Antonella Eye Porcelluzzi and Philippe Neau :: suMMmEr 2022

Could we, prematurely, reserve a better welcome, "Summertime and the livin is easy...".
A stumbling block, from which we quickly distance ourselves, reserving another destination for George Gershwin - Here we are, well and truly, planted in the middle of a storm, whose words like an " emmenez-moi" by Charles Aznavour, could cynically be continued with "la misère est plus belle au soleil ...".

The centerpiece of this back-to-school season, the 27 minutes of suMMmer 2022, deserve no less commentary than an observation that is as micro as macroscopic. Perfect mix illustrating with accuracy, a state of consciousness, specific to those, who must, sinister decision, to bury henceforth the happy age of innocence. Illusory hope of words, luxuriance of a paroxysmal nature, the multiple registers voice of Antonella Eye Porcelluzzi soon melts into a yawning abyss, remarkable soundscape of Philippe Neau, whose limits, we no longer doubt it for a single moment, are will advise of our own echo. The objective rupture, and sine die, of a state of possible grace, dreamed of, which smashes against the walls of filthy and sordid reality - Indispensable!

thierry massard / ending summer 2022




Pouvions-nous, prématurément, réserver un meilleur accueil, " Summertime and the livin is easy ...".
Pierre d'achoppement, dont nous prenons rapidement la distance, réservant à George Gershwin, une autre destination - Nous voici, bel et bien, plantés au beau milieu d'une tourmente, dont les paroles, à l'instar d'un "emmenez-moi" de Charles Aznavour, pourraient se poursuivre cyniquement par "la misère est plus belle au soleil ...".

Pièce maîtresse de cette rentrée, les 27 minutes de suMMmer 2022, ne méritent pas moins de commentaires, qu'un constat autant micro que macroscopique. Mix parfait illustrant avec justesse, un état de conscience, propre à celles et ceux, qui se doivent, sinistre décision, d'enterrer désormais l'age heureux de l'innocence. Illusoire espoir des mots, luxuriance d'une nature paroxysmique, la voix aux multiples registres de Antonella Eye Porcelluzzi bientôt se fond dans un gouffre béant, remarquable soundscape de Philippe Neau, dont les limites, n'en doutons plus un seul instant, s'aviseront de notre propre echo. La rupture objective, et sine die, d'un état de possible grâce, rêvé, qui se fracasse contre les murs de l'immonde et sordide réalité - Indispensable !

Transmission :: transmissions

 

Des allures d'ovni insaisissable ? Message(s) aussi fulgurant qu'éphémère, encapsulé(s) dans cette cabine téléphonique exigue, Western Electric, Transmissions ! À l'instar de cette superficielle fugacité, réminiscences de sensations pratiquement oubliées, Transmissions établit spontanément une proximité affective, un parfum d'intimité partagé avec ses protagonistes. Ouvrage intemporel, certes, mais bel et bien inscrit dans une présente lecture. Une matérialité sonore analogique, une écriture aux illustres références, que nous irons, peut-être convoquer au parloir, un jour ou l'autre. Transmissions en assume, probablement la digne parentalité. Album choral, où commencent et finissent par se conjuguer une guestlist de talents provisoirement (ou moins) évadés d'autres complicités, Transmissions est un inventaire, l'actif et le passif d'individualités (Theresa May, Jane Austen ...) portraiturées très au-delà de leur propre ou relative conscience de représentation. Conçu avec, nous l'espérons, un prolongement scénique, dépassant quelques invitations festivalières, ces Transmissions ne doivent pas demeurer aussi temporaires que nous regretterions qu'elles puissent être.

thierry massard / 21 septembre 2022 - 11:26


The appearance of an elusive UFO? Message(s) as dazzling as they are ephemeral, encapsulated in this cramped phone box, Western Electric, Transmissions! Like this superficial transience, reminiscences of practically forgotten sensations, Transmissions spontaneously establishes an emotional closeness, a scent of intimacy shared with its protagonists. Timeless work, certainly, but well and truly inscribed in a present reading. An analog sound materiality, a writing with illustrious references, which we will perhaps summon to the visiting room, one day or another. Transmissions assumes, probably worthy parenthood. Choral album, where begin and end by combining a guestlist of talents temporarily (or less) escaped from other complicities, Transmissions is an inventory, the assets and the liabilities of individuals (Theresa May, Jane Austen ...) portrayed far beyond their own or relative awareness of representation. Conceived with, we hope, a scenic extension, going beyond a few festival invitations, these Transmissions must not remain as temporary as we would regret they might be.

