ცოდნის მფლობელები :: აღმავალი ფრენა

Une séquence chamanique ! Oui nous y sommes. Le contact pourra être établi, pour autant que nous ayons (enfin) rompu ces fichues amarres. Les Détenteurs de Connaissances (ცოდნის მფლობელები) le savent, qui produisent la transe répétitive nécessaire à l'équilibre d'un spectre dont l'amplitude terrestre et accessoirement sonore n'est plus qu'un lointain souvenir. Imaginer un soundscape n'est pas, non plus,  recommandable aux cruels esprits cartésiens - passez-donc votre chemin - Ici, et le titre l'indique (აღმავალი ფრენა), le vol est pleinement ascensionnel - en droite ligne.

Descriptive, la tracklist ne laisse entrevoir nulle autre perspective, que celle d'un message autosuffisant.

125 minutes au découpage atmosphérique, et méthodique, qu'il vous faut prudemment domestiquer, pour les plus téméraires, ou en capturer les répercussions immédiates, pour les autres. 

Si ce აღმავალი ფრენა est orbital, notre espoir est qu'il ne soit jamais géosynchrone. 

thierry massard / 22 janvier 2022 - 19:36

აღმავალი ფრენა

მონასტრის ღამე / mars 2021

A shamanic sequence! Yes we are there. Contact can be established, provided that we have (finally) broken these pesky moorings. The Holders of Knowledge (ცოდნის მფლობელები) know this, who produce the repetitive trance necessary for the balance of a spectrum whose terrestrial and incidentally sound amplitude is only a distant memory. Imagining a soundscape is also not recommended for cruel Cartesian minds - so go your way - Here, and the title indicates it (აღმავალი ფრენა), the flight is fully upward - in straight line.

Descriptive, the tracklist does not suggest any other perspective than that of a self-sufficient message.

125 minutes of atmospheric and methodical cutting, which you must carefully domesticate, for the more adventurous, or capture the immediate repercussions, for the others.

If this აღმავალი ფრენა is orbital, our hope is that it will never be geosynchronous.

Biosphere :: shortwave memories

Retour en grâce pour Geir Jenssen ? Bilan d'aptitude post-introspectif ? Sérieuse remise en question ? Les trois, mon capitaine ! Tenu à distance plus que raisonnable d'un radar oublieux de tout et du reste, il était devenu certain, d'intégrer désormais Biosphere à l'histoire ancienne - Tenu en ultime rectitude par une poignée de fans, mode longue conservation. 

Une réelle bonne surprise, que le pouvoir régénérateur de ces Shortwave memories, inspiré, dit-on, des pratiques ancestrales des géniaux Martin Hannett (producteur à l'origine de la galaxie sonore Factory Records) ou Daniel Miller aka The Normal (parrain, avec un unique single, de l'ensemble de l'electro britannique contemporaine) , il y a, reconnaissons-le, pires références.

Ouverture en soundscape king size, l'intérêt tend néanmoins, rapidement, à significativement s'étioler (Interval signal). Soubresaut nécessaire, suspense de circonstance "Night Shift" démontre, si nécessaire, que le norvégien a plus d'un tour (de cirque) dans son fjord. La vitesse des croisiéristes est atteinte (Formanta) qui ne devrait, selon toute logique, ne plus nous faire faux bon. Pièce maîtresse, éponyme, "Shortwave memories" possède toutes les qualités et les clés d'une incontestable réussite - devoir de résilience. 

Enfin libéré de l'impérieux besoin de refaire ses preuves, Jenssen peut désormais naviguer en eaux claires (Infinium) et en tempo moderato. Parenthèse indispensable, "Shruti-12" ne laissera très probablement aucun souvenir, sinon devançant l'éminence de l'asservissement mécanique et fonctionnel d'une élongation mélodique (Transfigured express) susceptible de nous faire attendre patiemment, une prochaine livraison.

thierry massard / 21 janvier 2022 - 16:24

shortwave memories

Biosphere

Return to grace for Geir Jenssen? Post-introspection skills assessment? A serious rethink? All three, sir! Held at a more than reasonable distance from a radar oblivious to everything and anything else, it had become certain that Biosphere would henceforth become part of ancient history - held in ultimate rectitude by a handful of fans, in long preservation mode. 

A real good surprise, that the regenerating power of these Shortwave memories, inspired, we say, by the ancestral practices of the geniuses Martin Hannett (producer at the origin of the sound galaxy Factory Records) or Daniel Miller aka The Normal (godfather, with a unique single, of the whole contemporary British electro), there are, let's admit it, worse references.

