Syrenomelia :: a rose shattered


Théâtralité de convenance ? Jeu des apparences ?
Que se cache t'il derrière ces deux prima rosae ?
Son auteur ? Wim Lankriet, sans doute encore inquiet des méandres d'influences qui ne tarderont plus à s'effacer, telle cette fleur brisée d'un geste de désespérance.
le "curtain call" et le souffle salvateur d'une brise qui annonce déjà la tempête.

Syrenomelia nous attend sur le pas de la porte d'un monde encore figuré, mémoire d'extériorité pour ceux qui se souviennent, bienséante méfiance, mémoire balayée d'un riff. La lumière, l'effroi peut-être, les morsures et, bien entendu, le devenir ... outside !

Theatricality of convenience? Appearance game?
What is hidden behind these two prima rosae?
His author ? Wim Lankriet, probably still worried about the twists and turns of influences
which will soon fade away, like this flower broken in a gesture of despair.
the "curtain call" and the saving breath of a breeze that already announces the storm.

Syrenomelia awaits us on the doorstep of a still figurative world, memory of exteriority for those who remember, deceptive distrust, memory swept away by a riff. The light, perhaps the dread, the bites and, of course, the becoming ... outside!

thierry massard / 19 janvier 2020 - 12:30

syrenomelia

Mamífero :: el sol


Ambition clairement affichée, ce "El Sol" est celui d'un mythe, celui d'un renouveau, mais,
s'il vous plait, taisons son nom (voulez-vous ?) et savourons ...
Savourons l'apparition graduelle d'un trait fugace, un rayon. Un éternel et fascinant rayon tout empli d'incandescence, si souvent sentimentale.

Savourons ... Ces aspérités mutantes et polymorphes, pulsantes, éminemment conscientes d'une géographie tout autant mutante, qu'insaisissable. Crispation indolore.

Nacho Galán (Mamífero) enflamme notre champ de conscience autant qu'il harmonise les étincelles, conscient d'une dualité signifiante. Tour à tour, les éléments s'approchent, se contorsionnent, se détournent, disparaissent instantanément pour réapparaitre en un imbroglio savamment ordonnancé avant, à nouveau, d'exploser en vol.

Savourons cette "agua" et son si délicat exercice de matérialisation granuleuse de la fluidité.
Approchons notre puissant désir (noviembre) du mythe (mais taisons le nom).
Savourons ...

Savourons la surface, origines aux limites incertaines, car elles aussi asservies à l'instabilité d'un puissant prisme fractal, saillant, écorchures scintillantes.
Savourons cet ilot (búsqueda) en forme d'ultime rempart, concret, réalité factuelle bientôt livrée au broyeur dominant, substance et soubresauts illusoires, vacuité funeste.
Nous voici désormais au coeur, à peine sommes-nous imprégnés de ces étranges fantasmagories, que déjà nos savoureux repères virevoltent puis se fondent - le temps de "construyendo" est venu ...

Savourons !

Clearly displayed ambition, this "El Sol" is that of a myth, that of a renewal,
but, please, let's keep his name away (do you want?) and enjoy ...
Let us savor the gradual appearance of a fleeting feature, a ray. An eternal and fascinating ray filled with so often sentimental incandescence.

Let's savor ... These mutant and polymorphous, pulsating asperities, eminently aware of a geography that is as mutant as it is elusive. Painless tension.

Nacho Galán (Mamífero) ignites our field of consciousness as much as he harmonizes sparks, aware of a significant duality. In turn, the elements approach, twist, turn away, disappear instantly to reappear in a skillfully ordered imbroglio before, again, exploding in flight.

Let us savor this "agua" and its so delicate exercise of granular materialization of fluidity.
Let us approach our powerful desire (noviembre) of the myth (but let us keep the name).
Let's savor ...

Let's savor the surface, origins with uncertain limits, because they too are subject to the instability of a powerful fractal prism, protruding, scintillating abrasions.
Let us savor this islet (búsqueda) in the form of a final bulwark, concrete, factual reality soon delivered to the dominant crusher, illusory substance and jolts, fatal emptiness.
We are now in the heart, hardly are we impregnated with these strange phantasmagories, that already our tasty landmarks twirl then melt - the time for "construyendo" has come ...

Let's savor!

thierry massard / 15 janvier 2020 - 13:45

oigovisiones

Cursus Data :: ce que l'ombre doit à la lumière


Prendre à parti le réel, l'extraire et le modeler, le modéliser peut-être, qui sait.
S'il est besoin de précautions d'usage, se saisir d'un coffrage aux parois hermétiques faites de nos sombres subjectivités. Un enjeu gonflé aux hormones des apparences couplées à d'intangibles et quasi certitudes, un enjeu et un défi que MM. Arnaud Chatelard & Eric Jovet, aka Cursus Data, ont désiré mettre en pratique, ils y sont parvenus plus que brillamment. 
Le résultat est sans appel et probablement sans possible recours, les limites s'effritent, tombent et graduellement se dissolvent. Ephémère alchimie, "Ce que l'ombre doit à la lumière" est fait des jonctions fluctuantes de territoires, aux frontières distendues, malléables et mouvantes, un fil acéré pour équilibristes en mal de sensations - Must have !