Cosey Fanni Tutti :: Delia Derbyshire - The Myths And The Legendary Tapes

Simple constat d'évidence ? Concordance transgénérationnelle ? Qui, plus que tout autre, pouvait entrer en parfaite conjugaison avec la vie et l'oeuvre de Delia Derbyshire ? L'heureuse réponse est à l'initiative de la réalisatrice Caroline Catz, pour son docudrama, Delia Derbyshire - The myths and the Legendary Tapes, sorti, avec le succès que l'on sait, en mai 2021. 

Loin de l'hommage circonstanciel et opportun, dont bénéficient, le plus souvent, avec plus ou moins de bonheur, de nombreuses figures essentielles, The Myths and the Legendary Tapes nous offrent, avec délice, le fruit d'une véritable rencontre avec l'auteure du thème de Doctor Who, Caroline Catz, partie prenante de cette réalisation et, bien sur, l'objet de toutes nos attentions éclairées, depuis près de quarante années, Cosey Fanni Tutti. Parfait équilibre d'intelligence, à cent lieues de la querelle d'égo gravée dans le vinyle, humour (snuff chorus) autant que vitrine du phénoménal talent des protagonistes, TMATLT laisse entrevoir, une lueur d'espoir, celle d'un refus obstiné d'une possible falsification de l'histoire. 

Incidence attendue de cette réussite totale, il vous reste (peut-être) maintenant, à refaire le parcours légendaire de ces deux icones, avec la promesse que nous vous faisons, que celui-ci, vous réservera de magnifiques extases.

thierry massard / 16 septembre 2022 - 18:30

Simple statement of evidence? Transgenerational concordance? Who, more than any other, could fit perfectly with the life and work of Delia Derbyshire? The happy answer is at the initiative of director Caroline Catz, for her docudrama, Delia Derbyshire – The myths and the Legendary Tapes, released, with the success that we know, in May 2021.

 Far from the circumstantial and opportune homage, which benefit, most often, with more or less happiness, many essential figures, The Myths and the Legendary Tapes offer us, with delight, the fruit of a real encounter with the author of the theme of Doctor Who, Caroline Catz, a stakeholder in this realization and, of course, the object of all our enlightened attentions, for almost forty years, Cosey Fanni Tutti. Perfect balance of intelligence, a hundred leagues from the quarrel of ego engraved in the vinyl, humor (snuff chorus) as much as a showcase of the phenomenal talent of the protagonists, TMATLT lets glimpse a glimmer of hope, that of a stubborn refusal. of a possible falsification of history.

Expected impact of this total success, it remains for you (perhaps) now, to redo the legendary journey of these two icons, with the promise that we make to you, that this one will reserve you magnificent ecstasies.

Cosey Fanni Tutti

KHΛOMΛИ :: BLÉTROLE

 

Saisissant !
Sai-si-ssant !

Et si, sur les cendres chaudes et la rudesse sauvage d'une très inquiétante actualité, ce BLÉTROLE de KHΛOMΛИ était, tout simplement, un chef d'oeuvre ? Une symphonie (4 mouvements) empruntant à la fois, à l'emphase éclatante d'un Stravinsky, autant qu'à la martialité systémique de Laibach ? Imaginons, un seul instant, le même ouvrage assorti d'une conséquente estampille jaune, typographie classique, comme seule la prestigieuse Deutshe Grammophon en a l'illustre secret... 
Se détacher du flux, support numérique avilissant, robinetterie sonore (bandcamp) aussi marécageuse, inconséquente, qu'indistinctement dédiée à une consommation d'urgence, banalisée, irrésistible nécessité d'une digestion fast fashion, immédiatement réplicable, à l'envi, pour son stricto senso, quart d'heure de célébrité sur des réseaux solidaires et, pourtant, si peu sociaux. 