Opening in king size soundscape, the interest tends nevertheless, quickly, to significantly wane (Interval signal). Necessary jolt, suspense of circumstance "Night Shift" shows, if necessary, that the Norwegian has more than one trick (of circus) in his fjord. The speed of the cruisers is reached (Formanta) which should not, according to all logic, make us wrong any more. Masterpiece, eponymous, "Shortwave memories" has all the qualities and the keys of an incontestable success - duty of resilience. 

Finally freed from the imperious need to prove himself again, Jenssen can now navigate in clear waters (Infinium) and in tempo moderato. Indispensable parenthesis, "Shruti-12" will probably leave no memory, if not anticipating the eminence of the mechanical and functional enslavement of a melodic elongation (Transfigured express) likely to make us wait patiently,  a next delivery.

Dance With The Dead :: driven to madness


Regardez ! 
Observez le visage en pleurs bleutés et terrorisé de la jeune femme du rétroviseur.
Il n'y a pourtant aucune raison. Tout va pour le mieux !
Aucune inquiétude, nous avons une petite merveille entre les mains.
Oui, vous lisez bien, une petite merveille, une de celles qui, malgré une ultime résistance faite de préjugés et donc d'oeillères, sont susceptibles de vous faire perdre un oeil. Des préjugés qu'il vous faut bien vite enterrer sur le bas côté de la route - R.I.P 
Savourons sans attendre les fruits de ce radieux crépuscule, fatal aux odieux archivistes, pisse-vinaigres, et autres tendanceurs, tièdes et transis d'effroi.

Souriants, Justin Pointer et Tony Kim peuvent l'être, au volant de DWTD pour le plus grand bonheur des grands et des immenses inconditionnels du génial réalisateur de Christine, meilleur film de tous les temps de l'année 1983. Message reçu, puisque invités, John et son fils Cody Carpenter ouvrent le bal qui nous conduira là où vous savez, non, sans une trépidante impatience.

Décrire Driven to madness a-t'il une quelconque utilité ? sinon la confirmation du délicieux excès de riffs convenus, de lignes de synthé caricaturales, exhumées d'un temps où Europe (le groupe) et Van Halen dégoulinaient nonchalamment de la bande FM, un pur bonheur analogique, admirablement restauré (Firebird) rammstein-isé sans en faire des caisses (Hex) ou Alice Cooperisé aux pires heures de "He's back - the man behind the mask" (Kiss of the creature) la bande sonore chimiquement optimisée de celles (qui n'ont pas peur des rétroviseurs) et ceux pour qui il est impératif d'aller acheter une nouvelle casquette. On kiffe !

thierry massard / 20 janvier 2022 - 08:03


Look! 
Look at the bluish, terrorized crying face of the young woman in the rearview mirror.
There is no reason for it. Everything is fine!
No worries, we have a little wonder in our hands.
Yes, you read well, a little marvel, one of those which, in spite of an ultimate resistance made of prejudices and thus of blinders, are likely to make you lose an eye. Prejudices that you must quickly bury on the side of the road - R.I.P 
Let's savor without waiting the fruits of this radiant twilight, fatal to the odious archivists, vinegar pissers, and other tendencies people, lukewarm and constantly frightened.

Smiling, Justin Pointer and Tony Kim can be, at the wheel of DWTD for the greatest happiness of the great and immense unconditional fans of the brilliant director of Christine, best film of all time of the year 1983. Message received, since guests, John and his son Cody Carpenter open the ball that will lead us to where you know, no, without a hectic impatience.

Describing Driven to madness has it any utility? If not the confirmation of the delicious excess of conventional riffs, of caricatural synth lines, exhumed from a time when Europe (the band) and Van Halen were nonchalantly dripping from the FM, a pure analogical happiness, admirably restored (Firebird) rammstein-ised without making a fuss (Hex) or Alice Cooperised at the worst hours of "He's back - the man behind the mask" (Kiss of the creature) the chemically optimized soundtrack of those (who are not afraid of the mirrors) and those for whom it is imperative to go and buy a new cap - We love it!

The Weeknd :: dawn FM


Tel le funeste renard devant le poulailler, nous guettons (évidemment) la proie facile.
Abel Makkonen Tesfaye, aka The Weeknd, est-il une proie facile ?
No nightmares ... Daniel Lopatin est-il (également) le pygmalion que l'on puisse, un instant, imaginer ?