Take advantage of reality, extract and shape it, perhaps model it, who knows.
If it is necessary to use precautions, take hold of a formwork with airtight walls made of our dark subjectivities. An issue inflated with appearance hormones coupled with intangibles and near certainties, an issue and a challenge that MM. Arnaud Chatelard & Eric Jovet, aka Cursus Data, wanted to put into practice. They did it more than brilliantly. 
The result is irrevocable and probably without possible recourse, the limits are crumbling, falling and gradually dissolving. Ephemeral alchemy, "Ce que l'ombre doit à la lumière" is all made of fluctuating junctions of territories, with distended, malleable and shifting borders, a sharp wire for balancing acties in search of sensations - Must have!

thierry massard / 12 janvier 2020 - 20:20

Burnt Circuit :: connect


équivoque ? paradoxe ? assurément un mystère en croissance apparente,
un "second" mystère nourri de la fidèle association au label FreeRangeBeats,
tout autant si peu loquace ... stratège !
Peut-être, avions-nous aperçu "cannot compute" durant l'été 2019, que déjà le souvenir s'en était, peu à peu estompé dans un sombre nuage de particules en lente combustion ... stratège !
Le préambule semblait pourtant parfaitement clair,
le brulis et la quête conséquente de fertilité inhérente : Connect !
Le constat, dystopie et réminiscence progressive aux parfums de chiptunes baroques abandonnés, mélodies d'infortunes sonores sacrifiées, assemblage foutraque témoignant d'un passé sans archives et sans nostalgie.
Avec "Connect", Burnt Circuit invite à la résurgence, une résurgence faite d'oublis conséquents, minutieux office d'une tabula rasa sans espoir, sans racines, sans rhizomes, une page blanche.

ambiguous? paradox? surely a mystery in apparent growth,
a "second" mystery fueled by the loyal association with the FreeRangeBeats label,
as less talkative as ... strategist!
Perhaps, had we noticed "cannot compute" during the summer 2019, that already the memory had gone, little by little faded in a particles dark cloud in slow combustion ... strategist!
The preamble, however, seemed perfectly clear,
burn farming and the consequent quest for inherent fertility : Connect !
The observation, dystopia and progressive reminiscence with the scents of abandoned baroque chiptunes, melodies of sacrificed sonic misfortunes, crazy assembly testifying to a past without archives and without nostalgia.
With "Connect", Burnt Circuit invites to resurgence, a resurgence made of consequent oversights, meticulous office of a tabula rasa without hope, without roots, without rhizomes, a blank page.

thierry massard / 3 janvier 2020 - 10:47

free range beats
cannot compute

HeAD :: d'un espace à l'autre


un duo ! individualités en émulsion / trois deux un ... mouvement oblique de caméra
un duo échappé du format sylphides
un duo motivé par la tentation du prototype / le mouvement (perpétuel)
un duo / faille du prévisible / synchronicité mise à mal / le pas en avant
perspective de cadence / le jeu !
le jeu des miroirs / dédale labyrinthique
le jeu !
le jeu !
HeAD s'assoit sur l'insipide constance, là où d'autres la cultivent si prudemment.
l'envie / le désir / le mystère ? l'irresistible aimant !
têtes chercheuses aspirées par les impulsions / les éclats électrisants
l'unicité du prototype / le chemin sinueux et, parfois, l'intensité lumineuse de la fugace étincelle.
le murmure de l'une (yellow smoke) profil distant / les insaisissables tourments ?
la distance martiale de chroniques / laissées (elles aussi) en suspend !
fascinante / l'insatiable quête ... la distance
un espace ?
un autre ?
un duo !

thierry massard / 6 juillet > 11 décembre 2019

mahorka netlabel



Caleb R.K. Williams & Ivonne Van Cleef :: music for the carrion and others doped vulture


le mirage illusoire ... le poids de l'air en combustion, les images figées d'un mythique monolithe incandescent en survol des pueblos, astéroïde brulant et flottant dans l'ombre vantablack d'un echo de ghost dances en suspens, oubliées. Le sol, incertain, miroitant d'un reflet poussiéreux scindé par le crépitement électrique, la langueur d'un fatal et prochain assèchement de l'épais liquide s'écoulant le long des haillons. Un fascinant objet de désir, toute résistance est bien ... futile.

the illusory mirage ... the weight of the air in combustion, the frozen images of a mythical incandescent monolith flying over the pueblos, burning asteroid floating in the vantablack shadow of  ghost dances suspended echoes, forgotten. The ground, uncertain, shimmering with a dusty reflection split by the electric crackling, the languor of a fatal and next drying of the thick liquid flowing along the rags. A fascinating object of desire, all resistance is ... futile.

