Joël Hubaut :: oblitérer l'oblique


J'ai choisi 2 timbres pour n'en faire qu'un.
La moitié de la bouée rouge de Paul Signac plus la moitié de la Marilyn de Warhol forment l'icône greffée de mon souvenir immédiat concernant Marcel Proust.
C'est le signal, un mix élémentaire qui me permet de relier Honfleur/Cabourg et Barfleur/Valcanville comme une évidence....
Proust/Signac/ Warhol/ Proust ! Wouaaaaa! En 1973, après avoir vécu à Honfleur 3 années, j'arrive chez mon ami Yves Joulou, (graveur) à Valcanville près de Barfleur (France)
Là, il passait son temps à me parler de Proust à Combray et moi d'Andy à la factory. Nous échangions en quinconce ce ping-pong dandy. C'est gravé à vie.
Je me rappelle fiévreusement de nos soirées éméchées à Valcanville, (nom que j'avais transformé en Volcanville), presque chaque soir pendant plusieurs mois, 4 ou 5, je ne sais plus, il me lisait des fragments de "la recherche" que je contaminais en répliquant par des extraits du journal de Warhol et des poèmes de Claude Pélieu. De cette fracture totale, nous étions à cette époque paradoxalement en grande complicité. Nos aspirations excessivement opposées formaient des strates indélébiles qui surgissent à présent en pointillés. Sa boulimie du passé et ma fièvre du futur formaient un magma fusionnel intensif. Fallait nous voir aux terrasses du petit port de Barfleur, on pétillait en flou comme du Signac.
J'imaginais alors nos disséminations comme des pixels télévisuels, nos constellations baignaient dans la bière, la mousse avait des réverbérations Proustiennes que j'électrifiais par des hoquets que des tragédies simultanées à nos rires augmentaient en passion délirantes . Notre situation était déplorable, pas un rond.
Dans ce contexte, j'ai souvent contemplé la maison de Signac à Barfleur imaginant le côtoyer point par point pour engendrer la trame expansive de mes épidémies en rêvant de jours meilleurs.
Mon pointillisme s'évaporait dans les zooms du déjeuner sur l'herbe d'Alain Jacquet et les clichés offset dilatés d'Andy Warhol. Sérigraphie contre gravure!
La confrontation était fertile. J'étais un urbain de campagne, un animal diffracté. Je mélangeais souvenir et désir pour me projeter dans un imprévisible avenir ambitieux.
La lenteur consistante de" la recherche" dont j’étais, grâce à mon ami Joulou, devenu fidèle me procurait des trépidations impatientes que je percolais dans mon esprit intempestif avec Warhol, autant par le ralenti de ses films que pour cette pugnacité névrotique à vouloir pointer chaque seconde de sa vie obsessionnelle, enregistrant rigoureusement les moindres détails.
J'entends encore la voix d'Yves Joulou me lisant Proust, un verre de rouge à la main. Une voix continue comme le son de La Monte Young. Proust / bouée rouge !
Je peux confondre parfois l'un et l'autre dans des égarements hors-horaire de tanin. On riait, on divaguait, on méditait.
Mon ami Joulou est mort depuis si longtemps déjà, la vie me semble ainsi" statiquement accélérée" selon l'échelle du point de vue en tourbillonnant.
Les réminiscences sont des mouvements magnétiques aléatoires qui se déclenchent étrangement. Ces petits rouges que nous buvions pendant nos lectures à haute voix, me reviennent à vif.
Les gorgées se répandent dans la bouée rouge du timbre de Paul Signac comme un noyé flamboyant. Je bois Signac qui me rappelle Proust à Valcanville qui me rappelle Warhol qui me fait songer à mon ami Joulou en vain.
Je n'éprouve aucune nostalgie, le temps me semble discontinu comme une flaque ou je flotte à la dérive.
Chaque prélèvement de conscience n'est qu'une coupe qui ne révèle qu'un ajustement approximatif comme une saignée existentielle infra-mince.
La béance de l'interstice s'ouvre à d'incommensurables vertiges hors du temps.
En coupant et recollant ces deux moignons de timbres comme deux ventricules, j'opère une tranchée activante, un canyon de mémoire vive.
C'est une trachée d'aspiration/expiration. Pas possible de tricher avec un souffle de vie d'outre-tombe. De ce cut-up open source, seules les dents revêches des timbres tranchés convoquent une morsure qui me propulse vers d'autres devenir.
On avale. On digère. Je prends la vie à pleines dents pour me souvenir de mon futur-Moebius que j'entends bien ré-activer sans cesse...
Une spirale! Soudain, je pense à un autre ami rencontré un peu plus tard, en 1978. Thierry Massard, il avait 18 ans, (il n'était pas légionnaire!) mais il était fan absolu de Warhol et de Jean-Pierre Raynaud!
C'était l'osmose. Un Magnifique emballement spontané. On ne s'est pas quitté. Etonnant! C'est lui qui aujourd'hui propulse sur le web le fameux questionnaire de Proust.
Un raccord génial! Tout est toujours évident. Nous sommes connecté à fond. Il a crée un blog autour de l'electro et la scène "netaudio". Il convoque les plus grands DJ's, les meilleurs compositeurs d'ambient et d'électro et toute cette créativité technoïde étonnante qui s'expanse en hyper vitesse.
Il a envoyé le questionnaire original de Proust à Scanner, Phoenelai … ou ce fou de Kenji Siratori! Et super! Ils répondent.
La boucle s'enroule indéfiniment sans fin. Voilà, mes réminiscences jaillissent déjà mixées au maxi pour se greffer encore et encore en se répandant, toujours plus hybrides... Proust/ Signac/Warhol/le netaudio ... l’évidence !
De Proust à l’électro! Juste l’interstice infra-mince, cette saignée de l'existence!
Un collage pour décoller dans le bruit de fond cosmique!
Oui! Tout est possible! Entre les deux moitiés d'un timbre, un champ libre béant......

Joël Hubaut / 2008

theQ::

