Artificial Memory Trace + Nimbostrata :: aura colemount

 


Se laisser aller, brouiller volontairement les pistes de décollage. 
Fascinante rencontre, préalablement védique, que celle de Artificial Memory Trace, aka Slavek Kwi, avec un Vishnu endormi, rêvant de bulles et l'electronica inspirée de Nimbostrata - Un accord parfait !
Aura Colemount, 3 pièces sonores éthérées et synchrones, aux délicates tessitures combinatoires. Rythmiques évanescentes bien qu'encore provisoirement terrestres - Magie des limites qui s'évanouissent, se désagrègent.

Une éblouissante émulsion qui se confond et se contorsionne à l'infini - bien loin, très loin d'ici.

thierry massard / 29 août 2022 - 08:00


To let go, to voluntarily blur the runways.
Fascinating encounter, previously Vedic, that of Artificial Memory Trace, aka Slavek Kwi, with a sleeping Vishnu, dreaming of bubbles and the inspired electronica of Nimbostrata - A perfect match!
Aura Colemount, 3 ethereal and synchronous sound pieces, with delicate combinatorial tessitura. Evanescent rhythms although still temporarily terrestrial - Magic of the limits which vanish, disintegrate.

A dazzling emulsion that merges and contorts endlessly - far, far away from here.

A Certain Ratio :: Hope - Loco Live at Hope Mill Studios

 

Bastion mancunien historique, ACR, après de nombreux aléas, a décidé un jour, de reprendre la route sinueuse, parsemée des embûches réservées à ceux qui firent que le passé ne soit plus, seulement, qu'un souvenir. Fidèles à un adn funk, difficilement revendicable initialement sous les sombres nuages, ACR n'en a, pour autant, pas fini de réjouir et d'enrichir un possible crossover de genres, qui depuis, a permis de produire une très longue histoire qui s'écrit encore.

Enregistré lors des sessions studio préparatoires de l'album Loco, ce Live at Hop Mill Studios nous permet d'apprécier, à instant T, la parfaite cohésion d'un groupe. Ce n'est pas son seul mérite, car il y est aussi question d'un "espoir". Un espoir que nous pouvons formuler, d'entreprendre la relecture intensive des épisodes précédents, à l'instar de la synthétique ACR::Box et l'affriolant "the planet", que nous avions (peut-être) abandonnés, trop rapidement, au bord de la sinueuse route - Shake up !

thierry massard / 28 août 2022 - 15:19


Historic Mancunian bastion, ACR, after many hazards, decided one day to take the winding road, strewn with pitfalls reserved for those who made the past no longer, only, a memory. Faithful to a funk DNA, initially difficult to claim under the dark clouds, ACR has not finished delighting and enriching a possible crossover of genres, which since then has made it possible to produce a very long story that write again. 

Recorded during the preparatory studio sessions of the Loco album, this Live at Hop Mill Studios allows us to appreciate, at instant T, the perfect cohesion of the band. This is not its only merit, it is also a question of "hope". A hope that we can formulate, to undertake the intensive rereading of the previous episodes, like the synthetic ACR::Box and the alluring "the planet, that we had (perhaps) abandoned, too quickly, at the edge of the winding road - Shake up!

Post Doom Romance + Brent Gutzeit :: buried vestiges

 

Épicentre propice à l'observation attentive de phénomènes répertoriés, ou moins, l'état de l'Illinois est jalonné de routes sinueuses, qui se croisent. Constat pour le moins stupide, s'il n'offrait la bienheureuse opportunité de rencontres aussi intensément fusionnelles que celle de Post Doom Romance (Seah + Mykel Boyd) avec Brent Gutzeit, pour ces Buried Vestiges, 90ème référence de l'enrichissant label de Gutzeit, JMY.

