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Record Of Tides :: Panamerican


Nous (maudits "critiques") avions, dit-on, encensé le très stimulant, et précédent, Purchases de ROT. Voici une affirmation, que nombre de "maudits critiques", dont votre humble serviteur, accentuons avec la volonté de ceux qui ont vendu leur âme, en l'échange d'une quête, ad infinitum, du son parfait.

Les plus assidus visiteurs le savent, l'homme de Mülheim, suscite, ici, un intérêt certain, qui n'aura de démenti, que le jour, le plus lointain possible, où celui-ci échappera à cette même quête infinie.

Ce préambule, ou avant-propos, peut sembler surprenant, qui constitue, pourtant, le point de départ de cette aventure panaméricaine de Sven Piayda.

Influences assumées pour le bon vieux temps et sa cohorte stylistique et sonore, Panamerican, n'en est pas, pour autant, un souffreteux sepia jauni, rempli de cette terne mélancolie savante, implant artificiel, qui saupoudre une part, plus que significative, des médiocres réalisations que nous feignons d'ignorer, en vertu de notre contrat, précité. Du passé, nous ne faisons néanmoins pas table rase, qui permet la plus juste appréciation du jour précédent le futur immédiat.

Rendre compte, en toute subjectivité, de l'écoute attentive de cette hybridation mutante, n'est pas un exercice si simple, qu'il puisse préalablement y paraitre - Surprise, Revox Tyrant qui ouvre les 14 pépites autonomes de Panamerican, convoque une rythmique jazzy rapidement démembrée. illusion sensorielle immédiate autant que matricielle, vous étiez prévenu. 
Vous ne resterez pas longtemps dubitatif ou déconcerté, que déjà Witch C marque un contretemps volontaire, aussi préalablement minimaliste, qu'insidieusement harmonique, sérieuse espièglerie d'un musicien qui est, depuis longtemps, devenu expert dans l'art d'éviter les écueils de fond et de forme.
 
Abstraction hip hop protéiforme, Samoets cristallise avec l'agilité attendue, le double jeu d'un chassé-croisé d'influences en équilibre et variation downtempo. 

Rupture et nouvelle séquence, B-Petrol et Downfall peuvent allègrement se conjuguer, magnifiques complaintes graves, confirmant une caractérisation obscure et fantomatique à l'ouvrage.

Nouvelle espièglerie d'apparence, Semiludes balaye rapidement cette prétendue allégresse pour une immersion périscopique qui s'affirme (Mare 1) et se délie, alternative mélodique de surface et de profondeur.

"ten seconds" affirme la voix d'ouverture, il n'en faudra pas beaucoup plus pour souscrire à un nouveau coup de foudre. Si nous savions que Sven Piayda aime partager son amour inconditionnel pour les Concrete walls of Gruga, cette version apaisée mérite amplement une longévité de bonheur supplémentaire et l'invitation à vous replonger, toute affaire cessante, dans l'opus remixé de l'automne 2021.

Intermède indolore ? Si Srhmba peine quelque peu à convaincre, c'est vraisemblablement en raison de l'ombre étendue de Hxll Pentacoil, nomenclature capricieuse, et nouveau sommet de cette géographie panaméricaine.

Bien décidé à atomiser toute inopportune velléité de dancefloor, Nui Classica n'a d'autre intention que l'évidence d'un trouble rythmique, propre à disqualifier les candidatures métronomiques.

Mais, est-il raisonnablement temps de se jeter dans les bras d'Oscar (Niemeyer) ? La question et sa réponse n'est en rien énigmatique, qui n'aura de satiété qu'au delà d'une énième écoute : incomparable !

Retour à une coloration ternaire, Aipt2 réaffirme une légèreté matinale et printanière, qui annonce la prochaine clôture de l'aventure ? Happy ending ? C'est mal connaitre les méandres et turpitudes créatives de Record of Tides, qui assène le coup de grâce - Wrlzr.

Contraction consentie, Wrlzr emprunte avec pondération un chemin électrique, fait de soufre pour l'asphyxie graduelle, autant que de promptitude à l'élévation impérieuse, paradoxe ultime, d'une réalisation que ces "maudits critiques" vont devoir encenser.

thierry massard / 28 janvier 2022 - 18:49

vimeo 


We (damn "reviewers") had, it is said, praised the very stimulating, and previous, Purchases of ROT. 
Here is an affirmation that many "damn critics", including yours truly, accentuate with the will of those who have sold their soul, in exchange for an, ad infinitum, quest for the perfect sound.

The most assiduous visitors know that the man from Mülheim arouses a certain interest here, which will only be denied the day, as far away as possible, he will escape this same infinite quest.

This preamble, or foreword, may seem surprising, which nevertheless constitutes, the starting point of this Panamerican adventure of Sven Piayda.

Assumed influences for the good old days and their stylistic and sound cohort, Panamerican is not, however, a sickly yellowed sepia, filled with this dull scholarly melancholy, artificial implant, which sprinkles a more than significant part of the mediocre releases that we pretend to ignore, by virtue of our contract, cited above. We do not, however, make a clean sweep of the past, which allows the fairest appreciation for the day preceding the immediate future.

Account, in all subjectivity, of the attentive listening of this mutant hybridization, is not an exercise as simple as it may seem beforehand - Surprise, Revox Tyrant which opens the 14 autonomous nuggets of Panamerican, summons a rapidly dismembered jazzy rhythm. immediate sensory illusion as much as matrix, you were warned. 
You will not remain dubious or disconcerted for long, when Witch C already marks a deliberate setback, as previously minimalist as it is insidiously harmonic, serious playfulness from a musician who has long since become an expert in the art of avoiding pitfalls. in substance and form.
 
