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Dreamifex :: industry frequency


Un coup de coeur / Coup de foudre ... Une chose est certaine, immediateté.
Difficile d'en savoir beaucoup plus sur son auteur, Dreamifex, resté dans un halo ultraviolet, l'ombre diffuse, clignotante, d'un monitor TV oublié dans un sombre recoin.
"Industry Frequency", track unique à ce jour, ambientronic drapé, fermentation d'une vaporwave désincarnée. 
La discrète unicité de cette production en fait presque, un pur joyau.

thierry massard / 4 décembre 2022 - 20:42


a Coup de coeur / Love at first sight ... One thing is certain, immediacy.
Difficult to know much more about its author, Dreamifex, remained in an ultraviolet halo, the diffuse, flashing shadow of a TV monitor forgotten in a dark corner.
"Industry Frequency", unique track to date, draped ambientronic, fermentation of a disembodied vaporwave. 
The discreet uniqueness of this production makes it almost, a pure gem.

Vava Vol :: future sensing


Artifices, boucles, contours ou courbes, circonvolutions et sinuosités, les dédales du web n'y feront rien. 
La rencontre synchrone aura bien lieu, elle devait s'effectuer, c'était à écouter, c'était à rédiger, c'est ainsi !

Un léger différé, un flashback, les classiques et involontaires aléas, mais "Future sensing" déroule enfin sa magie des variations de grandeurs, électromagnétiques, ses charges, ses tensions pour capter et  transmettre les informations vitales. Il était temps, nous avons failli attendre ! 

Praticienne émérite d'un DIY impérial et fruit de l'opacité d'un brouillard acratopège historique, la fulgurante Vava Vol condescend à transpercer et illuminer une flamboyante obscurité. 
Fort occupée, actuellement, à compiler une trop discrète oeuvre maîtresse, couvrant les riantes décennies précédentes, la musicienne canadienne n'en oublie pas le jour d'après et notre nécessaire attention pour celui-ci.


Le jour d'aprés ? Celui d'un "Future sensing".
Ah ! Le perfide futur, qui brouille indéfiniment toutes traces, qui afflige, si souvent, les voyageurs inquiets et les spécialistes du rétroviseur immobile. 
Ah ! Le bonheur d'y percevoir ( parfois ) quelques réponses transcendantes, à commencer par une tribalité rythmique, (Foresight) signaux oscillatoires, décollement pelliculaire, détachement de la surface. 
Querelle de synthèse, parasitage intense, le télescopage de "Parallel & Opposite" coalise des étincelles en une multitude d'aspérités frénétiques. 
Arrêtons ! Fluctuant, l'intitulé et la destination de l'album apparaissent et se profilent, " This two will pass", renversant phasing impulsif et fastueuse signature à 360°.

Cinglant contraste, contrepied, la "terrace #2 - envy" est celle, glaçante, d'une bestialité larvaire, d'une agitation de l'élément, tangible, l'attrait déterminé d'un oeil sombre, un geste réflexe dominateur.

"The Unveiling", "Future Sensing", "Thérémine Concrète", trilogie modulaire, une observation devenue clinique, obsessionnelle, l'espace s'écarte et semble se distendre (The Unveiling), une nouvelle phase exploratoire. Éponyme parfait, "Future sensing" dévoile, à son tour, une intention sensorielle, volte-faces en série, en approche du gouffre, une plénitude sous contrôle, silences prudents, recueillement fragile.
"Thérémine Concrète", distanciation monophonique, Vava Vol nous rappelle, avec beaucoup d'élégance et une nécessaire désinvolture, que le futur est aussi, et surtout, irrévocablement insaisissable.

thierry massard / 1er décembre 2022 - 11:06


Artifices, loops, contours or curves, convolutions and sinuosities, the mazes of the web will do nothing.
The synchronous meeting will take place, it had to take place, it was to be listened to, it was to be written, that's how it is!

A slight delay, a flashback, the classic and involuntary hazards, but "Future sensing" finally unfolds its magic of variations in magnitude, electromagnetics, its charges, its tensions to capture and transmit vital information. It was time, we almost waited!

Emeritus practitioner of an imperial DIY and fruit of the opacity of a historical acratopege fog, the dazzling Vava Vol condescends to pierce and illuminate a flamboyant darkness.
Currently very busy, to compile a too discreet masterpiece, covering the pleasant preceding decades, the canadian musician does not forget the day after and our necessary attention for this one.

The day after ? That of a "Future sensing".
Ah! The perfidious future, which indefinitely blurs all traces, which so often afflicts worried travelers and specialists in the motionless rear-view mirror.
Ah! The happiness of perceiving there (sometimes) some transcendent responses, beginning with a rhythmic tribality, (Foresight) oscillatory signals, pellicular detachment, detachment from the surface.
Quarrel of synthesis, intense interference, the telescoping of "Parallel & Opposite" coalesces sparks in a multitude of frenetic asperities.
Let's stop! Fluctuating, the title and the destination of the album appear and emerge, "This two will pass", a reversing impulsive phasing and a sumptuous 360° signature.

Stinging contrast, opposite, the "terrace #2 - envy" is that, chilling, of a larval bestiality, of an agitation of the element, tangible, the determined attraction of a dark eye, a dominating reflex gesture.

"The Unveiling", "Future Sensing", "Thérémine concrète", modular trilogy, an observation that has become clinical, obsessive, space deviates and seems to distend (The Unveiling), a new exploratory phase. Perfect eponym, "Future sensing" reveals, in turn, a sensory intention, serial flip-flops, approaching the abyss, a fullness under control, cautious silences, fragile contemplation.
"Concrete Theremin", monophonic distancing, Vava Vol reminds us, with great elegance and a necessary casualness, that the future is also, and above all, irrevocably elusive.

a year with ... EIDON VEDA

Railroad Tracks

Eidon Veda a raison !

Il se pose la bonne réponse à une excellente question :: 
"What kind of music do you make ? I would not be able to give a <<sound>> reply"
Laissons-le savamment cogiter, en proie à la plus extrême et jouissive (pour nous) souffrance.
Profitons-en pour déambuler dans les couloirs méandreux d'une année, quasi complète, à la faveur de trois (super) productions, qui l'ont illustrées.

Allons ! Je vois d'ici et déja les oreilles fuyantes, détourner le regard, refusant un moindre et bienveillant effort, incapables de choisir, oublieuses du temps qui passe, et qui ne reviendra, que si l'on lui demande, gentiment, en trois exemplaires, fond du couloir (méandreux), guichet 3.

Prenons le train, celui du joyeux mois de mai, conscients et certains de pouvoir comparer avec d'autres Different trains, rapidement bousculés (on a runaway train) dans nos certitudes, 
jeu espiègle de fractales qui n'en finissent pas d'hypnotiser les plus retors et les quelques autres, de passage. 
Un rythme groovy, un pouls qui accélère, celui de "Mick Robase". 
Nous ne sommes pourtant pas dupes, une fois encore, "Bo Leroy" essaie de nous égarer, il y parvient.
Changement d'amplitude, changement de cap, soyeux, "Downtune Ed" et "Vincent" caractérisent, à la perfection, le sérieux d'une intense aventure sonore. "Toccata", temps suspendu, un court instant, l'inexorabilité qui reprend l'ensemble de ses doigts, dextérité à l'infini, collorature, la chute inévitable. 
Hommage aux drippings sonores de Aldo Clementi, légèreté (de surface), appui concerté et cette grave inexorabilité persistante, Eidon Veda en parfaite dissimulation, embusqué. 
Guitare, bombes, Jimi, est-il utile de ...
Reprise alternative, bousculade (à nouveau) , les "Railroad tracks" ne finissent assurément sur un quai.