Sombre dessein, en surface, l'engloutissement immédiat est de mise, qui vous laisse aux prises avec un ensorcelement sonore aussi addictif, qu'il en est puissant (Lichway). Soundscapes maléfiques assez peu recommandables aux plus fragiles, la plénitude d'une brume invasive et opaque, prémice au frimas d'une désolation des âmes souffrantes. Construit au travers de deux séquences dronatiques, affectant parfois et à distance conséquente, un rappel à une illusoire réalité, "Lichway" inventorie notre capacité autosuggestive, nos traces fantomatiques d'humanité.

Désormais sous influence et/ou contrôle, "Erasing purity in one form" officie en toute obscure plénitude. Amplitude phonique souveraine, continuum expansif à la polychromie aussi ténébreuse que mouvante, ce track ne vous laisse aucune hypothèse de répit. Dorénavant, plus aucun doute, ces buried vestiges sont à manipuler avec prudence, certes, mais sans l'abjecte modération.

thierry massard / 25 août 2022 - 12:43

buried vestiges
Post Doom Romance
Brent Gutzeit

Epicenter conducive to the careful observation of listed phenomena, or less, the state of Illinois is dotted with winding roads, which intersect. Stupid observation to say the least, if it didn't offer the happy opportunity of meetings as intensely fusional as that of Post Doom Romance (Seah + Mykel Boyd) with Brent Gutzeit, for these Buried Vestiges, 90th reference of the enriching label of Gutzeit, JMY.

Dark purpose, on the surface, immediate engulfment is in order, which leaves you struggling with a sonic bewitchment as addictive as it is powerful (Lichway). Malevolent soundscapes rather unsavory for the most fragile, the fullness of an invasive and opaque mist, the beginning of the frost of a desolation of suffering souls. Constructed through two dronatic sequences, sometimes affecting and at a substantial distance, reminder of an illusory reality, "Lichway" inventories our autosuggestive capacity, our ghostly traces of humanity.

Now under influence and/or control, "Erasing purity in one form" officiates in all obscure plenitude. Sovereign phonic amplitude, expansive continuum with polychromy as dark as moving, this track leaves you with no respite. From now on, there is no longer any doubt that these buried vestiges must be handled with caution, of course, but without that abject moderation.

el TiGeR CoMiCS GRoUP :: after


Personnalité ô combien singulière, Nicolas Germain aka TCGR est le fruit d'un biberonnage et d'une pratique intensive d'un temps où la riante Normandie (région française) , la ville de Caen en particulier, pouvaient se targuer de nourrir la plus vibrante quintessence des musiques obscures, à l'aune d'une référence universelle absolue, Déficit Des Années Antérieures, et les productions exemplaires de son label iconoclaste, Illusion Production
Un temps perfidement oublié du plus grand nombre, mais assurément pas par les plus éminents historiens de l'ombre.

Talentueusement efficient pour le compte de multiples collaborations récentes et (toujours) épatantes ( PEST MODERN, Emmanuel ou Joël Hubaut, 3W Electron Tube, pour ne citer qu'eux) TGCR a, toutefois, toujours maintenu (conjugué au passé ou au présent de l'infinitif) le cap d'une production délicieusement sérieuse et foutraque à souhait (JuJu-art show). 
Dire, après cela, que les feux de la rampe s'impatientent, à briller de mille diodes, c'est évidemment mal connaître un artiste, qui cultive, avec certitude et intelligence, l'art savant d'une discrétion, réservée uniquement au cercle restreint des happy few. 
Fidèle à ce souhait discrétionnaire, nous n'évoquerons donc pas l'année 2020, et la production modulaire de 4 albums (Here, Now, There, Out) axiomes d'une fragile linéarité granulaire et polymorphe.