I chose 2 stamps to make one.
Half of Paul Signac's red buoy plus half of Warhol's Marilyn form the grafted icon of my immediate memory concerning Marcel Proust.
It's the signal, an elementary mix that allows me to link Honfleur / Cabourg and Barfleur / Valcanville as obvious ...
Proust / Signac / Warhol / Proust! Wouaaaaa! In 1973, after having lived in Honfleur for 3 years, I arrived at my friend Yves Joulou's, (engraver) in Valcanville near Barfleur (France)
There, he spent his time telling me about Proust at Combray and me about Andy at the factory. We exchanged this dandy ping-pong in a staggered fashion. It's engraved for life.
I feverishly remember our drunken evenings in Valcanville, (name that I had transformed into Volcanville), almost every evening for several months, 4 or 5, I no longer remember, he would read me fragments of "research" that I contaminated by replying with extracts from Warhol's diary and poems by Claude Pélieu. Paradoxically, we were in great bond with this total fracture at that time. Our excessively opposed aspirations formed indelible strata which now appear in dotted lines. His bulimia of the past and my fever of the future formed an intensive fusional magma. We should have seen us on the terraces of the small port of Barfleur, we sparkled in a blur like Signac.
I then imagined our disseminations as television pixels, our constellations bathed in beer, the foam had Proustian reverberations that I electrified with hiccups that tragedies simultaneous with our laughter increased in delirious passion. Our situation was deplorable, not a round.
In this context, I have often contemplated the Signac house in Barfleur imagining being alongside it point by point to generate the expansive web of my epidemics while dreaming of better days.
My pointillism evaporated in the zooms of lunch on the grass of Alain Jacquet and the dilated offset shots of Andy Warhol. Screen printing against engraving!
The confrontation was fertile. I was a country urban, a diffracted animal. I mixed memory and desire to project myself into an unpredictable ambitious future.
The consistent slowness of the "research" which I, thanks to my friend Joulou, had become faithful to, gave me impatient trepidations that I percolated in my untimely mind with Warhol, as much by the slow motion of his films as for this neurotic pugnacity to want point out every second of his obsessive life, rigorously recording the smallest details.
I can still hear Yves Joulou's voice reading me Proust, a glass of red wine in his hand. A voice continues like the sound of La Monte Young. Proust / red buoy!
I can sometimes confuse the one and the other in the out-of-hour straying of tannin. We laughed, we wandered, we meditated.
My friend Joulou has been dead for so long already, so life seems to me "statically accelerated" according to the scale of the whirling point of view.
Reminiscences are random magnetic movements that are triggered strangely. These little reds that we drank during our readings aloud come back to me alive.
The sips spread in the red buoy of Paul Signac's stamp like a flamboyant drowned man. I drink Signac which reminds me of Proust in Valcanville which reminds me of Warhol who makes me think of my friend Joulou in vain.
I do not feel any nostalgia, time seems discontinuous to me like a puddle or I float adrift.
Each sample of consciousness is just a cut that reveals only a rough fit like an infra-thin existential bleeding.
The gap in the gap opens up to immeasurable dizziness out of time.
By cutting and gluing these two stumps of stamps like two ventricles, I operate an activating trench, a canyon of living memory.
It is an aspiration / expiration trachea. Not possible to cheat with a breath of life from beyond the grave. From this open source cut-up, only the rough teeth of the sliced ​​stamps summon a bite that propels me towards other becoming.
We swallow. We digest. I take life to the fullest to remember my future-Moebius that I hear constantly re-activating ...
A spiral! Suddenly, I think of another friend I met a little later, in 1978. Thierry Massard, he was 18, (he was not a legionnaire!) But he was an absolute fan of Warhol and Jean-Pierre Raynaud!
It was osmosis. A magnificent spontaneous runaway. We haven't left each other. Astonishing! It is he who today is launching the famous Proust questionnaire on the web.
A brilliant fitting! Everything is always obvious. We are fully connected. He created a blog around the electro and the "netaudio" scene. It brings together the greatest DJ's, the best ambient and electro composers and all this astonishing technoid creativity that expands at high speed.
He sent Proust's original questionnaire to Scanner, Phoenelai… or that crazy Kenji Siratori! And great! They answer.
The loop winds endlessly endlessly. Here, my reminiscences spring already mixed to the maximum to be grafted again and again by spreading, always more hybrid ... Proust / Signac / Warhol / the netaudio ... the obvious!
From Proust to electro! Just the infra-thin interstice, this bleeding of existence!
A collage to take off against the cosmic background noise!
Yes! Everything is possible! Between the two halves of a stamp, a gaping free field ......

( a Google rough translation )

Ork Man :: nature

C'est effectivement dans la nature des choses, que d'être à l'heure pour la récréation.
Ne pas choisir avec qui l'on va jouer dans la cour, mais aussi et surtout, ne pas attendre. Pratiquer l'art savant de l'émulsion des genres, peut-être sans y avoir trop réfléchi par avance, refuser le calcul. Projeter le résultat dans un espace vide et observer.
Surtout ! ne pas attendre.


It is indeed in nature of things, to be on time for recreation.
Do not choose with whom we will play in the yard, but also and most importantly, do not wait. Practice the learned art of the emulation of genres, perhaps without having thought too much in advance, to refuse the calculation. Project the result in a blank space and observe.
Mostly ! Don't wait.

Thierry Massard / 11 mars 2019 - 09:25

acroplane recordings

Test Dept :: disturbance

La question - Test Dept est-il un épiphénomène ?
Mineurs des profondeurs depuis le commencement, survenus après la primale lame de fond, observés avec la prudente distance réservée aux seconds couteaux du jour d'après, mais néanmoins très justement adulés pour l'inacceptable face de la liberté. Réalistes et pourfendeurs de la falsification de l'histoire, Test Dept s'était fondu, comme dissous par l'érosion du temps. 
Perturbation et réactivation de la batterie, les hyènes archivistes vont en faire gravement les frais car, sous cette croute flétrie battait encore un coeur et l'éclatement hypnotique est éblouissant.
Si cette année accouche de chefs-d'oeuvre, "Disturbance" en est assurément un.

///

The question - is Test Dept an epiphenomenon?
Miners from the depths from the beginning, occurring after the primal groundswell, observed with the cautious distance reserved for the second knives of the day after, but nevertheless rightly adored for the unacceptable face of freedom. Realists and defenders of the falsification of history, Test Dept had melted away, as if dissolved by the erosion of time. 
Disruption and reactivation of the battery, the archival hyenas are going to pay the price because, under this withered crust, there was still a heart beating and the hypnotic explosion is dazzling.
If this year delivers masterpieces, "Disturbance" is certainly one of these.

thierry massard / 8 mars 2019 - 22:51

disturbance

Adam Jan Kaufmann :: tn-237m

Paré à déclencher la troisième guerre mondiale ?
C'est à partir du postulat d'un roman SF, Level 7 de Mordecai Roshwald, paru en 1959, que AJ Kaufmann nous invite dans son auto-référencé "brutalist rock". Chassé-croisé d'influences pour manche de guitare affuté et pédale fuzz de convenance, les 13 tracks de tn-237 font la démonstration d'un indéniable talent rétro-futuriste, pas si brutaliste qu'annoncé par l'auteur.


Ready to start the third world war?
It is from the postulate of a SF novel, Level 7 of Mordecai Roshwald, published in 1959, that AJ Kaufmann invites us in his self-referenced "brutalist rock". Crossed influences for sharpened guitar neck and fuzz pedal of convenience, the 13 tracks of TN-237 demonstrate an undeniable retro-futuristic talent not so brutalist as announced by its author.

OCP :: enough is never enough

Un peu d'histoire ? Avouons-le, le premier choc fut autant rude que la révélation fut durable et profonde : 5 septembre 2006 . L'histoire pouvait se mettre en marche et sans vouloir se retourner, elle accompagne ce rédacteur depuis ce jour là.
OCP est un artiste généreux et intense, c'est aussi un artiste dont la réelle modernité s'affranchit facilement des codes et des usages de "genres", procédant par capillarité sans jamais tomber dans le piège. Un exercice de style peu facile, au regard du confort méthodiquement adopté par la volonté générale et les lois sirupeuses du ... marché.

