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BЯOMO :: no signal - remixed - vol.1


En annonçant ce "Vol.1" le visionnaire label Oigovisiones annonce immédiatement la couleur. La relecture du NO SIGNAL de BЯOMO, par une très fine selection d'alchimistes sonores, ne se fera surtout pas en catimini. L'événement est évidemment d'importance, d'autant plus, pour celles et ceux qui firent de cet album majeur, une luminescence intergalactique dans la relative et prégnante obscurité de l'année 2020.

Générique d'une possible saga, "copuos" donne le ton, travail salutaire d'étirement de la part de SONAE, qui oblige à la mesure d'une situation et au recours à toute l'attention nécessaire, un nouveau, mais mystérieux voyage en terres reconnues.

Reconsidérant une gravité de circonstance, "no signal" s'enflamme de l'acidité IDM de BURDEOS, un exercice puissamment stylisé et remarquablement domestiqué.

Tout en apparente retenue initiale, en affleurements vocaux, "golden race" franchit une étape nouvelle, propulsé en exo vitesse, fouetté à la gravache acérée de DODE, exaltation des sens promis aux sensations grisantes.

Cérémonieuse, IVANKOVÀ éclaire, en toute pénombre, le solennel "no gravity" devenu désormais un hymne de ferveur, aux confins de pires tourments séraphiques. Le céleste n'est plus un domaine réservé.

NICROMA ne fait pas dans la dentelle, confirmant que cet espace n'est pas celui des couchers de soleil romantiques, zébrant le ciel de "military space" d'une multitude d'instants aussi définitifs que la haine d'un autre soi - glaçant.

Si Israel Criado Martin, aka ERINAQ, survolte intensément et crispe, tout aussi intensément "radiation",  il y instille les insidueuses conséquences d'un tempo de basse, sourd décompte de l'inéluctable prolifération.

Second, et tout aussi savant ré-éclairage de "golden race" par PIRÁMIDE, le track s'infuse, pris de soudainement de transes inéffables, convulsions métronomiques en parfaite lévitation.

Qui a peur du dancefloor ? Surtout pas BEATLOVE, qui nous conjugue l'adn évanescent de "Helium3" avec l'éclat des facéties d'un isotope en quête de ses âmes soeur triangulaires - danse nanométrique en suspension.

Refermant cette version "bold" d'un ouvrage de très haute tenue, le "copuos" de LOST TWIN choisit la sombre et ultime dissolution, comme possible alternative. Final aussi ample et élégant, que le nécessite cette brillante, et primale, excroissance d'un astre précieux.

thierry massard / 7 octobre 2022 - 18:58

no signal - remixed - vol.1  /
no signal
no signal / nocoVision review 

Al anunciar este "Volume 1", el visionaria label Oigovisiones anuncia inmediatamente el color. La relectura de NO SIGNAL de BЯOMO, por parte de una muy significativa selección de alquimistas del sonido, no se hará ciertamente a escondidas. El evento es obviamente de importancia, aún más, para quienes hicieron este gran álbum, una luminiscencia intergaláctica en la relativa y preñada oscuridad del año 2020.

Genérico de una posible saga, "copuos" marca la pauta, saludable trabajo de estiramiento por parte de SONAE, que obliga a medir una situación y recurrir a toda la atención necesaria, un nuevo, pero misterioso viaje en tierras reconocidas.

Reconsiderando una gravedad de circunstancia, "no signal" se enciende con la acidez IDM de BURDEOS, un ejercicio poderosamente estilizado y notablemente domesticado.

Todo en aparente mesura inicial, en afloramientos vocales, "golden race" atraviesa una nueva etapa, propulsada a exovelocidad, azotada con el cortante gravache del DODE, exaltación de los sentidos prometida a sensaciones embriagantes.

Ceremonioso, IVANKOVÀ ilumina, en toda oscuridad, el solemne "no gravity" convertido ahora en un himno de fervor, al borde de los peores tormentos seráficos. Lo celestial ya no es un dominio reservado.

NICROMA no hace encajes, confirmando que este espacio no es el de los atardeceres románticos, rayando el cielo del “military space” con multitud de momentos tan definitivos como el odio a otro autoescalofriante.

Si Israel Criado Martín, alias ERINAQ, surge y tensa intensamente, igual de intensamente "radiation", le infunde las consecuencias insidiosas de un tempo bajo, cuenta regresiva sorda de la inevitable proliferación.

En segundo lugar, y como hábil reiluminación de "golden race" de PIRÁMIDE, la pista se infunde, súbitamente tomada por trances inefables, convulsiones metronómicas en perfecta levitación.

¿Quién le teme a el dancefloor? Especialmente BEATLOVE, que combina el adn evanescente de "Helium3" con el brillo de las bromas de un isótopo en busca de sus almas gemelas triangulares: una danza nanométrica en suspensión.

Cerrando esta versión "bold" de una obra de altísima calidad, los "copuos" de LOST TWIN optan por la oscura y definitiva disolución, como posible alternativa. Final tan amplio y elegante como requiere este brillante y primitivo retoño de una preciosa estrella.

(( traducción de google ))

SONAE
DODE
ERINAQ

TESLARADIO :: Grains - remixes & visuals


De l'aveu initial de Chinowski Garachana aka TESLARADIO, lors de la réalisation de l'album original, en janvier 2021, pour le label Sevenpidia Records, "Grains" est "un orchestre sans musiciens, un flux sans racines, un résultat sans cause - La synthèse granulaire comme origine des espèces ..." - Dont acte !

Nécessaire et indispensable lecture mutante, ou à l'orée d'une métamorphose en cours, ces GRAINS - remixes & visuals sont la démonstration que l'intangible n'en est pas, pour autant, synonyme de pétrification cellulaire, bien au contraire ! Aspérités protéiformes, vous voici donc invitées à la transfiguration. Nous pouvons nous réjouir d'être également convié avec celles-ci.