Unknow

Torpeur accablante, énigme estivale, relents de moiteur dans l'oeil d'Horus, sudation confluente et générative de soubresauts inexplicables - Parcourons, d'un trait de khôl saillant, Unknow !
Perplexe, irrésolu, (Fugelstat) un saut tragique dans l'imprévisible, c'est sans compter avec les règles d'un jeu ignoré par tous, celui d'une autorité savante (Unknow) de l'acte pour l'art, aussi transgressif qu'un dessin de Raviola, mutisme, n'en attendez pas plus de matière diserte. Il faut bien se rendre à l'évidence, Eidon Veda pratique l'allégorie mutante et mobile, d'intentions inventives, de personnages (Taki to Oshima) , conscient d'y placer quelques pièges, des trappes inattendues, des fils fragiles, tendus au point de rompre. 
"FZ" frappe de façon insistante, malaise formel sensible. 
"Armitage" pièce maîtresse, inspirée d'un animé, entrebaillement de volets, éclat solaire, insouciance, le pas de danse aux aguets, une bouteille salvatrice à la mer, mambo épileptique que l'on fracasse séchement.
Le code, la ligne décisionnelle, le dogme ample, suggestif, un amour fragilisé,『愛フラジャイル』, une économie de moyens? Assurément pas, intrinsèque réalité confondante, sourde à la plus faible sentimentalité émotionnelle - Abstraction providentielle, mosaïque rythmique (Gin & miskatonic) un sournois quotidien devenu combustible, à tout instant. 
L'oeil concupiscent, l'abandon pour qui saura attendre, Eidon se détourne, à la manoeuvre d'un Grundgestalt generator, dynamo protéiforme, oscillateur en mesure d'installer la nouvelle excroissance d'un genre musical, divisant critiques et afficionados de plaisirs singuliers.
Nous y sommes, mais trêve relative, "daffodills" n'a rien d'une floraison épanouie, collaboration explosive avec son ami Wim, Eidon Veda y livre une nouvelle possibilité, sombre, électrique, contrepoint élastique à la diction traditionnellement poétique d'une invitée surprise. Ritournelle mécanisée (EnGamEnd) prémisse d'un nouveau sommet, "Hedgehog" a l'écriture cohérente, progressive, narrative et, surprise, nous regrettons presque que le track ne puisse se prolonger et s'amplifier monstrueusement.

Nouveau et ultime chapitre, d'une très conséquente production.
"Prelude" ouvre une séquence dont le thème central est un poème de Samuel Taylor Coleridge, décrivant les aventures d'un marin, servant sur un bateau qui fait naufrage. 
Etrangeté atmos-féérique, récit laconique d'une voix profonde, mélodie minimale, nostalgique, asservie au propos du récitant. Paradoxal, "The storm-blast" illustre un flow vocal empirique et un suspense métronomique haletant. Une somptueuse mise en abyme, la perdition de tout repère.
Troisième partie d'une séquence cloturant l'album, "Albatross" s'étire avec langueur, sur le pont du navire en déroute, notes volées d'un carnet de bord que l'on consulte, avec la volonté d'un lendemain, une autre circonstance, c'est promis ?

Unknow

Ballet Mécanique

DaDa ! Allez quoi, le mot devait être prononcé, un jour ou l'autre, 
une tocade et un plaisir simple, sans but avoué, du rédacteur.

Novembre, le mois de toutes les audaces ? 
Fugacité des algorithmes qui trébuchent et se perdent dans un désert éclairé par la grâce.
Rappel à l'ordonnancement algébrique, le balllet, oui, celui-même de MM. Murphy & Léger
Pas touche ? Imaginons, en cet instant, le rire amusé et sonore, de l'homme du Perche.
Balayons toute possible sacralisation, ce ballet n'appartient à personne, et surtout pas aux poussiéreux musées. 
Aléatoire, "フ​ラ​グ​マ​ー 1" est la première réponse, rencontre équidistante de la chair et du fruit numérique, un dialogue. Dansons pour fêter celà, "Morgana" est fait pour çà !
"A342585", choisir la bonne carte, ou pas - le dialogue se crispe enfin, la querelle, lutte éternelle, sans issue. "Gohachi" intrigue, décision arbitraire de Veda, puissament conjuguée, renfort de Franck Zappa, appelé à la rescousse, pour la xénochronie d'un vidéogramme :: "euqinacèM".

Historique, mathématiquement sourcé, "o'RAM" pour l'évocation salutaire de Daphné Oram, synchronicité du Ballet.

Les clubbers acidulés désireux d'exalter leur âme sensible, n'ont pas de crainte à avoir, "Electric Circus Factory" est ouvert jour et nuit, altérité d'un jazz, mais, s'il vous plait, pas trop de bruit en sortant, car il serait inélégant de déranger les protagonistes langoureux de "Night of Strangers".
Nul doute n'est permis, l'ouverture de "Randomon : Divertimento Aleatorio" va ravir les hommes de loi belliqueux, Eidon Veda doit immédiatement répondre de ses actes devant la justice, il le fait avec maestria, combinant avec bonheur, percussions marocaines et des sombres pianos, n'ayant de similitudes avec les hommes de loi, que la couleur du costume. 

Novembre, le mois de toutes les audaces !
"Waka Kyōka" nous rapproche un temps, des images, nitrate de cellulose en accélération, secousses, tressaillements cinétiques, chronophotographie spéculative imaginant la possible rencontre de E.J.Marey avec Léger.
"Morgana, alternate take", vous ne trouvez pas que la chaleur monte ...
"Divertimento", mambo hypnotique et terriblement addictif, si Eidon Veda s'en excuse, il ne l'avait pas prévu, nous sommes au regret de l'informer que nous préférons ses qualités d'imprévisibilité. 

Densité extrême, pourrait évidement qualifier et résumer "Ballet Mécanique", mais nous avons oublié d'y ajouter un final millésimé "74", combinaison proustienne, propagation de rhizomes, plaçant l'ensemble dans le constat remarquablement éclatant d'une émulsion homme-machine, éfficacement radieuse !


Empruntés en Mai, en Août, ou en Novembre, certains couloirs méritent, beaucoup plus de vigilance que la simple et étroite promiscuité d'un calendrier.

thierry massard / 25-26 novembre 2022 - 11:30




Eidon Veda is right!

He asks himself the right answer to an excellent question ::
"What kind of music do you make? I would not be able to give a <<sound>> reply"
Let him cleverly ponder, prey to the most extreme and pleasurable (for us) suffering.
Then, let's take the opportunity to stroll through the meandering corridors of a year, almost complete, thanks to three (super) productions, which illustrated it.

Lets go ! I see from here and already the shifting ears, looking away, refusing a lesser and benevolent effort, unable to choose, forgetful of the time that passes, and which will only come back if we ask it, kindly, in triplicate , end of the corridor (meandering), counter number 3.

Let's take the train, that of the happy month of May, aware and certain of being able to compare with other Different trains, quickly jostled (On a runaway train) in our certainties,
mischievous game of fractals that never cease to hypnotize the most devious and the few others passing through.
A groovy rhythm, an accelerating pulse, that of "Mick Robase".
However, we are not fooled, once again "Bo Leroy" tries to mislead us, he succeeds.
Change of amplitude, change of course, silky, "Downtune Ed" and "Vincent" characterize, to perfection, the seriousness of an intense sound adventure. "Toccata", suspended time, a short moment, the inexorability that takes over all of his fingers, infinite dexterity, collorature, the inevitable fall.
Tribute to the sound drippings of Aldo Clementi, lightness (of surface), concerted support and this serious persistent inexorability, Eidon Veda in perfect dissimulation, ambushed.
Guitar, bombs, "Jimi", is it worth ...
Alternative recovery, jostling (again), the "Railroad tracks" certainly do not end on a quay.