Contrepoint d'une synthèse, parfaitement maitrisée, AFTER libère et instille la préalable gravité (sunny 1) nécessaire à toute rupture monotonique. Staccato convulsif, "Again" déclare ouvert l'hostile batifolage séquentiel d'un éveil capricieux, mécanique. Confusion des sens, "Escape", tient sa promesse titulaire mais, le temps d'une décision sans retour en est très certainement le corollaire. 
Figure centrale d'un édifice sonore sans aucune complaisance, "Inside", entreprend une sombre (pélagique) plongée en eaux très obscures et ce ne sera pas le tintement graduel de "Near" qui puisse redonner un quelconque espoir de délivrance - Un gouffre béant - "On" n'a d'autre occurence qu'une privation vitale, l'ankylose ultime et définitive de tout auditeur. 
Fort heureusement, et ouvrant une nouvelle séquence, Run redonne un fugace espoir, celui d'une ondulation répétitive, un gazouillis prometteur, une accélération sous contrôle méthodique et contrainte. 
Classicisme apparent, "Sunny 2" rappelle soudainement quelques images ensevelies, parfum et rêves de tangerine d'antan, en parfaite ascèse, minimalisme d'opportune rigueur. 
Cloturant momentanément un AFTER, préambule d'incertitudes, Waiting adopte une chronophagie mélodique perturbée, oscillation vagabonde, émiettement vacillant, résumé abstrait, filigrane d'un resserrement de toute sentimentalité. Défiant, el TiGeR CoMiCS GRoUp ne laisse rien au hasard, nous en sommes désormais quasi avertis.

thierry massard / 22 août 2022 - 18:54

after

An oh so singular personality, Nicolas Germain aka TCGR is the fruit of a booze feeding and an intensive practice at a time when the pleasant Normandy (French region) , the city of Caen in particular, could pride themselves on nourishing the most vibrant quintessence obscure music, in the light of an absolute universal reference, Déficit Des Années Antérieures, and the exemplary productions from its iconoclastic label, Illusion Production. A time treacherously forgotten by most people, but certainly not by the most eminent shadow historians.

Talentedly efficient on behalf of multiple recent and (always) amazing collaborations (PEST MODERN, Emmanuel or Joël Hubaut, 3W Electron Tube, to name but a few) TGCR has, however, always maintained (conjugated in the past or present of the infinitive) the cap of a deliciously serious and crazy production (JuJu-art shows). To say, after that, that the limelight grows impatient, to shine with a thousand diodes, is obviously to misunderstand an artist, who cultivates, with certainty and intelligence, the scholarly art of a discretion reserved solely for the inner circle of happy few. Faithful to this discretionary wish, we will therefore not evoke the year 2020, and the modular production of 4 more than significant albums (Here, Now, There, Out) axioms of a fragile granular and polymorphic linearity.

Counterpoint to a synthesis, perfectly mastered, AFTER releases and instills the preliminary gravity (Sunny 1) necessary for any monotonic break. Convulsive staccato, "Again" declares open the hostile sequential frolic of a capricious, mechanical awakening. Confusion of the senses, "Escape", keeps its titular promise but, the time of a decision without return is most certainly the corollary.
Central figure of a sound edifice without any complacency, "Inside", undertakes a dark (pelagic) plunge into very dark waters and it will not be the gradual tinkling of Near that can restore any hope of deliverance - A yawning chasm - "On" has no other occurrence than a vital deprivation, the ultimate and definitive ankylosis of any listener. 
Fortunately, and opening a new sequence, "Run" restores a fleeting hope, that of a repetitive undulation, a promising chirping, an acceleration under methodical and constrained control.
Apparent classicism, "Sunny 2" suddenly recalls a few buried images, perfume and dreams of tangerines of yesteryear, in perfect asceticism, minimalism of opportune rigour.
Momentarily closing an AFTER, preamble of uncertainties, "Waiting" adopts a disturbed melodic chronophagy, wandering oscillation, wavering crumbling, abstract summary, watermark of a tightening of all sentimentality. Defiant, el TiGeR CoMiCS GRoUp leaves nothing to chance, we are almost now warned.