Thierry Massard / 23 juillet 2019 - 8:49
(Merci Charles Baudelaire)

bandcamp
the eagle stone collective

Phobos Sound Lab :: containment

Une intrigue ... Oui, assurément.
Une intrigue et l'irrésistible curiosité inhérente.
Les conclusions de l'enquête resteront toutefois incertaines.
L'impeccable label Free Range Beats ne s'était pourtant pas trompé en publiant, en avril dernier, les prémisses de ce contenu, Specimen(s) - identifiant ainsi, en trois parties distinctes, l'objet même qui, aujourd'hui, nous intéresse.
La porte est désormais hermétiquement close et nous, à l'intérieur.
Pragmatiques, mais néanmoins accrochés aux obscures parois, les plus cartésiens d'entre-nous, tentent déjà (en vain ?) d'en décrypter un possible "protocole" annoncé. Douces illusions.
Bien loin de l'inerte vitrification d'usage, en pareilles circonstances, containment pratique l'émulsion de particules sonores en dehors de tout balisage reconnu "utile" / une amorce / un effet / un embrasement (ou pas).
Phobos Sound Lab a apparement refusé de lire les consignes de sécurité ... Tant mieux pour nous !

An intrigue ... Yes, certainly.
An intrigue and the irresistible inherent curiosity.
The conclusions of the survey will, however, remain uncertain.
The impeccable label Free Range Beats was not wrong however by publishing, last April, the premises of this content, Specimen (s) - thus identifying, in three distinct parts, the same object which, today, interests us.
The door is now hermetically sealed and we, inside.
Pragmatic, but nevertheless clinging to obscure walls, the most cartesian of us, are already trying (in vain?) To decrypt a possible "protocol" announced. Sweet illusions.
Far from the inert vitrification of use, in such circumstances, containment practices the emulsion of sound particles apart from any recognized "useful" markings / a boot / an effect / a flare (or not).   Phobos Sound Lab apparently refused to read the safety instructions ... So much better for us !

Thierry Massard / 18 juin 2019 - 10:08

containment
specimen(s)

Tim Hecker :: anoyo


Fort d'une discographie assez remarquable, jalonnée par un sommet très probablement insurpassable (ravedeath,1972) , Tim Hecker a du prendre une décision, la meilleure, fuir !
Fuir l'attente maladive et impatiente d'un jour, d'un mois, d'une heure, fuir le temps d'après.
Fuir ! (virgins)
Fuir ! (love streams)
Fuir pour peut-être s'arrêter à Tokyo, d'où nous est parvenu un premier message (konoyo) en septembre 2018.
Second volet et fruit d'une collaboration nippone acérée, Anoyo participe à l'édification d'un espace sonore complet (et complexe) dont l'amplitude est mesurable en nombreux contrepoints de son prédécesseur, marqué par une prévalence de l'improvisation savante.
Certes, Anoyo respire le même air, mais celui-ci a désormais pris la mesure du contexte et poursuit une intense et autre vocation, celle d'un nouvel assemblage en partance (step away from konoyo), mouvant (in the void) compact et en quête d'apparente unité, mais invariablement et fatalement voué à la dislocation par de multiples aspérités ... Fuir encore !

With a rather remarkable discography, punctuated by a probably unsurpassable summit (ravedeath, 1972), Tim Hecker had to take a decision, the best, run away!
Escape the sickly and impatient wait for a day, a month, an hour, flee the time after.
Run away ! (Virgins)
Run away! (love streams)
Run away to maybe stop in Tokyo, from where we received a first message (konoyo) in September 2018.
Second part and fruit of a sharp japanese collaboration, Anoyo participates in the construction of a complete (and complex) sound space whose amplitude is measurable in many counterpoints of its predecessor, marked by a prevalence of learned improvisation.
Admittedly, Anoyo exudes the same air, but it has now taken the measure of he context and pursues an intense and other vocation, that of a new assembly departing (step away from konoyo), moving (in the void) compact and in search of apparent unity, but invariably and inevitably doomed to dislocation by multiple asperities ... Escape again!

Thierry Massard / 10 mai 2019 - 17:33

‣ anoyo 

Synkro :: images

Un bonbon ...
L'impérieux appel du sucre, la tyrannie de la séduction.
Le crissement de l'emballage métallisé, la promesse d'une saveur imaginaire,
une fois passé le pelliculage de rigueur. Le bonheur de l'effeuillage.
Un bonbon ...
Un bonbon aperçu à travers la vitre du supermarché dans lequel il est risqué de se perdre.

