Arovane :: wirkung / Biosphere :: angel's flight


Dignes représentants d'une arrière garde electro, proprement dynamitée par la déferlante netaudio des années 2000 et les prodigieux travaux de protagonistes ambient & idm tels :: Astrowind, m0n0, Muhr, Juan Antonio Nieto, OCP, isCore, Phoenelai, Norman Fairbanks ... (liste infinie) il est peu dire que nous avions presque définitivement enterrés ces deux musiciens. Levant malgré tout, et de temps à autre, un oeil goguenard (nos oreilles étant overbookées) sur les sorties de ces musiciens, ex-acteurs dominants d'une ère archivée, arrachant à grand peine un "oui, oui euh..." sur les néanmoins excellents "Dropsonde" pour Geir Jenssen ou euh ... je ne sais plus ("lilies" ?) pour Arovane


Un nouvel album pour Uwe Zahn (Arovane), "wirkung" qui peut se traduire par : "effet" et, hasard de calendrier, la sortie quasi simultanée de "angel's flight"pour Biosphere.

Il ne nous en fallait pas tant pour :

1) économiser notre intérêt assez peu "spontané" (je pris les afficionados de MM. Jenssen & Zahn de bien vouloir ne pas m'en excuser)
2) effectuer un rapide test comparatif, aux fins de possibles mises à jour.

Première surprise, et bonne en l'occurence, ces deux opus sont de très bonne qualité, avec, avouons-le, une légère et subjective préférence pour le vol de l'ange, explorant une dimension plus obscure, précédemment inconnue chez Biosphere. Il est également probable que Uwe Zahn mérite un peu plus d'attention avant de se prononcer.
Second constat, un choix tactique (probablement) de la part de ces messieurs qui privilégient les formats courts (jamais plus de 6 minutes). Les mauvaises langues, que nous ... je suis, rétorqueront que cela permet de limiter les perspectives d'un potentiel ennui.

C'est au partir de l'architecture mouvante d'un projet de la chorégraphe norvégienne Ingun Bjørnsgaard, que Geir Jenssen entame la relecture d'un quatuor à cordes, n°14 de Ludwig Van Beethoven. 
C'est sur l'auto-diagnostic d'une forte appétence romantique et classique, que Uwe Zahn élabore son effet.

Une solide prise de distance avec l'expérimentation, qui, d'ailleurs, a toujours était de moindre intérêt pour Biosphere. Un bilan lourd pour nos deux patriarches, qui s'inscrivent désormais d'avantage dans le restyling d'un passé flamboyant plutôt que de miser sur nos présentes et futures incertitudes.

thierry massard / 31 janvier 2021 - 12:15


Worthy representatives of a rearguard electro, properly blown up by the netaudio wave of the 2000s and the prodigious works of ambient & idm protagonists such as Astrowind, m0n0, Muhr, Juan Antonio Nieto, OCP, isCore, Phoenelai, Norman Fairbanks ... (infinite list) it is an understatement to say that we had almost definitively buried these two musicians ; raising despite everything, and from time to time, a mocking eye (our ears being overbooked) on the very officially announced releases, by former dominant actors of an archived era, pulling with great difficulty a "yes, yes uh. .. " on the nevertheless excellent " Dropsonde "for Geir Jenssen or uh ... I do not remember ("lilies" ?) about Arovane.

A new album for Uwe Zahn, "wirkung" which can be translated by: "effect" and, coincidentally, the almost simultaneous release of "angel's flight" for Biosphere.
We didn't need much more for:

1) to save a rather little "spontaneous" interest (I took the aficionados of Messrs. Jenssen & Zahn for not apologizing for it)
2) carry out a quick comparative test, for possibles updatings.

First surprise, and good in this case, these two opus are of very good quality, with, let's face it, a slight and subjective preference for the flight of the angel, exploring a more obscure dimension, previously unknown at Biosphere. It is also likely that Uwe Zahn deserves a little more attention before making a decision. Second observation, a tactical choice (probably) on the part of these gentlemen who favor short formats (never more than 6 minutes). Evil tongues, that we ... I am, will retort that this limits the prospects of potential boredom.

It is from the moving architecture of a project by the Norwegian choreographer Ingun Bjørnsgaard that Geir Jenssen begins the rereading of a string quartet, n ° 14 by Ludwig Van Beethoven.
It is on the self-diagnosis of a strong romantic and classical appetite that Uwe Zahn works out its effect.
A solid distance from experimentation, which, moreover, has always been of lesser interest for Biosphere. A heavy toll for our two patriarchs, who are now part of the restyling of a flamboyant past rather than betting on our present and future uncertainties.