Lisa Pung :: BB's in the box + [rmx CHRISTO]

Si l'histoire commence par un rendez-vous manqué, en des lieux dévastés, avec l'éponyme et incandescent [lisa pung], sorti en covid-2.0, et vivement recommandé, il fallait la torride torpeur estivale, pour rebondir avec l'urgence, avec laquelle on bascule, sans retenue, dans les bras de cette BB emboxée. Lyrics novörock et aiguisés de Guillaume Mazel, samplings et rythmique thermonucléaire (post-hivernaux) de Chöd et vocaux pré-frontaux (cortex) assaillants de Sandie Trash, un trio infernal pour une formulation laborantine imparable. L'épopée et les exactions possibles de BB's in the box sont désormais en rotation satellitaire, à l'instar d'un remix de synthèse et tentaculaire de Christo. Une astringence vitale pour sombres dancefloors et une boite de Pandore à ouvrir de toute urgence !

thierry massard / 19 août 2022 - 15:50

BB's in the box
BB's in the box / rmx Christo

Lisa Pung

If the story begins with a missed rendez-vous, in devastated places, with the eponymous and incandescent [lisa pung], released in covid-2.0, and highly recommended, it took the torrid summer torpor, to bounce back with the urgency, with which we switch, without restraint, into the arms of this boxed BB. novörock and sharp lyrics by Guillaume Mazel, samplings and post-winter thermonuclear rhythms by Chöd and attacking pre-frontal (cortex) vocals by Sandie Trash, an infernal trio for an unstoppable laboratory formulation. The epic and possible exactions of BB's in the box are are now in satellite rotation, as this synthetic and sprawling remix of Christo. A vital astringency for dark dancefloors and a BB's Pandora's box to open urgently!

Radio Interference From Unknown Orgasm

 


Aussi inconnu qu'il soit, c'en est un, et non des moindres !

À l'instar de l'exigent label, Somnimage, de Bradley (Illinois) qui vient d'avoir la riche idée estivale de cette réédition numérique et réhaussée, Radio Interference From Unknown Orgasm, sorti initialement en janvier 2007, donne à entrapercevoir les talents composites de 6 figures marquantes, acteurs incontournables d'une expérimentation sonore (et pas que) couvrant quelques décennies, dont nous tairons le nombre, par pure mesure de galanterie. Prémices de réjouissantes turgescences, RIFUO possèdent des clés, que les plus novices de nos lecteurs (vous?), ne tarderons pas à utiliser, avec la promesse qui leur est faite, qu'ils puissent découvrir de nouveaux territoires d'investigation et, en outre, quelques somptueuses et précieuses excavations.

S'il est délicat de singulariser, en seulement quelques lignes, chacune des contributions exceptionnelles de cette compilation interférente, nous ne pouvons, évidement, faire l'impasse pour le travail épatant de Val Denham, auteur.e des illustrations du fascicule (et de quatre mémorables titres), jalon historique et iconographique prestigieux.

Mykel Boyd, instigateur et éminent participant, peut et doit se réjouir de nous offrir une pareille aubaine, ouvrage introductif pour certains, autant qu'une véritable cure de rejuvance pour les autres, et votre serviteur.

thierry massard / 17 août 2022 - 09:38

Somnimage / bandcamp
Somnimage / website

As unknown as it is, it is one, and not the least!

Following the example of the demanding label, Somnimage, of Bradley (Illinois) which has just had the rich summer idea of ​​this digital and enhanced reissue, Radio Interference From Unknown Orgasm, initially released in January 2007, gives a glimpse of the talents composites of 6 outstanding figures, essential actors of sound experimentation (and not only) covering a few decades, of which we will not mention the number, for pure measure of gallantry. Beginnings of delightful turgidities, RIFUO possesses keys that the most novice of our readers (you?) will soon use, with the promise made to them, that they can discover new areas of investigation and, in besides, some sumptuous et precious excavations.