Overwhelming torpor, summer enigma, hints of dampness in the eye of Horus, confluent and generative sweating of inexplicable jolts - Let's go through, with a salient line of kohl, Unknow!
Perplexed, irresolute, (Fugelstat) a tragic leap into the unpredictable, that's without taking into account the rules of a game ignored by all, that of a scholarly authority (Unknow) of the act for art, too transgressive than a drawing by Raviola, silence, don't expect more eloquent material. We have to face the facts, Eidon Veda practices mutant and mobile allegory, inventive intentions, characters (Taki to Oshima), aware of placing some traps, unexpected trapdoors, fragile, taut threads to the point of breaking.
"FZ" hits insistently, sensitive formal malaise.
"Armitage" centerpiece, inspired by an anime, half-open shutters, solar radiance, carelessness, the dance step on the lookout, a life-saving bottle in the sea, epileptic mambo that we smash dryly.
The code, the decision-making line, the ample, suggestive dogma, a weakened love,『愛フラジャイル』, an economy of means? Assuredly not, intrinsic confounding reality, deaf to the weakest emotional sentimentality - Providential abstraction, rhythmic mosaic (Gin & miskatonic) a sly everyday become combustible, at any moment.
The lustful eye, the abandonment for those who will be able to wait, Eidon turns away, at the maneuver of a Grundgestalt generator, protean dynamo, oscillator able to install the new growth of a musical genre, dividing critics and aficionados of singular pleasures.
We are there, but relative truce, "Daffodills" has nothing of a blooming flowering, explosive collaboration with his friend Wim, Eidon Veda delivers a new possibility, dark, electric, elastic counterpoint to the traditionally poetic diction of a surprise guest. Mechanized ritournelle (EnGamEnd) premise of a new height, "Hedgehog" has coherent, progressive, narrative writing and, surprise, we almost regret that the track cannot be prolonged and amplified monstrously.

New and final chapter, of a very substantial production.
"Prelude" opens a sequence whose central theme is a poem by Samuel Taylor Coleridge, describing the adventures of a sailor, serving on a sinking ship.
Atmos-feerical strangeness, laconic story in a deep voice, minimal, nostalgic melody, enslaved to the narrator's subject. Paradoxically, "The storm-blast" illustrates an empirical vocal flow and a breathless metronomic suspense. A sumptuous mise en abyme, the loss of all landmarks.
Third part of a sequence closing the album, "Albatross" stretches languidly, on the deck of the ship in rout, notes stolen from a logbook that we consult, with the will of a tomorrow, another circumstance, promise?

Unknow

DaDa! Come on, the word had to be spoken, one day or another,
a fad and a simple pleasure, without avowed aim, of the editor.

November, the month of all daring?
Transience of algorithms that stumble and get lost in a desert lit by grace.
Reminder to algebraic ordering, the balllet, yes, that of MM. Murphy & Leger.
Not touch ? Imagine, at this moment, the amused and sonorous laughter of the man from Argentan.
Let's sweep away any possible sacralization, this ballet does not belong to anyone, and especially not to the dusty museums.
Random, "フ​ラ​グ​マ​ー 1" is the first response, an equidistant meeting of flesh and digital fruit, a dialogue. Let's dance to celebrate, "Morgana" is made for that!
"A342585", choosing the right card, or not - the dialogue finally tenses up, the quarrel, eternal struggle, with no way out. 
"Gohachi" intrigues, arbitrary decision of Veda, powerfully combined, reinforcement of Franck Zappa, called to the rescue, for the xenochrony of a videogram:: "euqinacèM".

Historical, mathematically sourced, "o'RAM" for the salutary evocation of Daphne Oram, synchronicity of the Ballet.

Tangy clubbers wishing to exalt their sensitive souls have nothing to fear, "Electric Circus Factory" is open day and night, alterity of a jazz, but, please, not too much noise in outgoing, because it would be inelegant to disturb the languorous protagonists of "Night of Strangers".
No doubt is allowed, the opening of "Randomon: Divertimento Aleatorio" will delight belligerent lawyers, Eidon Veda must immediately answer for his actions before the courts, he does it with mastery, happily combining Moroccan percussions and dark pianos, having no similarities with the men of law, but the color of the suit.

November, the month of all daring!
"Waka Kyōka" brings us closer to time, images, cellulose nitrate in acceleration, jolts, kinetic thrills, speculative chronophotography imagining the possible encounter of E.J.Marey with Léger.
"Morgana, alternate take", can't you find the heat rising...
"Divertimento", hypnotic and terribly addictive mambo, if Eidon Veda apologizes for it, he had not foreseen it, we regret to inform him that we prefer its qualities of unpredictability.

Extreme density, could obviously qualify and sum up "Mechanical Ballet", but we forgot to add a vintage finish "74", Proustian combination, propagation of rhizomes, placing the whole in the remarkably dazzling report of a man- machine, effectively radiant!


Taken in May, August, or November, some corridors deserve much more vigilance than the simple and narrow promiscuity of a calendar.

Christophe Bailleau & friends :: shooting stars can last


Les notes de réalisation, ne trahissent en rien la réalité, nous sommes bel et bien en présence d'une constellation. Ouvrage choral, compilation stellaire ? Pas pour autant, car "Shooting stars can last" échappe à tous les radars, et le James-Webb Space Telescope est en mesure d'y perdre perpétuellement son latin. Mais alors et enfin, qui sont donc ces étoiles filantes, sinon la guest-list affinée, des amis de Christophe Bailleau, invités à l'hybridation productive de phénomènes sonores, aMute, Paradise Now, A Limb, Célestin Bailleau, Yuri Cardinal, Jules Nerbard, Chris Farrell, Konejo, PRISM, Gavin Vanaest, BENE:LUXE, une parfaite dream team !

Épopée nécessitant un prologue, "Shooting stars can last" ne peut se résumer sinon que par adjectifs successifs dont l'abondance puisse laisser pantois et quelque peu exténué. On essaie ? 

Abondant + surabondant, dense, céleste, dru, efflorescent, excessif, exubérant, fastueux, foisonnant, opulent, plantureux, prolixe, riche, luxuriant, débordant, fécond, considérable, indéfini, acéré, inépuisable, démesuré, extrême, insondable (souvent), fun (in zombieland), luxueux, expansif, intérieur, extérieur, allégorique, solennel, libre, mobile, mutant, expressif, fantasque, flottant, tellurique (gave in), fluctuant, ardent, animé, baroudeur, enthousiaste, effervescent, inappréciable, extravagant, anormal, stupéfiant ... et évidemment, malheureusement momentanément (encore) transcendental.

Abrogation radicale des distances, liberté infinie, ici les choses n'ont plus de détermination naturelle, les soundscapes se heurtent au nanométrique, avec l'intensité d'un simple souffle, les rythmes n'ont de persistance, que par pure évaporation de field recordings, les vocaux (merveilleux) semblent en quête de sens, sentimentaux, éperdus. Vaporisation du corps et l'ionisation de l'air sur leurs dissemblables trajectoires, ces étoiles sont rares, définitivement beaucoup trop rares.

thierry massard / 24 novembre 2022 - 15:55

shooting stars can last / optical sound

The notes of release, in no way betray reality, we are indeed in the presence of a constellation. Choral work, stellar compilation? Not for all, because "Shooting stars can last" escapes all radars, and the James-Webb Space Telescope is able to perpetually ends up confused . But then and finally, who are these shooting stars, if not the refined guest-list, friends of Christophe Bailleau, invited to the productive hybridization of sonic phenomena, aMuteParadise NowA LimbCélestin BailleauYuri Cardinal, Jules NerbardChris FarrellKonejoPRISMGavin VanaestBENE:LUXE, a perfect dream team !

