KONEJO ::: The Moodygoer / Remixes part.1 & 2


Moins de deux petites années après le séminal et remarquable "confused(e)scape" marquant une certaine appétence pour les délicates nourritures jazz ou ogresques (le cinéma d'auteur) voici qu'il faille, en un temps record, multiplier par 3, le projet "The Moodygoer", développé par le collagiste KONEJO, pour le label Mahorka, lumineuse incarnation intergalactique d'un rhizomique underground sonore.


Juin 2022, sortie sur tous les écrans de "The Moodygoer", 19 plans séquences, à très haute densité, émulsions aussi intenses que puissent être la parfaite synchronicité ondoyante d'une ligne synthétique diablement claire, expressionniste, et les affres pelliculaires d'un 7ème art conjugué à notre vivante mémoire de celui-ci. Saisissant cut-up mélodique, The Moodygoer n'a que faire du possible et tragique destin des boites de bobines oubliées sur un rayonnage poussièreux. Sa fiction sonore est tout aussi réelle et présente, que le sont notre théâtre personnel et ses illusions cinématiques.

Décembre 2022, entrée en scène, et au générique, de MM. Cloudwarmer, Julien Demoulin, Cyrod, Grosso Gadgetto, Eue, Christophe Bailleau, Anatoly Grinberg, Philippe Neau, La Fausse Patte, Sagana Squale, A Limb, pour une "Part 1",  et Julien Ash, Valgidrà, Tomoroh Hidari, Batard Tronique, Wolf City, Invisible Illusion, Otrno Slvani, Innocent But Guilty, Oizak, KHΛOMΛИ, Some Pretend To Whisper, Ysbryd et Konejo himself, pour une "Part.2". 
Hardi et impressionnant casting international, une super production ...

The Moodygoer REMIXES n'ont pourtant, et bon gré cette affriolante affiche, les défauts attendus d'un blockbuster devenu poussif par amplification du procédé. 
Talents conjugués, singularité des protagonistes, nous entrons dans une dimension très fidélement interprétative de l'ouvrage initial, finesse combinatoire de très (très) grande qualité, qui font de chaque participation, une nouvelle excroissance, un concentré émotionnel parfaitement autonome, mais attentif à la magie préservée de l'ensemble.

Bonheur, ou hasard de calendrier, ces 3 réalisations, regroupent à elles seules, de nombreux lauréats et  illustrent, à la perfection, la qualité de cette année musicale 2022. Il nous fallait, au moins, cela - Splendid !

thierry massard / 27 décembre 2022 - 18:57

Less than two short years after the seminal and remarkable "confused(e)scape" marking a certain appetite for delicate jazz or ogresque foods (the auteur cinema) here it is necessary, in record time, to multiply by 3, the project "The Moodygoer", developed by the collagist KONEJO, for the Mahorka label, luminous intergalactic incarnation of a rhizomic underground sound.

June 2022, release on all screens of "The Moodygoer", 19 very high density sequence shots, emulsions as intense as the perfect undulating synchronicity of a devilishly clear, expressionist synthetic line, and the pellicular pangs of a 7th art combined with our living memory of it. Striking melodic cut-up, The Moodygoer has nothing to do with the possible and tragic fate of boxes of reels forgotten on a dusty shelf.  Its sound fiction is just as real and present as are our personal theater and its cinematic illusions.

December 2022, entry on stage, and in the credits, of MM. Cloudwarmer, Julien Demoulin, Cyrod, Grosso Gadgetto, Eue, Christophe Bailleau, Anatoly Grinberg, Philippe Neau, La Fausse Patte, Sagana Squale, A Limb, for "Part 1", and Julien Ash, Valgidrà, Tomoroh Hidari, Batard Tronique, Wolf City, Invisible Illusion, Otrno Slvani, Innocent But Guilty, Oizak, KHΛOMΛИ, Some Pretend To Whisper, Ysbryd and Konejo himself for "Part.2".
Bold and impressive international casting, a super production ...

The Moodygoer REMIXES do not have however, and willingly this alluring poster, the expected defects of a blockbuster become winded by amplification of the process.
Combined talents, singularity of the protagonists, we enter a very faithfully interpretative dimension of the initial work, combinatorial finesse of very (very) high quality, which make each participation, a new outgrowth, a perfectly autonomous emotional concentrate, but attentive to the preserved magic of the whole.

