Affichage des articles dont le libellé est La Presse de la Manche. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est La Presse de la Manche. Afficher tous les articles

The La's :: the la's


Ça y est !! Je suis fâché avec tous mes amis à cause des La's.
Fâché avec eux, parce qu'ils en ont vraiment marre d'écouter 50 fois de suite "There's she goes" à chaque fois qu'ils me rendent une petite visite.
Ce morceau et les quelques 11 autres constituent pourtant le meilleur remède printanier après une longue période d'hibernation. 
Présentés comme les chefs de file d'une nouvelle Pop anglaise, les La's n'usurpent certainement pas le titre car leurs mélodies sont dignement comparables à celles de leurs ainés des glorieuses années soixante où tout était si "tellement-plus-mega-cool" que l'on se demande, un peu énervé, pourquoi donc le temps ne s'est pas arrêté là. Trêve d'ironie, pour les fans des sixties, les La's méritent d'avantage qu'une simple attention éprise de nostalgie, et même si Lee Mavers, leader du groupe, n'est pas content du tout du résultat, prétextant que personne n'est actuellement capable de les produire correctement (il doit être ravi Steve Lillywhite, producteur de l'album, mais aussi de Ultravox!, U2, Siouxsie & the Banshees, Psychedelic Furs, XTC ...) il peut se rassurer, Lee Mavers, car les fleurs lancées par le gotha mélomaniaque sont amplement méritées et le disque en mesure de reconcilier les natifs des années 50, 70, 80 et même ceux des années à avenir - L'actuelle La's mania liverpoolienne n'est pas sans en rappeler une autre - souhaitons qu'elle se poursuive autant.

Les La's seront en concert à Rennes, vendredi prochain.



That's it! I'm angry with all my friends because of the La's.
Angry with them, because they are really fed up with listening to "There's she goes" 50 times in a row every time they visit me.
But this and the other 11 or so songs are the best springtime remedy after a long period of hibernation. 
Presented as the leaders of a new English Pop, the La's certainly don't usurp the title because their melodies are worthily comparable to those of their elders from the glorious sixties when everything was so "more-mega-cool" that one wonders, a bit irritated, why time didn't stop there. Ironically, for fans of the sixties, the La's deserve more than just nostalgic attention, and even if Lee Mavers, the band's leader, isn't happy at all with the result, claiming that no one is currently able to produce them properly (he must be delighted Steve Lillywhite, producer of the album, but also of Ultravox! U2, Siouxsie & the Banshees, Psychedelic Furs, XTC ...) he can rest assured, Lee Mavers, for the flowers thrown by the music-loving gotha are amply deserved and the record is capable of reconciling the natives of the 50s, 70s, 80s and even those of the years to come - the current Liverpool La's mania is not without reminding us another - let's hope it grows as much.

© thierry massard / march 1991
originally edited through a weekly chronicle in the daily french newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)



Generation Woodstock


- "Alors, vois-tu fiston, moi quand j'avais 20 ans, mes parents m'ont laissé partir (dans le Cantal), avec celle qui allait devenir ta maman. C'était en 1970 et je peux te dire que l'on a passé des vacances flashantes, et tout, et tout. On mangeait du fromage de bique, on fumait de la bouse de vache qui rend nigaud et on faisait des galipettes dans les champs de Tonton Jean et même qu'on avait écrit "Peace & Love" sur son tracteur. 
On voulait créer une communauté avec le cousin Jean-Claude, tu sais, celui qui travaille chez Merlin l'enchanteur du littoral, et puis il y avait la musique et c'était autre chose que tes maudits rappers qui nous cassent les oreilles. Il y avait Joe Cocker qui chantait "With a little help from my friend", tu sais la chanson de la pub pour l'Union des Assurances, il y avait aussi "San Francisco", "Mr Tambourine Man et, plus tard, "He's gonna step on you again" de John Kongos.
Alors, fais-moi voir un peu le dernier disque que Grand'Mère t'a offert ?
- Ben, c'est pas du rap, Papa, c'est "Génération Woodstock" !
- GENERATION WOODSTOCK !! Dis tu le prêtes, fiston, Hein dis ! Tu me le prêtes ..."

Generation Woodstock

- "So, see son, when I was 20 years old, my parents let me go (to the Cantal), with the one who was to become your mother. It was in 1970 and I can tell you that we had a flashy holiday and everything. We ate crude cheese, smoked cow dung that made you goofy, and did somersaults in Uncle Jean's fields, and even wrote "Peace & Love" on his tractor. 
We wanted to create a community with cousin Jean-Claude, you know, the one who works at Merlin the enchanter on the coast, and then there was the music and it was something else than your cursed rappers who break our ears. There was Joe Cocker singing "With a little help from my friend", you know the song from the Insurance Union advert, there was also "San Francisco", "Mr Tambourine Man" and, later, "He's gonna step on you again" by John Kongos.
So, let me see the last record that Grandma gave you?
- Well, it's not rap, Dad, it's "Generation Woodstock" !
- GENERATION WOODSTOCK !! Say you're lending it to me, son ! Can I borrow it ..."

© thierry massard / march 1991
originally edited through a weekly chronicle in the daily french newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)



samedi 2 mars 1991 ...