A candy ...
The imperious call of sugar, the tyranny of seduction.
The screeching of the metallic packaging, the promise of an imaginary flavor,
once past rigorous filming. The happiness of stripping.
A candy ...
A candy glimpse through the window of the supermarket in which it is risky to get lost.

Thierry Massard / 10 mai 2019 - 14:00

images


Jamie Drouin :: fusiform

sensationnel ? ... étymologie / faire / sensation
l'outil (ou pas) / l'entrée en contact avec le corps.
Dire que fusiform fait sensation n'est pas sans conséquences.
Il y a néanmoins certains pré-requis, Jamie Drouin s'en acquitte avec la maîtrise d'un plasticien (qu'il est) conscient de la limite des champs (de forces, de conscience, magnétiques ...).
Cet homme là est assurément un homme averti.
Choix analogique délibéré, ascèse d'instrumentation, à l'instar de ces éminents congénères du fusionnel label infrequency, Jamie Drouin nourrit savamment l'art du rétrécissement de distance de perception. Approcher le plus prêt possible la matière électrique, la domestiquer, et produire enfin du sens (ou pas), n'est évidement pas à la portée du premier venu.
fusiform possède ce don de sculpture insubstantielle, dignement suspendue (ou pas) à la frontière séparant conscience et physiologie - Mais (nous les entendons d'ici) les esprits cartésiens hurlent déjà ... Sommes-nous donc en pleine et perturbante abstraction ? Habitués que nous sommes, à l'harmonieuse et si souvent  frauduleuse "évocation" tyrannique de la projection. Je vous l'ai pourtant dit plus haut, Jamie produit le raccourcissement de distance, sans l'indigne recours aux habituels subterfuges, une absolue alternative du choc frontal, au profit d'une sensible et talentueuse géométrie sonore. fusiform est l'évidente démonstration fluctuante, puissamment persuasive, et enfin décroissante, d'une autre et possible concordance, une brèche ... sensationnelle !

sensational ? ... etymology / making / feeling
the tool (or not) / the contact with the body.
To say that fusiform is a sensation is not without consequences.
There are certain pre-requisites, however, Jamie Drouin acquits these, with the mastery of a visual artist (he is) aware of the limits of fields (forces, consciousness, magnetic ...).
This man is certainly a wise man.
Deliberate analogue choice, asceticism of instrumentation, like those eminent congeners of the fusion label infrequency, Jamie Drouin cleverly nourishes the art of the narrowing of perception distance. To approach as near as possible the electric matter, domesticate it, and finally produce meaning (or not), is obviously not within the reach of the first comer.
fusiform possesses this gift of insubstantial sculpture, worthily suspended (or not) on the border separating consciousness and physiology - But (we hear them from here) the Cartesian spirits are already screaming ... Are we thus in full and disturbing abstraction? Accustomed as we are, to the harmonious and so often fraudulent tyrannical "evocation" of projection. I told you earlier, however, Jamie produces the shortening of distance, without the indignity resorting to the usual subterfuges, an absolute alternative to frontal shock, in favor of a sensitive and talented sound geometry.
fusiform is the obvious fluctuating demonstration, powerfully persuasive, and finally decreasing, of another and possible concordance, a breach ... sensational !

Thierry Massard / 8 mai 2019 - 15:42

Juan Antonio Nieto :: dry grass



Du marbre noir ... Pouvait-on rêver d'un plus bel écrin pour accueillir l'art étrange et jubilatoire de Nieto ?
Maitre incontestable de la possible fusion des solides et de l'immatérialité, Juan Antonio Nieto pratique l'émulsion des particules, avec l'espièglerie d'un magnifique passe-muraille.
Mais tentons de briser la glace, voulez-vous ? Dry Grass !
Apercevoir les images d'Almudena et comprendre la puissance d'un trait ...
Préambule ? Mud est saillant, très probablement issu de ces aspérités marquant le contact de la peau, préambule ... Accélérons (Machinery) Nieto connait, plus que tout autre, les capacités italiques d'une écriture séquentielle, sous porteuse futuriste d'un perceptible mouvement continu.
Fugace et illusoire certitude, Going down cherche encore (vainement ?) la possible et si gracieuse mise en contact avec une musicalité dorénavant absconse et indigente, le doux fracas de l'aridité du sol. Non content d'un authentique pouvoir de défragmentation, Red on grey participe à la possible altération des perceptions sensorielles - vous êtes seul ...
Le jeu du chat et de la souris, éminemment déstructurées, les three sides clôturent un chapitre, dont vous ne pouvez sortir indemne, vous étiez prévenu ...
Nouvelle matérialisation, Virus est une pièce maitresse de ce puissant édifice, fabuleuse mise en perspective sous-cutanée, réelle et très probablement glaçante confrontation en devenir.
Ne vous retournez pas ! (Run for life)
Particulièrement solide et déterminé, Juan n'en est pas moins évidemment épargné (No sense) par cette même abrupte solitude et les sulfureux (echoes) tourmentés, témoignages ancillaires d'un passé mélodique. Juste retour au présent (Suddently cut) se charge de ligaturer les racines. Ce monstre de boue a finalement un visage, un Golem transpercé de fulgurances électrifiantes, la logique signature d'une magnifique mise en abîme de notre propre ... matière.