Happiness, or luck of the calendar, these 3 releases alone bring together many winners and illustrate, to perfection, the quality of this musical year 2022. We needed, at least, that - Splendid !

Vava Vol :: cosmicism


Nous aimons l'ecclectisme électronique perturbé et punkoïde de Vava Vol !
Sombre mais débridé ! À la mesure d'un nouvel "isme",  sans le docte compromis conceptuel d'usage.
 
Vava Vol, lovecraftienne, parcoure les rugueuses sinuosités, les aspérités et quelques insondables cratères, avec l'enthousiasme des vagabonds stellaires inspirés.
 
Cette ultime réalisation d'un millésime, particulièrement productif, a le charme d'une cosmogonie azimutée, un espoir dadaiste et foutraque pour terriens moins sages.

thierry massard / 26 décembre 2022 - 13:10

We love the disrupted and punkoid electronic ecclectism of Vava Vol !
Dark but unbridled! To the measure of a new "ism", without the know-it-all conceptual compromise of use.

Vava Vol, lovecraftian, traverses rough meanderings, asperities and some unfathomable craters, with the enthusiasm of inspired stellar wanderers. 

This final release of a particularly productive vintage has the charm of an azimuth cosmogony, a dadaist and crazy hope for less wise earthlings.


C Mantle :: photisms


J'ai écouté Photisms de C Mantle et, mutisme, je ne suis pas en mesure d'en livrer un seul mot.

J'ai ré-écouté Photisms de C Mantle et je n'ai, définitivement, pas envie de partager avec vous.
J'ai ré-ré-écouté Photisms de C Mantle, et vous assure que je fais tous les efforts possibles pour, enfin, dépasser les symptômes de ce détestable égoïsme forcené, impropre à réaliser le délicat exercice que constitue, l'intention de partager quelques lignes opportunes ou moins. Il faut immédiatement dire que Photisms a toutes les indispensables qualités pour susciter l'enthousiasme des têtes chercheuses, que nous sommes, vous (sans aucun doute) et moi, peut-être.
...
... ( Stupeur ? )
...
...
Attentif au moindre signal, germe, embryon, protubérance audio, l'éveil, sens hyper tendus, "A-rth-dull" dégomme instantanément l'historique intégral drill and bass et Richard (D.James) va devoir furieusement reviser son background avant de passer un nouvel examen. Mantle a l'audace et le courage du magistral pas en avant, en des temps crépusculo-statutaires, indolents, cyniques, ennuyeux. C'est beau comme un premier jour - Un possible et nouveau vocabulaire audio, heureusement encore sans "genre" annoncé (normé) cela ne saurait tarder ... Écriture fluide rythmico-mélodique, mécanique à l'envi, efflorescente, généreuse à l'extrême outrance, vocalises élastiques fuyantes, étirées - Je vous l'ai dit ... no comment.

"F.rr.t-Cer" Chris Mantle temporise, néo classicisme ? Compromis indispensable ou effet miroir ? Un juste écho fragmenté ? Émergence d'un dialogue embryonnaire, séquentiel, lignes éparses, fugacités neuronales / A noir E blanc I rouge U vert ... "B-csd-.in" en semble magnifiquement épris, quel plaisir. 
Si les choses se précisent, concrètement, "Gr nul;te" en est généreusement à l'origine. Soundscape métronomique, fascinante réplication et observation mélancolique, combo coloris facétieux en (très) puissante accentuation. 
Écoutez (aussi) le sepia triturer nos souvenirs, "Taic-Parrans" siccité sentimentale, un appel, refus de l'inéluctable devenu implorant, une révélation enfin, un envol éparpillé, dominé par ces mots laconiques. 
"F-Sigm." convoque la saturation totale, suspense délicatement entretenu, la quatrième minute est aussi fatale, intenable, devenant inhospitalière - âmes sensibles ... - Une expérience saisissante !