BLÉTROLE ne joue, fort heureusement pas, dans un pareil contexte, car BLÉTROLE est probablement et préalablement destiné à une toute autre lecture, celle d'une histoire singulière qui s'écrit malheureusement au présent. Une histoire, dont nous ne pouvons être, manifestement, que des spectateurs, des badauds, que personne n'écoute ni entend - intérêts supérieurs abscons de gouvernance, méfaits d'un médiocre employé, servile, un sinistre aliéné qui se rêve une postérité.

Dès l'ouverture, notre homme du chaos ne s'y trompe pas, pointant d'un doigt tendu, le nerf irrité d'un carnage (Épi de blé épié), justesse d'un index acéré qui s'enfonce inexorablement dans la chair, une lame de fond brutale, monstrueux éveil d'un spectre qui se dessine, hideux, convulsif, le fruit logique d'une démence affutée, les vautours piaffants d'impatience, no limit requested, nous sommes en live, guetteurs attentifs, prompts à flatter les bas inctincts.

Blétrole, pièce centrale, puissante allégorie, aussi signifiante qu'un coup de massue en plein coeur, crescendo atmosphérique, dont l'issue est implacable, le choc percussif et mutant d'une collision de l'acier et du sol. La démonstration bestiale d'un triomphe, celui d'une regression, inhumaine.

Charogne devenue putride, primitivement vitale, Bombe l'eλutomique, annonce avec clairvoyance et le plus sombre fatalisme, l'avénement d'un âge de devastation. Aucune alternative, KHΛOMΛИ frappe à nouveau, avec maestria, le point névralgique. La douleur est intense, à la mesure d'une autopsie clinicienne de la noirceur, dominée de soundscapes sans issues, l'absolue désespérance fluide et ce martellement forcené, glacial.

Conjurer l'impitoyable exigence d'un socle sociétal, Esseиceиdre nous prend à la gorge, déterminé à obtenir nos aveux. Mécanique fulgurante d'un consumérisme de l'effroi, raffinage de nos certitudes, KHΛOMΛИ interroge hardimment, orchestrant en détail et brillantes digressions rythmiques, une danse de saint guy, dont nous sommes, nous le savons, les principaux ordonnateurs.

Final synthétisant un ouvrage ultime, aussi remarquable qu'un essentiel éclair de lucidité, les 24 minutes de Λtomikλmikλz résonnent d'un écho magnifique, amplitude spectaculaire d'une chambre mortifère aux dimensions abstraites et croissantes, beauté vénéneuse, cristallisant la confrontation de notre mémoire sensible de ces instants et la proximité d'un auteur visionnaire - Les 4 dernières minutes sont un paroxysme absolu.

thierry massard / 15 septembre 2022 - 17:14


Striking!
Stun-ning!

And if, on the hot ashes and the wild harshness of a very disturbing topicality, this BLÉTROLE of KHΛOMΛИ was, quite simply, a masterpiece? A symphony (4 movements) borrowing at the same time, the dazzling emphasis of Stravinsky, as much as the systemic martiality of Laibach? Let's imagine, for a single moment, the same work accompanied by a consequent yellow stamp, classic typography, as only the prestigious Deutshe Grammophon has the illustrious secret...
Breaking away from the flow, degrading digital medium, sound taps (bandcamp) as swampy, inconsequential, as indiscriminately dedicated to emergency, trivialized consumption, irresistible need for a fast fashion digestion, immediately replicable, at will, for its stricto senso, quarter of an hour of celebrity on solidarity networks and, however, so little social.

BLÉTROLE does not play, fortunately, in such a context, because BLÉTROLE is probably and previously intended for a completely different reading, that of a singular story which is unfortunately written in the present. A story, of which we can obviously only be spectators, onlookers, that no one listens to or hears - abstruse superior interests of governance, the misdeeds of a mediocre, servile employee, a sinister insane person who dreams of posterity.