( a Google rough translation )

Pablo Sanz :: strange strangers


le regard circulaire / coup d'oeil instantané / notre intuition animale / Bien sur, nous y sommes, la confrontation / cognition comparée pour certains, "strange strangers" pour Pablo Sanz, qui nous embarque en Amazonie centrale, et très précisément sur les territoires d'Amanã et Mamirauá / la confrontation / La première peut sembler saisissante et justifiable (d'effroi) s'il n'est qu'elle nous donne à (enfin) percevoir l'évidente justesse d'une reconnaissance mutuelle / cri primal, statutaire / qui est donc l'étrange étranger ? / respect / l'évidence du langage. Nulle prérogative dominante, depuis la captation sonore / capture / jusqu'au ballet digital de ces mots / convenus / le devoir d'équilibre. 
Nous voici donc embarqués sur ce canoé, suspendus aux très concrètes déambulations des micros paraboliques de Pablo Sanz, pour ce qui peut être qualifier de "voyage singulier" / éprouvez la plus que merveilleuse consistence physique de la surface /
Si l'étrangeté des rencontres (sonores) que l'on y fait, a cette saveur atonale, elle est celle d'un langage en cours d'acquisition / extravagance naturelle / une relation interpersonnelle démultipliée dont Pablo Sanz nous livre généreusement les clés d'une curiosité assurément abyssale, mais aucune réponse / le parcours est à faire seul.e / armé.e de cette même curiosité (abyssale ?). 
Pièce maîtresse, puisque logiquement récompensée en son sérail initial, ces 37 minutes sont propices à l'initialisation graduelle, pour preuve cette rupture à la 20ème (approximative) minute, alternance fabuleuse entre jour et obscurité / nouvelle ouverture / Aucun doute n'est désormais permis, Pablo Sanz écrit, en extrême délicatesse, une oeuvre maîtresse dégagée, autonome, en parfaite et absolue symbiose / une ... évolution / avançons ! L'after music a désormais un printemps et un (presque) chef d'oeuvre !

thierry massard / 30 janvier 2020 - 00:09


the circular gaze / instantaneous glance / our animal intuition / Of course, here we are, confrontation / comparative cognition for some, "strange strangers" for Pablo Sanz, who takes us to the central Amazonia, and very precisely to the territories Amana and Mamirauá / the confrontation / The first may seem striking and justifiable (with fear) if it is not that it gives us (finally) to perceive the obvious correctness of a mutual recognition / primal cry, statutory / who is the strange foreigner? / respect / the obviousness of language. No dominant prerogative, from sound capture / capture / to the digital ballet of these / agreed words / the duty of balance. 
So here we are on board this canoe, suspended from the very concrete wanderings of Pablo Sanz's parabolic microphones, for what can be described as a "singular journey" / experience the more than wonderful physical consistency of the surface / 
If the strangeness of the (sound) encounters we make there has this atonal flavor, it is that of a language in the process of being acquired / natural extravagance / a multiplied interpersonal relationship of which Pablo Sanz generously gives us the keys to 'undoubtedly abysmal curiosity, but no answer / the journey is to be done alone / armed with this same curiosity (abyssal?). 
Centerpiece, since logically rewarded in its initial seraglio, these 37 minutes are conducive to gradual initialization, as proof of this break in the 20th (approximate) minute, fabulous alternation between day and darkness / new opening / No doubt is now allowed, Pablo Sanz writes, with extreme delicacy, a clear, autonomous masterpiece, in perfect and absolute symbiosis / an ... evolution / let's move forward! After music now has a spring and an (almost) masterpiece !

( a Google rough translation )

The Notwist :: vertigo days


7 années de silence, et la prudente réserve généralement due aux heureux bénéficiaires de réalisations cultes (celle-ci est éclairée au néon d'or) et des chemins individuels qui s'écartent, se contorsionnent, s'étirent, et puis ... Un jour ou un autre, qui sait, l'envie, simple opportunité, l'envie d'un retour, ou de vérifier une possibilité. 