Exploratoire, "Aeu.'qs-1065" se nourrit de nos encodages, visuels, nos intentions, ces micro manies de circonstance, séquences méthodiques ( oui, ah bon ! je pense que, tu en penses quoi, tu aimes ? ... ... ... ) réflexe / inhérence et ultime séquence / les 15 dernières secondes valent un peu plus encore.

Si je ne pense rien ( en cet instant très précis - 10 déc. 23:57) de "zd.III" vous me comprendrez certainement (après) et un peu moins (avant) écoute - souvenez-vous, je n'avais pas (très) envie de partager.

"A-rth" Renvoi ! Même écho d'ouverture, la fuite, le mix intentionnel, l'envoi, l'artifice d'un feu, consommé et quintessent / la fracture nécessaire - délimitation pour, enfin, un intense, pluriel ...  nouveau territoire ! 

thierry massard / 11 décembre 2022 - 00:00


I listened to C Mantle's Photisms and, dumbly, I am not able to deliver a single word.

I re-listened to C Mantle's Photisms and I definitely don't want to share with you.
I re-re-listened to Photisms by C Mantle, and assure you that I am making every possible effort to finally overcome the symptoms of this detestable frenzied selfishness, unsuitable for carrying out the delicate exercise of the intention to share a few timely lines or less. It must, however, immediately be said that Photisms has all the essential qualities to arouse the enthusiasm of the heads of research, which we are, you (without a doubt) and me, perhaps.

...
... (Stupor ?)
...
...

Attentive to the slightest signal, germ, embryo, audio protuberance, awakening, hyper-tense senses, "A-rth-dull" instantly demolishes the entire drill and bass history and Richard (D.James) will have to furiously revise his background before considering re-examination. Christopher Mantle has the audacity and the courage to take a masterful step forward, in twilight-statutory, indolent, cynical, boring times. It's beautiful as a first day - A possible and new audio vocabulary, fortunately still without musical "genre" announced, it won't be long ... Fluid rhythmo-melodic writing, mechanical at will, efflorescent, generous at the 'extreme excess, elastic, elusive, stretched vocalizations - I told you... no comment.

"F.rr.t-Cer" Mantle delays, neo classicism? Necessary compromise or mirror effect? Just a fragmented echo? Emergence of an embryonic, sequential dialogue, scattered lines, neural fleetingness / A black E white I red U green... "B-csd-.in" seems magnificently in love with it, what a pleasure.
If things become clearer, concretely, "Gr null;te" is generously at the origin. Metronomic soundscape, fascinating replication and melancholic observation, facetious color combo in (very) powerful accentuation.
Listen (also) to the sepia triturating our memories, "Taic-Parrans" sentimental dryness, a call, a refusal of the inevitable that has become imploring, a revelation finally, a scattered flight dominated by these laconic words.
"F-Sigm." summons total saturation, delicately maintained suspense, the fourth minute is also fatal, untenable, becoming inhospitable - sensitive souls... - A striking experience!

Exploratory, "Aeu.'qs-1065" feeds on our encodings, visuals, our intentions, these micro manias of circumstance, methodical sequences (yes, oh well! I think, what do you think, do you like? ... ... ... ) reflex / inherence and ultimate sequence / the last 15 seconds are worth a little more.

If I think nothing (at this very precise moment - Dec. 10, 23:57) of "zd.III" you will certainly understand me (after) and a little less (before) listening - remember, I had not (very) want to share.

"A-rth" Return! Same opening echo, flight, intentional mix, sending, the artifice of a fire, consumed and quintessent / the fracture - necessary delimitation for, finally, an intense, plural ... new territory!

◉ kaer'uiks 


Gintas K & Michelle O'Rourke :: sorry gold


"If aerial is the dance of industrial technology, what will the dance of biotechnology be ? "

Civilisation, nature ... le duo fusionnel, controverse et louables intentions !
Développé dans le cadre d'une performance, conjuguant les talents pluridisciplinaires de MM. Emily Aoibheann, Michelle O'Rourke et Gintas K, "Sorry Gold" met en scène les interrogations, les doutes et notre plus profonde détermination à apercevoir un possible avenir, radieux et plus enchanteur que le sinistre constat d'évidence, actuellement en vigueur.
Émulsion savante, fusion, frictions volontaires, contrastes éclatants dont l'alchimie révèle un étrange dialogue entre la magnifique colorature de Michelle O'Rourke et les sombres aspérités séquentielles, drones tourmentés, harsh noise, martellement industriel mais aussi le pointillisme délicat de Gintas K, sous très haute tension.