Une Gitane sans filtre finit de se consumer dans un cendrier du salon noir de la rue de Verneuil, ce samedi 2 mars, et ce soir, le maître des lieux n'enfilera pas ses Repetto blanches et son vieux 501 effiloché pour, une fois encore, goûter la magie des néons de la ville lumière, traverser quelques endroits enfumés où les verres tintent et les sourires des fausses Lolitas s'allument, discuter inlassablement, dans les vapeurs d'absinthe, avec les fantômes de Edgar Allan Poe, et voir enfin s'animer l'alchimie du verbe.

Dans quelques minutes, les téléscripteurs vont crépiter dans les salles de rédaction mais, pour l'instant, le salon noir est empli de silence, un silence que quelques notes rebelles viennent troubler avant de retomber inertes sur le sol. Décidément, ce samedi 2 mars, les feux de la rampe ont bien du mal à briller, la fête semble figée, comme prise d'un étrange engourdissement. Que peut-il bien rester des poupées de cire chevauchant de somptueuses Harley-Davidson quand les papillons noirs décident de s'envoler, rien sinon l'ultime abandon du dandy, l'absence ...


An unfiltered Gitane cigarette finishes burning in an ashtray in the black lounge of the rue de Verneuil, this Saturday 2 March, and tonight, the master of the place will not put on his white Repetto and his old frayed 501 to, once again, taste the magic of the neon lights of the city of light, to cross a few smoky places where glasses clink and the smiles of fake Lolitas light up, to discuss tirelessly, in the fumes of absinthe, with the ghosts of Edgar Allan Poe, and to finally see the alchemy of the word come to life.

In a few minutes, the tickers will crackle in the newsrooms but, for the moment, the black room is filled with silence, a silence that a few rebellious notes disturb before falling inertly to the floor. On this Saturday, March 2, the spotlight is having a hard time shining, and the party seems to be frozen, as if it has fallen into a strange numbness. What can be left of the wax dolls riding sumptuous Harley-Davidsons when the black butterflies decide to fly away, nothing if not the ultimate abandonment of the dandy, the absence ...

© thierry massard / march 1991
originally edited through a weekly chronicle in the daily french newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)



Suzanne Vega :: days of open hand

Voici, chers amis, quelques lignes de mise en demeure afin, que débarrassés de "Tom's Diner" adoré par tous, durant l'automne et, une fois même que la bise fut venue, nous puissions,  en toute quiétude, consacrer (enfin) nos oreilles bienveillantes à la génialissime joie d'écouter le collier de perles rares que constitue cet album de notre Suzanne Vega préférée.
Rendons à César le fait qu'au moment de sa sortie, il y a environ 9 mois, le disque a été accueilli chaudement par la critique, juste reconnaissance d'une artiste au parcours solitaire plus enviable que celui de son homonyme masculin. Admettons-le, tout net, il est très désagréable d'avoir l'impression que, pour telle ou telle autre raison, on passe à côté d'une petite merveille d'intelligence et de finesse, ou pire encore, à côté de morceaux comme "Rusted pipe" ou du prochain single "Men in a war" dont la sortie est prévue ce mois-ci.
Avec ou sans DNA, Suzanne est authentique et sa bannière est la délicatesse, une qualité par des temps sonores de surexposition aux hard mixes réchauffés et racoleurs, que l'on ne peut qu'applaudir à 3 mains, pas trop fort car le charme risquerait de se rompre. Days of open hand peut se traduire par générosité totale alors inutile de baisser la tête ou d'enfoncer celle-ci dans les épaules, la vie est bien trop courte pour écouter triste.


Here, dear friends, are a few lines of notice so that, rid of "Tom's Diner" adored by all, during the autumn and, once even the wind chill had come, we can, in all peace, devote (finally) our benevolent ears to the genius joy of listening to the necklace of rare pearls that constitutes this album of our favorite Suzanne Vega.
Let's give credit to Caesar for the fact that at the time of its release, about 9 months ago, the record was warmly welcomed by the critics, just recognition of an artist with a solitary path more enviable than that of her male namesake. Let's admit it, it's very unpleasant to have the impression that, for such or such other reason, we miss a little marvel of intelligence and finesse, or even worse, to miss tracks like "Rusted pipe" or the next single "Men in a war" which is scheduled to be released this month.
With or without DNA, Suzanne is authentic, her banner is the delicacy and by sound times of overexposure to the warmed and raunchy hard mixes, we can only applaud with 3 hands, but not too loudly because the charm would risk to break. Days of open hand can be translated by total generosity then useless to lower the head or to sink this one in the shoulders, the life is much too short to listen sad.


© thierry massard / march 1991
originally edited through a weekly chronicle in the daily french newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)



The Durutti Column :: obey the time



Autant l'avouer immédiatement et sans détour, le chroniqueur ici présent, est un fan inconditionnel du guitariste anorexique de Manchester depuis, au moins, 10 albums ; inconditionnel de cette guitare au son si brillant et raffiné que cela devrait être interdit ; c'est dire si le copinage va bon train. Durutti Column est une entité très particulière dans le microcosme rock, puis que Vini Reilly se promène depuis son premier LP, entre une musique quasi-classique et sa dernière découverte, les échantillonneurs.
Outre l'aspect étonnament "soumis" du titre de l'album,  Obey The Time marque une nouvelle étape pour Vini et le batteur Bruce Mitchell. Une ouverture au son du moment, celui des discodromes, comme la célèbre Hacienda où le grattin musical anglais est venu se frotter à l'univers impitoyable des pistes de danse. Loin des participations, plutôt plus que moins oiseuses, aux productions récentes de Messires Morrissey (ex. The Smiths) ou Holly Johnson (ex. Frankie Goes To Hollywood) Vini Reilly nous gratifie d'un disque totalement instrumental d'une rare cohésion, un nec plus ultra d'Ambient Musak (avec un M majuscule), un petit chef d'oeuvre "techno-baroque". Le must dont vous rêviez pour votre discothèque ô combien sophistiquée ...