Les frères Acher ont manifestement bien fait de vérifier cette possibilité.

thierry massard / 29 janvier 2021 - 8:30





 
 
7 years of silence, and the prudent reserve generally offered to the happy beneficiaries of cult achievements (this one is illuminated with a golden neon) and individual paths that diverge, contort, stretch, and then ... One day or another, who knows, the urge, simple opportunity, 
the urge to return, or to verify a possibility.. 
The Acher brothers have obviously well done to verify this possibility.

( a Google rough translation )

Illuvia :: iridescence of clouds

immobile ou pas, apprécions l'art de voyager.
Ce fameux regard différemment dont certains se targuent ...
Parcourir "Iridescence of clouds" du suédois Ludvig Cimbrelius, aka Illuvia, c'est tendre vers deux extrémités sans jamais rompre le fil. S'il est inutile de prétendre ou rechercher un équilibre, il devient admirable d'apprécier à sa juste valeur, cette qualité d'émulsion très particulière qui fait que l'on soit prêt de se précipiter dans le vide, à tout instant, alors que tout laisse penser que l'esprit est apaisé. La convergence du calme et de la tempête - Une réussite absolue.

thierry massard / 1er février 2021 - 00:01


motionless or not, let's appreciate the art of traveling.
This famous look differently that some people pride themselves on ...
Going through "Iridescence of clouds" by swedish Ludvig Cimbrelius, aka Illuvia, is striving towards two ends without ever breaking the thread. If it is useless to pretend or seek a balance, it becomes admirable to appreciate at its true value, this very particular quality of emulsion which makes that one is ready to rush into the void, at any moment, then that everything suggests that the mind is at peace. The convergence of calm and storm - An absolute success.

( a Google rough translation )




artwork by Noah M / Keep Adding

Yann Pillas :: sortez-moi de cette salade

 
Très récente découverte du rédacteur de ces lignes, le netlabel Camembert Electrique, actif depuis la fin du XXème siècle, ne semble avoir que des qualités, à commencer par son nom, issus d'une lointaine planète, amie de longue date.

Coordinateur du label, Yann Pillas, ne se résout pas à envisager de poursuivre un seul lièvre à la fois, en s'impliquant dans de multiples projets, gymnaste pratiquant le grand écart sonore à la perfection.
Dissimulé derrière un artwork familial, "sortez-moi de cette salade" a l'encodage de ces pièces qui suscitent la douce allégresse d'une apparente quiétude de surface. Une onde calme, miroir symbolique d'un langage vernaculaire mis soudainement à l'épreuve de sa propre mémoire atteignant la trouble frontière séparant une réalité subjective de nos certitudes chimériques. Observez ce que l'enfant pleurnichant transporte avec lui dans cette cariole mise à l'épreuve d'un prisme, probablement suranné pour quiconque. C'est pourtant ici que la magie s'opère. La concordance d'un point Nemo où viennent s'entrechoquer, quelques énigmes (ou pas) affleurantes, obligées de ne pas apparaitre en pleine lumière, de peur de la dissolution définitive. C'est effectivement ici que l'homme de Providence y adresse un interstice, une ouverture de porte pour Eddie à Alphaville, à moins que ce ne soit à travers les pages d'une édition Elvifrance, à l'édifiante et fracassante couverture. 
"Sortez-moi de cette salade !" semble crier l'enfant, sous le regard circonspect de l'oncle Erik. 
Faut-il, dès lors, découper, extraire et disséquer quelques images mentales ? 
Réorchestrer leur chronologie, façonner une complète relecture de ces chimères, afin de les livrer en pâture aux aliens, serait peut-être la solution la plus recommandable. Ce n'est, fort heureusement pour nous, pas la recette retenue pour cette merveilleuse salade.

thierry massard / 24 janvier 2021 - 12:00


Very recent discovery by the editor of these lines, the Camembert Electrique netlabel, active since the end of the 20th century, seems to have only qualities, starting with its name, from a distant planet, a long-time friend.

Label coordinator, Yann Pillas, cannot resolve to consider pursuing a single hare at a time, by getting involved in multiple projects, a gymnast practicing the sound splits to perfection.
Hidden behind a family artwork, "sortez-moi de cette salade" has the encoding of these pieces that arouse the sweet joy of an apparent tranquility on the surface. A calm wave, symbolic mirror of a vernacular language suddenly put to the test of its own memory reaching the border confusion separating a subjective reality from our chimerical certainties. Watch what the whining child carries with him in this prism-tested wagon, probably outdated to anyone. Yet this is where the magic happens. The concordance of a point Nemo where come collide, some riddles (or not) flush, obliged not to appear in full light, for fear of final dissolution. It is indeed here that the man of Providence addresses a gap there, a door opening for Eddie in Alphaville, unless it is through the pages of an Elvifrance edition, with the uplifting and shattering cover. "Sortez-moi de cette salade" seems to cry out the child, under Uncle Erik's wary gaze. 
Should we therefore cut out, extract and dissect some mental images? 
Re-orchestrating their chronology, shaping a complete rereading of these chimeras, in order to deliver them as food to the aliens, would perhaps be the most advisable solution. Fortunately for us, this is not the recipe for this wonderful salad.