Epic requiring a prologue, "Shooting stars can last" can only be summed up by successive adjectives whose abundance can leave you speechless and somewhat exhausted. We try ?

Abundant + superabundant, dense, celestial, thick, efflorescent, excessive, exuberant, sumptuous, abundant, opulent, lavish, prolific, rich, luxuriant, overflowing, fruitful, considerable, indefinite, sharp, inexhaustible, excessive, extreme, unfathomable (often), fun (in zombieland), luxurious, expansive, interior, exterior, allegorical, solemn, free, mobile, mutant, expressive, whimsical, floating, telluric (gave in), fluctuating, fiery, lively, adventurous, enthusiastic, effervescent, inappreciable, extravagant , abnormal, staggering ... and obviously, unfortunately momentarily (still) transcendental.

Radical abrogation of distances, infinite freedom, here things no longer have a natural determination, soundscapes collide with the nanometric, with the intensity of a simple breath, the rhythms have persistence, only by pure field evaporation recordings, the (wonderful) vocals seem in search of meaning, sentimental, wild. Body vaporization and air ionization on their dissimilar trajectories, these stars are rare, definitely (much) too rare.

Jordane Prestrot :: forte aventure


Jours sombres, envie de mordre ou apathie, qui se croisent, s'entremêlent et se défient.
L'envie soudaine d'y retourner, à Fuerteventura, échanger quelques mots avec Jordane Prestrot.
S'asseoir sur le sable, attendre l'automne en regardant les vagues, découper le temps qui passe en quatre mouvements, ne pas s'en faire, on verra bien. Cette "Forte aventure" est-elle une histoire que l'on raconte ? Une curiosité, un caprice anodin, un geste qui s'étire et s'amplifie (mouvement 1) ou s'agit-il d'une gravité qui prend forme (mouvement 2) et se structure. Une faille, un hiatus. 

Se relever, à regret, marcher sur la plage, regarder la falaise, les rochers, l'ombre qui se dessine par endroits, mouvement (3) inexorable. 
Se retenir, la mer et l'horizon, encore un instant, ne pas se retourner, il n'est plus temps, l'accélération (mouvement 4) et le coup de cymbale.

thierry massard / 23 novembre 2022 - 17:38


Dark days, desire to bite or apathy, which intersect, intertwine and challenge each other.
The sudden desire to go back there, to Fuerteventura, to exchange a few words with Jordane Prestrot.
Sit on the sand, wait for autumn while watching the waves, cut the passing time into four movements, don't worry, we'll see. Is this "Forte aventure" a story that we tell? A curiosity, an insignificant whim, a gesture that stretches and amplifies (mouvement 1) or is it a gravity that takes shape (mouvement 2) and is structured. A fault, a hiatus.

Get up, reluctantly, walk on the beach, look at the cliff, the rocks, the shadow that appears in places, inexorable movement (3).
Holding back, the sea and the horizon, one more moment, not looking back, it's too late, the acceleration (mouvement 4) and the cymbal strike.

GROSSO GADGETTO :: come with me


Sous la glace, un monde étrange et fascinant ! Venez !
Venez claquer des dents, et peut-être tenter de vous enfouir, dans ce trou béant.
Surface ! Ah oui, la bienveillante solidité, la chaleureuse lumière et l'assurance que tout ira bien, peut-être.
"Come with me" ? Répondre à l'invitation d'un monstre, 
oui, GROSSO GADGETTO en est assurément un ! 
Balayant d'un revers ganté (de velours) toute résistance, cette toute première incursion chez nos très chers amis bulgares (mahorka) ne sera pas sans quelques dommages collatéraux et de nombreuses séquelles. Sourire, de façade, un musicien qui triture l'ensemble de nos fascinations pelliculaires, trauma pour les consciences tranquilles. La chasse est ouverte !

Insuffisament rassurés, entrons toutefois dans les bois, pendant que le loup nous y guette, déjà. 
Parcourons les EVP tournoyants (under the ice) dans un air saturé de décomposition organique - Frémissements rythmiques graduels, qui s'imposent - Un préambule. 
Préfigurant une synthèse délicieusement phobique, "High tension" nous entraîne dans un nouveau repaire, celui de l'ouverture des grilles sur un infernal martellement, concassage méthodique et sourd, mélodie en survol, expressionnisme cru, l'aveuglement est total. 
Sommet de beauté trouble, remarquable intensité, maîtrise atmosphérique, "Logical myth", un paroxysme, un cri étouffant qui, bientôt succombe dans son aridité physiologique, glissando de cordes au bord de la rupture, chimères qui chuchottent à votre oreille interne, pulsation croissante, aussi définitive qu'une image qui se heurte indéfiniment aux murs. Magnifique.
Inutile de regarder le titre, nous sommes positivement en territoire interdit, les raisons sont à chercher bien au delà de toute investigation. Amusé par notre candeur, GROSSO GADGETTO n'en a que faire, devenu une abstraction fonctionnelle, soupesant cyniquement nos ultimes convulsions.
Défilement tranquille d'un générique final ? Nous aurions tort d'appréhender "Come with me" en l'état, car 
GROSSO GADGETTO y dévoile un autre talent d'orfèvre, aussi spectaculaire, que délicat, l'engourdissement supersonique. 

Du grand art !

thierry massard / 19 novembre 2022 - 17:43

Come with me / mahorka


Under the ice, a strange and fascinating world! Come !
Come and chatter your teeth, and maybe try to bury yourself in this gaping hole.
Surface ! Ah yes, the benevolent solidity, the warm light and the assurance that everything will be fine, perhaps.
"Come with me"? Answer the invitation of a monster, 
yes, GROSSO GADGETTO is certainly one! 
Sweeping away all resistance with a (velvet) gloved backhand, this very first incursion into our very dear Bulgarian friends (mahorka) will not be without some collateral damage and many consequences. Smile, from the front, a musician who triturates all of our dandruff fascinations, trauma for clear consciences. The hunt is on !

Insufficiently reassured, however, let us enter the woods, while the wolf is already watching us.
Let's go through the spinning EVPs (under the ice) in an air saturated with organic decomposition.
Gradual rhythmic tremors, which impose themselves - A preamble.
Prefiguring a deliciously phobic synthesis, "High tension" leads us into a new lair, that of the opening of the gates on an infernal hammering, methodical and deaf crushing, melody in flight, raw expressionism, the blindness is total.
Summit of troubled beauty, remarkable intensity, atmospheric mastery, "Logical myth", a paroxysm, a suffocating cry which soon succumbs in its physiological aridity, glissando of strings on the verge of breaking, chimeras which whisper to your inner ear, increasing pulsation , as definitive as an image that indefinitely collides with the walls. Wonderful.
No need to look at the title, we are positively in forbidden territory, the reasons are to be sought far beyond any investigation. Amused by our candor, GROSSO GADGETTO has nothing to do with it, having become a functional abstraction, cynically weighing our ultimate convulsions.
Quiet scrolling of final credits? We would be wrong to apprehend "Come with me" as it is, because
GROSSO GADGETTO unveils another goldsmith's talent, as spectacular as delicate, supersonic numbness. 

Great art!

artwork :: Angel Draganov
photo / Max Guy-Joseph




BЯOMO :: no signal - remixed - vol.2



Trahissant, depuis l'automne, le parachèvement du titre original du meilleur (à ce jour) opus du duo BЯOMO, le label Oigovisiones démultiplie les signaux, à l'instar de ce second volet de remixes, parfaite continuité de l'enthousiasmant travail entrepris par la base spatiale, qu'est devenue la ville espagnole de Málaga, reléguant ainsi et désormais, Kourou, Cap Canaveral, Baïkonour ou Kwajalein, au statut peu enviable de musées préhistoriques.