If it is difficult to single out, in just a few lines, each of the exceptional contributions of this interfering compilation, we obviously cannot ignore the amazing work of Val Denham, author of the illustrations of the booklet (and of four memorable titles), a prestigious historical and iconographic milestone.

Mykel Boyd, instigator and eminent participant, can and should be delighted to offer us such a godsend, an introductory work for some, as much as a real rejuvenation cure for others, and yours truly.

Mykel Boyd / discogs
Val Denham / theQuestionnaire / nocoVision - feb 2020
Black Sun Productions / discogs
Merzbow / discogs
Wyrm / discogs

 

チェスマスター :: TOKYO AUDIO 4000


Quelle charmante échope, se fut, lors de son ouverture. Couleurs chatoyantes et sucrées, sourire accueillant du patron, David Russo, excellent système audio, distillant avec souplesse, la bande son d'un monde, certes imparfait, mais avec toute la grâce nécessaire. Nous nous y sommes délectés, toujours avec élégance (of the damned), des bienfaits d'un juste équilibre, accord parfait entre nos fastidieuses tâches quotidiennes, nos conversations, nos rires et parfois, même, la faveur de quelques pièces maitresses, millésimées (2814) exotisme débonnaire. Un catalogue de rêves, en HD, pour une entreprise promise au firmament du genre, sinon à son leadership immédiat.

Routine, cadences industrielles, lassitude, Toyotisme musical, les jours et les mois se succédant, et bien que toujours polis, les sourires devinrent moins lumineux, les oreilles agacées, la crispation fit son apparition. Tragique désillusion, que cette course éffrénée vers la lumière, quand on sait, qu'un jour ou l'autre, il faut changer les ampoules, ou profiter, à nouveau, de la magie de l'obscurité.

thierry massard / 16 août 2022 - 09:32

TOKYO AUDIO 4000
Dream Catalogue / nocoVision

What a charming shop, it was, when it opened. Shimmering and sweet colors, welcoming smile from the owner, David Russo, excellent audio system, distilling with flexibility, the soundtrack of a world, certainly imperfect, but with all the necessary grace. We reveled in it, always with elegance (of the damned), the benefits of a fair balance, a perfect harmony between our tedious daily tasks, our conversations, laughter and sometimes, even, the favor of a few master pieces, vintage ( 2814) debonair exoticism. A catalog of dreams, in HD, for a company destined to the firmament of the genre, if not to its immediate leadership.

Routine, industrial rhythms, weariness, musical Toyotism, the days and the months following one another, and although always polite, the smiles became less bright, the ears annoyed, the tension made its appearance. Tragic disillusion, this frantic race towards the light, when we know that one day or another, we must change the light bulbs, or take advantage, again, of the magic of darkness.

Gintas K :: mountains, runlets, caves & cascades

Le silence qui précéda l'impatiente écoute et (ardente) découverte des mountains, runlets, caves & cascades de Gintas Kraptavičius, était évidement nécessaire - Nous en étions conscients, de cette même attention, de ceux qui savent que chaque pas est peut-être l'ultime. Un silence rompu comme un sombre rideau que l'on lève sur une étrange aventure. Parfum inquiétant pour celles et ceux qui auront préalablement lu les citations, de l'homme de Providence, qui étayent l'ouvrage. Solitude abscons, densité sonore anxieuse, aucun repère apparent sinon sa propre lucidité (#2) et l'écho peu rassurant de celle-ci. 