( a Google rough translation )

YR20 :: shit happens


L'inévitable constat, l'incandescence d'une combustion, SRVTR, KHΛOMΛИ et Innocent But Guilty conjugués derrière l'acronyme millésime, signent une véritable pierre angulaire : Celle d'une dystopie, dégagée des référents bienséants ; balayés les Zamiatine, Orwell, Huxley, K.Dick, Ballard et la cyberpunk attitude d'opérette. Le gin de la liberté a un goût amer et une DLC dépassée - littératies et comestiques pour un illusoire et craintif bilan - L'horrible est désormais ordinaire - Shit happens ! Nous y sommes, acteurs dociles et témoins figés, animés des ultimes soubresauts de la quête de responsabilité. 

Le jour d'après sera un jour sans fin et "Shit happens" est la prima maestria musicale dégagée de l'influence romantique d'un cocoon confiné en visio dépendance, livré à domicile - Magistral !

thierry massard / 22 janvier 2021 - 19:33


The inevitable observation, the incandescence of a combustion, SRVTR, KHΛOMΛИ and Innocent But Guilty combined behind the acronym vintage, sign a real cornerstone: That of a dystopia, free from decent referents ; swept away Zamiatine, Orwell, Huxley, K. Dick, Ballard and the cyberpunk attitude of operetta. Liberty Gin has a bitter taste and an outdated best before date - literacies and comestics for an illusory and fearful balance sheet - The horrible is now ordinary - Shit happens! We are there, docile actors and frozen witnesses, animated by the last jolts of the quest for responsibility.
The next day will be a never-ending day and "Shit happens" is the musical maestria prima free from the romantic influence of a cocoon confined to visio addiction, delivered to your home - Magistral !

( a Google rough translation )

Anti f:Orm volume 7


L'indispensable ! Rapport annuel à forte densité, une guest list particulièrement sélective, cet état des lieux permet aux invités, qui se bousculent pour l'être, de répondre instantanément et sans l'ombre d'un stress, à l'épineuse (parfois) question : Que faites-vous en ce moment ? 

Reste pour vous à choisir parmi les 25 réponses possibles de cette fructueuse septième édition.

Vous faites quoi en ce moment ?

thierry massard / 22 janvier 2021 - 12:32


the indispensable! High density annual report, a particularly selective guest list, this inventory allows guests, who are scrambling to be, to respond instantly and without a shadow of stress, to the thorny (sometimes) question: What are you doing right now? It remains for you to choose among the 25 possible answers of this fruitful seventh edition. 

What are you doing right now?

a Google rough translation )

Apifera :: overstand

 
Ignorer la bande d'arrêt d'urgence.
Apprécier la géographie d'un refuge autoroutier, s'étonner de la quiétude apparente des lieux.
Privilégier le format court, à l'intention des plus récalcitrants amateurs de saveurs jazz.
Nul trouble, la parenthèse en suspension, mise en pause, une respiration ( Breath! ) et "Overstand".
Nouveau projet combinatoire de Yuval Havkin, aka Rejoicer, conjuguant les talents solitaires de MM. Nitai Hershkovits, Amir Bresler et Yonatan AlbalakApifera ne contraste en rien avec sa référente botanique. S'il est, bien entendu, que nous aurons oublié la parenthèse chronologique quand nous serons enfin parvenus à destination (Mais quelle est-elle ?) , restera ce vague souvenir lointain, un répit salutaire, ce point précis, bienfaisant et sans incidence, entre les deux mouvantes strates du vaste cadre spatio-temporel.