black marble ... Could one dream of a more beautiful setting to accommodate the strange and jubilant art of Nieto?
Undisputed master of the possible fusion of solids and immateriality, Juan Antonio Nieto practices the emulsion of particles, with the mischief of a magnificent wall-pass.
But let's break the ice, will you? Dry Grass!
See the images of Almudena and understand the power of a trait ...
Preamble? Mud is salient, very probably from these asperities marking the contact of the skin, preamble ... Accelerate (Machinery) Nieto knows, more than any other, the italic abilities of a sequential writing, under futuristic carrier of a perceptible continuous movement.
Fleeting and illusory certainty, Going down still seeks (in vain?) The possible and so graceful putting in contact with a musicality henceforth absent and indigent, the sweet roar of the aridity of the soil. Not content with an authentic defragmentation power, Red on Grey participates in the possible alteration of sensory perceptions - you are alone ...
The game of cat and mouse, eminently unstructured, the three sides close a chapter, which you can not escape unscathed, you were warned ...
New materialization, Virus is a masterpiece of this powerful building, fabulous subcutaneous perspective, real and very probably chilling confrontation in the making.
Do not go back! (Run for life)
Particularly solid and determined, Juan is none the less obviously spared (No sense) by this same abrupt loneliness and troubled (echoes) tormented, ancillary testimonies of a melodic past.
Just back to the present (Suddently cut) is responsible for ligating the roots. This monster of mud finally has a face, a Golem pierced with electrifying flashes, the logical signature of a magnificent mise en abyme of our own ... matter.

Thierry Massard / 5 mai 2019 - 00:15

marbre negre

theQuestionnaire
Juan Antonio Nieto

artwork by David Area - photos by Almudena

Vague Voices :: Гробник


Juste retour des choses ? Transfuges de la scène industrielle et gamers, Stefan Bachvarov (Cyberian) et Angel Simitchiev (Mytrip), mettent à profit leur addictive passion et l'influence, semble-t'il, considérable que celle-ci a provoqué sur le duo, pour nous en livrer une nouvelle lecture, construite autour du mythe d'une créature vampiresque "Гробник".
Le résultat ? Si l'on est, à priori, prêt à craindre le pire, au regard du fait que les concepteurs initiaux de ces jeux (Silent Hill, Quake ...), ont balisé leur propre parcours créatif dans un esprit fusionnel d'art totalement "utile" à l'immersion LCD et surround simultanés, Гробник semble étonnamment imprégné d'un tout autre cursus, quasi apaisé, rappelant parfois, les très riches heures du flamand rose du début des années 70, juste avant la cryogénisation fatidique de la face cachée de la lune ou celui, plus contemporain, des instigateurs sonores historiques du gaming (wipe out ...)
Reste enfin, cette appréhension délicate, un possible sentiment d'edulcoration, dû à l'amputation iconographique, qu'il vous conviendra de combler, à la lumière tamisée de votre talent de projeter non sans délice, vos pires cauchemars ... Go!

A just reward ? Transfers from the industrial scene and gamers, Stefan Bachvarov (Cyberian) and Angel Simitchiev (Mytrip), make use of their addictive passion, and the considerable influence it seems, that it caused on the duo, for delivering a new reading, built around the myth of a vampire creature "Гробник".
The result ? If, at first sight, we are ready to fear the worst, considering that the initial designers of these games (Silent Hill, Quake ...), have marked their own creative journey in a spirit fusion of art totally "useful" to simultaneous LCD and surround immersion, Гробник seems surprisingly impregnated with a completely different curriculum, almost appeased, recalling sometimes, the very rich hours of the pink flamingo of the early 70s, just before the fateful cryogenization of the hidden side of the moon or the more contemporary sound promoters of historical gaming (wipe out ...)
Then, finally remains, this delicate apprehension of a possible sweetening feeling due to iconographic amputation, it will be appropriate for you to fill it, in the dim light of your talent to project, not without delight, your worst nightmares ... Go!

