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Pepe-Kino Torres :: Take Berlin

Ne cherchez pas ! 
Pour l'heure, l'ensemble des images (ci-dessous) empruntées à TAKE BERLIN de Pepe-Kino Torres, ne sont (encore) que du domaine de l'échange privé (lien & mot de passe, ci-dessous) et de l'amicale courtoisie de leur auteur, avec lequel, nous entretenons une relation faite, d'abord et avant tout, de cette fascination, de la part de votre serviteur, pour le travail du réalisateur et photographe de Santiago.

Oui, la présence de ces screenshots, est celle, d'un aveu immédiat. 
La confession d'une impuissance à résister à cette tentation immersive, les ailes d'un stupéfiant désir, cet avion en bas survol, ce paysage iconique, presque familier pour les cinéphiles, incomparable, nous sommes dans l'antre de l'ours. 
Image réaliste et saisissante, ville rêvée, le Berlin de Pepe-Kino Torres est un street movie mutant et addictif, créature hybride et vivante dont une part du décor se fond avec sa propre capacité d'en devenir le protagoniste principal d'une histoire qui s'inscrit indéfiniment dans l'instant. 
Superposant images d'archives, et plans d'un parcours dont nous devenons la focale émotionnelle de  l'objectif, Pepe-Kino Torres y convoque indistinctement le présent insouciant, ou (presque) ordinaire, sinon la beauté atmosphérique des lieux que nous traversons, le lourd passé, infiniment fantomatique, de ces rues, de ces façades mutiques ou hurlantes une éphémère vitalité, main tendue des témoins d'un futur qui refusera obstinément son propre oubli.

Autant le dire, TAKE BERLIN n'appartient à aucun espace fictionnel ou documentaire, s'il emprunte un cheminement, une narration intuitive, c'est celle du regard intentionnel que l'on porte, vous et moi, celle d'une pensée fugace pour cette femme, en filigrane de prime abord, avant d'incarner une possible quête, portraiture éperdue de l'auteur ? 
 
Fritz Lang, Bertolt Brecht ou Gottfried Benn en légitimes et puissants exergues expressionnistes sont les mots des visages que l'on croise, des visages parfois emmurés dans leur unique destinée, ou celle de cet étrange écrin, fait de pierre, de béton et, bien sûr, de sang, une allégorie défiant la rythmique en suspension autant que celle, du balancement métronomique d'un illusoire essuie-glaces, en approche de la Fernsehturm. 
Fidèle, mystérieuse, autant que redoutablement sinueuse ou puissamment minimaliste, la collaboration  de Dirinco FCK Noise & Borderline avec le réalisateur, révèle ici ce qui n'est assurément pas un appendice sonore, une juste figure, aussi essentielle que cette réalité puisse l'être.

Brillant portraitiste contemporain, Pepe Kino-Torres confirme, une fois encore, son étrange et singulier talent de révélation de l'être et de l'aura des choses pour notre fluctuante humanité.

TAKE BERLIN ist zweifellos eine Stadt, aber nicht nur ...

thierry massard / 3 janvier 2022 - 11:23

 





© all photos, exclusive courtesy of KinoTorres Films

TAKE BERLIN + password :: kino /// Gracias KinoTorres Films

Vimeo 
theQuestionnaire / 16 aout 2019
IMDb


Don't look for it! 
For the time being, all the images (above) borrowed from Pepe-Kino Torres' TAKE BERLIN, are (still) only in the domain of the private exchange (link & password above) and the friendly courtesy of their author, with whom, we maintain a relationship made, first and foremost, of this fascination, on the part of yours truly, for the work of the director and photographer from Santiago.

Yes, the presence of these screenshots is that of an immediate confession. 
The confession of an impotence to resist to this immersive temptation, the wings of a stupefying desire, this plane in low flight, this iconic landscape, almost familiar for the cinephiles, incomparable, we are in the den of the bear. 
A realistic and striking image, a dreamed city, Pepe-Kino Torres' Berlin is a mutant and addictive street movie, a hybrid and living creature whose part of the scenery merges with its own capacity to become the main protagonist of a story that is indefinitely inscribed in the moment. 
Superimposing archive images and shots of a journey in which we become the emotional focus of the lens, Pepe-Kino Torres indiscriminately summons the carefree or (almost) ordinary present, if not the atmospheric beauty of the places we pass through, the heavy, infinitely ghostly past of these streets, these mute or screaming facades, an ephemeral vitality, the outstretched hand of the witnesses of a future that will stubbornly refuse to forget itself.