Ok, il est temps de reprendre la route. 

thierry massard / 21 janvier 2021 - 10h00



Ignore the emergency lane.
Appreciate the geography of a motorway refuge, be amazed at the apparent tranquility of the place.
Favor the short format, intended for the most recalcitrant lovers of jazz flavors.
No trouble, the parenthesis suspended, paused, a breath ( Breath! ) And "Overstand".
New combinatorial project by Yuval Havkin, aka Rejoicer, combining the solitary talents of MM. Nitai Hershkovits, Amir Bresler and Yonatan Albalak, Apifera does not contrast in any way with its botanical referent. If it is, of course, that we will have forgotten the chronological parenthesis when we will have finally reached our destination (But what is it?), This vague distant memory will remain, a salutary respite, this precise point, beneficial and without incidence, between the two moving wide strata of the spatio-temporal framework.

Ok, it's time to hit the road again.

( a Google rough translation )

merci Bleep

The Black Stone - music for Lovecraftian summonings


Deux années après l'inscription ténébreuse d'un dark aural tribute à l'intention de l'écrivain de Providence,  le très incantatoire side project d'Unexplained Sounds, Eight Tower records, invoque à nouveau l'univers du plus terrifiant (et farouchement controversé) fabulateur du XXème siècle, Howard Philips Lovecraft. C'est assurément à l'embouchure de la rivière Manuxet, que ce sont donnés rendez-vous les 14 protagonistes de The Black Stone - Music for Lovecraftian summonings. 14 invocations dont la pertinente contemporanéité ne fait l'ombre d'un doute, à l'heure où nos portes et nos fenêtres se referment tandis que, dehors, rode un monstre bien réel.

thierry massard / 13 janvier 2021 - 15:49

the black stone - music for Lovecraftian summonings

Two years after the shadowy inscription of a dark aural tribute for the Providence writer, the highly incantatory side project of Unexplained Sounds, Eight Tower records, once again invokes the universe of the most terrifying (and fiercely controversial) 20th century fabulator, Howard Philips Lovecraft. It is undoubtedly at the mouth of the Manuxet river, that the 14 protagonists of The Black Stone - Music for Lovecraftian summonings meet. 14 invocations whose relevant contemporaneity leaves no doubt, at a time when our doors and windows close while, outside, a very real monster lurks.

(a google rough translation)

Ivonne Van Cleef :: 12

Nouvelle étape pour Ivonne Van Cleef et, assurément brillant vainqueur de celle-ci.
Figure marquante et emblématique, car générative d'une lecture évolutive de l'americana psychédélique, 
IVC, et quelques amis (Caleb R.K. Williams) aux avants-poste  du label français, Eagle Stone Collective, franchissent et détruisent (au passage) les frontières par capillarité progressive. Bénéfique incidence au moment d'un possible avénement d'un âge de post-obscurantisme. Ici les paysages se sont considérablement élargis, notamment avec l'heureuse couleur des cuivres de Pipi Sanchez.
Présenté, comme toujours et non sans humour, comme le résultat d'une "improvised music composed" ce numéro "12" est véritablement un nombre porte-bonheur.

thierry massard / 12 janvier 2021 - 12:12


New hilly stage for Ivonne Van Cleef and, undoubtedly brilliant winner of this one. A striking and emblematic figure, because it is generative of an evolutionary reading of psychedelic americana, IVC, and some friends (Caleb R.K. Williams) at the outposts of the French label, Eagle Stone Collective, cross and destroy (on the way) borders by progressive capillarity. Beneficial impact at the time of a possible advent of an age of post-obscurantism. Here the landscapes have widened considerably, notably with the happy color of the brass by Pipi Sanchez. Presented, as always, not without humor, as the result, of an "improvised music composed" this number "12" is a real lucky number. 

(a google rough translation)

Max Richter :: Beethoven - opus 2020

Artiste très injustement ignoré en ces lieux, bien qu'ayant fort élégamment répondu à notre invitation du side-project (theQuestionnaire), dès les premières heures d'existence de celui-ci,
Max Richter, n'a fort heureusement pas attendu le tardif et périphérique éclairage (sic) d'un webzine, pour devenir le protagoniste majeur du néo-classico-minimalisme (et réciproquement) que nous admirons désormais toutes et tous. Même s'il peut sembler tout naturel que son label, la Deutsche Grammophon, fasse immédiatement appel à lui pour célébrer dignement le 250ème anniversaire de Ludwig Van Beethoven, le projet pouvait facilement tourner au vinaigre - Rassurez-vous, ce n'est heureusement pas le cas.

Il convient préalablement de féliciter Max d'avoir choisi, pour ce tribute, un format discographique, pour le moins original, notamment chez Deutsche Grammophon, puisqu'il s'agit d'un ... single 2 titres.

