The Black Dog :: music for photographers




En dignes aficionados nourris, dès nos très discrètes premières heures, au biberon de Brian Peter George St John le Baptiste de la Salle, nous nous étions évidemment esclaffés de l'espièglerie de nos amis de Sheffield, à l'heureuse annonce de "music for real airports". Nous nous étions également instantanément  ressaisis à l'écoute de ce magnifique enregistrement, jalonnant un niveau d'attention aussi méritoire que l'objet initial du sarcasme.

Si vous le voulez bien, nous allons maintenant vérifier ensemble, si ce même sens de l'humour et d'autodérision sont applicables aux protagonistes de "music for photographers".

Passée la désormais récurrente mention (baillement) "période d'introspection, liée au confinement pandémique, nous ayant permis un autre regard créatif blah blah blah ..." disponible sur la quasi intégralité des productions sonores, désireuses de justifier actuellement je ne sais quelle mise en perspective autocentrée, attardons nous, plus sérieusement, sur le réel postulat du capteur intentionnel, qu'il soit photographe ou flâneur sans but, importe si peu. Traduire la juste incidence des choses le devient beaucoup plus - le medium.

Si ce nouvel opus de The Black Dog est une indéniable réussite, ce n'est assurément et évidement pas par son intitulé, médiocre et insipide nécessité d'une incarnation programmable, l'impérieux besoin de justifier une confrontation implacable. Ici, la justesse du propos est architecturale (Norman Foster knew), et peut-être et surtout, organique - Traduire enfin l'amplitude d'un gouffre séparateur. Solitude d'un regard sensible, peur muette, froide douleur d'un asservissement à la matière, le sang, la précontrainte du ciment sans mémoire, la poussière (depth of future). 

Si, enfin les ardents et puissant amateurs de Brutalisme puissent n'y entrevoir que le possible écho d'une  fascination intra et extramuros, ils peuvent aussi se mettre à la photographie.

Music for photographers est un ouvrage remarquable à plus d'un, mais plus certainement sans son titre.

thierry massard / 12 novembre 2021 - 23:15

music for photographers

The Black Dog

fragments

As worthy aficionados, fed from our earliest hours on the baby bottle of Brian Peter George St John le Baptiste de la Salle, we had obviously laughed at the mischief of our friends from Sheffield, at the happy announcement of "music for real airports". We also instantly pulled ourselves together when we heard this magnificent recording, marking out a level of attention as deserving as the initial object of the sarcasm.

If you don't mind, we'll now check together if this same sense of humour and self-mockery is applicable to the protagonists of "music for photographers".

After the now recurrent mention (yawn) of "a period of introspection, linked to the pandemic confinement, having allowed us another creative look blah blah blah ..." available on almost all the sound productions, eager to justify at the moment I don't know what self-centred perspective, let's linger, more seriously, on the real postulate of the intentional sensor, whether he is a photographer or an aimless flâneur, which matters so little. Translating the right incidence of things becomes much more important - the medium.

If this new opus of The Black Dog is an undeniable success, it is certainly and obviously not because of its title, a mediocre and insipid necessity of a programmable incarnation, the imperious need to justify an implacable confrontation. Here, the accuracy of the proposal is architectural (Norman Foster knew), and perhaps and above all, organic - to finally translate the amplitude of a separating chasm.
The solitude of a sensitive gaze, the silent fear, the cold pain of an enslavement to matter, blood, the pre-stress of cement without memory, dust (depth of future).

If, finally, the ardent and powerful lovers of Brutalism can only see in it the possible echo of an intra- and extramural fascination, they can also take up photography.

Music for photographers
is a remarkable work in many ways, but certainly not its title..

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