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PRIMAL SCAPES :: macrocosm


Il est dit, quelque part, que la réflexion prime l'action.
Il est dit aussi, on ne sait où, que tout cela n'a plus d'importance.
Macrocosm a t'il une quelconque importance ?

La réponse est sans équivoque.

Premiers accords, "In darkness we trust", une lumineuse magie opère.
Il sera désormais difficile de s'en débarrasser, quelle étrange issue, quelle bien étrange perspective ...

Line up imparable, Michael Schreiber (Primal Scapes), Sven Piayda (Record Of Tides), Chris Huff, Jan Van Aachen & Andreas Hilburg confessent de cette nécessaire réflexion préalable, qui n'appartient qu'aux seuls protagonistes du bel ouvrage. Il faut aussi, peut-être, dire que le sinueux sentier électronique réserve, parfois, quelques insondables facéties pour ceux qui veulent s'en détourner. 
Le (vaste) monde est à la portée d'une main qui s'ouvre. 


Naissance d'un autre désir, "Private beach". 
Ah ! le singulier et dévorant désir, la froide rupture d'hier, peut-être, autre chose aujourd'hui, un riff augural et courageux, sans compromis, la voix ample de Schreiber, "my private beach, sometimes ..." méthodique, souple et sensuelle. 
Affirmé, un émoi grandissant pour ou avec "Her", des allures de hit décomplexé ou presque. 
Il faut toutefois se méfier de ces mélancolies affleurantes (Still awake), tenaces, les solitudes encapuchées, signaux monosyllabiques (City trenches). 


Si Primal Scapes a soudainement une élégante mémoire résiduelle faite d'un rêve (oublié) pour un New Gold ou de ceux des Lumières & trahisons d'un marquis déchu, méconnu, "Overseas" en conserve la parfaite et magnifique intensité, nostalgie baroque, déchirement du temps, de sa fragmentation.

Les pages se tournent, les doigts glissent nonchalemment à la surface, avancer, avancer encore et toujours, reconcilier hier et demain, un nouvel interstice sentimental et synchronique (Reach the streets) une déambulation solitaire, urbanité rythmique affectée et un nouveau coup de maître pour Michael Schreiber.

En survol annoncé et approche nocturne d'un dancefloor eighties, "Borrowed time", claviers regénerescents, la guitare de Sven Piayda croise le fer avec un chorus en riposte, what are we suppose to do

Ailleurs désespérément, "Despedida", spleen suspendu en arpèges virtuoses et électriques, piano lyrique, melodica d'un Andreas Hilburg devenu maître du jeu.
Macrocosm envisage une nouvelle figure intériorisée, introspective et "Easier Game" le confirme avec l'élégance d'un art rock que le Ferry de Roxy, ne pourrait renier, avant une déferlante fuzz, calibrée avec raffinement.

S'il est fort probable que les émules du Thin White Duke, ne se précipitent sur "Ashes to ashes", en quête d'équivalence comparative, d'un possible signe, message salvateur, l'hommage reste à la délicate périphérie d'un filigrane aussi fragile que le tempo ne vous entraine dans une course ponctuée des éclats fugaces des reverbères. 

Piano grave, song writing minutieux pour un magnifique final, "Find a way" a l'illustre capacité de refermer un album dont les perspectives sont effectivement de la taille d'un ... Macrocosme !

thierry massard / 8 décembre 2022 - 17:35


It is said somewhere that thinking takes precedence over action.
It is also said, who knows where, that all this no longer matters.
Does Macrocosm matter?

The answer is unequivocal.

First chords, "In darkness we trust", a luminous magic operates.
It will now be difficult to get rid of it, what a strange outcome, what a very strange perspective ...

Inpregnable line up, Michael Schreiber (Primal Scapes), Sven Piayda (Record Of Tides), Chris Huff, Jan Van Aachen & Andreas Hilburg confess to this necessary preliminary reflection, which belongs only to the protagonists of the beautiful work. It should also, perhaps, be said that the winding electronic path sometimes reserves some unfathomable pranks for those who want to turn away from it.
The (vast) world is within reach of an opening hand.

Birth of another desire, "Private beach".
Ah! the singular and devouring desire, the cold rupture of yesterday, perhaps, something else today, an augural and courageous riff, without compromise, the ample voice of Schreiber, "my private beach, sometimes ..." methodical, supple and sensual. 
Affirmed, a growing excitement for or with "Her", looks like an uninhibited hit or almost. 
However, we must be wary of these outcropping (Still awake), tenacious melancholy, the hooded solitudes, monosyllabic signals (City trenches).

If Primal Scapes suddenly has an elegant residual memory made of a (forgotten) dream for a New Gold one or those of Lumières et trahisons of a fallen, misunderstood marquis, "Overseas" retains its perfect and magnificent intensity, baroque nostalgia, tearing of time, of its fragmentation.

The pages turn, the fingers slip nonchalantly on the surface, moving forward, moving forward again and again, reconciling yesterday and tomorrow, a new sentimental and synchronic interstice (Reach the streets) a solitary wandering, affected rhythmic urbanity and a new masterstroke for Michael Schreiber.