Durutti Column sera en concert, mercredi prochain, à l'espace européen, place Clichy à Paris.

Obey the time / Factory Benelux

I might as well admit it immediately, and without any detour, the reviewer here is an unconditional fan of the anorexic guitarist from Manchester since at least 10 albums; unconditional of this guitar with a sound so brilliant and refined that it should be forbidden; that's to say that the cronyism is going well. Durutti Column is a very particular entity in the rock microcosm, since Vini Reilly walks since his first LP, between a quasi-classical music and his last discovery, the samplers.
Besides the surprisingly "submissive" aspect of the album title, Obey The Time marks a new step for Vini and drummer Bruce Mitchell. An opening to the sound of the moment, that of the discodromes, like the famous Hacienda where the English musical scraping came to rub with the merciless universe of the dance floors. Far from the participations, rather more than less idle, to the recent productions of Messrs Morrissey (ex. The Smiths) or Holly Johnson (ex. Frankie Goes To Hollywood) Vini Reilly gratifies us with a totally instrumental record of a rare cohesion, a nec plus ultra of Ambient Musak (with a capital M), a little "techno-baroque" masterpiece. The must of which you dreamed for your sophisticated discotheque ...

Durutti Column will be in concert, next Wednesday, at the European space, place Clichy in Paris.

© thierry massard / 17 february 1991
originally edited through a weekly chronicle in the daily french newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)



The Soup Dragons :: love god


Ô ! Entendez cette folle rumeur des grincheux puristes au fond des bois hurlants au pillage du psychedelic sound des swinging sixties, voici la première raison qui puisse vous faire adorer "aime dieu" des Dragons de la soupe. La seconde raison, c'est que vous les aimez déjà avec leur reprise de 'i'm free" des Pierres qui roulent. La troisième raison enfin et non la moindre, est que les dragons ont parfaitement cerné les paramètres délimitant la séduction d'un nombre gigantesque d'oreilles profanes sans se faire exclure du milieu très hip des 'nouveaux' branchés.
Au delà du simple gimmick, Love God est un album jalonné de réussites, voir de trouvailles (dream-e-forever) un disque atmosphérique et hargneux quand il le faut (beauty freak) indispensable pour boucler trilogie infernale : Dragons, Mondays, Charlatans. Reste à espérer, pour nos cracheurs de flammes de poisson avec des petits croutons, que sur la prochaine photo de pochette intérieure, Sean Dickson, chanteur de son état, est simplement l'air un peu moins abruti par je ne sais quel affre de notre trépidante vie moderne, c'est là le moins que l'on puisse demander au photographe de ces jeunes gens.

Love God / discogs

O hear that crazy rumour from the grumpy purists deep in the woods howling at the pillage of the psychedelic sound of the swinging sixties, here's the first reason you might love "love god" by the Soup Dragons. The second reason is that you already love them with their cover of 'i'm free' by Les Pierres qui roulent. The third reason, and not the least, is that the Dragons have perfectly understood the parameters of how to seduce a huge number of profane ears without being excluded from the very hip milieu of the 'new' hipsters.
Beyond the simple gimmick, Love God is an album full of successes, even of discoveries (dream-e-forever), an atmospheric and snarling record when it's necessary (beauty freak), essential to complete the infernal trilogy: Dragons, Mondays, Charlatans. We can only hope that on the next inside cover photo, Sean Dickson, the singer, looks a little less dazed by the horrors of our hectic modern life, which is the least we can ask from the photographer of these young people.

© thierry massard / february 1991
originally edited through a weekly chronicle in the daily french newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)



AREA :: agate lines


Si vous êtes de ceux, qui pensent que, dans son ensemble, la rock musique américaine n'est finalement qu'une myriade de satellites gravitants autour d'un "Born in the USA" fédérateur, il va, vous falloir très sérieusement reconsidérer votre culture yankee contemporaine car vous risquez d'avoir une surprise à l'écoute des Agate Lines des défunts AREA. Ce trio délicieux, sévissait, parmi les rudes cowboys du Midwest, durant ces 3 dernières années sous la houlette guitareuse de Henry Frayne (désormais fondateur du THE MOON SEVEN TIMES) et sortit trois albums sans que votre tante Lucette de Limoges n'en soit informée. Il était donc particulièrement judicieux qu'une compilation des ces 3 perles inconnues soit commercialisée avant la fin du siècle. Agathe Lines est un disque réellement "fragile" où l'on est constamment à se demander si les musicos vont être en mesure de maintenir le charme jusqu'à la fin de chaque morceau, tant la dentelle tissée autour de la voix divine de Lynn Canfield est si délicatement ordonnancée.
Bien sur, reste la tentation légitime d'établir un paralèlle (facile) avec les Cocteau Twins mais AREA a ceci que les autres n'ont pas : La légèreté de l'éphémère, et toc !


