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Burial :: streetlands EP


Excellente nouvelle ! William Bevan va un peu mieux ...
Il faut dire que nous étions, quelque peu, inquiets, à l'instar du néanmoins remarquable Antidawn, du début d'année, qui tenait, effectivement, toutes les promesses, d'une très (très) hypothétique aube à venir.

Embellie très relative, Burial va mieux, et le fait savoir, avec ce EP kingsize qui renoue avec des soundscapes moins définitifs. Décidé à sortir d'une (certes magnifique) impasse, objet théorique d'un possible achévement, comme seuls quelques rares investigateurs (John Cale et son génial Music for a new society ...) sont parvenus à atteindre, au mépris de tout instinct créatif de conservation. 

Apanage des temps mornes, âpres et sordidement sombres, Streetlands, dès ouverture, en fait largement témoignage, à travers l'ample écho de "Hospital chapel", belle incarnation d'une froide solitude où les nappes atmosphériques ne rencontrent qu'un néant sensoriel, habité des stigmates d'une humanité disparue.

Souffle vital de présence, "Streetlands" semble redonner vie ou évoquer quelques souvenirs, vocalises asservies, éthérées, rumeurs lointaines, sanctuaire aux proportions monstrueuses, mélodies spectrales d'une beauté à couper le souffle, neoréalité amarrée aux cliquetis récurrent des chaînes. Nous savons pourquoi, nous sommes restés fidèles à ces lieux depuis 2005.

Si Exokind précise une possible démonstration, elle est celle d'une longue et incertaine convalescence. Délicates et multiples tentatives de se reconfigurer enfin une identité ("you're one of us"). Somptueux exercice sans compromis, appelant à sa rescousse des dialogues égarés ("excuse me, i'm lost") , "Exokind" est un track réflexif, introspectif, insaisissable expérimentation augurant d'un futur rédempteur, enfin, nous l'espérons.

thierry massard / 21 octobre 2022 - 15:31


Excellent news ! William Bevan is a little better...
It must be said that we were somewhat worried, like the nevertheless remarkable Antidawn, at the start of the year, which indeed kept all the promises of a very (very) hypothetical "dawn" to come.

Very relative improvement, Burial is getting better, and makes it known, with this kingsize EP which reconnects with less definitive soundscapes. Determined to get out of a (admittedly magnificent) impasse, theoretical object of a possible completion, as only a few rare investigators (John Cale and his brilliant Music for a new society ...) have managed to reach, in defiance of all creative instinct of conservation.

A prerogative of dreary, bitter and sordidly dark times, Streetlands, from the opening, largely bears witness, through the ample echo of "Hospital chapel", a beautiful incarnation of a cold solitude where the atmospheric layers meet only a sensory nothingness, inhabited by the stigmata of a vanished humanity.

Vital breath of presence, "Streetlands" seems to revive or evoke some memories, enslaved, ethereal vocalizations, distant rumours, sanctuary of monstrous proportions, spectral melodies of breathtaking beauty, neoreality moored to the recurrent clanking of chains. We know why, we have remained faithful to these places since 2005.

If "Exokind" specifies a possible demonstration, it is that of a long and uncertain convalescence. Delicate and multiple attempts to finally reconfigure an identity ("you're one of us"). A sumptuous exercise without compromise, calling to its rescue from misguided dialogues ("excuse me, I'm lost"), "Exokind" is a reflective, introspective, elusive track of experimentation auguring a redeeming future, finally, we hope so.

Kode9 :: escapology

 


Tout est dans le titre, le reste est de votre unique ressort et assentiment, ou pas.

thierry massard / 16 juillet 2°22

Everything is in the title, the rest is your sole responsibility and consent, or not.

escapology


Burial :: antidawn EP


Excès de zèle ? De cynisme ? Triste constat d'évidence d'une "période" de vacuité généralisée ? 
Voici la fidèle reproduction des premières lignes du texte de présentation de ce nouvel EP de William Bevan : 

"Antidawn réduit la musique de Burial à de simples vapeurs.
Le disque explore une interzone entre une écriture patchwork, disloquée de chansons et un étrange monde ouvert, une atmosphère de jeu . ..."

L'affaire est d'importance, tant il convient d'admettre qu'un pourcentage proche de l'absolu néant , peut aisément qualifier la réalité créative actuelle, qui entoure nos oreilles - Approcher le précipice, contempler les ultimes fumeroles, danser au bord d'un volcan qui s'éteint inexorablement. Un vide intersidéral, aussi peu incident que l'environnement (nécessaire) du "jeu" de dupes, dans lequel nous sommes plongés, depuis trop longtemps. Honnêteté intellectuelle, Burial révèle avec lucidité, et probablement tristesse, ce que nous imaginions être le pire cauchemar de celles et ceux qui ne font pas un pas sans l'omniprésente idéalité que ce pas ne puisse être fait sans musique, en sa qualité intrinsèque - Bravant une forme de négativisme forcené, Burial nous convie à la calme résilience, qui précédera, qui sait, un anti jour d'après l'inanité d'une ombre silencieuse et fatale.

thierry massard / 6 janvier 2022 - 16:00


Overzealousness? Cynicism? Sad statement of evidence of a "period" of generalized vacuity ? 
Here is a faithful reproduction of the first lines of the presentation text of this new EP by William Bevan: 

"Antidawn reduces Burial’s music to just the vapours.
The record explores an interzone between dislocated, patchwork songwriting and eerie, open-world, game space ambience ..."

The matter is important, so much so that it should be admitted that a percentage close to absolute nothingness can easily qualify the creative reality that surrounds our ears - approaching the precipice, contemplating the ultimate fumaroles, dancing on the edge of a volcano that is inexorably dying out. An interstellar void, as uneventful as the (necessary) environment of the dupe "game" we have been immersed in, for too long. Intellectually honest, Burial reveals with lucidity, and probably sadness, what we imagined to be the worst nightmare of those who do not take a step without the omnipresent ideality that this step cannot be taken without music, in its intrinsic quality - Braving a form of forced negativism, Burial invites us to the calm resilience, which will precede, who knows, an anti day after the inanity of a silent and fatal shadow.