Un mois et demi après l'énigmatique accélération du single 46, João déclare catégoriquement que Enough is never Enough ! le ton est donné. Minimalisme à l'outrance ascétique, dès l'ouverture, Getting physical se charge de synthétiser le territoire égotique, atterrissage demandé et retour au périmètre de l'enveloppe. Tentative d'évasion ? Wander no more fixe le tempo sans modération, martial. Administrateur de ses propres contradictions formelles, Never worst envoie un premier signal crypté et insurrectionnel, la matrice frissonne. Nul recours possible, en digne maitre d'oeuvre, OCP convoque une Heavy guidance, l'homme est avisé.
Véritable virage et prise de risque contextuelle, expansif et flirtant objectivement avec l'industriel, Enough is never enough ouvre de nouvelles perspectives - Highlight !
Et puisque rien n'est jamais acquis, In joy se charge, classiquement, de revenir aux fondamentaux, tandis que Getting there ouvre le champs d'une ultime expérimentation et réussite manifeste : Take care - OCP est un artiste intense et généreux.


A little story ? Let's face it, the first shock was as harsh as the revelation was lasting and profound: September 5, 2006. The story could start and without wanting to turn around, it accompanies this editor since that day.
OCP is a generous and intense artist, it is also an artist whose modernity is easily freed from codes and uses of "genres", proceeding by capillarity without ever falling into the trap. An exercise of style that is not easy, regarding the comfort methodically adopted by the general will and the syrupy laws of ... market.

A month and a half after the enigmatic acceleration of single 46, João categorically declares that Enough is never Enough! The tone is set. Minimalism to ascetic excess, from the opening, Getting physical is responsible for synthesizing the egotistical territory, landing requested and return to the perimeter of the envelope. Attempt to escape? Wander no more sets the tempo without moderation, martial. Administrator of his own formal contradictions, Never worst sends a first encrypted and insurrectional signal, the matrix shivers. No recourse possible, worthy master of work, OCP calls a Heavy guidance, the man is advised.
Real turn and contextual risk taking, expansive and flirting objectively with industrial, Enough is never enough opens new perspectives - Highlight!
And since nothing is ever acquired, In joy helps, classically, to return to fundamentals, while Getting there opens the field for an ultimate experimentation and obvious success : Take care - OCP is definitely an intense and generous artist.

enough is never enough

Thierry Massard / 1er mars 2019 - 16:30

Øystein Jørgensen :: YMSE (vol.1)


Que le message soit parfaitement clair, YMSE ou plus précisément Y MS E constitue le premier volume, compilation de micro pépites disséminées dans le temps par Øystein Jørgensen. La promesse est d'ores et déjà annoncée, ces 654 secondes ne sont qu'un appetizer gourmand.
Inscrit dans le sombre périmètre de l'ambient, drone, l'experimentation, voir plus si affinités, Øystein n'en est pas moins un très remarquable acteur de la scène netaudio, notamment au travers des productions (en compagnie de Rune Martinsen) de Petroglyph, qui comptabilise plus de 600 belles références.

Structuré autour de 7 tracks, présentés comme fun et fusionnels, l'ouvrage offre, aux visiteurs égarés que nous sommes encore, espérons-le, des clés susceptibles d'ouvrir d'autres et mystérieuses portes - êtes-vous curieux ?

‣ Y MS E (vol.1)

So that the message must be perfectly clear, YMSE or rather precisely Y MS E constitutes the first volume, compilation of micro nuggets disseminated in time by Øystein Jørgensen. The promise is already announced, these 654 seconds are just a gourmet appetizer.
Inscribed in the dark perimeter of ambient, drone, experimentation, see more if affinities, Øystein is nonetheless a very remarkable actor of the netaudio scene, especially through the productions (with Rune Martinsen) of Petroglyph, which counts more than 600 beautiful references.

Structured around 7 tracks, presented as fun and fusional, the work offers to lost visitors, that we still are, hopefully, some likely keys to open other and mysterious doors - are you curious ?

‣ Y MS E (vol.1)

Thierry Massard / 1er mars 2019 - 12:37

The Young Gods :: data mirage tangram











Peut-être avions-nous oublié l'amplitude de force, peut-être avions-nous même simplement scellé l'accès par nécessité, timorés domestiques. Une précaution parfaitement illusoire, tant l'énergie vitale était toujours présente, latente, la signature de dangers émotionnels pressentis et, nous l'espérons, encore abondamment désirés.
Restons sur le pas de la porte, arrêtons-nous un instant sur ces (é)mouvantes fractales d'eau de roche raffinée et négligemment déversée sur le sol. Faut-il vous faire une esquisse ? Passé la contemplation des volutes et le parfum sucré, l'étincelle, l'embrasement - immédiat.
Anfractuosité de surface, immersion, le voyage semble pourtant (en apparence) apaisé, méfiance ... les risques d'implosions en série sont inéluctables, parfois même spectaculaires (all my skin standing) et la fuite dans ce mirage aux contours élargis n'en est que plus irréversible.
Fallait-il attendre si longtemps ? Oui il le fallait ! Attendre le prochain anéantissement des tristes classificateurs de genres, toujours prompts à livrer le mode d'emploi. data mirage tangram échappe à tout contrôle en continue et explore l'inclassable avec bonheur.
il est temps de jouer !

Perhaps we had forgotten the magnitude of strength, perhaps we had simply sealed the access by necessity, timorous domestics. A perfectly illusory precaution, so much the vital energy was always present, latent, the signature of anticipated emotional dangers and, we hope, still abundantly desired.
Let's stay on the doorstep, let's stop for a moment on these moving fractals of refined rock oil and carelessly poured on the ground. Do we have to draw the sketch? After the volutes contemplation and the sweet perfume, the spark, the conflagration - immediate.
Anfractuosity of surface, immersion, the trip seems (apparently) nevertheless soothed, mistrust ... the risks of serial implosions are inevitable, sometimes even spectacular (all my skin standing) and the escape in this mirage with the widened outlines is that moreover irreversible.
Did we had to wait so long? Yes we had ! Wait for the next annihilation of sad classifiers of genres, always ready to deliver the instructions for use. data mirage tangram escapes all control continuously and explores the unclassifiable with happiness.
it's time to play!

the young gods

Thierry Massard / 25 février 2019 - 14:11

Niteffect :: the wage of forgetting


3 années après une disparition programmée (vanish) surgit le bandeau rouge de l'addition.
Le prix à payer de l'amnésie est bien là, devant nous, saillant, sans compromis, angle saisissant !
Loin de toute confidentialité en pareille circonstance, de l'élégante et historique discrétion de l'homme de Budapest, ouvrons (enfin) les yeux sur cette pièce devenue maîtresse dans un court instant.
A vous de jouer ! Essayez de resister indéfiniment à "hang in there", essayez donc de ne pas entrevoir l'épaisse sagacité de l'ouvrage à venir, nous sommes encore loin d'en avoir fini.
À l'heure du papier-peint sonore ambiant que constitue souvent l'insipide paysage, autant vous prévenir gentiment, ici, le paracetamol ne sera pas suffisant. Empreinte d'une attentive observation, l'exigence de Niteffect est de celles qui sont faites de retenue, de concision mais aussi le fruit d'intentions assumées, les carapaces d'un Lost boy clairvoyant. Armé de chasse-trapes mélodiques imparables (shut down), Niteffect conduit ce Wage of forgetting sans relâche (lodz) et sans renoncement (memory hole). Regardez bien autour de Niteffect, partout l'honnêteté est de mise (depuis toujours), et les conséquences de cette bienfaisance sont (depuis toujours) récompensées.