Circonspection absolue, pour THE LACEMAKER, qui ouvre un volume deux avec un inquiétant désert de noirceur stellaire, profondes et multiples dimensions, mais, peut-être, aviez-vous quelque peu oublié le postulat initial de Paloma Peñarrubia & Azael Ferrer, no signal !
Dévoilant une nouvelle arborescence de "Helium 3", CARADUSANTO y assemble une construction sonore mutante dont les rhizomes expansifs semblent se tordre, en se prolongeant indéfiniment.
Si le "no signal" de CLARAGUILAR devient une ombre, un souvenir sepia, un écho métamorphose, le miroir ne tarde pas à être brisé, alchimie d'un passé projeté au dela d'une ligne d'horizon éphémère.
Méthodique et technique, ANIMATEK déroule également "no signal", lui infligeant une puissante accélération, condensant un révélateur technoide.
MURCOF, bien décidé à oublier une ancienne expérience personnelle (Cosmos) malencontreuse, Fernando Corona renoue avec sa propre quintessence, offrant ainsi, à "Radiation", un écrin véritable de joaillerie, luxe particulaire alangui et témoignage du talent, heureusement préservé, de l'hombre de Tijuana.
Que dire de la splendide interprétation conditionnelle de "Copuos" par NACHO ROMÁN, succulentes suspensions et soundscapes raffinés pour une infinitude.
Entrant, à leur tour, en pleine lumière, le trio CRAVAT démontre, une fois encore, que nous sommes désormais en impérative attente d'en avoir toujours plus. Ne tardons pas trop, voulez-vous.
Stricto tempo, rappel à l'ordre, obligeamment référents à une abstraction aussi attentive que terriblement définitive, CRUHDA et FLOW LAB KID délivrent et accentuent les affres monstrueux de "Military space". Un tour de force en retenue, aussi implacable que sombre et ardemment menacant. Impressionnants ! Prosélytisme, les radiations de YLIA, sont aussi contagieuses que nulle vaccin ou capsule d'iode ne puissent en venir à bout.

Tenter de fuir ce volume 2 est aussi improbable que parfaitement inutile et vain.

thierry massard / 16 novembre 2022 - 14:41



no signal
no signal / nocoVision review

Traicionando, desde la caída, la finalización del título original de la mejor (hasta la fecha) obra del dúo BЯOMO, el sello Oigovisiones multiplica las señales, como esta segunda parte de remixes, perfecta continuidad del apasionante trabajo emprendido por la base espacial, que ahora se ha convertido en la ciudad española de Málaga, relegando ahora a Kourou, Cabo Cañaveral, Baïkonour o Kwajalein, al poco envidiable estatus de museos prehistóricos.

Absoluta circunspección, para THE LACEMAKER, que abre el volumen dos con un inquietante desierto de oscuridad estelar, profunda y multidimensional, pero, quizás, se te había olvidado un poco el postulado inicial de Paloma Peñarrubia & Azael Ferrer, no signal !
Revelando una nueva arborescencia de "Helio 3", CARADUSANTO ensambla allí una construcción sonora mutante cuyos rizomas expansivos parecen retorcerse, extendiéndose indefinidamente.
Si el "no signal" de CLARAGUILAR se convierte en sombra, memoria sepia, eco metamorfoseado, el espejo pronto se romperá, la alquimia de un pasado proyectado más allá de una efímera línea de horizonte.
Metódico y técnico, ANIMATEK también despliega "sin señal", infligiéndole una poderosa aceleración, condensando un revelador technoid.
MURCOF, decidido a olvidar una vieja experiencia personal desafortunada (Cosmos), Fernando Corona reencuentra con su propia quintaesencia, ofreciendo así, a "Radiación", un verdadero joyero, lánguido lujo particulado y testimonio del talento, afortunadamente conservado, del hombre de tijuana.
Qué decir de la espléndida interpretación condicional de "Copuos" de NACHO ROMÁN, suculentas suspensiones y refinados paisajes sonoros para una infinidad.
Entrando, a su vez, a plena luz, el trío CRAVAT demuestra, una vez más, que ahora estamos a la espera imperiosa de tener cada vez más. No nos demoremos mucho, por favor.
Stricto tempo, llamada al orden, refiriéndose amablemente a una abstracción tan atenta como terriblemente definitiva, CRUHDA y FLOW LAB KID entregan y acentúan las angustias monstruosas del "Military space". Un tour de force en moderación, tan implacable como oscuro y ardientemente amenazante. ¡Impresionante! El proselitismo, las radiaciones de YLIA, son tan contagiosas como ninguna vacuna o cápsula de yodo puede superar.

Intentar huir de este volumen 2 es tan improbable como perfectamente inútil y vano.

(( traducción de google ... ))

MURCOF
CRAVAT
CRUHDA
YLIA

Javier Piñango :: I.R.REAL 10


Attendre (patiemment ?) cette dixième référence des travaux génériques et solitaires, de Javier Piñango, afin d'en livrer un point du vue aussi subjectif que possible, est évidemment extrêmement préjudiciable à la crédibilité de ces lieux d'investigations où le verbe, ses sujets et ses compléments sont rois. 
Dire pourtant que nous n'avions pas une écoute attentive pour les travaux du madrilène, serait également asséner une contre-vérité, faite de cette prudente et déférente distance, à l'égard d'un hyper musicien et protagoniste de premier plan, de l'intensité et l'avant garde sonore hispanique, depuis plusieurs décennies.


Madrid, épicentre d'un I.R.REAL 10, ou plus exactement la relation singulière que peut entretenir Javier Piñango avec la cité de l'ours et l'arbousier. Tel pourrait être, probablement, le raccourci maladroit d'un rapide survol s'il n'était nécessaire de convoquer, au plus tôt, cette célèbre image des deux poings et des phalanges tatouées d'un Robert Mitchum, dans "la nuit du chasseur" - Love & Hate, une très étrange émulsion, probablement plus opportune pour aborder ce vibrant uppercut sonore.

Mais alors ? La balade bucolique d'un amoureux transi ? Foutaises ! Que nenni ! 
"Nave de Motores" remet immédiatement les pendules à l'heure. 
Javier Piñango n'en a que faire, de ces naïvetés romanesques et touristiques, convenues, empruntant des chemins où la répulsion fait face à la violence affective la plus passionnelle - Théâtre d'une collision frontale d'un esprit en mouvement avec la matière (Estacion de Pacifico) - Sensation et perspectives atmosphériques de la solidification d'un écho de particules (Estacion de Atocha) - la confrontation est aussi intense que dévorante.
Bienvenue à l'hotel Mediodiá, ou ce qu'il en reste, errance conglomérat de particules poussiéreuses, un ersatz spectral. 
La "Plaza de la Santa Cruz" n'en est, pas plus, un havre de réconfort, sentiments confus et frémissants, intuitions tourmentées. Abstraction spéculative pour "viaducto", chuchotis convulsifs pour "Ópera I Caños del Peral", " la cité est littéralement atomisée (callao) par une conjugaison d'artifices issus d'une mémoire séquentielle - Dévastation sentimentale. 
Une mémoire, un lieu, un instant improvisé (parfois) et la nécessité de poursuivre, d'écrire encore, une histoire personnelle (Plaza de la Guardia de corps). 
Victoire inconditionnelle de Piñango sur l'élément matriciel, "Frontón beti jai / Marqués de Riscal" marque toutefois un soubresaut de réponse, dialogue capiteux, concert exaltant de voix devenues des signaux cryptés. 
"Estación de Chamberi", nous sommes désormais au bord de l'étouffement, suffocation fatale, ensevelis.
"Canal de Isabel II / Depósito Santa Engracia" atteint un nouveau paroxysme, spectaculaire crescendo, silence des pas. 
"Cuatro Caminos" se dérobe, momentanément, un landscape interdit, glissando fantomatique.
Souffle suspendu, inerte, cristallisation monocorde, "Azca / Túneles" dévore la solitude de l'âme, son humanité, assemblage neuronal impossible de la pierre et de la pensée, errance. 
Décortiquant un à un les agrégats de cet affrontement, Javier Piñango laisse entrevoir un flot (Canal Isabel II / Depósito Plaza de Castilla), une compression soudaine, étrange architecture fluctuante à l'image du remarquable visuel de couverture, signé par l'influente Almudena Villar
"Estación de Chamartín" grondante allégorie circulaire et "Cuatro Torres" qui referme l'ouvrage, interrogent les observateurs, pantois, que nous sommes, Madrid en filigrane, Javier Piñango ordonnateur d'un nouveau champ de conscience de la cité ?