If you are one of those who think that, as a whole, American rock music is only a myriad of satellites gravitating around a federating "Born in the USA", you are going to have to seriously reconsider your contemporary Yankee culture, because you might be in for a surprise when you listen to the Agate Lines of the defunct AREA. This delightful trio, which has been operating among the rough cowboys of the Midwest for the last 3 years under the guitarist leadership of Henry Frayne (now founder of THE MOON SEVEN TIMES), released three albums without your Aunt Lucette from Limoges knowing about it. It was therefore particularly judicious that a compilation of these 3 unknown gems be released before the end of the century. Agate Lines is a really "fragile" record where one is constantly wondering if the musicians are going to be able to maintain the charm until the end of each piece, so much the lace woven around the divine voice of Lynn Canfield is so delicately ordered.
Of course, the legitimate temptation remains to establish a (easy) parallel with the Cocteau Twins but AREA has this that the others do not have: the lightness of the ephemeral, and wham !

© thierry massard / january 1991
originally edited through a weekly chronicle in the daily newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)


Stereo MC's :: supernatural


C'est un matin radieux sur la glorieuse planète TERROÏDE 12.
Après un solide petit déjeuner constitué d'une tasse de chlorate de benzonine et que quelques toasts au Philidius citrique, il est supernaturel de s'approcher de sa console 15000 pistes à réalité virtuelle et d'y engouffrer le micro cube des Stereo MC's, ce groupe quasi mythique du premier cycle de notre ère.
Je les imagine, ces durs pionniers du sampler, penchés sur leur processeurs non-ionisés avec, sur les murs du studio, un cibachrome représentant des musiciens au look furieusement primitif, affichant différentes couleurs et formes capillaires.
L'image s'agite et semble s'articuler en rythme avec les sons off (on appelait cela "danser"). C'est extraordinairement kitsch de réécouter la musique de nos arrières arrières arrières grand Daddy et Mamy et de penser que ceux-ci devaient faire des raves monumentales avec ce disque au parfum d'aquarelle néo-pop seventies composé de 16 particules de bonheur, dont certaines avec la complicité de Afrika Baby Bambaata, pour plus de 70 minutes hyper surnaturelles. Quant à moi et ma tasse de benzonine citrique, demain j'arrête ...

supernatural / discogs

It's a bright morning on the glorious planet TERROID 12.
After a solid breakfast of a cup of benzonine chlorate and some citric Philidius toast, it's supernatural to walk up to one's 15,000-track virtual reality console and shove in the micro cube of the Stereo MC's, that almost mythical band from the first cycle of our era.
I imagine them, those hardcore sampler pioneers, bent over their non-ionised processors with a cibachrome of furiously primitive looking musicians on the studio walls, displaying different colours and hair shapes.
The image shakes and seems to articulate in rhythm with the sounds off (this was called "dancing"). 
It's extraordinarily kitschy to listen again to the music of our great great great great great Daddy and Mamy and to think that they must have had monumental raves with this seventies neo-pop watercolour-scented record composed of 16 particles of happiness, some of them with the complicity of 'Afrika Baby Bambaata, for more than 70 hyper sunny minutes. As for me and my cup of citric benzonine, tomorrow I'll stop ...

© thierry massard / january 1991
originally edited through a weekly chronicle in the daily newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)



Peter Gabriel :: Shaking the tree


Vive la fainéantise !
Oh oui ! Lassés que nous sommes tous d'aller rechercher l'intégrale de Rina Ketty ou de Psychic TV et d'y extirper la substantifique moelle afin d'aligner, sur cassette, toutes ces grandioses sensations que nous avons eu au début du 3ème morceau de la face B du cinquième album suivant le premier single, avant d'entamer la ré-audition légèrement craquouillante de tel morceau et de se dire que, finalement, le sillon a vraiment trop vécu et qu'il faudrait que, si je le retrouve un jour en pressage original ...
Bref, voici que débarquent les néo-compilations qui font chaud au coeur des néo-stalgiques et celle-ci en est une incarnation enthousiasmante.
Loin des antiques "Best of" ou des 'accumulations sonores" de certaines stars du PAF (John Peel, Bernard Lenoir ...), les nouvelles compilations présentent le double avantage de regrouper des hits, mais aussi de jeter un coup de projecteur sur quelques titres moins connus  qui, par la magie des programmateurs de radio deviennent des tubes en puissance (solsbury hill). Avec son Shaking the tree toute la quintessence voyageuse (de Daniel Lanois à Youssou N'Dour) de Peter Gabriel est enfin disponible pour les mélomanes pressés.

  
Long live laziness!
Oh yes! Tired as we all are of going to look for the complete Rina Ketty or Psychic TV album and extracting the substance from it in order to align, on tape, all these great sensations we had at the beginning of the third track of the B side of the fifth album following the first single, before starting the slightly cracking re-audition of such track and telling ourselves that, finally, the groove has really lived too much and that it would be necessary that, if I find it one day in the original pressing...
In short, here come the neo-compilations that warm the hearts of neo-stalgics and this one is an enthusiastic incarnation of it.
Far from the old "Best of" or the "sound accumulations" of certain stars of the audiovisual landscape (John Peel, Bernard Lenoir...), the new compilations present the double advantage of gathering hits, but also of throwing a spotlight on some less known titles which, by the magic of the radio programmers, become potential hits (solsbury hill). With his Shaking the tree, all of Peter Gabriel's travel quintessence (from Daniel Lanois to Youssou N'Dour) is finally available to music lovers in a hurry.