Thierry Massard / 24 avril 2019 - 14:01

‣ amek collective

merci MusicMap

Nick R 61 :: into the mind


Vous le savez, cet endroit n'est assurément pas, un de ces sites de réservation pour voyageur impénitent, encore qu'il ne soit pas rare que certaines destinations, proposées ici, puissent permettre d'apprécier cet art du déplacement, sans les désavantageuses charges de bagages et les péages consécutifs d'usage - Nick R 61, lui aussi, le sait si bien, qu'il se charge, en seulement 7 minutes et 12 secondes de vous rapporter trois Zooms et autant de souvenirs du périple d'un genre assez particulier.
Zoom n°1 - ལྷ་ས་ - impressionnant déluge de puissance militaire, martèlement, cohorte de touristes monochromatiques (vert) et quelques chaînes sanglantes. Il est assez rare qu'une visite guidée soit aussi explicite, qu'elle emporte la quasi totalité de l'expérience vers l'évocation d'un autre devenir.
Zoom n°2 - काठमाडौं - rythmique circulaire et possible évanescence de mantras, l'évocation du croisement de nombreuses routes, impasses objectives de rêves sans devenir.
Zoom n°3 - ཇོ་མོ་གླང་མ - paradoxe d'une amplitude et l'ultime soubresaut (souffle) décroissant vers le cliquetis rotatif d'un disque microsillon sans fin.
En quelques instants fugaces, into the mind fige une intention véritable, celle d'un musicien de grand talent, de vouloir rompre avec le prévisible.

As you know, this place is definitely not one of those unrepentant traveler booking sites, although it is not uncommon for some of the destinations offered here to be able to appreciate this art of moving without the disadvantageous Luggage loads and the usual tolls of use - Nick R 61, himself, knows it so well, that he takes care, in only 7 minutes and 12 seconds to bring you three Zooms and as many memories of the journey, of a rather particular kind.
Zoom n ° 1 - ལྷ་ ས་ - impressive deluge of military power, pounding, cohort of monochromatic tourists (green) and some bloody chains. It is quite rare for a guided tour to be so explicit that it takes almost the entire experience towards the evocation of another becoming.
Zoom n ° 2 - काठमाडौं - circular rhythm and possible evanescence of mantras, the evocation of the crossing of many roads, objective impasses of dreams without becoming.
Zoom n ° 3 - ཇོ་ མོ་ གླང་ མ - paradox of an amplitude and the ultimate jerk (breath) decreasing towards the rotating rattling of an endless vinyl.
In some fleeting moments, into the mind freezes a real intention, that of a great talented musician, who wants to break with the predictable.

Thierry Massard / 23 avril 2019 - 18:32

into the mind
fusion netlabel

Hypnos :: fearwell


Sepia ... Nouvelle tourmente de l'air du temps ? l'incorrigible langueur d'un printemps, sepia !
Zéro faute pour Stanislav Genadiev, entité autonome issue du duo RoboKnob, malaxant en toute liberté les nappages analogiques comme ces encres dissimulantes.
fearwell nous invite à l'usage de l'imparfait, annonciateur d'une lecture quasi cinématographique de ces anxiétés que l'on partage si facilement, de peur de ne devoir en confesser d'autres, beaucoup moins avouables. Tout en espièglerie, et au travers de ces huit séquences au leitmotiv unique et performant,  fearwell accuse la banalisation massive de certains codes sonores - Zéro faute.

Sepia ... New storm of the times? the incorrigible languor of a springtime, sepia!
Zero fault for Stanislav Genadiev, autonomous entity from the RoboKnob duo, mixing freely analog toppings like these concealing inks.
fearwell invites us to the use of the imperfect, announcing an almost cinematographic reading of these anxieties that we share so easily, so as not to have to confess others, much less avowable. Playful, through these eight sequences with the unique and powerful leitmotiv,  fearwell accuses the massive trivialization of certain sound codes - Zero fault.

Thierry Massard / 18 avril 2019 - 16:37

fearwell
mahorka netlabel

Lance Austin Olsen & Terje Paulsen :: terraforming


De prime abord, il y a toujours et évidement le fameux protocole - la nécessaire distance, l'observation prudente puis, l'amorce du signe / le signal - le désir ou la tentation d'une alchimie de verbes singuliers / Un pont entre deux rives ? Quel pont ? Quelles rives ? Basse besogne, futilité ...
Ici, la contamination sentimentale n'est pas de mise, ici l'émulsion est rhyzomique et nous l'envisageons, particulièrement durable. 
terraforming suggère une nouvelle géographie sensorielle faite de gestes (très) provisoirement subordonnés au domptage, la captation minutieuse de l'air, le souffle euphonique, l'altitude raisonnable de soundscapes affranchis des apparences.
Intensément prospectif, terraforming examine le langage sonore et,
pertinents, MM. Olsen & Paulsen en ont profité pour rédiger un nouveau ... dictionnaire.