It might as well be said that TAKE BERLIN does not belong to any fictional or documentary space, if it takes a path, an intuitive narrative, it is that of the intentional gaze that we wear, you and I, that of a fleeting thought for this woman, at first filigree, before embodying a possible quest, a distraught portrait of the author? 
 
Fritz Lang, Bertolt Brecht or Gottfried Benn in legitimate and powerful expressionist exergues are the words of the faces we meet, faces sometimes walled up in their unique destiny, or that of this strange case, made of stone, concrete and, of course, blood, an allegory defying the suspended rhythm as much as that of the metronomic swing of an illusory windscreen wiper, approaching the Fernsehturm. 
Faithful, mysterious, as much as fearsomely sinuous or powerfully minimalist, Dirinco FCK Noise & Borderline's collaboration with the director reveals here what is certainly not a sonic appendage, a just figure, as essential as this reality may be.

A brilliant contemporary portraitist, Pepe Kino-Torres confirms, once again, his strange and singular talent for revealing the being and the aura of things, for our fluctuating humanity.

TAKE BERLIN ist zweifellos eine Stadt, aber nicht nur ...

Pepe Torres :: no fun


Seulement quelques jours après "77 Frames", et poursuivant une même logique énumération visuelle, voici le "no fun" de Pepe Torres qui ne partage sensiblement (presque) rien avec l'hymne stoogien de 1969, si ce n'est l'infime particule d'humanité perdue dans les flots d'une immense solitude, autrefois aperçue, en filigrane des mots d'un Iggy Pop inspiré. 40 portraits conjugués au féminin, 40 regards interrogeant, eux-aussi, dignement la si fragile intensité de nos doutes. no fun ? Oui, car il ne fait aucun doute que cette gravité est celle de l'intelligence des gestes et la compréhension de nos actes. Elle est également celle d'une calme espérance qui peut soudainement se transformer en un espoir inoui - humains.

thierry massard / 8 février 2021 - 19:26

Vimeo
theQuestionnaire / 16 aout 2019
IMDb

Only a few days after "77 Frames", and following the same logic visual enumeration, here is "no fun" by Pepe Torres which does not share substantially (almost) nothing with the Stoogian anthem of 1969, except a tiny particle of humanity lost in the waves of an immense solitude, once seen, behind the words of an inspired Iggy Pop. 40 portraits conjugate to feminine, 40 looks that also question the fragile intensity of our doubts with dignity. no fun? Yes, there is no doubt that this gravity is that of intelligence of gestures and understanding of our actions. It is also the one of a calm expectation suddenly transformed into an incredible hope - humans.

( a Google rough translation )

Pepe Torres :: 77 frames


Telle l'amarre qui se tend, se relâche puis enfin se libère, premier plan du magnifique "Y Ya Fue - And It Was" très justement récompensé lors du Brighton Rocks Film Festival de 2019, les images de Pepe Torres sont faites de cette même curieuse alchimie, des visages et des corps qui se tendent, se relâchent, découvrants un réalisme sans fard, une souffrance silencieuse, un théatre de cruauté (Antonin) pour enfin s'échapper d'un ultime regard, rompre les marquages d'une immobilité fatale, fuir vers d'autres respirations. Les portraits de Pepe Torres sont ceux d'humanités toutes autant réelles que fictionnelles, peu importe. Fragmentations éclatantes, esquives successives, incandescences brulantes, les sillons sont tracés dans la chair. Hyperréalistes, ces 77 frames interrogent le contraste vif et quelques débordements sensoriels,  vitaux.

thierry massard / 2 février 2021 - 19:09

Vimeo
▻  IMDb

Like the mooring line that tightens, loosens and finally frees itself, foreground of the magnificent "Y Ya Fue - And It Was" very justly awarded at the Brighton Rocks Film Festival of 2019, the images of Pepe Torres are made of this same curious alchemy, faces and bodies which stretch, relax, discovering unvarnished realism, silent suffering, a theater of cruelty (Antonin) to finally escape with a final glance, breaking the markings of fatal immobility , flee to other breaths. Pepe Torres' portraits are those of humanities that are as real as they are fictional, it doesn't matter. Dazzling fragments, successive dodging, burning incandescences, the furrows are traced in the flesh. Hyperrealistic, these 77 frames question the sharp contrast and some sensory, vital overflows.

( a Google rough translation )