© thierry massard / january 1991
originally edited through a weekly chronicle in the daily newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)



Die Bunker :: mother


Après un somptueux et Kurt Weillien "Dreams are not free", le groupe français Die Bunker nous revient avec leur maman et son théâtre bastringue héroïque. Mother est la partie émergée d'un groupe à qui la musique ne suffit plus depuis belle lurette ; en parfaits saltimbanques qu'ils sont, Die Bunker travaillent avec des comédiens et théâtralisent leur univers expressionniste.
Tour à tour, sauvages, baroques, parfois même fragiles et délicates, les compositions "ambiantes" de Mother nous révèlent la richesse débordante d'un groupe qui ne fait pas l'ombre d'une concession.
Séducteurs, ils le sont, Die Bunker, mais pas avec les gimmicks habituels des groupes "hip", eux c'est l'originalité et l'authenticité poil au nez qui les préoccupent, et à en juger par la production "moulée" du son en vigueur en ce moment, ces deux méga-qualités sont plutôt rarissimes en hexagone. Mother est le disque d'un groupe au concept exubérant, de véritables pâtes riches ces types, avez-vous les mêmes à la maison ?

Mother / discogs


After a sumptuous and Kurt Weil-lian "Dreams are not free", the French band Die Bunker is back with their Mother and its heroic theatre bastringue. Mother is the emerging part of a band for whom music has not been enough for a long time; like the perfect acrobats they are, Die Bunker work with actors and theatricalize their expressionist universe.
By turns wild, baroque, sometimes even fragile and delicate, Mother's "ambient" compositions reveal the overflowing richness of a band that makes no concessions.
Seductive, they are, Die Bunker, but not with the usual gimmicks of "hip" bands, they are concerned with originality and authenticity, and judging by the "moulded" production of the current sound, these two mega-qualities are rather rare in France. Mother is the record of a band with an exuberant concept, real rich pasta these guys, do you have the same at home?

© thierry massard / january 1991
originally edited through the daily newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)



The Charlatans :: some friendly


Il faut se rendre à l'évidence, la capitale européenne du moment en matière de zizique remuante n'est ni Limoges, ni La Roche sur Yon ; il faut pour se faire sa petite opinion, se tourner vers Manchester la grise et c'est (ô surprise) précisément l'endroit rêvé pour rencontrer les Charlatans. Issus de la déferlante Post psychédélique, il sont, à juste titre, le groupe dont tout le monde, outre Manche, parle en ce moment, à part, peut-être, Madame Thatcher. Tout le monde parle des Charlatans parce qu'ils font l'unanimité et, croyez-moi, cela fait grincer quelques quenottes. L'elixir de Some Friendly  n'est rien moins que le savant mélange d'un orgue hammond, d'une ligne rythmique ultra efficace coté pistes de danse torides, de la voix bien comme il faut de Tim Burgess ; bref, de la pop bien balancée, qui les a propulsés tel un éclair au top en un temps record. Il en est quelques-uns qui, déjà, les comparent au Grateful Jefferson Air Dead de l'époque fleurie. C'est aller bien vite en besogne et puis nous sommes en décembre alors, attendons le printemps, je vous prie, encore que ...

Some Friendly / discogs


It's obvious that the European capital of the moment in terms of stirring music is neither Limoges nor La Roche sur Yon; to make up one's mind, one has to turn to grey Manchester, and it's (surprise, surprise) precisely the place to meet the Charlatans. Born out of the post-psychedelic wave, they are, quite rightly, the band that everyone across the Channel is talking about at the moment, except perhaps Mrs Thatcher. Everyone's talking about the Charlatans because they're the unanimous choice and, believe me, that makes a few teeth grind. Some Friendly's elixir is nothing less than a clever mix of a Hammond organ, a highly effective rhythm line with a twisted dance floor, Tim Burgess' voice; in short, well balanced pop, which has propelled them to the top in record time. Some are already comparing them to the Grateful Jefferson Air Dead of the flowery era. That's going too fast, and it's December, so let's wait for spring, please, even though ...

© thierry massard / december 1990
originally edited through the daily newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)

Olive :: Olive


Au risque d'être confronté à un trou de mémoire quasi général, il faut, si l'on veut parler de Olive, évoquer l'idyllique période des "sur ma mob", "tartine breakfast" ; bref, des temps (heureux ?) d'Olive au pays de Lili Drop, mais cela, c'était il y a 15 siècles, alors point - à - la - ligne.
Aujourd'hui, Olive c'est cet album sobrement intitulé "       ", un disque bourré de petites merveilles pour nos longues soirées au coin des haut-parleurs tonitruants. Tour à tour tranchant (retour à l'envoyeur, killer in the cellar) ; Olive se ballade dans un univers aride et glauque avec son coeur d'écrorché vif et des textes au réalisme pointu et cinglant.
Entouré de compères du genre Kent ou Richard Kolinka (pour n'utiliser que la lettre K) cet Olive là risque de remettre quelques pendules à l'heure dans un rock business français encore trop occupé à digérer "l'après alternatif". Il s'est même ouvert deux voies princières, celle des coeurs rock et celle des autres ... pas simple le défi, cela suffit à mériter une oreille attentive, non ? Moi j'y retourne ...