Parcourir ces evanescents monstres de pierres, tortueux torrents mentaux, anfractuosités saillantes, n'est évidement pas de tout repos. Triomphant de toute autosuggestion, Gintas K fait mouche. Expressionniste mutant embrasant les esprits, se jouant avec recul et dextérité de nos frontières cérébrales, malmenant un imaginaire immédiatement mis en déroute, le lithuanien maintient, toutefois, une distance plus que raisonnable, avec son auditeur - Langage mutique. Abstraction confondante et pourtant matériellement concrète, les mountains... se fichent du "désordre des sens" que tant d'autres, aiment à vénérer. Ici, tout est bien solide, charnel, définitivement réel et les "eastern bells" qui cloturent ce magnifique ouvrage, sont bien là pour, fort savamment, en témoigner - Remarquable !

thierry massard / 15 août 2022 - 17:45

◉ mountains, runlets, caves & cascades
Gintas K / nocoVision - Gintas Kraptavičius / theQuestionnaire

Gintas K

The silence that preceded the impatient listening and (ardent) discovery of the mountains, runlets, caves & cascades of Gintas Kraptavičius, was obviously necessary - We were aware of it, even of this consciousness of those who know that each step is perhaps the ultimate . A broken silence like a dark curtain that is raised on a strange adventure. Disturbing scent for those who have previously read the quotations, from the man of Providence, which support the release. Abstruse loneliness, anxious sound density, no apparent landmark except our own lucidity (#2) and the not very reassuring echo of it.

Running through these evanescent stone monsters, tortuous mental torrents, salient crevices, is obviously not easy. Triumphing over any autosuggestion, Gintas K hits the mark. Mutant expressionist igniting the spirits, playing with hindsight and dexterity of our cerebral borders, manhandling an imagination immediately put to rout, the Lithuanian maintains, however, a more than reasonable distance with his listener - Mute language. A confusing and yet materially concrete abstraction, the mountains... don't care about the "disorder of the senses" that so many others love to venerate. Here, everything is very solid, carnal, definitively real and the "eastern bells" which close this magnificent work, are there to, very cleverly, testify of it - Remarkable!


artwork by Indra Kraptavičiūtė

Brother Omniscient :: brother omniscient

 

Aube radieuse en Eurasia ? Vacuité des choses ... Dire pourquoi est probablement est un exercice difficile. Un simple et magnifique constat d'évidence. Interroger les raisons a ceci de remarquable, qu'il ne fait aucun doute que ce ne soit sans aucun intérêt. Nul besoin de textes (hum) superfétatoires, parfaites digressions insipides ou avisées. Cet album éponyme s'impose, sans qu'il ne nécessite ni soutien critique trituré, ni plus d'explication. Brother Omniscient est tout simplement une réalisation touchée par la grâce, quant à savoir pourquoi ... 

Si cette voix lézardeuse semble avoir plus d'un tour dans sa besace, à l'instar d'une précédente et brillante réalisation ( The Seth Foundation ) il est possible d'envisager le futur avec la tranquilité (omnisciente) d'un cheminement sans embûches. Nous vous avions averti en préambule, et logiquement, vous savez désormais ce qu'il vous reste à faire. Nous en sommes heureux pour vous et assurément pour nous aussi.

thierry massard / 10 août 2022 - 10:13

Brother Omniscient

Radiant dawn in Eurasia ? Emptiness of things... Saying why is probably a difficult exercise. A simple and magnificent statement of evidence. Questioning the reasons is remarkable in that there is no doubt that it is without any interest. No need for (ahem) superfluous texts, perfect insipid or wise digressions. This eponymous album imposes itself, without it requiring neither crushed critical support, nor more explanation. Brother Omniscient is simply a grace-touched realization as to why...

If this lizardous voice seems to have more than one trick up its sleeve, like a previous and brilliant release (The Seth Foundation), it is possible to now envisage the future with the (omniscient) tranquility of a journey without pitfalls. We warned you in the preamble, and logically, you know what you have to do. We are happy for you and certainly for us too.

Niteffect :: fool's god EP


Sortie physique pressentie sur un label russe, ce nouvel EP du hongrois devait l'être, un dément et sa vision d'un pseudo empire en a décidé autrement, puisque les responsables du label se sont évaporés dans la nature. Nature que nous espérons plus accueillante pour eux que le kremlin-torium. 