Fourbus, que nous sommes, à la seule et possible évocation Mainstream, 
borderline et tragiquement indigent à la pratique du name dropping étoilé, 
à peine au fait des usages formels de l'industrialisation culturelle, 
nous voici, donc confronté à l'envie d'une écoute opportune. 
Mais enfin, Damned ! Où sommes-nous ?

Brillant jusqu'au-boutiste, instigateur d'une vague évanescente, Oneohtrix Point Never a, 
depuis longtemps, parfaitement compris et fait sienne la nécessité insulaire du concept, 
en véritable et indigne héritier Pop artist qu'il est, à contrario des Thénardier en place. 
Dès lors, Dawn FM est-il la chose de son executive producer ?
Bien difficile, en l'état, de répondre à la question, submergé que nous (vous serez) sommes par le martèlement d'une superproduction, sa nécessaire omnipotente mise en perspective stratégique des gentilles plateformes, de Quincy Jones, exhumé et en vitrine pour l'occasion, de l'encapsulation trendy et sa copine en aluminium rutilant, prochainement en promotion deluxe, objet critique d'une rupture sine die avec le sujet de l'étude.

Appendice extrême de l'avénement, attendu par certains, de l'auteur de Betrayed in the octagon, l'heure d'après l'avant se précise, désormais pour celui-ci, et une forme de scepticisme émergent, pour nous.

Reste, The Weeknd, coiffé, dit-on, en hommage à JM Basquiat, écrivant des jolies chansons au titre évocateur de la quintessence de Bret Easton Ellis et invitant Jim Carrey au gouter, mais à qui l'on puisse, peut-être, s'il n'est probablement déjà trop tard, souhaiter de s'intéresser maintenant à sa possible émancipation artistique - Bon courage.

thierry massard / 7 janvier 2022 - 23:15



Like the evil fox in front of the henhouse, we are (obviously) on the lookout for easy prey.
Is Abel Makkonen Tesfaye, aka The Weeknd, an easy prey?
No nightmares ... is Daniel Lopatin (also) the pygmalion that we can, for a moment, imagine?

Stunned, we are, at the only possible Mainstream evocation, 
borderline and tragically indigent to the practice of starry-eyed name dropping, 
barely aware of the formal uses of cultural industrialisation, here we are, 
confronted with the desire for a timely listening. 
But at least, Damned! Where are we?

Brilliant to the core, instigator of an evanescent wave, Oneohtrix Point Never has, 
for a long time, perfectly understood and made his own the insular necessity of the concept, 
as a true and unworthy Pop artist heir that he is, in contrast to the Victor Hugo's "Thénardier" in place. 
So is Dawn FM the thing of its executive producer?
As it stands, it's hard to answer the question, overwhelmed as we (you) are by the hammering of a blockbuster, its necessary omnipotent strategic perspective of the nice platforms, of Quincy Jones, exhumed and on display for the occasion, of the trendy encapsulation and its shiny aluminium girlfriend, soon to be in deluxe promotion, the critical object of a sine die break with the subject of the study.

An extreme appendix to the coming of age, expected by some, for the author of Betrayed in the octagon, the hour after the before is now clear for him, and a form of merging scepticism, for us.

That leaves The Weeknd, whose hair is said to be a tribute to JM Basquiat, who writes pretty songs with titles evocative of the quintessence of Bret Easton Ellis and who invites Jim Carrey to dinner, but to whom we can perhaps, if it is not already too late, wish to take an interest now in his possible artistic emancipation - Good luck.

Burial :: antidawn EP


Excès de zèle ? De cynisme ? Triste constat d'évidence d'une "période" de vacuité généralisée ? 
Voici la fidèle reproduction des premières lignes du texte de présentation de ce nouvel EP de William Bevan : 

"Antidawn réduit la musique de Burial à de simples vapeurs.
Le disque explore une interzone entre une écriture patchwork, disloquée de chansons et un étrange monde ouvert, une atmosphère de jeu . ..."