‣ kreislauf

3 years after a programmed disappearance (vanish) arises the red banner of the addition.
The price to pay for amnesia is there, in front of us, salient, uncompromising, striking angle!
Far from all confidentiality in such circumstances, from the elegant and historic discretion of the man from Budapest, let us finally open our eyes to this piece which has become a master one in a short moment.
It's your turn ! Try to resist indefinitely to "hang in there", so try not to glimpse the sagacity of the work to come, we are still far from the end.
At the time of sonic wallpaper that constitutes the tasteless landscape, we kindly warn you, paracetamol will not be enough. Footprint of a careful observation, the requirement of Niteffect is one of restraint, conciseness but also the fruit of assumed intentions, the carapaces of a clairvoyant Lost boy. Armed with irreversible melodic caltrops (shut down), Niteffect leads this Wage of forgetting relentlessly (lodz) and without renunciation (memory hole). Look around, everywhere with Niteffect, honesty has (since always) been the norm, and the consequences of this beneficence have (since always) been rewarded.

kreislauf

Thierry Massard / 20 février 2019 - 14:32

Cosey Fanni Tutti :: tutti


il est évidemment délicat de ne pas y penser, il est tout autant difficile de ne plus avoir de mémoire.
Essayons ...
Nous attendions, peut-être espérions-nous, nous attendions ... attendions-nous ?
Mais enfin, où était donc enfouie cette particule du "je" - satanée histoire qui colle à la surface, à l'épiderme.
Tutti est autre - Tutti est autre ! territoire incarné, réappropriation.
Mémoire en suspens reprenant chair / territoire monographique, nous avions attendu.
15865 jours après la création de Throbbing Gristle, sort cet album et, pour la toute première fois, Tutti est enfin autre - depuis quelques jours et pour toujours.

‣ Cosey Fanni Tutti

it is obviously difficult not to think about it, it is just as difficult to have no more memory.
Let's try ...
We were waiting, maybe we were hoping, we were waiting ... were we waiting?
But finally, where was buried this particle of "I" - damned story that sticks to the surface, to the epidermis.
Tutti is different - Tutti is different ! incarnate territory, reappropriation.
Memory in suspense re-emerging flesh / monographic territory, we had waited.
15865 days after the creation of Throbbing Gristle, comes out this release and, for the very first time, Tutti is different - for a few days and forever.

‣ Cosey Fanni Tutti

Thierry Massard / 16 février 2019 - 00:26

nuuun :: current suite n°1






À la faveur des travaux initiatiques de Messieurs Steve Rutt & William Etra autour de leur video synthétiseur éponyme, Atom™, Jahnavi Stenflo et Nathan Jantz (nuuun) réunis par une passion commune pour la pratique de l'audio-visuel instantané, nous invitent au rétro-mixage sensoriel. Attention, car l'expérience n'est pas sans conséquence(s) - Matières mutantes, les quatre pièces de cette Current suite n°1 fragilisent l'édifice des amateurs de certitudes distinctes (audio vs visuel) - Perception oscillatoire fractionnée, mélodies spectrales disruptives et instables, les soundscapes se vrillent, vacillent et tentent désespérément (en vain) un retour à la surface - illusoires fractales en quête de sens et martyrisées par la pulsation d'une matrice hors contrôle ... aucune alternative > fusion !

Due to the favor of the initiatory works of Messrs. Steve Rutt & William Etra around their eponymous synthesizer video, Atom ™, Jahnavi Stenflo and Nathan Jantz (nuuun) united by a common passion for the practice of instantaneous audio-visual, invite us to a sensory retro-mixage.
Attention, this experiment is not without consequence (s) - Mutant material, the four pieces of this Current suite n°1 weaken the edifice of the amateurs of separate certainties (audio vs visual) - Fragmented oscillatory Perception, spectral melodies disruptive and unstable, the soundscapes twist, flicker and desperately attempt (in vain) a return to the surface - illusory fractals in search of meaning and martyred by the pulsation of a matrix out of control ... no alternative > fusion !

nuuun

Thierry Massard / 7 février 2019 - 16:12

Rutt-Etra video synthesizer

Fusion Compilation 12



Difficile de dater le jour précis (de 2008) où l'excellent musicien berlinois, Max Marlow, me disait tout le bien qu'il pensait de Nick Rostov aka Nick R61. Une chose est absolument certaine, Max avait raison.

Coordinateur de nombreux projets, à commencer par le sien, Nick R61 orchestre depuis 10 ans (et plus que brillamment) le netlabel Fusion où vous devez vous précipiter le plus rapidement possible, il n'est assurément jamais trop tard.

Surprenant réflexe, cette douzième compilation du label, simplement intitulée "Fusion Compilation" donne l'occasion de foncer sur le premier dictionnaire venu, afin d'y vérifier une définition : Corps insoluble formé par réaction chimique entre deux ou plusieurs substances en solution, ou par action physique sur une substance en solution ... Pertinente caractérisation pour 39 minutes d'un très élégant précipité, 39 minutes durant lesquelles s'entrechoquent dans une amplitude sans heurts 10 "substances en solution".

Brillants protagonistes de cet instantané en forme (si nécessaire) de parenthèse enchantée, Botanic Project, Audiophysical, Markyño, Nyctophiliac, PVNDV, MEMPHIS x MCTR, NickR61, Veled, Eddie A et Sisters On Wire nécessitent une attention toute particulière pour chacun car, s'il ne fait aucun doute que "l'instant est déterminant", mais vous le saviez, qui êtes déjà parti vers l'éclat irrésistible dudit instant.

Thierry Massard / 2 février 2019 - 18:53

fusion compilation 12
fusion netlabel
Nick R61

Difficult to date the precise day (of 2008) when the excellent Berlin musician, Max Marlow, told me all the good he thought of Nick Rostov aka Nick R61. One thing is absolutely certain, Max was right.

Coordinator of many projects, starting with his own one, Nick R61 orchestrates for 10 years (and more than brilliantly) Fusion netlabel where you must rush as quickly as possible, it is certainly never too late.

Surprising reflex, this twelfth compilation of the label, simply titled "Fusion Compilation" gives the opportunity to run on the first dictionary come, to check a definition: Insoluble body formed by chemical reaction between two or more substances in solution, or by physical action on a substance in solution ... Relevant characterization for 39 minutes of a very elegant precipitate, 39 minutes during which collide in a smooth amplitude 10 "substances in solution".

Brilliant protagonists of this snapshot-shaped (if necessary) enchanted parenthesis, Botanic Project, Audiophysical, Markyño, Nyctophiliac, PVNDV, MEMPHIS x MCTR, NickR61, Veled, Eddie A and Sisters On Wire require special attention for everyone because there is no doubt that "the moment is determining" as you know, you who have already gone to the irresistible brilliance of that moment.