Phénoménal !

thierry massard / 14 novembre 2022 - 12:21



Waiting (patiently?) for this tenth reference to the generic and solitary works of Javier Piñango, in order to deliver the most subjective point of view possible, is obviously extremely detrimental to the credibility of this place of research where the verb, its subjects and its complements are kings.
To say, however, that we do not listen carefully to the works of the Madrilenian, would also be a lie, fabricated from this careful and deferential distance, with regard to a hyper-musician and main protagonist, of intensity and the vanguard of Hispanic sound, for several decades.

Madrid, epicenter of an I.R.REAL 10, or more exactly the unique relationship that Javier Piñango can have with the city of bears and strawberry trees. Such could undoubtedly be the uncomfortable shortcut of a quick review, if it were not necessary to evoke, as quickly as possible, this famous image of the two fists and the tattooed knuckles of a Robert Mitchum, in "the night of the hunter" - Love & Hate, a very odd one, arguably more appropriate to tackle that vibrant sonic uppercut.

But then ? The bucolic walk of a frozen lover? Foutaises! Nope!
"Nave de Motores" immediately sets the record straight.
Javier Piñango has nothing to do with these conventional, romantic and touristic naïves, taking paths where repulsion is confronted with the most passionate affective violence - Theater of frontal collision of a moving spirit with matter (Estation Pacifico) - Sensation and perspectives atmospheric images of the solidification of an echo of particles (Estación Atocha) - the confrontation is as intense as it is devouring.
Welcome to Hotel Mediodiá, or what's left of it, a wandering conglomeration of dust particles, a spectral substitute.
The "Plaza de la Santa Cruz" is no longer a haven of comfort, of confused and shaken feelings, of tormented intuitions. Speculative abstraction for “Viaducto”, convulsive murmurs for “Ópera I Caños del Peral”, the city is literally atomized (Callao) by a combination of artifices resulting from a sequential memory - Sentimental devastation.
A memory, a place, an improvised moment (sometimes) and the need to continue, to rewrite a personal story (Plaza de la Guardia de corps).
Piñango's unconditional victory over the parent element, "Frontón beti jai / Marqués de Riscal", nevertheless marks a burst of response, an intoxicating dialogue, a stimulating concert of voices that have become encrypted signals.
"Chamberi Station", we are now on the verge of suffocation, mortal asphyxiation, buried.
"Canal de Isabel II / Depósito Santa Engracia" reaches a new climax, spectacular crescendo, silence of footsteps.
"Cuatro Caminos" escapes, momentarily, from a forbidden landscape, from a ghostly glissando.
Suspended breathing, inert and monotonous crystallization, "Azca/Tunnels" devours the solitude of the soul, its humanity, an impossible neural assembly of stone and thought, wandering.
Dissecting the aggregates of this confrontation one by one, Javier Piñango alludes to a flood (Canal Isabel II / Plaza de Castilla Depósito), a sudden compression, a strange fluctuating architecture like the remarkable visual cover, signed by the influential Almudena Villar.
"Station Chamartín" a resounding circular allegory and "Cuatro Torres" which closes the work, question the amazed observers that we are, Madrid in the background, Javier Piñango ordering a new field of consciousness of his city ?

Phenomenal !



Daniel Avery :: ultra truth


ultra truth ? ... qui peut ultra le prétendre ? Autre débat, et très amusante perspective.

Puissant satellite autour d'une quintessence et un épiphénomène "lone swordsman" dont nous souhaitons ne pas nous écarter, Daniel Avery s'offre une magnifique ouverture (new faith) et un album, sans faille.

Luxuriante réalisation, réservé uniquement aux seuls praticiens de l'addiction contemplative numérisée (wall of sleep et suivants ... ) Daniel Avery dénonce irrémédiablement nos mots par sa subjective et "ultra" vérité - conscients ? - un must have ! 

thierry massard / 6 novembre 2022 - 00:00

ultra truth  

ultra truth... who can ultra claim it? Another debate, and a very amusing perspective.

Powerful satellite around a quintessence and an epiphenomenon "lone swordsman" from which we wish not deviate, Daniel Avery offers himself a magnificent opening (new faith) and an album, without fault.

Luxuriant release, reserved only for practitioners of digitized contemplative addiction (wall of sleep and followers ) ... Daniel Avery irremediably denounces our words with his "ultra" subjective own truth - aware ? - a must have!

Arovane & Taylor Deupree :: skal_ghost



Sommet, cette première rencontre et collaboration de Uwe Zahn (Arovane) avec l'incontestable parrain de l'ambient new-yorkais, Taylor Deupree, mérite, évidemment, beaucoup plus qu'une simple curiosité de circonstance. Qui dit sommet, dit logiquement plateforme commune où viennent se confronter les visions singulières des protagonistes, leurs désaccords, leurs convergences et leurs perspectives communes, pour enfin raturer quelques traités, socles d'une gouvernance, préfigurant un cycle et de futurs sommets.
Arovane et Taylor Deupree n'échappent pas à cette règle, en décidant la mise en commun constructive de leurs sources issues de leur travaux respectifs sur un synthétiseur C15 de la société berlinoise Nonlinear Labs.

Sommet, Skal_Ghost en est un, fruit d'une ascension encordée, nourrie de ces microscopiques particules humides, dont l'opacité révèle une brume spectrale et des perles d'une pluie qui ne dit pas son nom, à moins que ce ne soit la simple et juste analyse méthodique d'un ... processus illusoire - légère gêne.

thierry massard / 5 novembre 2022 - 18:30


Summit, this first meeting and collaboration of Uwe Zahn (Arovane) with the undeniable godfather of the New York ambient, Taylor Deupree, obviously deserves much more than a simple curiosity of circumstance. Who says summit, logically says common platform where come to confront the singular visions of the protagonists, their disagreements, their convergences and their common perspectives, to finally cross out some treaties, bases of a governance, prefiguring a cycle and future summits.Arovane and Taylor Deupree are no exception to this rule, by deciding to constructively pool their sources from their respective work on a C15 synthesizer from the Berlin company Nonlinear Labs.

Summit, Skal_Ghost is one of them, fruit of a roped ascent, nourished by these microscopic wet particles, whose opacity reveals a spectral mist and pearls of a rain which does not say its name, unless it is the simple and fair methodical analysis of a ... illusory process - slight embarrassment.

KRGKGM :: fossora


Brume crépusculaire, éclairage affleurant, épousant les lourdes volutes d'un décor expressionniste, soudainement luminescent. 