Protean hip hop abstraction, Samoets crystallizes with the expected agility, the double game of a crossover of influences in balance and downtempo variation.

Rupture and new sequence, B-Petrol and Downfall can cheerfully combine, magnificent serious laments, confirming an obscure and ghostly characterization at work.

New mischievousness in appearance, Semiludes quickly sweeps away this pretended joy for a periscopic immersion which asserts itself (Mare 1) and loosens up, melodic alternative of surface and depth.

"ten seconds" affirms the opening voice, it will not take much more to subscribe to a new love at first sight. If we knew that Sven Piayda likes to share his unconditional love for the Concrete walls of Gruga, this appeased version amply deserves an additional longevity of happiness and the invitation to immerse you again, all things ceasing, in the remixed opus of the autumn 2021 .

Painless interlude? If Srhmba struggles somewhat to convince, it is probably due to the extended shadow of Hxll Pentacoil, capricious nomenclature, and new summit of this pan-american geography.

Determined to atomize any inopportune inclination for the dancefloor, Nui Classica has no other intention than the evidence of a rhythmic disorder, likely to disqualify metronomic candidacies.

But, is it reasonably time to throw oneself into the arms of Oscar (Niemeyer)? The question and its answer is in no way enigmatic, which will only be satiated after yet another listen : incomparable!

Back to a ternary coloring, Aipt2 reaffirms a morning and spring lightness, which announces the next end of the adventure? Happy ending? It is badly to know the meanders and creative turpitudes of Record of Tides, which strikes the coup de grace - Wrlzr.

Contraction consented, Wrlzr borrows with balance an electric path, made of sulfur for the gradual asphyxiation, as much as of promptness for the imperious elevation, ultimate paradox, of a realization that these "damn critics" will have to praise.

Record Of Tides :: purchases


Réjouissance pour certains, hurlements pour les autres, voici donc que ROT se décide à franchir le pas.
La rupture historique / Un gap générationnel qui laissera certains d'entre-nous parcourir, désormais, leur présent avec ce regard nostalgique, oublieux de tout, ce même regard, qui, demain, fera les beaux jours des industriels de l'opportuniste entertainment de masse - Un round d'avance pour Sven Piayda - À l'heure où les tenanciers de l'écoute des tendances, font encore le pari d'une énième réécriture d'un passé sans plus d'intérêt qu'il n'ait jamais eu, voici que se matérialise enfin l'espérance d'un possible après. Construit, par un regard avisé sur la vaporeuse vague, seule nouveauté récente, digne d'intérêt, Purchases en soustrait, à son profit, une ligne de partage historique, et annonce une aube radieuse débarrassée des affres de l'influence endémique, conservant, toutefois, par politesse, un courtois voisinage avec le tant regretté abstract hip hop. Le présent est ailleurs. Les musicologues moins "avisés", et producteurs de sons à la mémoire vacillante, nourris du butin de leurs ainés, doivent désormais s'inquiéter de leur pérennité - Lignes mélodiques appuyées ou habilement concassées, rythmiques en équilibre précaire, Purchases a l'avantageuse intelligence de ne pas immédiatement révéler toute sa luxuriante richesse. Nous savons toutes et tous, qu'il en est souvent ainsi, s'agissant du meilleur de nos banques de données sonores.

Parvenu à ce stade, le suspence devrait logiquement être à son comble, lecteur assidu, attendant, qu'enfin soit révélé à vos sens en alerte, des indices de compréhension de l'ensemble - il n'en sera rien - pas un traitre mot, motus. Les 16 perles rares de Purchases n'en ont assurément pas besoin, se satisfaisant avec délectation, du bonheur, d'une histoire à nouveau en marche - Une pièce maîtresse !

thierry massard / 1er juillet 2021 - 19:14

Bonus !  The Biggest Trick EP


Rejoicing for some, screaming for others, RoT decides to take the plunge.
The historical break / A generational gap that will let some of us go through our present with this nostalgic look (forgetting everything) that, tomorrow, will make the good days of the industrialists of the opportunistic mass entertainment - A round of advance for Sven Piayda - At the time when the holders of the listening of tendencies, still make the bet of an umpteenth rewriting of a past without more interest than it ever had, here is that the hope of a possible after is finally materialized. Constructed, by an informed look at the vaporous wave, the only recent novelty worthy of interest, Purchases subtracts, for its own benefit, a historical dividing line, and announces a radiant dawn free of the afflictions of endemic influence, but preserving by courtesy, a courteous neighbourhood with the so much regretted abstract hip hop. The less "wise" musicologists, and producers of sounds with a wavering memory, nourished by the spoils of their elders, must now worry about their durability - Melodic lines supported or skilfully crushed, rhythmics in precarious balance, Purchases has the advantage of not immediately revealing all its luxuriant richness. We all know that this is often the case when it comes from the best of our sound data banks. 

At this step, the suspense should logically be at its height, assiduous readers, waiting for the clues to the understanding of the whole to be revealed to your alert senses - it won't be - not a word, motus. The 16 rare pearls of Purchases certainly don't need it, satisfying themselves with delight, with the happiness of a story once again in progress - Masterpiece!

vimeo / RoT