‣ fusion compilation 12
‣ fusion netlabel
Nick R61

aAirial :: wanderings



à la fragile lumière (incandescente) de la belle lurette, nous savions Mahorka, très au delà du bon goût, et nous savons aussi la constance et la très amicale ténacité de son mentor, Ivo Petrov.

Aujourd'hui, nous sommes en France où les toits sont parfois (probablement) enneigés. Des toits prestement fractalisés, mais assurément pas engourdis.
Fort d'un cheminement fidèle à une certaine éthique de la distribution musicale (qu'il en soit félicité), aAirial prolonge son active collaboration avec Mahorka et ainsi, ont décidé ensemble de graver dans le dur une version retravaillée et rehaussée de la 188ème référence du netlabel, à l'occasion de sa première bougie. Les gâteaux (cadeaux) d'anniversaire n'en sont que meilleurs quand ils cessent d'être virtuels.

Ouvrant sur la promesse tenue de nouveaux horizons, wanderings s'engage sur une écriture simple, sans formalisme et, bien loin de l'affligeante virtuosité des médiocres, le charme opère instantanément - insidieuse polygonale sentimentale - Tandis que "where" offre encore la langueur avisée du promeneur perdu dans un paysage objectivement intérieur, la solennité du bien nommé "one point is enough to define a space" marque l'édifice. Nous y sommes, c'est ici que vous attend votre intuition et cet indicible besoin de découverte, encore et toujours. Passé l'interstice "far off", "child of the universe" raconte une histoire, une histoire qu'il vous fera inventer, et c'est là très certainement tout l'enjeu des wanderings, que de nous permettre l'émulsion nonchalante, privilège bilatéral.
Eminemment cinématographique, "au grès des vagues" envisage le plan panoramique mais surtout l'envie de sauter dans les flaques sur la plage en oubliant définitivement la fichue caméra. Etonnamment, l'éponyme "wanderings" pratique l'art du balisage formel, probable espièglerie réservée à celles et ceux qui aiment marcher sur les pelouses interdites. Conjuguant la résiliente sobriété de "memories of memories" et la non moins sobre mais graduellement omniprésence émotionnelle de "a silence ...", aAirial nous invite à la volte-face affective, amusant et singulier écho pour une partie de ping-pong en temps suspendu ?
Mais retour au charme des déambulations sans but, où les conversations sont si souvent empreintes de confidences, "be what you wanna be" trace un délicat thème mélodique, avant que "let go" ne vous rappelle que cette histoire est bien réelle et habilement circonstancielle. Ironie de cette même histoire, l'imperturbable "ksanti" s'achève (déjà?) avec humour mais en suspens. Que faire ? Est-il nécessaire de reprendre nos cadencements illusoires ? Corriger la trajectoire ... le savez-vous ? Une certitude toutefois, les amateurs de GPS n'aimeront pas "postpone", ni d'ailleurs ces wanderings de aAirial, tant pis pour eux ...

Thierry Massard / 28 janvier 2019 - 08:58

wanderings
aAirial

Alexandre Navarro :: pneuma



Sorti, il y a (à peine) 24 heures, ce nouvel opus du parisien, suscite, avouons-le, un enthousiasme que vous ne tarderez pas à partager, et c'est là le souhait le plus cher de ces quelques lignes
Annoncé par un appétissant trailer routier à l'aune d'une possible référence à un Lynch égaré sur des autoroutes, Pneuma est découpé en 6 séquences à très forte densité sensorielle.
Constat d'évidence, l'infinie et précautionneuse sobriété de l'assemblage invite à une rectitude d'attention décroissante pour tout autre parasitage de la part de votre environnement sonore.
Loin de toute possibilité de béatitude divaguante, le marquage au sol de Pneuma prend très naturellement le contrôle - vertueuse épure.
Laissez-vous aller ! L'atmosphérique route vers la perfection (Geo Lum) n'en est, malheureusement que trop courte, pour que l'on ait envie de reprendre celle-ci, le plus tôt possible - Merci au conducteur !

Released, (just) 24 hours ago, this new opus of the parisian, raises, let's face it, an enthusiasm that you will soon share, and this is the dearest wish of these few lines
Announced by an appetizing road trailer in the light of a possible reference to a lost Lynch on motorways, Pneuma is divided into 6 sequences on very high sensory density.
Finding evidence, the infinite and cautious sobriety of the assembly invites a straightness of attention decreasing for any other interference from your sound environment.
Far from any possibility of divulging bliss, Pneuma's ground marking takes control very naturally - virtuous purity.
Let yourself go! The atmospheric route to perfection (Geo Lum) is unfortunately only too short, so we want to take it back as soon as possible - thanks to the driver!

Thierry Massard / 13 janvier 2019 - 13:38

bandcamp
alexandre navarro

SundB :: lupz n shotz


ami fidèle du fournisseur de pépites dorées, kreislauf, depuis 2009, SundB navigue et vagabonde.
remarquable navigateur et ambulant impénitent, curieux d'investir sans limites / cut-up / les territoires si souvent ritualisés et standardisés sans jamais y succomber - il n'y aura pas de trêve car le balancier ne s'arrête jamais / cut-up / 65 minutes d'un parfait collage ajusté millimétriquement / cut-up / tessitures et registres offensifs en fragile lévitation gravitationnelle. Equilibriste et styliste, SundB a toutes les (bonnes) raisons de fuir les classeurs et les professionnels de l'archivage - Courage ! Fuyons avec lui ...

Loyal friend of the golden nuggets supplier, kreislauf, since 2009, SundB sails and roams.
remarkable navigator and unrepentant itinerant, curious to invest without limits / cut-up / ritualised and so often standardized territories without ever succumbing - there will be no truce because the pendulum never stops / cut-up / 65 minutes of a so perfect and millimetrically tuned collage / cut-up / tessitures and offensive registers in fragile gravitational levitation. Equilibrist and stylist, SundB has all the (good) reasons to run away from the filing cabinets and archiving professionals - Courage! Let's run away with him ...

Thierry Massard / 4 janvier 2019 - 18:07

kreislauf
soundcloud
sonic squirrel

Camera :: emotional detox

Bien sur ! Nous avions été littéralement agrippés, abasourdis (tout d'abord) et subjugués (ensuite) par la lumineuse contemporanéité de cette Camera, focale sortie d'un âge révolu durant lequel se préfigurèrent quelques décennies d'un bonheur essaimé en une multitude impressionnante  d'influences.

Initialement et impeccablement irradiés en 2012, nappés de l'insidieuse dioxine de carbone de 2014, flirtant avec un évanescent fantôme libérateur en 2016, il était, peut-être, devenu nécessaire d'envisager une ... cure. 

Ainsi, loin de la prévisible auto-discipline, en pareille circonstance, le désormais quintet berlinois tient très généreusement la non promesse de poursuivre l'investigation d'un chemin laissé en friche par les protagonistes initiaux - emotional detox se devait de faire la preuve que toutes les pistes n'ont pas encore été explorées - il le fait aujourd'hui ... magistralement !