Right from the opening, our man of chaos makes no mistake about it, pointing with an outstretched finger, the irritated nerve of a carnage (Epi de blé épié), precision of a sharp index finger which sinks inexorably into the flesh, a brutal ground swell, monstrous awakening of a looming specter, idious, convulsive, the logical fruit of a sharp madness, the vultures prancing with impatience, no limit requested, we are live, attentive lookouts, quick to flatter the instinctive base.

Blétrole, central piece, powerful allegory, as significant as a blow to the heart, atmospheric crescendo, whose outcome is implacable, the percussive and mutating shock of a collision of steel and ground. The bestial demonstration of a triumph, that of a regression, inhuman.

Carcass become putrid, primitively vital, Bombe l'eλutomique, announces with clairvoyance and the darkest fatalism, the advent of an age of devastation. No alternative, KHΛOMΛИ strikes again, with mastery, the neuralgic point. The pain is intense, commensurate with a clinical autopsy of darkness, dominated by soundscapes without exits, the absolute fluid despair and this frenzied, icy hammering.

Conjuring up the ruthless demand for a societal base, Esseиceиdre takes us by the throat, determined to obtain our confessions. Dazzling mechanics of a consumerism of dread, refining of our certainties, KHΛOMΛИ boldly questions, orchestrating in detail and brilliant rhythmic digressions, a dance of saint guy, of which we are, we know, the main organizers.

Final synthesizing an ultimate work, as remarkable as an essential flash of lucidity, the 24 minutes of Λtomikλmikλz resonate with a magnificent echo, spectacular amplitude of a deadly room with abstract and growing dimensions, poisonous beauty, crystallizing the confrontation of our memory sensitive to these moments and the proximity of a visionary author - The last 4 minutes are an absolute climax.

The Stranded Alien :: the celestial palace

 

"slavery is freedom ..." 

Jouer le jeu, se convaincre, entrer dans le moule, atteindre une forme de séduction sociale, egocentrée.
Adopter une posture, singularité contrainte et pathétique, les affres de la modernité.
On peut, évidemment, rester insensible, ne pas voir, ne pas entendre, ne rien dire.
Demeurer intransigeant, bloquer les frontières, cultiver ses propres limites, subjectives, se conformer à d'autres codes, d'autres dogmes, dogme, dogme. On peut, aussi, admettons-le, plus difficilement choisir de prendre toutes les directions, en même temps, pratiquer l'atomisation sensorielle, un Big Bang mental fondateur et peut-être, qui sait, essentiel.

Si, comme nous, en décembre dernier, vous avez effectué le voyage de Further et que, pour autant, vous l'ayez apprécié, vous vous êtes qualifié pour l'exploration immédiate de The Celestial Palace.

Ambitieux projet avec pas moins de 18 séquences, un projet basé sur le roman éponyme de l'écrivain musicien, Steven Lance, partie prenante de cette aventure musicale, puisqu'il a également contribué à la quasi intégralité des titres et aux vocaux de The Goodness. Subsiste toutefois, pour votre serviteur, le mystère d'un roman que nous n'avons pas encore lu. Qu'il nous soit donc permis, d'appréhender ce huitième exercice de The Standed Alien, à la seule lueur (d'espoir ?) d'une histoire, sans paroles - Nous fermons les yeux, afin de suivre les passionnantes aventures d'un groupe de musiciens cosmiques, Shushzia, pour qui, les gardiens de l'Ordre de la Non-lumière n'ont pas les meilleures intentions.

Confirmant, une écriture mélodique aussi classiquement electronique que bougrement inspirée, flirtant même, assez régulièrement avec l'excellence (Out of Phase, avec Gliese 667Cc), The Celestial Palace conjugue, sans équivoque, de multiples talents cognitifs, illustrant, sans doute, une histoire dont le titre, avouons-le, fait rêver. Images mentales sensibles (The Planet With Mirror Surface) nourries d'un imaginaire sci-fi, teinté d'une nostalgie pour l'âge dor, et les florissantes 70's, le saut dans l'espace (temps) intersidéral n'en est que plus réjouissant. Didactique, pour les plus novices, intégrant, un florilège d'effets sonores, embrasant une mémoire collective, dopée aux vaporeuses effluences d'une synthwave qui se cherche (tant mieux) un futur, The Stranded Alien avance sans remords et sans regrets. On ne peut lui réserver que le meilleur accueil au palace céleste.

thierry massard / 5 septembre 2022 - 14:40



"slavery is freedom ..."