In announced flight and nocturnal approach of an eighties dancefloor, "Borrowed time", regenerating keyboards, Sven Piayda's guitar crosses swords with a chorus in response, what are we suppose to do ?

Elsewhere desperately, "Despedida", spleen suspended in virtuoso and electric arpeggios, lyrical piano, melodica of an Andreas Hilburg become master of the game. 
Macrocosm envisages a new internalized, introspective figure and "Easier Game" confirms it with the elegance of a rock art that Roxy's Ferry could not deny, before a wave of fuzz, calibrated with refinement.

If it is very likely that the emulators of the Thin White Duke, will rush to "Ashes to ashes", in search of comparative equivalence, of a possible sign, a saving message, the homage remains on the delicate periphery of a filigree as fragile as the tempo leads you on a race punctuated by the fleeting flashes of the lampposts. 
Serious piano, meticulous song writing for a magnificent finale, "Find a way" has the illustrious ability to close an album whose perspectives have indeed the size of a... Macrocosm !

Record Of Tides :: concrete walls of gruga (remixes)


Prendre la posture de celle ou de celui qui semble détaché des choses, multiplicité de nos sentiments, illusions construites à l'aune d'un esprit vagabond soudainement saisi, figé par la parfaite justesse d'un équilibre entre conscience et insouciance. Les concrete walls of gruga de RoT, track extrait du récent battery ep, donnent ici lieu à 6 complètes relectures dont la justesse combinatoire, précitée, témoigne de la riche amplitude d'un musicien en mouvement perpétuel - La chose étant si rare qu'elle mérite d'être signalée. Non content de partager égoïstement, une réussite originale, Sven Piayda a convoqué une dream team discrète, en apparence, mais qui fera assurément date. Ouvrant cet opus, nous savions Guido Richter (aka Kratzwerk) en pleine empathie avec nos tourments à propos du devenir musical, il convient à présent de préciser que ce garçon est également un magistral accélérateur de fines particules. Que dire de la magnifique interprétation de We Deserve This, sinon regretter qu'elle ne dure un peu plus, prolonger ad infinitum ce délicat état de remembrance. Retour au réel, si Ralf Gatzen aka Konvlikt désire être apprécier sur des faits probants, la démonstration de son efficace talent ne fait ici aucun doute. Prisme urbain et fin pourfendeur d'adn, Wesenberg s'amuse du parfum bucolique pour en extirper méthodiquement l'alchimie, transformant ici les composants en une savante émulsion, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives qu'il vous appartient d'imaginer. Sideproject collaboratif pour Sven Piayda, dont l'épicentre est Chris Huff, Primal Scapes (par ailleurs auteurs du somptueux "afterlife" sur le très recommandable ep Entertain) envisage une nouvelle ergonomie pour ce track si facétieux. La surprise est d'envergure, puisqu'aux confins d'un prog rock dignement inflammatoire. Hôte de cette puissante entreprise, Record Of Tides referme l'ouvrage dans un incontestable processus de désensibilisation, démontrant avec brio, et une possible énergie du désespoir, toute la luxuriance de ces concrete walls of gruga auxquelles vous aurez, s'il le faut, bien du mal à renoncer sans prendre une nouvelle ... posture.

thierry massard / 18 septembre 2021 - 11:42



Taking the position of the one who seems detached from things, the multiplicity of our feelings, illusions built on the yardstick of a wandering mind suddenly seized, frozen by the perfect accuracy of a balance between consciousness and insouciance. RoT's concrete walls of gruga, a track taken from the recent battery ep, gives rise here to 6 complete rereadings whose aforementioned combinatory accuracy testifies to the rich amplitude of a musician in perpetual motion - the thing being so rare that it deserves to be pointed out. Not content with sharing an original success with himself, Sven Piayda has called together a dream team, discreet in appearance, but which will certainly make history. Opening this opus, we knew that Guido Richter (aka Kratzwerk) was in full empathy with our torments about the musical future, it should now be said that this boy is also a masterly accelerator of fine particles. What can we say about the magnificent performance of We Deserve This, except to regret that it does not last a little longer, prolonging ad infinitum this delicate state of remembrance. Back to reality, if Ralf Gatzen aka Konvlikt wishes to be appreciated on convincing facts, the demonstration of his efficient talent here is not in doubt. An urban prism and a fine Dna-splitter, Wesenberg amuses himself with the bucolic perfume to methodically extract its alchemy, transforming here the components into a skilful emulsion, thus opening up new perspectives that are up to you to imagine. A collaborative sideproject for Sven Piayda, whose epicentre is Chris Huff, Primal Scapes (also authors of the sumptuous "afterlife" on the highly recommendable Entertain ep) envisages a new ergonomics for this so facetious track. The surprise is large-scale, since it's on the borders of an inflammatory prog rock. Host of this powerful enterprise, Record Of Tides closes the work in an undeniable desensitization process, showing with brio, and a possible energy of despair, all the luxuriance of these concrete walls of gruga to which you'll have, if you have to, a lot of trouble to give up without taking a new ... posture.

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