Sorry Gold a la beauté éclatante, sans compromis, des ouvrages de très haut vol et, nous l'espérons, quelques heureuses perspectives et réjouissantes conséquences.

thierry massard / 19 décembre 2022 - 12:35

"Si l'aérien est la danse de la technologie industrielle, quelle sera la danse de la biotechnologie ?"

Civilization, nature... the fusional duo, controversy and laudable intentions!
Developed within the framework of a performance, combining the multi-disciplinary talents of MM. Emily Aoibheann, Michelle O'Rourke and Gintas K, "Sorry Gold" depicts the questions, the doubts and our deeper determination to see a possible future, radiant and more enchanting than the sinister statement of evidence, currently in force.
Clever emulsion, fusion, voluntary frictions, dazzling contrasts whose alchemy reveals a strange dialogue between the magnificent coloratura of Michelle O'Rourke and the dark sequential roughness, tormented drones, harsh noise, industrial hammering but also the delicate pointillism of Gintas K, under very high voltage.

Sorry Gold has the glowing, uncompromising beauty of very high-flying works and, we hope, some  perspectives and rejoicing consequences.

 Gintas K / nocoVision - Gintas Kraptavičius / theQuestionnaire

PRIMAL SCAPES :: macrocosm


Il est dit, quelque part, que la réflexion prime l'action.
Il est dit aussi, on ne sait où, que tout cela n'a plus d'importance.
Macrocosm a t'il une quelconque importance ?

La réponse est sans équivoque.

Premiers accords, "In darkness we trust", une lumineuse magie opère.
Il sera désormais difficile de s'en débarrasser, quelle étrange issue, quelle bien étrange perspective ...

Line up imparable, Michael Schreiber (Primal Scapes), Sven Piayda (Record Of Tides), Chris Huff, Jan Van Aachen & Andreas Hilburg confessent de cette nécessaire réflexion préalable, qui n'appartient qu'aux seuls protagonistes du bel ouvrage. Il faut aussi, peut-être, dire que le sinueux sentier électronique réserve, parfois, quelques insondables facéties pour ceux qui veulent s'en détourner. 
Le (vaste) monde est à la portée d'une main qui s'ouvre. 


Naissance d'un autre désir, "Private beach". 
Ah ! le singulier et dévorant désir, la froide rupture d'hier, peut-être, autre chose aujourd'hui, un riff augural et courageux, sans compromis, la voix ample de Schreiber, "my private beach, sometimes ..." méthodique, souple et sensuelle. 
Affirmé, un émoi grandissant pour ou avec "Her", des allures de hit décomplexé ou presque. 
Il faut toutefois se méfier de ces mélancolies affleurantes (Still awake), tenaces, les solitudes encapuchées, signaux monosyllabiques (City trenches). 


Si Primal Scapes a soudainement une élégante mémoire résiduelle faite d'un rêve (oublié) pour un New Gold ou de ceux des Lumières & trahisons d'un marquis déchu, méconnu, "Overseas" en conserve la parfaite et magnifique intensité, nostalgie baroque, déchirement du temps, de sa fragmentation.

Les pages se tournent, les doigts glissent nonchalemment à la surface, avancer, avancer encore et toujours, reconcilier hier et demain, un nouvel interstice sentimental et synchronique (Reach the streets) une déambulation solitaire, urbanité rythmique affectée et un nouveau coup de maître pour Michael Schreiber.

En survol annoncé et approche nocturne d'un dancefloor eighties, "Borrowed time", claviers regénerescents, la guitare de Sven Piayda croise le fer avec un chorus en riposte, what are we suppose to do

Ailleurs désespérément, "Despedida", spleen suspendu en arpèges virtuoses et électriques, piano lyrique, melodica d'un Andreas Hilburg devenu maître du jeu.
Macrocosm envisage une nouvelle figure intériorisée, introspective et "Easier Game" le confirme avec l'élégance d'un art rock que le Ferry de Roxy, ne pourrait renier, avant une déferlante fuzz, calibrée avec raffinement.