Play the game, convince yourself, fit into the mould, achieve a form of social, egocentric seduction.
Adopting a posture, constrained and pathetic singularity, the pangs of modernity.
We can, of course, remain insensitive, not see, not hear, say no-thing.
Remaining intransigent, blocking boundaries, cultivating one's own subjective limits, conforming to other codes, other dogmas, dogma, dogma. It is also, let's admit it, more difficult to choose to take all directions, at the same time, to practice sensory atomization, a founding mental Big Bang and perhaps, who knows, essential.

If, like us, you took the trip to Further last December and enjoyed it, you have qualified for the immediate exploration of The Celestial Palace.

Ambitious project with no less than 18 sequences, a project based on the eponymous novel by the writer-musician, Steven Lance, a stakeholder in this musical adventure, since he also contributed to almost all of the titles and vocals of The Goodness . However, there remains, for yours truly, the mystery of a novel that we have not yet read. Allow us, therefore, to apprehend this eighth exercise of The Standed Alien, in the sole light (of hope?) of a story, without words - We close our eyes, in order to follow the fascinating adventures of a group of cosmic musicians, Shushzia, for whom the keepers of the Order of Non-Light don't have the best intentions.

Confirming a melodic writing as classically electronic as it is damn inspired, even flirting quite regularly with excellence (Out of Phase, with Gliese 667Cc), The Celestial Palace unequivocally combines multiple cognitive talents, illustrating, no doubt, a story whose title, let's face it, makes you dream. Sensitive mental images (The Planet With Mirror Surface) nourished by a sci-fi imagination, tinged with a nostalgia for the golden age, and the flourishing 70's, the jump in interstellar space (time) is only more joyful. Didactic, for the most novices, integrating an anthology of sound effects, igniting a collective memory, doped with the vaporous emanations of a synthwave which seeks (so much better) a future, The Stranded Alien advances without remorse and without regrets. We can only give him the warmest welcome in that celestial palace.

Enric Teruel :: el tripulante

Quel bel équipage que celui-ci. Enric Teruel, éloigné, pour ce premier opus, de ses habituels champs d'investigation audiovisuels, heureux papa, depuis peu (compliments), car l'information est d'importance ; Enric Teruel, disions-nous, sous les très bons hospices d'une personalité netaudio incontournable, Edu Comelles, Audiotalaia, Moedular ... pour lequel on ne précisera jamais assez, l'épicentre historique qu'il constitue. Il n'en fallait pas plus pour que l'impeccable label de Malaga, Oigovisiones prenne en charge les premières destinées solitaires de ce coup de maître, El Tripulante !

Elaboré autour de 4 séquences d'une rare synchronicité atmosphérique, El Tripulante s'ouvre (#1) sur  d'avantageuses et vastes perspectives, particulièrement descriptives, une somme et un postulat. La quiétude protectrice d'une proximité affective forte (#2). Une histoire mélodique et son écriture harmonique délicate, si simple en apparence, qu'elle puisse vous embarquer, sans l'ombre d'une mélancolie pour hier (#3) - Et si, l'attente se fait jour, assidûment, elle est celle, magnifique, d'un coeur qui bat (#4)

El Tripulante est une réalisation à savourer dans l'instant, une imminence que nous souhaitons, pourtant,  éternelle. Bravo ! 

thierry massard / 3 septembre 2022 - 17:00 

El Tripulante / Oigovisiones (16 septembre)

What a fine crew this is. Enric Teruel, removed, for this first opus, from his usual audiovisual fields of investigation, recently happy dad (compliments), the information is important ; Enric Teruel, as we said, under the very good auspices of an essential netaudio personality, Edu Comelles, Audiotalaia, Moedular ... for which we can never specify enough, the historical epicenter that he constitutes. It was enough for the impeccable Malaga label, Oigovisiones, to take charge of the first solitary destinies of this masterstroke, El Tripulante!

