DISSOLVED // island flux

 

Une image punaisée sur un mur, rien de plus.

S'il faut (non, il ne le faut pas) résumer les raisons de la très longévité d'un enthousiasme, il est tout simplement possible d'imaginer le paradigme. Paul Daniels, aka Dissolved, est certes un artiste trop discrètement éclairé par les feux de la rampe, mais il n'en est pas, pour autant, l'auteur d'une plus que passionnante production, et cela, depuis aussi longtemps que notre intérêt s'est éveillé pour une electronica particulièrement emphatique, et porteuse de belles sensations.  

Si Island Flux est un espace rêvé, une projection, un regard sur le mur, il est aussi certain que le maître de cérémonie connait parfaitement l'art de voyager.

Aucune resistance n'est admise, les premières notes de Haurient smalt laissent immédiatement augurer ce que sera ce voyage immobile. Une précieuse parcelle de temps confondu avec ce rêve d'ailleurs, qui nous enchante si souvent. Une élégante abstraction (Subaerial) ou le résultat d'un composé chimique, peu importe le véhicule qui, à l'instar d'un Jean des Esseintes de Huysmans dans son ultime et pourtant provisoire retraite, nous invite à gouter un monde intérieur, aux frontières duquel, se situe une autre histoire, celle d'un bien morne réel, nos illusions d'existence - Nous n'en dirons pas plus, de peur d'être en retard - Nous avons réservé notre billet !

thierry massard / 18 juin 2022 - 09:15

island flux / bandcamp

Dissolved 

A picture pinned to a wall, nothing more.

If it is necessary (no, it is not) to summarize the reasons for the very longevity of an enthusiasm, it is quite simply possible to imagine the paradigm. Paul Daniels, aka Dissolved, is certainly an artist too discreetly illuminated by the limelight, but he is not, for all that, the author of a more than fascinating production, and this, for as long as our interest aroused for a particularly emphatic electronica, and carrier of beautiful feelings.

If Island Flux is a dream space, a projection, a look on the wall, it is also certain that the master of ceremonies perfectly knows the art of travel.

No resistance is allowed, the first notes of Haurient smalt immediately suggest what this motionless journey will be like. A precious piece of time confused with this dream of elsewhere, which enchants us so often. An elegant abstraction (Subaerial) or the result of a chemical compound, regardless of the vehicle which, like Jean des Esseintes of Huysmans in his ultimate and yet temporary retirement, invites us to taste an inner world, to borders of which, lies another story, that of a real gloomy good, our illusions of existence - We will say no more, for being late - We have reserved our ticket!