Prenant la suite de l'illustre opus 70 d'un Karlheinz Stockhausen, spirituellement convoqué, célébrant cet hommage commémoratif, il y a 50 ans, cet opus 2020 s'ouvre sur Andante Loops, pièce éminemment gracieuse puisque conjuguant à merveille cette mélancolie magique de tempo qui firent de Max Richter, l'auteur du meilleur album de tous les temps de l'année 2004 et du romantisme de Beethoven, un nécessaire et prochain champs d'investigation (sur le chapitre pianistique) pour l'auteur de ces lignes et néanmoins prodigieusement porté par Elisabeth Brauss - Merveilleuse alchimie combinatoire intemporelle !

Dimension orchestrale et amplitude inhérente, opus 2020, seconde partie de l'ouvrage, donne toute l'immense perspective nécessaire à cette évocation upgradée d'un génie musical absolu. Soundscapes dématérialisés, strates temporelles délicatement caressées par le Beethoven Orchestra de Bonn et Dirk Kaftan, conduisant une fragile suspension, en parfait équilibre, où se confondent parfois nos idéaux et nos nécessaires respirations.

thierry massard / 27 décembre 2020 - 21:28

Deutsche Grammophon
Max Richter
theQuestionnaire / mars 2006

Artist very unjustly ignored, in these places, although having very elegantly, responded to our invitation to the side-project (theQuestionnaire) on the early hours of its existence.
Max Richter, fortunately did not wait for the late and periferic lighting (sic) of a webzine, to become the major protagonist of neo-classico-minimalism (and vice versa) that we all now admire.

While it may seem natural that his label, the Deutsche Grammophon, should immediately call on him to celebrate Ludwig Van Beethoven's 250th birthday with dignity, the project could easily turn sour. Rest assured, this is fortunately not the case.
First, we must congratulate Max for having chosen, for this tribute, a discographic format, to say the least original, in particular at Deutsche Grammophon, since it is a ... single 2 titles.

Following on from the illustrious opus 70 by Karlheinz Stockhausen, spiritually summoned, celebrating this commemorative tribute, 50 years ago, this 2020 opus opens with Andante Loops, an eminently gracious piece since it perfectly combines this magical melancholy of tempo that made Max Richter, the author of the best album of all time in 2004 and the romanticism of Beethoven, a necessary and next field of investigation on the pianistic chapter for the author of these lines and wonderfully worn by Elisabeth Brauss - Marvelous timeless combinatorial alchemy!

Orchestral dimension and inherent amplitude, opus 2020, second part of the work, gives all the immense perspective necessary for this upgraded evocation of an absolute musical genius. Dematerialized soundscapes, temporal layers delicately caressed by the Beethoven Orchestra of Bonn and Dirk Kaftan, leading a fragile suspension, in perfect balance, where our ideals and our necessary breaths sometimes merge.

(a Google rough translation)


Kraftwerk :: remixes

Fond de tiroir & gratitude.
La représentation britannique de Kraftwerk (parlophone uk) sort pour les fêtes de fin d'année du sinistre millésime 2020, cette version uniquement digitale, disponible sur les plateformes et laconiquement intitulée "remixes" regroupant les sus-nommés.

Fond de tiroir, on y retrouve, sans surprise, l'historique kling-klang, les travaux des hôtes du groupe, le tout datant de Mathusalem, et une version assez peu référente , tout au plus, douteuse de "musique non stop" en tête de gondole.

Gratitude toutefois, car outre la volonté marketing du label, qui ne fait, après tout, que son travail  prospectif d'une nouvelle clientèle, c'est aussi, pour les fidèles, une belle opportunité de redécouvrir et passer au crible analytique de la datation carbone, quelques-unes de ces adaptations les plus réussies du quatuor de Düsseldorf, nous oublierons les autres et la très improbable perspective d'une nouveauté à venir ...

thierry massard / 26 décembre 2020 - 14:07



Drawer bottom & gratitude.
The British representation of Kraftwerk (parlophone uk) is coming out for the end of the year celebrations of the sinister vintage 2020, this only digital version, available on the platforms and laconically titled "remixes" grouping the aforementioned.

Bottom of the drawer, we find, unsurprisingly, all the work of the hosts of the group, dating from Methuselah, and a version, at most, dubious "non stop music" at the head of the gondola.