Elaborated around 4 sequences of a rare atmospheric synchronicity, El Tripulante opens (#1) with advantageous and vast perspectives, particularly descriptive, a sum and a postulate. The protective tranquility of strong emotional closeness (#2). A melodic story and its delicate harmonic writing, so simple in appearance, that it can take you on board, without a shadow of melancholy for yesterday (#3) - And if, expectation is dawning, assiduously, it is the magnificent one of a beating heart (#4).

El Tripulante is a release to savor in the moment, an imminence that we wish, however, eternal. Bien hecho !

Kaneel :: YAS Brouhaha

Faisons joli, évoquons "l'inception" de monsieur baguette, pour les plus initiés, Kaneel pour les autres, Guillaume pour les plus fortunés. Musicien, certes, défricheur, assurément, théoricien, à ses heures, coordinateur de petitesse et de joliesse, il n'y eut jamais aucun doute, nous parlons bien de ce garçon-là - Kaneel, c'est aussi l'apanage d'un royaume laissé en friches silencieuses durant plus de temps, qu'il n'en faut, pour le constater et le regretter, c'est à dire, 10 longues années, au bas mot.

Bienheureux hasard, que celui d'un abonnement fortuit (et oublié, avouons-le) à la plateforme bandcamp, que voici une alerte, qui suscite une curiosité faite de l'envie, d'en savoir plus. Si la surprise n'est pas de taille conséquente, puisqu'il ne s'agit que d'un track isolé pour une demo javascript, pour le projet Mikucom, cette demo étant toutefois disponible, en utilisant le navigateur chrome, et un lien disponible sur la page de YAS Brouhaha. Nous vous avions prévenus, Kaneel est, a toujours été et restera fuyant et insaisissable.

Fort de ces quelques informations, il n'est d'ailleurs pas certain qu'il se réjouisse, du modeste éclairage de quelques mots, tombés ici et là-bas, aussi - Prenons-donc ce risque, à la lueur éparse de ce YAS Brouhaha, qui mérite amplement l'intérêt manifeste, que nous lui portons.

Downtempo élégant, pulsions grinçantes, rejetées dans un écho mélodique élastique, vocaux cryptés, il est difficile de ne pas imaginer, d'avoir suscité, à notre tour, une même curiosité, que désormais la vôtre.

thierry massard / 1er septembre 2022 - 17:21

YAS Brouhaha
My Name Is Kaneel

Kaneel / nocoVision
Guillaume Richard / theQuestionnaire - juin 2008

Let's make it pretty, let's talk about monsieur baguette's "inception", for the most initiated, Kaneel for the others, Guillaume for the wealthy. Musician, certainly, pioneer, certainly, theoretician, at times, coordinator of "petitesse & joliesse", there was never any doubt, we are talking about this boy there - Kaneel, it is also the prerogative of a kingdom left in silent wasteland for longer than it takes to see it and regret it, that is to say, 10 long years, at the very least.

A happy coincidence, that of a fortuitous (and forgotten, let's face it) subscription to the bandcamp platform, that here is an alert, which arouses curiosity made of the desire, to know more. If the surprise is not significant, since it is only an isolated track for a javascript demo, for the Mikucom project, this demo being however available, using the chrome browser, and a link available on the YAS Brouhaha page. We warned you, Kaneel is, always has been and will remain elusive and elusive.

With these few pieces of information, it is also not certain that he is happy, with the modest lighting of a few words, fallen here and there, too - Let's take this risk, in the scattered light of this YAS Brouhaha and bustle, which amply deserves the manifest interest that we have for it.

Elegant downtempo, grating impulses, rejected in an elastic melodic echo, encrypted vocals, it is difficult not to imagine, to have aroused, in our turn, the same curiosity, as now yours.