Olive / discogs


At the risk of being confronted with an almost general memory lapse, if we want to talk about Olive, we have to evoke the idyllic period of "sur ma mob", "tartine breakfast"; in short, the (happy?) times of Olive in the land of Lili Drop, but that was 15 centuries ago, so full stop.
Today, Olive is this album soberly entitled "      ", a record full of little wonders for our long evenings in the corner of thundering loudspeakers. By turns sharp (retour à l'envoyeur, killer in the cellar), Olive wanders in a dry and gloomy universe with his heart of a raw skinned man and lyrics with a sharp and scathing realism..
Surrounded by friends like Kent or Richard Kolinka (to use only the letter K), this Olive is likely to set the record straight in a French rock business still too busy digesting the "post alternative". He even opened two princely ways, the one of the rock hearts and the one of the others ... not an easy challenge, that's enough to deserve an attentive ear, isn't it ? I'm going back ...

© thierry massard / december 1990
originally edited through the daily newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)

A Tribe Called Quest :: people's instinctive travels end the paths of rythm


J'échantillonne, tu échantillonnes, ils échantillonnent et ils n'y vont pas de main morte ces lascars. Prenez, par "ex-sample" un standard confirmé des années 70 comme le "walk on the wild side" transformiste de Lou Reed, ajoutez-y un tempo rap-soul du meilleur crû, mixez le tout avec savoir faire, mais si possible sans William Saurin, vous obtenez ce mets délicieux baptisé littéralement "Les voyages instinctifs des gens et les sentiers du rythme". C'est sucré à souhait et cela peut se consommer avec modération au moins 300 fois par jour. 
Oh ! Je sais que le simple mot "Rap" va faire bondir plus d'un au plafond du salon, parce que, parait-il, loin de son Bronx originel, RAP = BRUIT. Hé bien, essayez "luck of Lucien" et vous serez surpris, c'est tellement soft que l'amateur de Julie London, que vous êtes, peut-être, va tendre l'oreille et demander à la cantonade : "Mais-quelle-est-donc-cette-douce-et-vibrante-mélopée-que-j'entends-là-bas-dans-le-lointain ?"
Avec A Tribe Called Quest, nous sommes à quelques années lumières du trop basique "T'as vu mes nouvelles Reebook intersidérales à double pump sound system interlope !!!" et cela, madame, mademoiselle, monsieur HIPOP, c'est plutôt nouveau ,,, YO !

thierry massard / 16 décembre 1990 - 00:00

A Tribe Called Quest / zomba corp. - BMG


I sample, you sample, they sample and they don't go easy on these guys. Take, by "ex-sample" a confirmed standard of the 70's like Lou Reed's "walk on the wild side", add to it a rap-soul tempo of the best vintage, mix the whole with know-how, but if possible without William Saurin, you obtain this delicious dish literally baptized "Les voyages instinctifs des gens et les sentiers du rythme". It's sweet as can be and can be eaten in moderation at least 300 times a day. 
Oh, I know the mere word "Rap" will make many people jump to the ceiling in the living room, because, it seems, far from its original Bronx, that RAP = NOISE. Well, try "luck of Lucien" and you'll be surprised, it's so soft that the Julie London fan that you are, maybe, will ask the cantonade: "But-what-is-that-sweet-and-vibrant-melopoeia-that-I-hear-over-there-in-the-far?" With A Tribe Called Quest, we're a few light years away from the all-too-basic "Have you seen my new inter-stellar Reebook double pump sound system!!!" and that, ma'am, miss, mister HIPOP, is pretty new ,,, YO!

© thierry massard / december 1990
originally edited through the daily newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)

Happy Mondays :: Pills 'N' Thrills And Bellyaches


Basta les grands discours ! Le disque du mois, qu'écris-je, le disque du semestre, c'est probablement celui-ci. Pourquoi ? La réponse va vous surprendre, mais je n'en sais absolument rien ; il est trop difficile de parler de ce disque sans que ... sans oublier que ... Bref, il y a tout, même la pochette !
En 3 albums et quelques singles, les HAPPY MONDAYS sont devenus une véritable institution incontournable (j'ai pourtant essayé ...). La force de ces vilains-pas beaux raveurs (rêveurs) extatiques (hum...) c'est leur indescriptible enthousiasme à culbuter la grisaille ambiante et ils ne s'en privent pas ; des reprises anecdotiques du genre John Kongos (step on) ; une tendance inégalable à vous donner envie de danser le jerk les bras en l'air  dans les embouteillages, si d'aventure, vous avez encore un autoradio. Un comprtement de sales gosses dadaïstes digne des Pistols, des textes cyniques et désespérés comme on les aime chez Factory Joy of New Durutti Division 25 ... Il y a même une pochette mais je l'ai déjà dit.
Bref, chers amis Peace Lovers, n'attendez pas 20 ans, un hypothétique RE-MASTER en 3D, les "lundis heureux" sont impatients, ils commencent demain.

thierry massard / dimanche 9 décembre 1990 - 00:00


Basta the great speeches! The record of the month, what am I writing, the record of the semester, is probably this one. Why is that? The answer will surprise you, but I have absolutely no idea; it is too difficult to talk about this record without ... without forgetting that ... Anyway, there is everything, even the cover !
In 3 albums and a few singles, the HAPPY MONDAYS have become a real institution (I tried ...). The strength of these ugly-not beautiful ravers (dreamers) ecstatic (hum...) it is their indescribable enthusiasm to tumble the ambient greyness and they do not deprive themselves of it; anecdotal covers of the kind John Kongos (step on); an unequalled tendency to give you desire to dance the jerk the arms in the air in the traffic jams, if by chance, you still have a car radio. A dadaist brats understanding worthy of the Pistols, cynical and desperate lyrics as we like them at Factory Joy of New Durutti Division 25 ... There is even a cover but I already said it.
In short, dear Peace Lovers, don't wait 20 years for a hypothetical RE-MASTER in 3D, the "happy Mondays" are impatient, they start tomorrow.