S'il est fort probable que les émules du Thin White Duke, ne se précipitent sur "Ashes to ashes", en quête d'équivalence comparative, d'un possible signe, message salvateur, l'hommage reste à la délicate périphérie d'un filigrane aussi fragile que le tempo ne vous entraine dans une course ponctuée des éclats fugaces des reverbères. 

Piano grave, song writing minutieux pour un magnifique final, "Find a way" a l'illustre capacité de refermer un album dont les perspectives sont effectivement de la taille d'un ... Macrocosme !

thierry massard / 8 décembre 2022 - 17:35


It is said somewhere that thinking takes precedence over action.
It is also said, who knows where, that all this no longer matters.
Does Macrocosm matter?

The answer is unequivocal.

First chords, "In darkness we trust", a luminous magic operates.
It will now be difficult to get rid of it, what a strange outcome, what a very strange perspective ...

Inpregnable line up, Michael Schreiber (Primal Scapes), Sven Piayda (Record Of Tides), Chris Huff, Jan Van Aachen & Andreas Hilburg confess to this necessary preliminary reflection, which belongs only to the protagonists of the beautiful work. It should also, perhaps, be said that the winding electronic path sometimes reserves some unfathomable pranks for those who want to turn away from it.
The (vast) world is within reach of an opening hand.

Birth of another desire, "Private beach".
Ah! the singular and devouring desire, the cold rupture of yesterday, perhaps, something else today, an augural and courageous riff, without compromise, the ample voice of Schreiber, "my private beach, sometimes ..." methodical, supple and sensual. 
Affirmed, a growing excitement for or with "Her", looks like an uninhibited hit or almost. 
However, we must be wary of these outcropping (Still awake), tenacious melancholy, the hooded solitudes, monosyllabic signals (City trenches).

If Primal Scapes suddenly has an elegant residual memory made of a (forgotten) dream for a New Gold one or those of Lumières et trahisons of a fallen, misunderstood marquis, "Overseas" retains its perfect and magnificent intensity, baroque nostalgia, tearing of time, of its fragmentation.

The pages turn, the fingers slip nonchalantly on the surface, moving forward, moving forward again and again, reconciling yesterday and tomorrow, a new sentimental and synchronic interstice (Reach the streets) a solitary wandering, affected rhythmic urbanity and a new masterstroke for Michael Schreiber.

In announced flight and nocturnal approach of an eighties dancefloor, "Borrowed time", regenerating keyboards, Sven Piayda's guitar crosses swords with a chorus in response, what are we suppose to do ?

Elsewhere desperately, "Despedida", spleen suspended in virtuoso and electric arpeggios, lyrical piano, melodica of an Andreas Hilburg become master of the game. 
Macrocosm envisages a new internalized, introspective figure and "Easier Game" confirms it with the elegance of a rock art that Roxy's Ferry could not deny, before a wave of fuzz, calibrated with refinement.

If it is very likely that the emulators of the Thin White Duke, will rush to "Ashes to ashes", in search of comparative equivalence, of a possible sign, a saving message, the homage remains on the delicate periphery of a filigree as fragile as the tempo leads you on a race punctuated by the fleeting flashes of the lampposts. 
Serious piano, meticulous song writing for a magnificent finale, "Find a way" has the illustrious ability to close an album whose perspectives have indeed the size of a... Macrocosm !

Elegance of the Damned (feat.Take Back Thee Nite) :: long live thee new elegance


Faisant suite à une excellente prestation de Ex Aquis et répondant à l'invitation 
du Projet MAGI System 2.0 du label Pure Life, le crescendo est de mise pour une résurgence supersonique de Elegance Of The Damned (feat.Take Back Thee Nite). Une alchimie audiovisuelle remarquablement signée par R3N.

thierry massard / 7 décembre 2022 - 10:36

Following an excellent performance by Ex Aquis and responding to the invitation 
of the MAGI System 2.0 Project of the Pure Life label, the crescendo is in order for a supersonic resurgence of Elegance Of The Damned (feat.Take Back Thee Nite). An audiovisual alchemy remarkably signed by R3N.