Camera

Record Of Tides :: endurance


Un an ... Une année (moins un jour) après le très remarquable et remarqué "Solna" pour l'impérieux Kreislauf, Sven Piayda (aka ROT) nous invite à maintenir temporellement notre avidité (peu raisonnable, admettons-le) pour le bel ouvrage.

20 pièces ciselées durant un exil convalescent, durant lequel, Sven a mis en oeuvre cette magnifique faculté d'un regard distant (le recul), associée à la cruelle et objective réalité d'une proximité contrainte.

Le résultat ? Fort loin d'une hypothétique concentration d'atomes crochus agglomérés, monolithiques et prévisibles en pareille situation créative, "Endurance" démontre la cohérence d'un esprit vagabond et prompt à ouvrir de nouvelles pistes.

Et si, d'aventure, l'endurance peut parfois conférer à une certaine résistance restrictive, ici il n'en est rien. Record Of Tides nous régale de saveurs et de contrastes - Un exhausteur de goût !

Niteffect :: memory hole


incessant nibbling, crackling erosion, insidious capillarity, here is the real in its constant and triumphant state, sated of its ridiculous certainties, still and always ready to prove something, follow the rules of a game of dupes. On the turn of an illusory renunciation, suspension for a few hours, a few notes, suspended droplets, no stake, we sometimes meet these perilous voluntary exiles, even if, it should not be seen, simulate, especially not to return, ignore areas of lights, from screaming "full ahead!", and not to return, continue, continue to build these (its) paltry certainties - and sometimes, yet ...

grignotement incessant, crépitante érosion, capillarité insidieuse, voici donc le réel dans son état constant et triomphant, repu de ses dérisoires certitudes, encore et toujours prêt à prouver quelque chose, prêt à suivre les règles d'un jeu de dupes. Au détour d'un illusoire renoncement, d'une mise en suspension de quelques heures, de quelques notes, goutelettes suspendues, sans enjeu, nous les croisons parfois ces périlleux exils volontaires, même s'il ne faudrait pas les apercevoir, simuler, ne surtout pas se retourner, ignorer la part de lumière, partir en hurlant "en avant toute", ne surtout pas se retourner, continuer, continuer à construire ces (ses) dérisoires certitudes - et pourtant, parfois ...

Thierry Massard / 22 avril 2018

soundcloud
niteffect

Bunker Palace :: 8TRAXX



Tout d'abord, il y a ce visuel, mastodonte aux limites incandescentes, happés, fascinés que nous sommes par cette forme monstrueuse, hermétiquement close, impénétrable fascination pour un confort sépulcral en dehors des normes - Le doute et la question s'insinuent au delà de la massive expression d'un confinement entièrement dévolu à une représentation organique, organisée en conséquence. Voilà, nous y sommes, entrons, voulez-vous ? 8TRAXX rend compte d'un constat objectif et scientifique, confrontation mécanique de matières à leur propre surface, auto suffisante, le cadencement concret d'informations certifiées - lumière artificielle / indicible obscurité - Ce Bunker Palace de Patrick Masson (Syphildes) & Gildas Brugaro (SRVTR) est un lieu bien étrange, empli de regards acérés, réflexes nerveux électriquement stimulés, parois de roches en fusion froide - Sensationnel simulacre, 8TRAXX oblige à l'aridité sensorielle, profitant à peine d'une pause caféine, avant de repartir pour votre rapport de visite détaillé d'un labyrinthe dont les repères ont été volontairement effacés. 8TRAXX n'est pas livré avec les règles du jeu - Tant mieux !

First of all, there is this visual, mastodon, incandescent limits, caught, fascinated that we are by this monstrous form, hermetically closed, impenetrable fascination for a sepulchral comfort outside the norms - The doubt and the question creep in beyond the massive expression of a containement entirely devolved to an organic representation, accordingly organized. Here we are, come in, do you ? 8TRAXX reports an objective and scientific observation, mechanical confrontation of materials to their own surface, self sufficient, the concrete timing of certified informations - artificial light / indescribable darkness - This Bunker Palace by Patrick Masson (Sylphides) & Gildas Brugaro (SRVTR) is a very strange place , filled with staring eyes, electrically stimulated nerve reflexes, rock walls in cold fusion - Sensational simulacrum, 8TRAXX forces to sensory aridity, barely taking advantage of a caffeine break, before leaving for your documented visit report of a labyrinth whose markers have been deliberately erased. 8TRAXX does not come with the rules of the game - so much better!

Thierry Massard / 18 avril 2018 - 12:41


hortus conclusus records

Dissolved :: tangled prismatics



Back in a quite personal history, starting and concerning some "Pyritized Ray Stories" of the gentleman of Glasgow to some other and more recent stories, the fact is that Dissolved keeps his promises and, these "Tangled Prismatics" are there and, fortunately, not only to prove it.
Fruit of a intensive collecting period of two years, this so inspired scheduling, or maybe fusion, will project you in a perfect immersive experience, floating sometimes between evanescent voice phenomenas, meeting authentic topaz candles, just before the clinking of an answering machine, freezing a convulsive mechanical reality - Wake up !
Yes, finally the word is pronounced : reality - ubiquitous but so fluctuating - Tangled prismatics unfolds in multiple sedimentary compressions, fragile and so solid strata yet to climates almost clashed and melted - the reality of Dissolved only exists in this interlacing.
But, do not mistaken, the frontier is thin, tiny, and if it is still time to convince you,
just try a final and ... spinal rain - reality !

Thierry Massard / 29 mars 2018 - 16:48

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Tales From The Sleeping Land :: III


the friend said : "don't miss moments when inspiration is crawling"
don’t miss moments when inspiration is crawling … then i pressed start !
Feeling the slow unwinding of the magnetic tape, coming and promising.

Probably still waiting for a new story to come, tales - i am, you are, i hope.
A memory - the monolites remain from ages - inert but so flamboyant.
The boy in filigree is watching through … you will not wait too long.
Things coming, coming stronger, growing, growing stronger with the consent of that pedestal free sax coming, coming from a graduated fun house, do you believe it - i do
Soon, you will normally be jealous of Kaloyan Ivanov, for sure.

Hell ! Are you still waiting ? Come on throw yourself ! hurry up, the dreamer doesn't wait any longer
the surf and some wanderings around will make you, perhaps, wait (again?) too late ?
This ultra sonic boy is coming, 
i say : THIS ultra sonic boy is coming ... he is !

Then, Are you still in filigree ? 
Are you still from this land ?

Thierry Massard / 19 mars 2018 - 02:08



‣ mahorka
bandcamp
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Karl Bartos :: off the record


Il fut bien difficile pour Karl Bartos de trouver, enfin, sa voie. Se libérer de l'influence de la prégnante maschine devait, inévitablement, conduire à emprunter quelques chemins tortueux et une impasse.
Karl Bartos n'a pas réussi sa possible reconversion, post-Kraftwerk, nous l'en félicitons !

Nous avions heureusement oublié les deux épisodes scabreux d'Elektrik Music et nous nous étions, en revanche, fait une haute opinion de sa collaboration avec Johnny Marr & Bernard Summer (Electronic) et désormais, raisonnablement, fait à l'idée que Karl n'était finalement devenu, qu'un guest, electro-cosmétique, pour musiciens en quête de crédibilité.