© thierry massard / december 1990
originally edited through the daily newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)

The Cure :: mixed up


Aie ! Aie ! Aie ! Enfer et damnation !
Ô la vilaine bande de bashi-bouzouks !
Le voici donc le dernier gag monstrueux de Robert Smith et de sa sinistre bande de corbeaux dance-mixers. Ils ont osés et ils en sont fiers ces ... sacripans ; observez que je tiens absolument à rester poli - mais j'ai VRAIMENT du mal. ces zombies-là ont perdu toute conscience de la réalité, cela fait GLING, GLING, GLING pendant 73 minutes et 7 secondes dans nos pauvres têtes. Il est archi difficile d'évaluer, en l'état actuel, l'ampleur de ce désastre sonore, il est techniquement impossible d'obtenir une explication même irrationnelle à cette décrépitude d'une production initialement si brillante. Que l'on ne s'y trompe pas, mes intentions sont cures ! Oui ! Seventeen seconds était un chef d'oeuvre, oui ! Les Cure sont (étaient) un groupe très important pour la décennie qui vient de s'achever mais probablement pas pour la suivante.
Fort heureusement, ici, la publicité comparative est autorisée, alors essayez le Mixed up (mix down) de A Forest et retournez dans le grenier, chercher l'original, il est certain qu'après cette opération, le père Noël des curistes convaincus change d'avis. Enfin, souhaitons-le pour la bonne santé de la cheminée. GLING GLING GLING.

thierry massard / 2 décembre 1990 - 00:00

universal cure store 


Ouch! Ouch! Ouch! Hell and damnation!
O the ugly band of bashi-bouzouks!
Here it is, the last monstrous gag of Robert Smith and his sinister band of dance-mixers crows. They dared and they are proud of it these ... sacripans; observe that I absolutely want to remain polite - but I REALLY have trouble. These zombies have lost all consciousness of reality, it makes GLING, GLING, GLING during 73 minutes and 7 seconds in our poor heads. It is very difficult to evaluate, in the current state, the extent of this sound disaster, it is technically impossible to obtain an explanation even irrational to this decrepitude of a production initially so brilliant. Let there be no mistake, my intentions are pure! Yes! Seventeen seconds was a masterpiece, yes! The Cure are (were) a very important band for the decade that just ended but probably not for the next one.
Fortunately, here, comparative advertising is allowed, so try the Mixed up (mix down) of A Forest and go back to the attic, look for the original, it is sure that after this operation, the Santa Claus of the convinced Curists change his mind. At least, let's hope so for the good health of the fireplace. GLING GLING GLING.

© thierry massard / december 1990
originally edited through the daily newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)

Five Guy Named Moe :: five guys named moe


Que font les 217 habitants de Waba (Canada) en cet instant ?
Ils traversent certainement la grand'rue vêtus d'une doudoune rouge, chaussés de snow boot's poilues, la casquette vissée sur la tête.
Et que font les Five Guys Named Moe ?
Hé bien, lassés de traverser la grand'rue pour aller bosser à l'usine de papier du coin, ils se sont envolés pour la lointaine Ecosse afin de nous offrir ce disque au charme discret.
Nous savions les canadiens fins mélomanes et un peu babas cools (quelle mauvaise langue, j'vous jure ...) mais là !! Un disque si sensible, si délicat, bref si intelligent, on en reste baba (euh...oui !) 
sa principale qualité ? c'est la simplicité, des compositions limpides avec une petite guitare par-ci, un doigt de piano par-là, et puis, comment ne pas tomber amoureux de la voix aérienne de Meg lunney,  qui signe en compagnie de Jonathan Evans, les titres de cet album. Alors, bien sur que ce n'est pas "LE" disque du siècle, il n'en a d'ailleurs pas la prétention et c'est tant mieux car de toute façon qui s'en soucie encore "DU" disque du siècle ...

thierry massard / 25 novembre 1990 - 00:00



What are the 217 inhabitants of Waba (Canada) doing right now?
They are certainly crossing the main street wearing a red down jacket, hairy snow boots, and caps on their heads.
And what do the Five Named Moe do?
Well, tired of crossing the main street to work at the local paper mill, they flew to far away Scotland to offer us this disc with a discreet charm.
We knew the Canadians were fine music lovers and a little bit cool babas (what a bad language, I swear ...) but here ! A record so sensitive, so delicate, in short so intelligent, one remains baba (uh...yes!) 
its main quality? it is the simplicity, limpid compositions with a small guitar here, a finger of piano there, and then, how not to fall in love with the aerial voice of Meg Lunney, who signs in company of Jonathan Evans, the titles of this album. So, of course it is not "THE" record of the century, it does not have the pretension of it and it is so much better because anyway who still cares about "THE" record of the century...