Demeure ce fruit de l'été 2022, que nous savourons à pleine dent, à l'instar du brillant "half empty half full", en remerciant chaleureusement,  Niteffect, pour la qualité, jamais démentie, d'une production exemplaire et ô combien essentielle.

thierry massard / 4 aout 2022 - 18:45

◉ Niteffect / nocoVision

Physical release anticipated on a Russian label, this new EP from the Hungarian had to be, a lunatic and his vision of a pseudo empire decided otherwise, since those responsible for the label have evaporated into the nature. A nature that we hope is more welcoming for them than the kremlin-torium. 

Remain this fruit of the summer of 2022, which we savor to the full, like the brilliant "half empty half full", warmly thanking, Niteffect, for the quality, never denied, of an exemplary production and oh so essential.

Phoenelai :: the station

Aussi discret et silencieux, qu'il soit, Pizo Meyer (aka Phoenelai) demeure un artiste complet. Investi dans de très nombreuses galaxies visuelles, émule de Hans Ruedi Giger, Meyer est désormais un plasticien et illustrateur de premier plan, qui franchit régulièrement le rubicon en trampoline. S'il faut, pour les moins aguerris, d'entre-nous, évoquer quelques références définitives, il est très probable que son Tribute à THX 1138, du Georgie-boy, datant de 2004, en constitue l'une des preuves irréfutables.

Reste que l'homme de Houston, est autant parcimonieux que talentueux. L'attente fut longue (une dizaine d'années ...) , mais le réveil notable et récent, à l'orée d'une première collaboration avec son fils, Myles Meyer, laissait entrevoir la jubilatoire actualité qui nous réunit présentement - Convenons que nous avons été patients, la récompense est d'autant meilleure et amplement méritée.

Exercice, ô combien délicat que celui d'un retour en grâce, c'est donc très prudemment que nous franchissons le seuil de cette Station, incarnation immédiate d'un no man's land, traversé par des tourments inconnus et le tumultueux echo de voyageurs fantomatiques. Espace résonnant aux sombres contours indéfinis et parfois (très) inquiétants, cette station invite à la prévoyance, illusoire précaution face au danger d'un vantablack, que seules quelques notes d'un piano suspendu, traversent. Le voyage sera aussi mouvementé que prometteur de sensations ultimes. Nous approchons le bord d'un quai mystérieux, nourris du secret espoir que l'expédition ne s'arrête pas à cette seule et unique Station. Le silence fut notre pire cauchemar.

thierry massard / 1er août 2022 - 12:35

the station

◉ Phoenelai / in nocoVision
Tribute to THX1138

As discreet and silent as he is, Pizo Meyer (aka Phoenelai) remains a complete artist. Invested in many visual galaxies, emulator of Hans Ruedi Giger, Meyer is now a leading visual artist and illustrator, who regularly crosses the Rubicon on a trampoline. If it is necessary, for the less seasoned among us, to evoke a few definitive references, it is very likely that his Tribute to THX 1138, of the Georgie-boy, dating from 2004, constitutes one of the irrefutable proofs.

Still, the man from Houston is as parsimonious as he is talented. The wait was long (about ten years...), but the noticeable and recent awakening, at the start of a first collaboration with his son, Myles Meyer, gave a glimpse of the jubilant news that brings us together - Let's agree that we have been patient, the reward is all the better and amply deserved.

Exercise, oh so delicate as that of a return to grace, it is therefore very cautious that we cross the threshold of that Station, the immediate incarnation of a no man's land, crossed by unknown torments and the tumultuous echo of ghostly travelers . A resonant space with dark, indefinite and sometimes (very) disturbing contours, this station calls for foresight, an illusory precaution in the face of the danger of a vantablack, which only a few notes from a suspended piano can cross. The journey will be as eventful as it promises ultimate sensations. We now approach the edge of a mysterious quay, nurtured by the secret hope that the expedition does not stop at this one and unique Station. Silence was our worst nightmare.