Alva Noto feat. Martin L.Gore, William Basinski :: subterraneans


À l'ombre d'une histoire (de la musique) désormais céleste, écrite en partie dans les caves et les rues d'un Berlin de 1977, dont les passants, que l'on croise parfois, ressemblaient à David Bowie et Tony Visconti, Carsten Nicolai ouvre une séquence réinterprétative de l'une des basses fréquences, qui font qu''une trilogie, puisse devenir un sanctuaire. L'on peut, si d'aventure on le désire, regretter le classicisme de l'ouvrage, qui outre, la présence de Martin L.Gore et William Basinski, demeure assez fidèle à la version originale. Cet hommage de circonstance, référent à l'histoire personnelle de Alva Noto, force toutefois le même déférent respect que celui des protagonistes à l'égard de l'auteur. 

thierry massard / 16 décembre 2022 - 13:59

In the shadow of a now celestial history (of music), partly written in the cellars and streets of a Berlin of 1977, whose passers-by, whom we sometimes meet, resembled to David Bowie and Tony Visconti, Carsten Nicolai opens a reinterpretative sequence of one of the low frequencies, which make a trilogy, can become a sanctuary. We can, if by chance we wish it, regret the classicism of the work, which besides, the presence of Martin L. Gore and William Basinski, remains rather faithful to the original version. However, this tribute of circumstance, referring to the personal history of Alva Noto, commands however the same deferential respect, as that of the protagonists with regard to the author.

subterraneans

Dreamifex :: industry frequency


Un coup de coeur / Coup de foudre ... Une chose est certaine, immédiateté.
Difficile d'en savoir beaucoup plus sur son auteur, Dreamifex, resté dans un halo ultraviolet, l'ombre diffuse, clignotante, d'un monitor TV oublié dans un sombre recoin.
"Industry Frequency", track unique à ce jour, ambientronic drapé, fermentation d'une vaporwave désincarnée. 
La discrète unicité de cette production en fait presque, un pur joyau.

thierry massard / 4 décembre 2022 - 20:42

a "Coup de coeur" / Love at first sight ... One thing is certain, immediacy.
Difficult to know much more about its author, Dreamifex, remained in an ultraviolet halo, the diffuse, flashing shadow of a TV monitor forgotten in a dark corner.
"Industry Frequency", unique track to date, draped ambientronic, fermentation of a disembodied vaporwave. 
The discreet uniqueness of this production makes it almost, a pure gem.

LEFTFIELD :: this is what we do


Événement, un nouvel opus de LEFTFIELD, le silence a si souvent ses propres limites.
Prove it !
Prove it !
"This is what we do
Prove it !
Neil Barnes, planté au beau milieu d'un carrefour, multiples influences, 
un air des temps troubles mais qui passera, inéxorablement. 
Événement inattendu, appaisé (très relatif), la fureur a elle-aussi, ses limites, que seuls, s'il en reste, 
les bangers seront en mesure d'apprécier, à travers une porosité tri-décennale. 
"This is what we do" ne se lit pas, il se danse.
Prove it !

thierry massard / 3 décembre 2022 - 19:14

Event, a new opus from LEFTFIELD, silence has so often its own limits.
Prove it !
Prove it !
"This is what we do
Prove it !
Neil Barnes, planted in the middle, crossroads,  multiple influences, 
a troubled air of times but which will pass, inexorably. 
Unexpected event, appeased (very relative), fury also has limits, that only, if there are any left, 
bangers will be able to appreciate, through a three-decade porosity.
"This is what we do" is not to be read, it is to be danced.
Prove it !


  

Vava Vol :: future sensing


Artifices, boucles, contours ou courbes, circonvolutions et sinuosités, les dédales du web n'y feront rien. 
La rencontre synchrone aura bien lieu, elle devait s'effectuer, c'était à écouter, c'était à rédiger, c'est ainsi !

Un léger différé, un flashback, les classiques et involontaires aléas, mais "Future sensing" déroule enfin sa magie des variations de grandeurs, électromagnétiques, ses charges, ses tensions pour capter et  transmettre les informations vitales. Il était temps, nous avons failli attendre ! 