Modelling 3D d'une neoréalité encore incertaine, Fossora semble sorti d'un théâtre de miroirs, de faux-semblants. 
Production et écriture mainstream, d'où émergent les très réussis "gravedigger" et une magnifique "lamentation", ritualisants quelques sombres desseins. KRGKGM signe un pacte de sang numérique.

thierry massard / 30 octobre 2022 - 17:47

Twilight mist, flush lighting, marrying the heavy scrolls of an expressionist decor, suddenly luminescent.

3D modeling of a still uncertain neo-reality, Fossora seems to have come out of a theater of mirrors, of pretense. 
Mainstream production and writing, from which emerge the very successful "gravedigger" and a magnificent "lamentation", ritualizing some dark designs. KRGKGM signs a digital blood pact.

Pete Swinton :: untitled


Juge et partie ?
Couper court / le signifié et le signifiant ? no way baby !

Pete Swinton est un musicien détaché ! 
Puissament plus rapide et plus complexe qu'une simple image, une apparence.
Écrivain, laborantin, expert d'une écriture sonore qui s'inscrit dans une continuité, saisissantes fractures, saisissantes saillies sonores que seuls, quelques-uns d'entre-nous, puissent opportunément apprécier et, peut-être, comprendre à leur juste mesure.
Quel peut-être le quotidien de Pete Swinton ?  Une énigme ? 
Oui ! C'en est une ! Sans réponse - Production pléthorique ? Oui ! Mais encore ? Mais alors ? 
Comprendre ! Ou tenter de le faire. Envisager le cheminement, l'accélération de l'instant, et canaliser l'intelligence d'un label, opportunément conscient d'une écriture qui refuse de s'inscrire dans un horaire gradué ? Merci ! Enfin, nous avançons. Quel bonheur de savoir, de sentir, enfin, une approche consciente, détachée du mot (pour le dire), d'une fulgurance. 
Pete Swinton est définitivement et terriblement Insanbient.

Untitled, autrement dit, déja l'aprés, à peine le temps d'en conclure, que se profile notre envie d'en découdre avec une autre histoire, demain ? Oui ! C'est promis ! 

thierry massard / 29 octobre 2022 - 02:48


Judge and party?
Cut short / the signified and the signifier ? no way baby!

Pete Swinton is a detached musician! 
Powerfully faster and complex than just an image, an appearance.
Writer, laboratory technician, expert in a sound writing that is part of a continuity, striking fractures, striking sound protrusions that only a few of us can opportunely appreciate and, perhaps, understand to their true extent .
What can Pete Swinton's daily life be like? A riddle ? 
Yes ! It is! No answer - Overproduction? Yes ! But still ? But then ?
Understand ! Or attempt to do so. Consider the journey, the acceleration of the moment, and channel the intelligence of a label, opportunely aware of a writing that refuses to fit into a graduated schedule? 
Thanks ! Finally, we are moving forward. What happiness to know, to feel, finally, a conscious approach, detached from the word (to say it), from a flash.
Pete Swinton is terribly and definitively Insanbient.

Untitled, in other words, already after, barely time to conclude, what is looming our desire to do battle with another story, tomorrow? Yes ! Promise !

MOIN :: paste


Dire que nous (vous) avions succombé au discret assaut du MOIN EP de février 2021, est une évidence.
Dire que MOOT! était une parfaite réussite, est aussi une évidence.
Dire que le mot "évidence" qualifie le précieux travail de Moin, en est effectivement une.

Crossover inspiré, entre noirceur dominante, acquise aux alchimistes claviéristes, et profond scepticisme devant un ènième et possible retour d'une formule instrumentale plus traditionnelle, plus classique, Moin n'en a pas grand chose à faire. Inspirés ! 

Nouvel et second opus, Paste danse sur un fil, accrobaties exploratrices et décomplexées. 
Ne pas subir de dogme ... Mieux ! S'en moquer ouvertement, sans oublier d'en extraire le meilleur, 
à toutes fins utiles.
Si Paste pourrait paraître funestement opportuniste, Paste pourrait aussi, tout aussi certainement, 
incarner brillamment, un nouvel et rassurant espoir.

thierry massard / 28 octobre 2022 - 11:41

Paste
Moot ! / nocoVision review

To say that we (you) had succumbed to the discreet assaults of the February 2021 MOIN EP is obvious.
To say that MOOT! was a perfect success, is also a no-brainer.
To say that the word "evidence" qualifies the precious work of Moin, is indeed one.

Inspired crossover, between dominant obscurity, acquired by alchemist keyboardists, and deep skepticism in front of yet another and possible return of a more traditional, more classic instrumental formula, Moin doesn't care. Inspired!

Second and new opus, Paste is dancing on a wire, exploratory and uninhibited acrobatics. 
Do not submit dogma ... Better ! Make fun of it openly, without forgetting to make the best of it, 
for all practical purposes.
If Paste may seem fatally opportunistic, Paste could also, just as certainly, brilliantly embody a new and reassuring hope.

Jean-Michel Jarre :: oxymore

Les amis, de votre serviteur, le savent, qui s'amusent régulièrement de ma profonde aversion pour le guignolo de service - Longtemps, il a fallu partager, avec moi-même, ce sentiment diffus et les amicaux sarcasmes "toi, qui aime tant la musique électronique, tu dois adorer JMJ ...". Misanthropie de synthèse.

Solitude bougonne, refutant tout principe d'une hypothétique réhabilitation, jusqu'au jour, incertain, où Guignolo acceptera (enfin) de dévoiler publiquement qu'il n'est pas l'illustre concepteur de la fameuse "harpe laser", rendant ainsi au génial Szajner ce qui est à Szajner. Entertainer protéiforme de masse et de premier plan, homme d'affaires aguerri, trustant les lieux publics, qui n'avaient rien demandé, la carrière planétaire de Jarre fut longtemps un parcours étoilé, sans faute, abreuvant de ses niaiseries preset, un public incrédule, pensant être en face d'un pur génie synthétique. Il a fallu attendre, attendre longtemps. 

L'embellie survint le 21 octobre 2015, sous la remarquable plume d'un journaliste, Stéphane Davet, et un article pour Le Monde, très justement intitulé "Jean-Michel Jarre : histoire d'une imposture". Je n'étais plus seul.

Parvenu au sommet de la pyramide de Maslow, Guignolo, fort de son passé de stagiaire au GRM, tente désormais de s'inventer une position statutaire. Collectionnant les collaborations équivoques, le plus souvent avec des seconds couteaux, trop heureux de l'aubaine, pour se redorer le blason, notre génie synthétique s'attaque désormais à l'un des deux papas de l'electroacoustique concrète, Pierre Henry.

Casque sur les oreilles, de peur de devoir entendre : "Ah ! Enfin, tu adores JMJ ..." , nous voici donc à tenter d'être le plus objectif possible devant l'excellement intitulé Oxymore. Fort heureusement, l'attente n'est pas aussi longue. Prétexte absolu à de sempiternelles et coutumières "niaiseries", Jarre, plus modeste que jamais ... s'empresse de planter le décor, dès ouverture de l'opercule "Agora" et son sample cramoisi "Pie-Pier-Pierre Henry ...". 

Magnifiquement produit, le reste est effectivement ... un oxymore. Show must go on !

thierry massard / 24 octobre 2022 - 10:34

The friends of yours truly know this, who regularly make fun of my deep aversion for the service guignolo - For a long time, I had to share, with myself, this diffuse feeling and the friendly sarcasms "you, who love electronic music so much, you must love JMJ...". Synthetic misanthropy.

Solitude grumbles, refuting any principle of a hypothetical rehabilitation, until the day, uncertain, when Guignolo will agree (finally) to reveal publicly that he is not the illustrious designer of the famous "laser harp", thus making the awesome Szajner what's up to Szajner. A protean mass and leading entertainer, a seasoned businessman, monopolizing public places, which had asked for nothing, Jarre's planetary career was for a long time a starry career, without fail, watering down his preset nonsense, an incredulous public , thinking to be in front of a pure synthetic genius. We had to wait, wait a long time.

