Biosphere :: shortwave memories

Retour en grâce pour Geir Jenssen ? Bilan d'aptitude post-introspectif ? Sérieuse remise en question ? Les trois, mon capitaine ! Tenu à distance plus que raisonnable d'un radar oublieux de tout et du reste, il était devenu certain, d'intégrer désormais Biosphere à l'histoire ancienne - Tenu en ultime rectitude par une poignée de fans, mode longue conservation. 

Une réelle bonne surprise, que le pouvoir régénérateur de ces Shortwave memories, inspiré, dit-on, des pratiques ancestrales des géniaux Martin Hannett (producteur à l'origine de la galaxie sonore Factory Records) ou Daniel Miller aka The Normal (parrain, avec un unique single, de l'ensemble de l'electro britannique contemporaine) , il y a, reconnaissons-le, pires références.

Ouverture en soundscape king size, l'intérêt tend néanmoins, rapidement, à significativement s'étioler (Interval signal). Soubresaut nécessaire, suspense de circonstance "Night Shift" démontre, si nécessaire, que le norvégien a plus d'un tour (de cirque) dans son fjord. La vitesse des croisiéristes est atteinte (Formanta) qui ne devrait, selon toute logique, ne plus nous faire faux bon. Pièce maîtresse, éponyme, "Shortwave memories" possède toutes les qualités et les clés d'une incontestable réussite - devoir de résilience. 

Enfin libéré de l'impérieux besoin de refaire ses preuves, Jenssen peut désormais naviguer en eaux claires (Infinium) et en tempo moderato. Parenthèse indispensable, "Shruti-12" ne laissera très probablement aucun souvenir, sinon devançant l'éminence de l'asservissement mécanique et fonctionnel d'une élongation mélodique (Transfigured express) susceptible de nous faire attendre patiemment, une prochaine livraison.

thierry massard / 21 janvier 2022 - 16:24

shortwave memories

Biosphere

Return to grace for Geir Jenssen? Post-introspection skills assessment? A serious rethink? All three, sir! Held at a more than reasonable distance from a radar oblivious to everything and anything else, it had become certain that Biosphere would henceforth become part of ancient history - held in ultimate rectitude by a handful of fans, in long preservation mode. 

A real good surprise, that the regenerating power of these Shortwave memories, inspired, we say, by the ancestral practices of the geniuses Martin Hannett (producer at the origin of the sound galaxy Factory Records) or Daniel Miller aka The Normal (godfather, with a unique single, of the whole contemporary British electro), there are, let's admit it, worse references.

Opening in king size soundscape, the interest tends nevertheless, quickly, to significantly wane (Interval signal). Necessary jolt, suspense of circumstance "Night Shift" shows, if necessary, that the Norwegian has more than one trick (of circus) in his fjord. The speed of the cruisers is reached (Formanta) which should not, according to all logic, make us wrong any more. Masterpiece, eponymous, "Shortwave memories" has all the qualities and the keys of an incontestable success - duty of resilience. 

Finally freed from the imperious need to prove himself again, Jenssen can now navigate in clear waters (Infinium) and in tempo moderato. Indispensable parenthesis, "Shruti-12" will probably leave no memory, if not anticipating the eminence of the mechanical and functional enslavement of a melodic elongation (Transfigured express) likely to make us wait patiently,  a next delivery.