Prima facie, there is always and, of course, the famous protocol - the necessary distance, the cautious observation then, the beginning of the sign / the signal - the desire or the temptation of an alchemy of singular verbs / A bridge between two shores? Which bridge? Which shores? Low work, futility ...
There, the sentimental contamination is not appropriate, here the emulsion is rhyzomic and, we consider it, as particularly durable.
terraforming suggests a new sensory geography made of gestures (very) temporarily subordinated to the taming, the meticulous capture of the air, the euphonic breath, the reasonable altitude of soundscapes emancipated from appearances.
Intensely prospective, terraforming examines sound language and,
relevant, MM. Olsen & Paulsen took the opportunity to write a new ... dictionary.

Thierry Massard / 15 avril 2019 - 19:21

infrequency editions

‣ theQ::  Terje Paulsen
‣ theQ::  Lance Austin Olsen

France Jobin :: solitude



Ici ... très très près du sol, rêche et terne, les prégnantes certitudes, poisseuses, indolentes, les renoncements, le repli volontaire, les mépris successifs, les arrogances sécularisées, la pâte à modeler les désillusions, les évidences hermétiques, le tumulte silencieux, sordide constat des faillites sans enjeu, les regards précis, glaçants, les lèvres scellées, le retranchement aiguisé, les hobbies futiles et désincarnés, la vertueuse raison pétrifiée, le strict mode d'emploi ...
Là, ici peut-être aussi, l'éveil, la vision vagabonde, la synchronicité, le doute fondateur, le geste nomade, le poids de l'air, le crépitement d'un balancier eurythmique, l'éclat, un éphémère interstice ...

Here ... very very close to the ground, rough and dull, the imposing certainties, sticky, indolent, the renunciations, the voluntary withdrawal, the successive contempts, the secularized arrogances, modeling clay of disillusionments, the hermetic evidences, the silent tumult, sordid observation of bankruptcies without stakes, the precise glances, chilling, the sealed lips, the sharp entrenchment, the futile and disembodied hobbies, the petrified virtuous reason, the strict instructions for use ...
There, perhaps also here, the awakening, the vagabond vision, the synchronicity, the founder doubt, the nomadic gesture, the air weight, the crackling of a eurythmic pendulum, the brightness, an ephemeral interstice ...

Thierry Massard / 13 avril 2019 - 05:51

silent records
theQ::

photo by Rossana Uribe

David Area :: shoganai


Une certitude - Une unique certitude est possible, l'acceptation de l'immuable.
Tendre vers l'inéluctable rigidification d'une suspension du temps et de l'espace sonore en puissantes strates sédimentaires est une gageure.
Avec ces 4 magnifiques constructions évolutives, David Area vient d'y parvenir plus que magistralement !

A certainty - An unique certainty is possible, the acceptance of the immutable.
Tending towards the inescapable stiffening of a suspension of time and sound space in powerful sedimentary strata is a challenge.
With these 4 magnificent evolutionary constructions, David Area has just achieved it more than masterfully!

Thierry Massard / 9 avril 2019 - 18:56

audiotalaia
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David Area
theQuestionnaire

MoreBlackThenGod & Mors Mea :: duh znatiželje

Oui, c'est effectivement vrai, le "titre" de cet ouvrage peut préalablement laisser quelque peu dubitatif
"Duh Znatiželje, Daleko Od Iznenada, Budući Da Ne Znam Kada Sam Bila Bez Njega"

Duh Znatiželje (Spirit of curiosity) puis une virgule "," et une fois passé cette "virgule", un énigmatique message d'une personne s'adressant à une autre au travers d'un message réellement "personnel", quelques mots laissés en suspens ...

Une énigme et une question : Où sommes-nous ? Véritable expérimentation déambulatoire mobile "et" immobile, Spirit of curiosity est avant tout le fruit d'une expérience humaine, celle d'une (belle) rencontre entre Sean Derrick Cooper Marquardt, recouvrant ses esprits convalescents après une attaque cardiaque, avec Mors Mea, éminente archiviste de la culture industrielle sur cassette audio - Une énigme ... Frontière auto-audio-filmique à la croisée de divers chemins  / tranches urbaines successives de vies captées sans le compromis d'une "musicalité" faiseuse et sans apparente recherche d'un effet "field recording" omnipotent car inerte / ... / La question déterminante posée ici est d'une toute autre nature, Spririt of curiosity interroge notre véritable désir de perception de l'autre et probablement de nous-mêmes dans cette relation à l'autre / voyeurisme audio ? ... / Parfois, et à la faveur d'un authentique self-stop sur image (Ali Najbliža Ponuda) sommes-nous en face d'un sursaut d'écriture tel, telle cette mélopée que l'on devine de Mors Mea, sans en comprendre évidemment le sens - Sommes-nous encore ces "étranges" auditeurs invités à la magnifique cadence des pas communs, ponctués des dialogues, de Mors & Sean (Privrženost) cheminants vers leur destination ? Sommes-nous encore des "auditeurs" ?