Gratitude however, because in addition to the label's marketing desire, which after all only does its job of prospecting for new customers, it is, for us (the former customers) a great opportunity to listen again and to sift through analytics carbon dating, some of these successful adaptations of the Dusseldorf quartet, we will forget the others and, of course, the prospect of an improbable novelty to come ...

(a Google rough translation)

Niteffect :: take your pills

Allusion faite, à peine dissimulée, par l'absolue et non équivoque annonce d'un single intitulé "del fin del mundo" accompagnant cet ouvrage, voici "take your pills"qui  propose une interprétation et, qui sait, une solution (individuelle) prémonitoire au marasme dans lequel nous (humains) sommes embourbés pour autant de temps, à venir, qu'il s'en est déjà passé. 

Fin lecteur d'une actualité funeste, Niteffect y répond sans cynisme mais :

"take your pills"

Puisque personne ne lira jamais ces lignes, on peut  légitimement imaginer que personne n'entendra jamais cette offre impérieuse : Imaginez ! Et si Niteffect était le musicien que nous attendions ?
Voir et traduire en "mots" est devenu, nous le savons, parfaitement illusoire ... 

écoutez donc "the fall of icarus" Dites-moi / Dites-nous / Dites ... écrivez ces sensations jaillissantes, 
ces impressions qui n'appartiennent à personne, des adjectifs puissants, un souffle redoutablement révélateur de toutes nos "failures".
Dansons ! Let's dance sur "theory of well being" ce significatif bâillement ... renonciateur ?
Oublions (wintersun) ? une histoire ... (car ne sommes-nous pas en train d'oublier notre propre histoire ?)
Centrale sera donc la question d'une "destination unknown" ? Niteffect devient intentionnel 
mais les loops ont encore ce spectre hyperbole, conjugaison un peu facile (fourty
Aimerons-nous (et vous) la pertinente souvenance de cette "sweet isolation" ?

...

pas un mot de plus, plus un mot ...

thierry massard / 25 décembre 2020 - 03:23

Takuya Minakawa :: lalalai

皆川卓也 le dit, lui-même, sa qualité principale est ... la curiosité ! Démonstration convaincante de cette appétence, ce nouvel EP "lalalai" témoigne, en moins de 10 minutes chrono, de l'étendue d'un spectre électronique couvrant pas moins de 4 têtes de chapitre. Nous pourrions, à l'envi, exalter quelques comparaisons rapides entre ces genres et la dextérité, avec laquelle le musicien de Fukushima s'y aventure et s'en délecte, ce serait faire une grave erreur d'aiguillage. Si cette "principale" qualité de 皆川卓也 est indéniable, elle ne serait rien sans la méticuleuse et si discrète attention aux choses, ce soin très particulier qui permet de discerner, toujours en filigrane, une authentique signature, parfaite exigence de ceux qui fuient les dangereux distributeurs d'étiquetage ad vitam. Mais, rassurez-vous, 皆川卓也 n'a pas que des "qualités" car il est , dit-on, un peu trop ... discret.

thierry massard / 23 décembre 2020 - 11:12


tt-vox

皆 川卓 也 says it himself, its main virtue is ... curiosity!
A convincing demonstration of this appetite, this new EP "lalalai" testifies, in less than 10 minutes flat, of the extent of an electronic spectrum covering no less than 4 chapter headings.
We could, at will, exalt a few quick comparisons between these genres and the dexterity, with which the musician from Fukushima ventures there and delights in them, would be making a serious error of referral.
If this "main" quality of 皆 川卓 也 is undeniable, it would be nothing without the meticulous and so discreet attention to things, this very particular care which makes it possible to discern, always in filigree, an authentic signature, perfect requirement of those who flee from them. dangerous ad vitam labeling dispensers. 
But, rest assured, 皆 川卓 也 does not only have "virtues" because, they say, he is also a little too discreet ...

(a Google rough translation)

Camecrude :: enclave II-II

Parvenus aux abords de l'immense terrain vague, nous nous sommes arrêtés. 
Assourdissant silence du vide ... 
Saisis d'une ankylose graduelle, indolore, nous observons attentivement les regards vides, craintifs, fuyants, les visages, entre sourire et rictus, hésitants, confondus dans une même apparente indolence. Insensibles, adeptes ou démunis face à la froide désolation et le piétinement arrogant des élites ingénieuses, prostration. Le sinistre carnage mémoriel est désormais en marche, lissé et élevé en postulat (qui ne s'assumera pas). Son prochain avénement ne saurait tarder. 