Communication, sorti il y a 10 ans, nous avait, à peine réveillé d'une torpeur passagère, et nous nous étions facilement, rendormis au bord du gouffre de l'oubli.

La rédemption s'intitule "Off the record".

Un passé désormais pleinement assumé, dès l'artwork, Karl s'en donne (presque) à coeur-joie. Qu'il est bon de se jeter sur un magnifique gâteau éclairé de ses multiples références, de ses passions, de son ironie (parfois), d'hersatz, de ses désirs, de son auto-dérision (souvent), de son text-writing digne du cours préparatoire, sans oublier les indispensables correctifs aux possibles falsifications de l'histoire - Karl Bartos a réussi.

Thierry Massard / 30 mars 2013



It was very difficult for Karl Bartos to finally find his way. Freeing oneself from the influence of the pregnant maschine would inevitably lead to taking a few winding paths and a dead end.
Karl Bartos did not succeed in his possible post-Kraftwerkian  reconversion, we congratulate him!

We had fortunately forgotten the two scabrous episodes of Elektrik Music and we had, on the other hand, had a high opinion of his collaboration with Johnny Marr & Bernard Summer (Electronic) and now, reasonably, made to the idea that Karl does not had finally become, that a guest, electro-cosmetic, for musicians in search of credibility.

Communication, released 10 years ago, had barely woken us from a temporary torpor, and we easily fell asleep on the brink of oblivion.

The redemption is called "Off the record".

A past now fully assumed, from the artwork, Karl gives it (almost) to his heart's content. How good it is to throw yourself on a magnificent cake enlightened by its multiples references, its passions, its irony (sometimes), its hersatz, its desires, its self-mockery (often), its text-writing worthy of the preparatory course , without forgetting the essential corrective measures to possible falsifications of history - Karl Bartos succeeded.

Suero :: murder for business















énigme technique pour objet en cours d'identification. Cet homicide au business n'aura de cesse de vous poursuivre, que lorsque vous aurez définitivement abandonné toute recherche, y compris technique.

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technical riddle for object being identified. This homicide to the business will not stop pursuing you, until you have definitively given up all research, including technical.

Thierry Massard / 4 janvier 2012

:: archive.org
:: vimeo
:: Carlos Suero

Dreza :: the stray seagull


Dreza est un musicien discret - praticien émérite (depuis 2007) d'une abstraction sonore particulièrement délicate et soignée - Dreza est un musicien discret - auteur de quelques chapitres marquants de l'histoire du label kreislauf et jamais très éloigné de sa profonde complicité avec Niteffect (autre praticien, tout autant émérite et discret) - ainsi pourrait se dessiner une histoire sans paroles ni quasi aspérités !

Mais un jour de décembre, au moment où rien ne puisse le laisser présager, il y a un survol, discret certes, au commencement, puis soudainement beaucoup plus appuyé et déterminant - erratique, "the stray seagull" n'aura dés lors de cesse de tracer des sillons très profonds et quasi indélébiles (final decision) - méfiance donc à l'égard des apparences, illusions, et autres fantasmagories souffreteuses, cet oiseau là pourrait aisement se transformer en rapace à vue perçante.

Thierry Massard / 18 décembre 2011

:: kreislauf
:: soundcloud
:: facebook 

11 11 11


très vivifiante expérience que celle menée par le netlabel MiMi records, qui a invité 13 artistes à livrer leur conception personnelle d'un "jour pas comme les autres" - c'est ainsi que Ars Sonor, Elizabeth Veldon, Erro!, Fingers in the noise, Fureasteen, Jan Kees Helms, Laura Focarazzo (pour 2 pièces, l'une sonore et l'autre vidéo), Mists of Poveglia, National, Sonia Laura, Sq'etch, Sraunus et thierry massard, se sont livrés à cet exercice, non sans quelques drastiques règles limitant leur temps d'intervention à 11 secondes, 1 minutes 11 secondes, ou 11 minutes ... tout espoir est désormais permis pour l'ultime 12-12-12

Thierry Massard / 25 novembre 201_

:: a day like no other

Noston :: nos art


la space electro, est un genre qui souffre de nombreux handi... atouts !
Intentionnellement et totalement désinhibée, voici une pratique sonore qui se fiche impérialement de toute velléité, propre à mettre en exergue les egos et tourments des protagonistes (auteurs, auditeurs). Nosrat Charkhi aka Noston n'échappe pas à cette règle (d'or) et nous offre un "nos art" tout empli de lignes de synthés intergalactiques et vocoders en folie, qui font la joie des petits et des autres, c'est à dire, nous !

Thierry Massard / 16 novembre 2011

:: kreislauf
:: Noston

precocious mouse & d0x10 :: [6x2]


double équation narrative au sommet, cette rencontre de Precocious Mouse et d0x10, sous les (bons) hospices de la plateforme android, ressemble à une évidence,
une discrète évidence en forme d'émulsion sous ... basse tension.

Thierry Massard / 15 novembre 2011

:: sonic squirrel
:: limit cycle records
:: precocious mouse
:: d0x10 > soundcloud

Bird Paradigma :: maldoror's scent

nothing else … the case is closed

you know, Bird paradigma produces a Maldoror's scent, dry ashes or … apparent
1, 2, 3, nous dansons encore, et nous danserons encore
pages, words, les moisissures (apparence again), our troubles, and that … memory (what memory?) - Bird Paradigma footprints winding paths, digs over, deeper, pulls time, frolicking with a spectrum unknown to us, que ferions-nous ? the shadow is intense, incandescent – 1, 2, 3, nous dansons !
the image is false, uncertain, we (absolutely) dance on a volcano - we use ashes, monoliths – far from Montevideo, far from an ending november month in Paris – you know … we don't, and Bird Paradigma inflames our torments 

thierry massard / 17 juillet 2011 - 10:45

:: Bird Paradigma for facebook

Cagey House :: calico pastry sunshine

invited by ZhangJW, musician & coordinator of Bypass netlabel, 
here is the presentation text for "Calico Pastry Sunshine" by The Cagey House.

"Bienvenue dans le shaker des illusions perdues ! Welcome, ladies and gentlemen, and above all, be careful, for the paint is not yet dry! Scattered about,  are the remnants of formica chips (hell ! formicat, comment vais-je traduire ceci? Laminate?)  Float now, through  a powerfully atmospheric memory trip and experience complete levitation, as everywhere the particles are excessively resistant to your gracious appreciation.  Relax and  let yourself go completely. Nothing is spared, nothing is restricted.  Dave Keifer aka Cagey House may very well be a genius, an iconoclast provoking a demonic revolution ...

By now, you, of course can understand the near impossibility  of portraying such a character (though this was exactly what ZhangJW asked me) – Cagey House does not respect conventions!

Ready to dissect ?

"Lower the bubble viewer" which brilliantly opens the release, will not leave you indifferent.  If it does, you need to quickly consult a supersonic astrophysicist (I have addresses).  Where are we?  Too late!   Surrounded!  Submit to delicious words of love, a french whisper, bouncy riffs,  flexible sarabande, and many more temptations to come, but ...