The improvement occurred on October 21, 2015, under the remarkable pen of a journalist, Stéphane Davet, and an article for Le Monde, aptly titled "Jean-Michel Jarre: story of an imposture". I was no longer alone.

Having reached the top of Maslow's pyramid, Guignolo, with his past as a trainee at the GRM, is now trying to invent a statutory position. Collecting equivocal collaborations, most often with sidekicks, too happy with the windfall, to restore their image, our synthetic genius is now attacking one of the two fathers of concrete electroacoustics, Pierre Henry.

Headphones on, for fear of having to hear: "Ah! Finally, you love JMJ...", here we are, therefore, trying to be as objective as possible in front of the excellently titled Oxymore. Fortunately, the wait is not that long. Absolute pretext for endless and customary "silliness", Jarre, more modest than ever ... hastens to set the scene, as soon as the track "Agora" opens and its crimson sample "Pie-Pier-Pierre Henry .. .". 

Beautifully produced, the rest is indeed ... an oxymoron. Show must go on !

Antonella Eye Porcelluzzi et Jan Kruml :: rome wasn't built in a day


2022 ? Année faste pour Antonella Eye Porcelluzzi, à l'instar de nombreuses productions et riches collaborations. 
2022 ? Annus horribilis pour l'Italie, en proie, à nouveau, avec ses funestes démons et en détestable défiance pour son génie singulier. Rapide détour par Prague, et opportune rencontre avec l'oeil sonore de Jan Kruml, pour un survol géostationnaire, scutrateur, et attentif aux humeurs du Colisée.

Rome ne s'est, effectivement, pas construite en une seule journée. 

Adaptation du Tao Te Ching, (livre de la Voie et de la Vertu) de Lao-Tse, "Semplicità senza nome" nous emporte dans une bien étrange et délicate émulsion provisoire. Sonorité et résonance des mots, frontière, en filigrane, entre poésie sonore et chant, Antonella Eye Porcelluzzi nous gratifiant d'une langue maternelle, qui lui sied à merveille, tandis que Jan Kruml tisse une surface subtile, réverbération atmosphérique d'un xylophone détaché, remous ondulatoires sensibles, dont la destination est hypnotique, délicieusement instable.
Transmission et climat anxyogène, "Radioexorcisymphony", seconde phase d'un single, qui appelle une suite conséquente, interférences, les evp (electronic voice phenomenas) de Kruml, sombres soundscapes cut-ups, presages d'une tension immédiatement palpable, les cris enfouis, bayonnés, et cette latence d'une imminente clameur, enfin libératrice. Inquiétante attente ...

thierry massard / 23 octobre 2022 - 12:04

Rome wasn't built in a day / caos records

2022 ? Un anno prospero per Antonella Eye Porcelluzzi, come tante produzioni e ricche collaborazioni.

2022 ? Annus horribilis per l'Italia, di nuovo in preda ai suoi disastri demoni e in detestabile diffidenza per il suo singolare genio. Rapida deviazione a Praga, e puntuale incontro con l'occhio sonoro di Jan Kruml, per un volo geostazionario, scrutatore, attento agli umori del Colosseo.

Roma infatti non fu costruita in un solo giorno.

Adattamento del Tao Te Ching, (libro della Via e della Virtù) di Lao-Tse, "Semplicità senza nome" ci porta in un'emulsione temporanea molto strana e delicata. Sonorità e risonanza delle parole, confine, in filigrana, tra poesia sonora e canto, Antonella Eye Porcelluzzi ci gratifica con una lingua madre, che le si addice perfettamente, mentre Jan Kruml tesse una superficie sottile, riverbero atmosferico di uno xilofono distaccato, vortici ondulatori sensibili , la cui destinazione è ipnotica, deliziosamente instabile.

Trasmissione e clima inquietante, "Radioexorcisymphony", seconda fase di un single, che prevede un seguito sostanziale, le interferenze, gli evp (fenomeni vocali elettronici) di Kruml), i paesaggi sonori oscuri cut-ups, i presagi di una tensione immediatamente palpabile, le urla sepolto, baionato, e questa latenza di un clamore imminente, finalmente liberatoria. Aspetta preoccupante...

(Google translation)

Burial :: streetlands EP


Excellente nouvelle ! William Bevan va un peu mieux ...
Il faut dire que nous étions, quelque peu, inquiets, à l'instar du néanmoins remarquable Antidawn, du début d'année, qui tenait, effectivement, toutes les promesses, d'une très (très) hypothétique aube à venir.

Embellie très relative, Burial va mieux, et le fait savoir, avec ce EP kingsize qui renoue avec des soundscapes moins définitifs. Décidé à sortir d'une (certes magnifique) impasse, objet théorique d'un possible achévement, comme seuls quelques rares investigateurs (John Cale et son génial Music for a new society ...) sont parvenus à atteindre, au mépris de tout instinct créatif de conservation. 

Apanage des temps mornes, âpres et sordidement sombres, Streetlands, dès ouverture, en fait largement témoignage, à travers l'ample écho de "Hospital chapel", belle incarnation d'une froide solitude où les nappes atmosphériques ne rencontrent qu'un néant sensoriel, habité des stigmates d'une humanité disparue.

Souffle vital de présence, "Streetlands" semble redonner vie ou évoquer quelques souvenirs, vocalises asservies, éthérées, rumeurs lointaines, sanctuaire aux proportions monstrueuses, mélodies spectrales d'une beauté à couper le souffle, neoréalité amarrée aux cliquetis récurrent des chaînes. Nous savons pourquoi, nous sommes restés fidèles à ces lieux depuis 2005.

Si Exokind précise une possible démonstration, elle est celle d'une longue et incertaine convalescence. Délicates et multiples tentatives de se reconfigurer enfin une identité ("you're one of us"). Somptueux exercice sans compromis, appelant à sa rescousse des dialogues égarés ("excuse me, i'm lost") , "Exokind" est un track réflexif, introspectif, insaisissable expérimentation augurant d'un futur rédempteur, enfin, nous l'espérons.

thierry massard / 21 octobre 2022 - 15:31


Excellent news ! William Bevan is a little better...
It must be said that we were somewhat worried, like the nevertheless remarkable Antidawn, at the start of the year, which indeed kept all the promises of a very (very) hypothetical "dawn" to come.

Very relative improvement, Burial is getting better, and makes it known, with this kingsize EP which reconnects with less definitive soundscapes. Determined to get out of a (admittedly magnificent) impasse, theoretical object of a possible completion, as only a few rare investigators (John Cale and his brilliant Music for a new society ...) have managed to reach, in defiance of all creative instinct of conservation.

A prerogative of dreary, bitter and sordidly dark times, Streetlands, from the opening, largely bears witness, through the ample echo of "Hospital chapel", a beautiful incarnation of a cold solitude where the atmospheric layers meet only a sensory nothingness, inhabited by the stigmata of a vanished humanity.

Vital breath of presence, "Streetlands" seems to revive or evoke some memories, enslaved, ethereal vocalizations, distant rumours, sanctuary of monstrous proportions, spectral melodies of breathtaking beauty, neoreality moored to the recurrent clanking of chains. We know why, we have remained faithful to these places since 2005.

If "Exokind" specifies a possible demonstration, it is that of a long and uncertain convalescence. Delicate and multiple attempts to finally reconfigure an identity ("you're one of us"). A sumptuous exercise without compromise, calling to its rescue from misguided dialogues ("excuse me, I'm lost"), "Exokind" is a reflective, introspective, elusive track of experimentation auguring a redeeming future, finally, we hope so.