021 - 09:56

phantasy sound
Daniel Avery

Discreet sound architect, at least in these parts, author last year of a notable classic Love+Light or more recently of the remarkable ep Together in staticDaniel Avery now announces a much more consequent spotlight.

Assisted by Chris Carter, at his best "remixitude", this limited edition one-sided 10" vinyl should, in the next few days, provoke the cerebral spark our cortex is always so fond of.

Perspective amply enlarged, soundscapes eminently visualized by the work of the videoast Greg Hodgsonlone swordsman, whose genesis was closely associated to the sad disappearance of Andrew Weatherall, maintains a mobile rectitude, worthy of the moments of motorway grace, feeling of conscious fusion between mechanical reality, instantaneous atmospheric feeling and memorial virtuosity of the divagations of our illusions.

Translated with www.DeepL.com/Translator 

i'll be your mirror : a tribute to the Velvet Underground & Nico


Grognon, et à la faveur d'un week-end d'octobre pluvieux, connaissez-vous meilleure façon d'aborder un objet de sinistre désolation ? La recette est d'une affligeante simplicité ::

1 - Réserver un emplacement "tête de gondole" dans l'hypermarché du coin, en prenant soin de ne pas rater la date de sortie de l'opus - Prévoir une édition deluxe.

2 - Privilégier un bureau de graphisme inculte, susceptible de se compromettre dans l'entreprise - Ne pas hésiter sur la qualité et l'épaisseur du cartonnage - Prévoir une édition deluxe 

3 - Se renseigner sur la couleur des bananes roses d'Equateur.

4 - Éviter ( à tout prix ) de s'informer sur la postérité artistique des protagonistes originaux.

5 - Coller de façon nanométrique, aux arrangements initiaux afin de ne perdre personne en route.

6 - Penser à écrire les mots "émotion" et "culte" sur tous les murs du bureau afin de ne pas oublier de les prononcer quand cela est opportun ou nécessaire - Prévoir une édition deluxe.

7 - Briefer le stagiaire (en charge de l'intégralité du projet) sur la position du "h" dans le nom de famille Warhol.

8 - Prévoir de ne pas communiquer les paroles du track numéro 7 au data lyrics des plateformes, au  risque qu'elles puissent émettre de sérieuses réserves.

9 - Préférer de très jeunes rédacteurs (inexpérimentés), pour les diverses chroniques musicales à venir.

10 - Ne pas oublier d'appeler les artistes invités, avant la réservation du studio et du catering ( prévoir édition deluxe) - le post-it est posé sur le bureau. Envoyer un bouquet de fleurs à celles et ceux qui auront eu la chance de ne pas figurer sur cette liste.

11 - Se renseigner sur les horaires de la pharmacie - s'assurer de son stock d'aspirine et oublier le tout le plus rapidement possible.

thierry massard / 3 octobre 2021 - 18:06

discogs

Grumpy and on a rainy October weekend, do you know a better way to approach an object of grim desolation? The recipe is distressingly simple::

1 - Reserve a "head of gondola" place in the local hypermarket, taking care not to miss the release date of the opus - Provide a deluxe edition.

2 - Choose an uneducated graphic design office, likely to be compromised in the company - Do not hesitate on the quality and thickness of the cardboard - Provide a deluxe edition 

3 - Ask about the color of pink bananas from Ecuador.

4 - Avoid (at all costs) inquiring about the artistic posterity of the original protagonists.

5 - Stick to the initial arrangements in a nanometric way, so as not to lose anyone along the way.

6 - Think of writing the words "emotion" and "cult" on all the walls of the office so as not to forget to pronounce them when appropriate or necessary - Plan a deluxe edition.

7 - Brief the trainee (in charge of the integral project) about the position of the 'h' in the surname Warhol

8 - Plan to not communicate the lyrics of the track number 7 to the data lyrics of the platforms, at the risk that they may have serious reserves.

9 - Prefer very young and inexperienced editors, for the various music reviews to come.

10 - Don't forget to call the invited artists, before recording and booking the catering (plan deluxe edition) - the post-it is put on the desk. Send a bouquet of flowers to those who will have been lucky to be not on this list.

11 - Inquire about the pharmacy's schedule - make sure they have enough aspirin and forget about it as soon as possible.

Translated with www.DeepL.com/Translator 

⊕ Kim Evans :: the southbank show / documentary (1986)