Scenery change.

Speed dating in a flash of high velocity, you're transported to a delightful towering garden, flowering with whiskers.  Symbiotically echoing and reflecting, you merge into a piercing laser beam's voluptuous flash with the softness and agility of a Barbarella, while the laconic, fuzzy guitar riff brewed into the cut-up advances.

Tu et la Flea de la Plage”  will embrace you gently and will respond to you day and night, enveloping you in a strange, dreamy ballet...a very curious to and fro. If Cagey also shows a bit of a "romantic streak"
let's not become  entangled in endless, sterile discussions ..... the rhythm is there!  The rhythm is there and does not wait just until the delicate point of rupture--  you will slalom in the mode of "ritournelle".

But where are we? So ready to exit and yet so completely lost.

Could Cagey House  have surreptitiously abandoned us ?   Left us alone, destitute ...  poor harmonic orphans.  But no!  Now the ringmaster of this magnificent circus has given us his finest gift - "Ethel of the Rocks".  So much like a perfume caressing our eternal desires and illusions ..... our eternally sweet illusions .... lost."

thierry massard / 27 fevrier 2011 - 11:50

adaptation by Daria and Solange Gabrielli

:: Bypass netlabel / BP062 enter
:: Dave Keifer aka Cagey House / the questionnaire

Phoenelai :: the splatter ep


Pizo Meyer, aka Phoenelai, is ... an elusive artist - often hidden behind monikers and, overall, an artist hidden through many art disciplines, not so complementary that it can seem there - For attention! the man from Houston is still tremendously dexterous to surprise his world - Speaking of the Phoenelai project, Monsieur Meyer was, therefore, left us to the last year's perfectly combinatorial "Voices from the fire" for kreislauf netlabel - then, we could believe in a possible silence .. ... a silence filled with screams (muffled) of tortured Stickies, filled with exciting watermarks, prominent oils, a silence full of warned smiles to his friend Cy Twombly, a silence with his Skessions Sketch club friends ... but we have warned you in the introduction, the man is "elusive" indeed, but fortunately, not ... quiet !

flashback 2003-2006 / supported by the very precursor 'online label' 2063music, Phoenelai performed some feats by signing (not less) what should be the current soundtrack of Mr Lucas, THX1138, aswell as the great 'limmin' ep - then, leaving Germany, we find Phoenelai in France, along with the exciting EKO netlabel for 'The Findings' which was, in most impressed, in the very reserved ambient vip room, for the year 2006 - We will not dwell on the highly successful "My Deluxe Color Box" for retinascan, published in 2009, and just as vital to your so incomplete (so-so) discotheque.

Tabula rasa ... the splatter ep

'the intruder' ... the tone is set ! monstruous material sound moving, pulsating, caught by a structural sound combining a post-apocalyptic landscape desolation to the slow and tortuous materialization of a spectrum voice that do not eventually enter and organically abuse of any vital downturn ! Phoenelai is a messenger and the message is perfectly clear - hell ! Thus, "the splatter" would be an upheaval fomented any imminent invasion, larva migrans? a wandering ship of an irradiated flying dutchman ? a final attempt to preserve? The response is immediate ! Yes, but the 'first call' has gradually taken possession of things, cryptographying a message consumed by the breath of a particle echo, an echo strongly but apparently distant, a resonance crossed by electrical harnesses, splitting any will - irreversible ! lonely, isolated, such an elliptic curve, the 'signals' of Phoenelai restore hope, the hope of a potential memory, sensory fragments deliberately placed there, abandoned on the ground, a suspended hope, a start ... a nonchalant wave to fail and then finally discovering a 'found tape', before it is, perhaps, too late ...

:: the splatter ep

Pizo Meyer, aka Phoenelai, est un artiste insaisissable - souvent dissimulé derrière quelques pseudonymes, et, surtout, à travers quelques disciplines artistiques, pas aussi complémentaires qu'il puisse n'y paraitre - car attention, l'homme de Houston est toujours terriblement agile pour surprendre son monde - Parlant du seul projet Phoenelai, Monsieur Meyer en était donc resté à ses combinatoires "voices from the fire" pour le netlabel kreislauf - et puis, nous avions pu croire à un possible silence ... un silence rempli de cris (étouffés) de post-its torturés, rempli de passionnants filigranes, d'huiles saillantes, rempli de sourires avertis à Cy Twombly, de Skessions Sketch Club avec ses amis ... mais, nous vous avions prévenu en préambule, l'homme est certes insaisissable, mais fort heureusement, pas ... silencieux !

flashback, 2003-2006 - soutenu par le très précurseur 'online label' 2063music, Phoenelai accomplit quelques prouesses en signant (non moins) ce qui devrait être l'actuelle bande son du THX1138 de Mr Lucas, ainsi d'ailleurs que le formidable ep 'limmin' - puis, quittant l'Allemagne, nous retrouvons Phoenelai en France, en compagnie de l'enthousiasmant netlabel EKO pour 'the findings' qui fit, grande impression dans le plus que très réservé, carré vip, ambient, du millésime 2006. Nous n'insisterons pas d'avantage sur le très réussi "My Deluxe Color Box" pour retinascan, paru en 2009, et toujours autant indispensable à votre si incomplète (mais si, mais si) discothèque.

Mais ... tabula rasa ! the splatter ep !

'the intruder' ... le ton est donné ! monstrueuse et mouvante matière sonore, pulsante, happée par un signal sonore structurel combinant un paysage de désolation post-apocalyptique et la lente, la tortueuse matérialisation d'un spectre vocal qui n'en finira pas de saisir et d'abuser organiquement du moindre repli vital ! Phoenelai est un messager et le message est parfaitement clair - diable ! ainsi donc, "the splatter" serait donc une tourmente fomentée, une quelconque imminente invasion, larves migrantes ? le vaisseau errant d'un hollandais volant irradié ? ultime tentative de préservation ? La réponse est immédiate ! Oui, mais le 'first call' a déjà pris graduellement possession des choses, cryptographiant un message rongé par le souffle d'un écho, de particules, un écho résolument et apparemment distant, un écho traversé de faisceaux électriques, fractionnants toute possible volonté - irréversible ! seuls, isolés, telle une courbe elliptique, les 'signals' de Phoenelai restaurent un espoir, l'espoir d'un souvenir potentiel, fragments sensoriels délibérément posés là, abandonnés sur le sol, un espoir suspendu, un sursaut, une vague nonchalante s'échouant puis découvrant enfin une 'found tape', avant qu'il ne soit, peut-être, trop tard ...

:: the splatter ep

Thierry Massard / lundi 26 sept. 2010, 16:00

Adustam :: galapagos escalator

Qui donc osera bouder son plaisir ? fascinant (et véritable) condensé de foisonnante énergie (à valeur positive), cet escalator pour les galapagos n'en n'oublie pas, pour autant, quelques perles bien intitulées "2" et "galapagos" - et puis, quand on s'inscrit sous les bienveillants hospices de "Ed Wood", on ne peut craindre que ... le meilleur.

thierry massard / 4 sept.2010 - 00:00

:: archive. org
:: sayonara records