Défiant une certaine vision du dogme musical, Duh Znatiželje trace une nouvelle ligne. Une ligne imperceptiblement mouvante et signifiante, l'after music est née.


Yes, it is indeed true, the "title" of this work can previously leave some doubt
"Duh Znatiželje, Daleko Od Iznenada, Budući Da Do Znam Kada Sam Bila Bez Njega"

Duh Znatiželje (Spirit of curiosity) then a comma "," and once past this "comma", an enigmatic message from one person addressing to another through a really "personal" message, a few words left in suspense ...

An enigma and a question : Where are we? A true mobile "and" immobile ambulatory experimentation, Spirit of curiosity is above all, the fruit of a human experience, that of a (beautiful) encounter between Sean Derrick Cooper Marquardt, recovering his convalescent minds after a heart attack, with Mors Mea, eminent archivist of the industrial culture on audio cassette - An enigma ... Self-audio-filmic border at the crossroads of various paths / successive urban slices of lifes captured without the compromise of a "musicality" and without apparent research of a "field recording" omnipotent effect, inert / ... / The determining question posed here is of a very different nature, Spririt of curiosity questions our true desire to perceive the other and probably ourselves in this relation to the other / audio voyeurism? ... / Sometimes, and thanks to an authentic self-stop on image (Ali Najbliža Ponuda) are we in front of a burst of writing such as this chant that we guess from Mors Mea, without obviously understanding the meaning - Are we still these "strange" listeners invited to the magnificent rhythm of the common steps, punctuated with dialogues, of Mors & Sean (Privrženost) journeying to their destination? Are we still "listeners" ?

Defying a certain vision of musical dogma, Duh Znatiželje draws a new line.
An imperceptible moving and significant line, the after music is born.

Thierry Massard / 27 mars 2019 - 09:24

Apparat :: lp5


Sascha Ring n'aime apparemment pas les raccourcis.
Coupant court à la destinée enviable, d'une émulsion au confortable succès,
Apparat réapparait, après une longue itinérance, au travers de ce sobrement intitulé LP5.
Evitant tout formalisme conceptuel facile, LP5 témoigne avantageusement d'une immense qualité de la part de son auteur : être d'abord et avant tout, une tête chercheuse, un équilibriste se jouant de tous les codes (mainstream, électro savante, ...) avec intelligence et gracilité.
Artiste avisé, Sascha Ring pratique la lente gestation de ceux pour qui les illusions sont effectivement, illusoires. LP5 est dès lors promis à la longue conservation.

Apparently, Sascha Ring does not like shortcuts.
Cutting short to the enviable destiny of an emulsion to comfortable success,
Apparat reappears, after a long roaming, through this soberly titled LP5.
Avoid any easy conceptual formalism, LP5 advantageously testifies of an immense quality on the part of its author : to be first and foremost, a pioneering researcher, a balancing actor playing with all the codes (mainstream, electro learned, ...) with intelligence and gracefulness.
Advised artist, Sascha Ring practices the slow gestation of those for whom illusions are indeed ... illusory.
LP5 is therefore promised to long-term preservation..

Thierry Massard / 25 mars 2019 - 10:57

apparat

Cocoon :: you've arrived

le temps d'un reset / consécutif au goût immodéré de Christophe Demarthe, aka Cocoon, pour l'investigation à 360° / le temps d'un reset. Nul besoin de démontrer, l'histoire est là pour témoigner. Les archivistes peuvent, s'en donner à coeur joyeux, rien d'impossible. 
Peut-être, le savez-vous, ici l'art du décorticage et de l'autopsie classifiante ne sont pas raison d'être, 
You've arrived est auto-suffisant, livré sans options. 
S'il faut chercher une "raison"d'être, il est probable qu'il faille la dénicher dans ces instants de répit (de grâce, qui sait) qu'offre parfois la time line. Si You've arrived vous atteint, c'est assurément sans crier gare, un accord horaire parfait entre son auteur et de son.sa auditeur.trice

the time of a reset / consequent to the immoderate taste of Christophe Demarthe, aka Cocoon, for the investigation at 360 ° / a time of reset. No need to demonstrate, the story is there to testify. Archivists can give themselves to a happy heart, nothing is willing.
As maybe you know, there, the art of hulling and classifying autopsy are not the reason of being,
You've arrived is self-sufficient, delivered without options.
If it is necessary to look for a "reason" to be, it is probable that it is necessary to find it in the moments of respite (of grace, who knows) that sometimes offers the time line. If you've arrived can reach you, it's certainly without warning, a perfect hourly agreement between the author and his listener.