L'affaire est d'importance, tant il convient d'admettre qu'un pourcentage proche de l'absolu néant , peut aisément qualifier la réalité créative actuelle, qui entoure nos oreilles - Approcher le précipice, contempler les ultimes fumeroles, danser au bord d'un volcan qui s'éteint inexorablement. Un vide intersidéral, aussi peu incident que l'environnement (nécessaire) du "jeu" de dupes, dans lequel nous sommes plongés, depuis trop longtemps. Honnêteté intellectuelle, Burial révèle avec lucidité, et probablement tristesse, ce que nous imaginions être le pire cauchemar de celles et ceux qui ne font pas un pas sans l'omniprésente idéalité que ce pas ne puisse être fait sans musique, en sa qualité intrinsèque - Bravant une forme de négativisme forcené, Burial nous convie à la calme résilience, qui précédera, qui sait, un anti jour d'après l'inanité d'une ombre silencieuse et fatale.

thierry massard / 6 janvier 2022 - 16:00


Overzealousness? Cynicism? Sad statement of evidence of a "period" of generalized vacuity ? 
Here is a faithful reproduction of the first lines of the presentation text of this new EP by William Bevan: 

"Antidawn reduces Burial’s music to just the vapours.
The record explores an interzone between dislocated, patchwork songwriting and eerie, open-world, game space ambience ..."

The matter is important, so much so that it should be admitted that a percentage close to absolute nothingness can easily qualify the creative reality that surrounds our ears - approaching the precipice, contemplating the ultimate fumaroles, dancing on the edge of a volcano that is inexorably dying out. An interstellar void, as uneventful as the (necessary) environment of the dupe "game" we have been immersed in, for too long. Intellectually honest, Burial reveals with lucidity, and probably sadness, what we imagined to be the worst nightmare of those who do not take a step without the omnipresent ideality that this step cannot be taken without music, in its intrinsic quality - Braving a form of forced negativism, Burial invites us to the calm resilience, which will precede, who knows, an anti day after the inanity of a silent and fatal shadow.

Pepe-Kino Torres :: Take Berlin

Ne cherchez pas ! 
Pour l'heure, l'ensemble des images (ci-dessous) empruntées à TAKE BERLIN de Pepe-Kino Torres, ne sont (encore) que du domaine de l'échange privé (lien & mot de passe, ci-dessous) et de l'amicale courtoisie de leur auteur, avec lequel, nous entretenons une relation faite, d'abord et avant tout, de cette fascination, de la part de votre serviteur, pour le travail du réalisateur et photographe de Santiago.

Oui, la présence de ces screenshots, est celle, d'un aveu immédiat. 
La confession d'une impuissance à résister à cette tentation immersive, les ailes d'un stupéfiant désir, cet avion en bas survol, ce paysage iconique, presque familier pour les cinéphiles, incomparable, nous sommes dans l'antre de l'ours. 
Image réaliste et saisissante, ville rêvée, le Berlin de Pepe-Kino Torres est un street movie mutant et addictif, créature hybride et vivante dont une part du décor se fond avec sa propre capacité d'en devenir le protagoniste principal d'une histoire qui s'inscrit indéfiniment dans l'instant. 
Superposant images d'archives, et plans d'un parcours dont nous devenons la focale émotionnelle de  l'objectif, Pepe-Kino Torres y convoque indistinctement le présent insouciant, ou (presque) ordinaire, sinon la beauté atmosphérique des lieux que nous traversons, le lourd passé, infiniment fantomatique, de ces rues, de ces façades mutiques ou hurlantes une éphémère vitalité, main tendue des témoins d'un futur qui refusera obstinément son propre oubli.

Autant le dire, TAKE BERLIN n'appartient à aucun espace fictionnel ou documentaire, s'il emprunte un cheminement, une narration intuitive, c'est celle du regard intentionnel que l'on porte, vous et moi, celle d'une pensée fugace pour cette femme, en filigrane de prime abord, avant d'incarner une possible quête, portraiture éperdue de l'auteur ? 
 
Fritz Lang, Bertolt Brecht ou Gottfried Benn en légitimes et puissants exergues expressionnistes sont les mots des visages que l'on croise, des visages parfois emmurés dans leur unique destinée, ou celle de cet étrange écrin, fait de pierre, de béton et, bien sûr, de sang, une allégorie défiant la rythmique en suspension autant que celle, du balancement métronomique d'un illusoire essuie-glaces, en approche de la Fernsehturm. 
Fidèle, mystérieuse, autant que redoutablement sinueuse ou puissamment minimaliste, la collaboration  de Dirinco FCK Noise & Borderline avec le réalisateur, révèle ici ce qui n'est assurément pas un appendice sonore, une juste figure, aussi essentielle que cette réalité puisse l'être.

Brillant portraitiste contemporain, Pepe Kino-Torres confirme, une fois encore, son étrange et singulier talent de révélation de l'être et de l'aura des choses pour notre fluctuante humanité.