© thierry massard / november 1990
originally edited through the daily newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)

Les Rita Mitsouko :: RE


D'abord et avant tout, le titre :: "RE"
Non ! Il ne s'agit pas d'une pub mensongère. Sorti à la mi-octobre "RE" n'est pas le nouveau Rita, enfin si ! Enfin non ! Allons, allons, expliquons-nous ... L'idée était dans l'air depuis un fameux "RE" remontant à la nuit des temps (c'est à dire, il y a deux ou trois ans).
"Ceci n'est pas une compilation" clame le duo et ils ont raison les RitaRE Mixoukés, ce disque n'est pas une compile, mais une véritable RE-construction de morceaux plus ou moins récents.
11 titres (dont 2 Andy) RElyophilisés, REdisséqués, REcomputer-séquencés RE-RE-RE-hi-énergisés (hé-hé) par le top gratin de REmix et signalons au passage l'excellissime performance du français Dee Nasty en compagnie de Fat-Freddy pour un "jalousie" à en mourir justement de jalousie.
Bien sur, l'on peut se demander pourquoi tel morceau plus qu'un autre, mais, voyez-vous, au royaume de la subjectivité ... 
Alors attendons la prochaine livraison des Mitsouko, que ce disque ne puisse effectivement pas constituer un "néo-best of" et ... le p'tit train s'en va dans la montagnegnegnegne ... il s'arrêtera à la Cigale, à partir du 5 décembre.

thierry massard / 18 novembre 1990 - 00:00

RE


First and foremost, the title :: "RE"
No! This is not a misleading advertisement. Released in mid-October "RE" is not the new Rita, well yes it is ! Finally no it is not ! Come on, come on, let's explain ... The idea was in the air since a famous "RE" dating back to the mists of time (ie, two or three years ago).
"This is not a compilation" proclaims the duo and they are right the RitaRE Mixoukés, this record is not a compilation, but a real RE-construction of more or less recent tracks.
11 tracks (including 2 Andy) RElyophilized, REdissected, REcomputer-sequenced RE-RE-RE-hi-energized (hey-hey) by the top brass of REmix and let's mention in passing the excellent performance of the French Dee Nasty in the company of Fat-Freddy for a "jealousy" to die for.
Of course, one can wonder why such piece more than another, but, you see, in the kingdom of subjectivity ...
So let's wait for the next delivery of Mitsouko, so that this record can't be a "neo-best of" and ... the little train goes to the mountains ... it will stop at the Cigale, from December 5th.First and foremost, the title :: "RE"
No! This is not a misleading advertisement. Released in mid-October "RE" is not the new Rita, well yes it is ! Finally no it is not ! Come on, come on, let's explain ... The idea was in the air since a famous "RE" dating back to the mists of time (ie, two or three years ago).
"This is not a compilation" proclaims the duo and they are right the RitaRE Mixoukés, this record is not a compilation, but a real RE-construction of more or less recent tracks.
11 tracks (including 2 Andy) RElyophilized, REdissected, REcomputer-sequenced RE-RE-RE-hi-energized (hey-hey) by the top brass of REmix and let's mention in passing the excellent performance of the French Dee Nasty in the company of Fat-Freddy for a "jealousy" to die for.
Of course, one can wonder why such piece more than another, but, you see, in the kingdom of subjectivity ... 
So let's wait for the next delivery of Mitsouko, so that this record can't be a "neo-best of" and ... the little train goes to the mountains ... it will stop at the Cigale, from December 5th.

© thierry massard / november 1990
originally edited through the daily newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)

Brian Eno / John Cale :: wrong way up


Quelle chance ! Inaugurer cette nouvelle rubrique sur l'air du grand rendez-vous, à l'aube des années 90. Jugez plutôt. Sir John Cale sortant à peine de l'hommage posthume à Andy Warhol en compagnie de Lou Reed pour un très velvetien "Songs for Drella" ; Brian Eno, quant à lui, ne faisant plus parler de lui que sous la ligne "produced by" ou bien encore à l'origine d'une oeuvre pour oreillers en duvet d'oie et quelques videos très underground. L'heure est donc aux vraies retrouvailles pour un sens dessus dessous à la hauteur de nos espérances.Un vrai disque de dandy moderne où l'on se promène quelque part entre un bee bop a lula techno (crime in the desert) et ces douces mélodies pop qui, insidieusement vous accompagneront au cours des dix prochaines années sans jamais vous démoder auprès de vos amis (Cordoba), mais, me direz-vous, quoi donc de révolutionnaire dans tout celà ? La nouveauté, c'est que Monsieur Eno s'est enfin décidé à rechanter, pensez-donc, cela faisait 13 ans, 13 longues années depuis son "Before and after science", c'est un signe ça, non ?

thierry massard / 11 novembre 1990 - 00:00

wrong way up (expanded version / opal-we (1990)


What an opportunity! Inaugurate this new press column on the tune of the big date, at the dawn of the 90s. Judge for yourself. Sir John Cale, just coming out of the posthumous tribute to Andy Warhol, with Lou Reed for a very velvetian "Songs for Drella"; Brian Eno, for his part, only talking about himself under the line "produced by" or even at the origin of a work for goose down pillows and some very underground videos. A real modern dandy's record where we walk somewhere between a bee bop a lula techno (crime in the desert) and these soft pop melodies that will insidiously accompany you during the next ten years without ever going out of fashion with your friends (Cordoba), but, you may ask, what is revolutionary in all this? The novelty is that Mr Eno has finally decided to sing again, think about it, it's been 13 years, 13 long years since his "Before and after science", that's a sign, isn't it?

© thierry massard / november 1990
originally edited through the daily newspaper :: la presse de la manche
(restored links as far as possible)