12 "remixes" et pas moins de 10 "visuals", dont nous tairons le contenu afin de vous en laisser la juste primeur, constituent un ouvrage dont le contenant a été, une fois encore, envisagé avec la plus rigoureuse méticulosité créative par The Lacemaker. Cette prometteuse granularité n'en attendait pas moins.

Espace clos, aux proportions spectaculaires, Elektronishes labor invite immédiatement Dode Carmenismo à la pratique d'un savant contrepied atmosphérique, probablement intentionnel, car l'approche de ces particules en suspension, nécessite la plus grande prudence.

Pièce maitresse, les Glitches of capitalism prennent la distance, Caradusanto leur infligeant une impatience rythmique sentencieuse dont les mirages de field recordings s'évaporent dans une densité tumultueuse, magma abrasif. Domestication délibérée, Beatlove revisite à nouveau Elektronishes labor d'un tempo technoïd à la litanie vocale désabusée. 

Si Grooverment's colapse permet à notre ami (de longue date) Angel Galán une ciselure fulgurante et tranchante, celle-ci dialogue avec l'essentiel. Épris de ces grains d'espérance (Hope) Structweird réussit la délicate alchimie d'une harmonisation stupéfiante à la beauté éphémère et intense. 

Afin que les capsules de Isolierte, enveloppes de verre dont le tintement démontrait la déchirante solitude (les ampoules sont toujours seules) il convient que le très talentueux JL Amores leur donne l'éclat de quelques notes d'un piano pourtant désabusé, repli d'espoir. Mécanique et syncopé, Langsame normalität a la mélancolie âprement refusée par Ultraslow Chinowski & Erinaq, émotion raisonnée par un réel sans compromis. S'il faut un nouvel espoir (New hope) Linalab le contorsionne, drones abandonnés, sans but, illusoires. Affecté, Cravat orchestre Meme viral dans une maestria vocale à l'amplitude céleste, myriade d'un darkage concomitant, Icare déjouant indéniablement de nombreux pièges. 

Point d'orgue fantastiquement réjouissant, Morphogenesis de Lévar, jouit ici d'une intelligente dimension structurelle qui ignore ni la rectitude du propos, ni son éminente propulsion. 

Renouer avec la pragmatique possibilité des évidences,  Multiman en fait sienne avec Ministerium für lärm comme une une intention quasi délictueuse, autant que dissimulée derrière un certain classicisme.

Clôturant un ouvrage manifestement plus que significatif, Bromo, fidèle à cette capacité de possible nouvelle ré-écriture des choses, produit enfin un Postkapitalistische drone empreint de cette même capacité d'un désir rude et grumeux, mesurable, medible, medible, medible ... 

thierry massard / 3 novembre 2021 - 19:30

Oigovisiones label / Grains - remixes & visuals
Sevenpidia records / Grains - original album



According to Chinowski Garachana aka TESLARADIO's initial admission, when making the original album in January 2021 for Sevenpidia Records, "Grains" is "an orchestra without musicians, a flow without roots, a result without a cause - Granular Synthesis as the Origin of Species..." - Duly noted!

Necessary and indispensable mutant reading, or on the verge of a metamorphosis in progress, these GRAINS - remixes & visuals are the demonstration that the intangible is not, for all that, synonymous with cellular petrification, quite the contrary! Protean asperities, you are invited to transfiguration. We can rejoice that we are also invited with them.

12 "remixes" and no less than 10 "visuals", for the content of which we will not mention in order to let you have the first taste, make up a work whose container has once again been considered with the most rigorous creative meticulousness by The Lacemaker. This promising granularity expected no less.

An enclosed space of spectacular proportions, Elektronishes labor immediately invites Dode Carmenismo to practice a clever atmospheric counterpunch, probably intentional, since the approach to these suspended particles requires the greatest caution.

The Glitches of capitalism are a masterpiece that takes the distance, Caradusanto inflicting on them a sententious rhythmic impatience whose mirages of field recordings evaporate in a tumultuous density, an abrasive magma. Deliberate domestication, Beatlove revisits Elektronishes labor from a technoïd tempo to a disillusioned vocal litany. 
If Grooverment's colapse allows our (long-time) friend Angel Galán a searing and sharp chiseling, this one dialogues with the essential. In love with these grains of Hope, Structweird achieves the delicate alchemy of a stunning harmonization with an ephemeral and intense beauty. 

In order for the capsules of Isolierte, glass envelopes whose tinkling demonstrated the heartbreaking solitude (light bulbs are always alone), it is appropriate that the very talented JL Amores gives them the brilliance of a few notes of a piano that is nevertheless disillusioned, a retreat of hope. Mechanical and syncopated, Langsame normalität has the melancholy bitterly refused by Ultraslow Chinowski & Erinaq, emotion reasoned by an uncompromising reality. 

If a new hope is needed (New hope) Linalab contorts it, abandoned drones, aimless, illusory. Affected, Cravat orchestrates Meme viral in a vocal maestria with celestial amplitude, myriad of concomitant darkage, Icarus undeniably thwarting numerous traps. 
A fantastically pleasing climax, Morphogenesis by Lévar, enjoys here an intelligent structural dimension that ignores neither the rectitude of the subject nor its eminent propulsion. 

To return to the pragmatic possibility of the obvious, Multiman makes it his own with Ministerium für lärm as an almost criminal intention, as much as it is hidden behind a certain classicism. Closing an obviously more than significant work, Bromo, faithful to this capacity of possible new rewriting of things, finally produces a Postkapitalistische drone imbued with this same capacity of a rough and lumpy desire, measurable, medible, medible, medible ...