TAKE BERLIN ist zweifellos eine Stadt, aber nicht nur ...

thierry massard / 3 janvier 2022 - 11:23

 





© all photos, exclusive courtesy of KinoTorres Films

TAKE BERLIN + password :: kino /// Gracias KinoTorres Films

Vimeo 
theQuestionnaire / 16 aout 2019
IMDb


Don't look for it! 
For the time being, all the images (above) borrowed from Pepe-Kino Torres' TAKE BERLIN, are (still) only in the domain of the private exchange (link & password above) and the friendly courtesy of their author, with whom, we maintain a relationship made, first and foremost, of this fascination, on the part of yours truly, for the work of the director and photographer from Santiago.

Yes, the presence of these screenshots is that of an immediate confession. 
The confession of an impotence to resist to this immersive temptation, the wings of a stupefying desire, this plane in low flight, this iconic landscape, almost familiar for the cinephiles, incomparable, we are in the den of the bear. 
A realistic and striking image, a dreamed city, Pepe-Kino Torres' Berlin is a mutant and addictive street movie, a hybrid and living creature whose part of the scenery merges with its own capacity to become the main protagonist of a story that is indefinitely inscribed in the moment. 
Superimposing archive images and shots of a journey in which we become the emotional focus of the lens, Pepe-Kino Torres indiscriminately summons the carefree or (almost) ordinary present, if not the atmospheric beauty of the places we pass through, the heavy, infinitely ghostly past of these streets, these mute or screaming facades, an ephemeral vitality, the outstretched hand of the witnesses of a future that will stubbornly refuse to forget itself.

It might as well be said that TAKE BERLIN does not belong to any fictional or documentary space, if it takes a path, an intuitive narrative, it is that of the intentional gaze that we wear, you and I, that of a fleeting thought for this woman, at first filigree, before embodying a possible quest, a distraught portrait of the author? 
 
Fritz Lang, Bertolt Brecht or Gottfried Benn in legitimate and powerful expressionist exergues are the words of the faces we meet, faces sometimes walled up in their unique destiny, or that of this strange case, made of stone, concrete and, of course, blood, an allegory defying the suspended rhythm as much as that of the metronomic swing of an illusory windscreen wiper, approaching the Fernsehturm. 
Faithful, mysterious, as much as fearsomely sinuous or powerfully minimalist, Dirinco FCK Noise & Borderline's collaboration with the director reveals here what is certainly not a sonic appendage, a just figure, as essential as this reality may be.

A brilliant contemporary portraitist, Pepe Kino-Torres confirms, once again, his strange and singular talent for revealing the being and the aura of things, for our fluctuating humanity.

TAKE BERLIN ist zweifellos eine Stadt, aber nicht nur ...

Moin :: moot !

Séquence rattrapage (aux branches) et mea maxima culpa, de la part du rédacteur (penaud) de ces lignes. L'année passée fut faste pour le duo Joe Andrews et Tom Halstead, respectivement Raime et Blackest Ever Black, réunis ici sous l'entité Moin, sans oublier la collaboration de Valentina Magaletti, échappée des ravissants Vanishing Twin, que nous n'avions pas omis d'évoquer, eux !

Faste et définitivement productif, fut l'an disgracieux 2021, car outre le très essentiel MOIN EP, sorti en février, il fallait également compter sur deux autres EP et l'objet de toute notre présente attention retroactive : Moot !

Praticiens d'une alchimie combinatoire, située en bordure immédiate de champs exploratoires, Moin fusionne en toute (apparente) légèreté, émulsionnant à tout rompre une trajectoire post-punk acérée et quelques, sinon plus, recettes maison samplées, mijotées sur une puissante et ombrageuse ligne de basse, aussi dark que l'infinitude d'un prochain cauchemar. Moot! se devait de n'être point oublié. Il ne l'est plus.

thierry massard / 2 janvier 2022 - 18:11

Moot!

Catching up (with the branches) and mea maxima culpa, from the (sheepish) editor of these lines. Last year was a great year for the duo Joe Andrews and Tom Halstead, respectively Raime and Blackest Ever Black, reunited here under the entity Moin, without forgetting the collaboration of Valentina Magaletti, escaped from the delightful Vanishing Twin, that we didn't forget to mention!

Fastuous and definitely productive, was the ungainly year 2021, because in addition to the very essential MOIN EP, released in February, there were also two other EPs and the object of all our present retroactive attention: Moot!

Practitioners of a combinatorial alchemy, located at the immediate edge of exploratory fields, Moin merges in all (apparent) lightness, emulsifying a sharp post-punk trajectory and a few, if not more, sampled house recipes, simmered on a powerful and shady bass line, as dark as the infinity of a future nightmare. Moot! should not be forgotten. It is no longer.