Praticienne émérite d'un DIY impérial et fruit de l'opacité d'un brouillard acratopège historique, la fulgurante Vava Vol condescend à transpercer et illuminer une flamboyante obscurité. 
Fort occupée, actuellement, à compiler une trop discrète oeuvre maîtresse, couvrant les riantes décennies précédentes, la musicienne canadienne n'en oublie pas le jour d'après et notre nécessaire attention pour celui-ci.


Le jour d'aprés ? Celui d'un "Future sensing".
Ah ! Le perfide futur, qui brouille indéfiniment toutes traces, qui afflige, si souvent, les voyageurs inquiets et les spécialistes du rétroviseur immobile. 
Ah ! Le bonheur d'y percevoir ( parfois ) quelques réponses transcendantes, à commencer par une tribalité rythmique, (Foresight) signaux oscillatoires, décollement pelliculaire, détachement de la surface. 
Querelle de synthèse, parasitage intense, le télescopage de "Parallel & Opposite" coalise des étincelles en une multitude d'aspérités frénétiques. 
Arrêtons ! Fluctuant, l'intitulé et la destination de l'album apparaissent et se profilent, " This two will pass", renversant phasing impulsif et fastueuse signature à 360°.

Cinglant contraste, contrepied, la "terrace #2 - envy" est celle, glaçante, d'une bestialité larvaire, d'une agitation de l'élément, tangible, l'attrait déterminé d'un oeil sombre, un geste réflexe dominateur.

"The Unveiling", "Future Sensing", "Thérémine Concrète", trilogie modulaire, une observation devenue clinique, obsessionnelle, l'espace s'écarte et semble se distendre (The Unveiling), une nouvelle phase exploratoire. Éponyme parfait, "Future sensing" dévoile, à son tour, une intention sensorielle, volte-faces en série, en approche du gouffre, une plénitude sous contrôle, silences prudents, recueillement fragile.
"Thérémine Concrète", distanciation monophonique, Vava Vol nous rappelle, avec beaucoup d'élégance et une nécessaire désinvolture, que le futur est aussi, et surtout, irrévocablement insaisissable.

thierry massard / 1er décembre 2022 - 11:06

Artifices, loops, contours or curves, convolutions and sinuosities, the mazes of the web will do nothing.
The synchronous meeting will take place, it had to take place, it was to be listened to, it was to be written, that's how it is!

A slight delay, a flashback, the classic and involuntary hazards, but "Future sensing" finally unfolds its magic of variations in magnitude, electromagnetics, its charges, its tensions to capture and transmit vital information. It was time, we almost waited!

Emeritus practitioner of an imperial DIY and fruit of the opacity of a historical acratopege fog, the dazzling Vava Vol condescends to pierce and illuminate a flamboyant darkness.
Currently very busy, to compile a too discreet masterpiece, covering the pleasant preceding decades, the canadian musician does not forget the day after and our necessary attention for this one.

The day after ? That of a "Future sensing".
Ah! The perfidious future, which indefinitely blurs all traces, which so often afflicts worried travelers and specialists in the motionless rear-view mirror.
Ah! The happiness of perceiving there (sometimes) some transcendent responses, beginning with a rhythmic tribality, (Foresight) oscillatory signals, pellicular detachment, detachment from the surface.
Quarrel of synthesis, intense interference, the telescoping of "Parallel & Opposite" coalesces sparks in a multitude of frenetic asperities.
Let's stop! Fluctuating, the title and the destination of the album appear and emerge, "This two will pass", a reversing impulsive phasing and a sumptuous 360° signature.

Stinging contrast, opposite, the "terrace #2 - envy" is that, chilling, of a larval bestiality, of an agitation of the element, tangible, the determined attraction of a dark eye, a dominating reflex gesture.

"The Unveiling", "Future Sensing", "Thérémine concrète", modular trilogy, an observation that has become clinical, obsessive, space deviates and seems to distend (The Unveiling), a new exploratory phase. Perfect eponym, "Future sensing" reveals, in turn, a sensory intention, serial flip-flops, approaching the abyss, a fullness under control, cautious silences, fragile contemplation.
"Concrete Theremin", monophonic distancing, Vava Vol reminds us, with great elegance and a necessary casualness, that the future is also, and above all, irrevocably elusive.