Burial :: antidawn EP


Excès de zèle ? De cynisme ? Triste constat d'évidence d'une "période" de vacuité généralisée ? 
Voici la fidèle reproduction des premières lignes du texte de présentation de ce nouvel EP de William Bevan : 

"Antidawn réduit la musique de Burial à de simples vapeurs.
Le disque explore une interzone entre une écriture patchwork, disloquée de chansons et un étrange monde ouvert, une atmosphère de jeu . ..."

L'affaire est d'importance, tant il convient d'admettre qu'un pourcentage proche de l'absolu néant , peut aisément qualifier la réalité créative actuelle, qui entoure nos oreilles - Approcher le précipice, contempler les ultimes fumeroles, danser au bord d'un volcan qui s'éteint inexorablement. Un vide intersidéral, aussi peu incident que l'environnement (nécessaire) du "jeu" de dupes, dans lequel nous sommes plongés, depuis trop longtemps. Honnêteté intellectuelle, Burial révèle avec lucidité, et probablement tristesse, ce que nous imaginions être le pire cauchemar de celles et ceux qui ne font pas un pas sans l'omniprésente idéalité que ce pas ne puisse être fait sans musique, en sa qualité intrinsèque - Bravant une forme de négativisme forcené, Burial nous convie à la calme résilience, qui précédera, qui sait, un anti jour d'après l'inanité d'une ombre silencieuse et fatale.

thierry massard / 6 janvier 2022 - 16:00


Overzealousness? Cynicism? Sad statement of evidence of a "period" of generalized vacuity ? 
Here is a faithful reproduction of the first lines of the presentation text of this new EP by William Bevan: 

"Antidawn reduces Burial’s music to just the vapours.
The record explores an interzone between dislocated, patchwork songwriting and eerie, open-world, game space ambience ..."

The matter is important, so much so that it should be admitted that a percentage close to absolute nothingness can easily qualify the creative reality that surrounds our ears - approaching the precipice, contemplating the ultimate fumaroles, dancing on the edge of a volcano that is inexorably dying out. An interstellar void, as uneventful as the (necessary) environment of the dupe "game" we have been immersed in, for too long. Intellectually honest, Burial reveals with lucidity, and probably sadness, what we imagined to be the worst nightmare of those who do not take a step without the omnipresent ideality that this step cannot be taken without music, in its intrinsic quality - Braving a form of forced negativism, Burial invites us to the calm resilience, which will precede, who knows, an anti day after the inanity of a silent and fatal shadow.