D'autres, distants, défiants de ce même espace de dévastation mentale, ne se sont pas arrêtés.
Une histoire (nouvelle) en cours de réécriture. L'éveil y est encore engourdi, car ici le temps n'a plus cours. Les Maux / gestes fluctuants et graduels étirements, bientôt transpercés par un souffle crépusculaire. Nous abordons d'autres rives, indéchiffrables en apparence, elles bordent un empire indicible, ni hostile, ni accueillant, mais définitivement sensible à d'autres matrices.
Les Sorts / signal préfigurant le cheminement croissant de rythmes intenses, appels chamaniques et mantras en quête de solidification, Camecrude en appelle à la ritualité, le crépitement initial ne laisse aucun doute, le point névralgique est atteint. Comment ne pas percevoir ce lien combinatoire qui soudainement se rompt, et que certains qualifieraient de prémisses alchimiques, et cette vielle à roue repoussant fermement un soundscape désormais lointain, dont l'oubli et la falsification sont désormais les ultimes soubresauts d'une humanité trépanée. Cette "enclave" est certes celle des soupirs, des évocations mortifères (précis de décomposition), elle est également la possible illusion momentanée d'un regain de vigueur, une rédemption ex-nihilo - Mais n'est-il pas encore trop tôt (anathème) ou bien trop tard pour apercevoir l'aube d'un jour d'après ? Seul extrême sursaut d'espoir résiduel irrémédiablement déçu ? Cette aube ne viendra pas aujourd'hui (rituel d'avortement). Reste la fuite, l'esquive, une fois encore sacrificielle (la jambe crue) déréliction absolue, territoire d'ombres, sanctuaire tribal aux murs griffés de hurlements d'effroi (la malor) - Ce théâtre des cruautés incertaines est aussi celui des harmonies terrestres (broishami) au déclenchement mélodique strident, encodage solennel - mouvant - Cette obscure tempête bruitiste, puissamment sonore, est désormais dynamique (tableau d'inconstance) l'écriture s'y régule en particules de suie, d'abord compactes puis rapidement disloquées sous les coups de butoir mélodiques. Ainsi, augurant d'une partie plus conventionnelle, et en suspension terminale de l'ouvrage, cette surprenante "sauge lente" conjugue de nombreuses vertus botaniques et les lyrics inspirés de Malou Rivoallan. L'enclave, polymorphe, prend ainsi une ellipse (Que Las Arraditz Que't Sèquin) façonnée autour d'un robuste decrescendo (voeu d'échec) qui n'en est assurément pas l'aveu d'un.

thierry massard / 16 décembre 2020 - 21:16


artwork by Viqtor Tuurngaq

When we reached the edge of the huge wasteland, we stopped.
The deafening silence of the void ...
Seized with a gradual, painless ankylosis, we observe attentively the empty, fearful, fleeing gazes, the faces, between smile and grin, hesitant, confused in the same apparent indolence. Insensitive, followers or helpless in the face of cold desolation and the arrogant trampling of ingenious elites, prostration. The sinister memory carnage is now in motion, smoothed out and raised in postulate (which will not be assumed). Its next advent will not be long in coming.

Others, distant, distrustful of this same space of mental devastation, did not stop.
A (new) story being rewritten. Awakening is still numb there, because here time is no longer valid. Les Maux / fluctuating and gradual stretching gestures, soon pierced by a twilight breath. We approach other shores, apparently indecipherable, they border an indescribable empire, neither hostile nor welcoming, but definitely sensitive to other matrices.
Les sorts / signal prefiguring the growing path of intense rhythms, shamanic calls and mantras in search of solidification, Camecrude calls for rituality, the initial crackle leaves no doubt, the nerve point is reached. How can we fail to perceive this combinatorial link which suddenly breaks, and which some would qualify as alchemical premises, and this hurdy-gurdy firmly pushing back a now distant soundscape, whose forgetting and falsification are now the ultimate jolts of a trepanned humanity. This "enclave" is certainly that of sighs, deadly evocations (Précis de décomposition), it is also the possible momentary illusion of a renewal of vigor, an ex-nihilo redemption - But isn't it still too early ( anatheme) or too late to see dawn the next day? The only extreme residual hope hopelessly disappointed? This dawn will not come today (rituel d'avortement). There remains the flight, the evasion, once again sacrificial (la jambe crue) absolute dereliction, territory of shadows, tribal sanctuary with walls clawed with howls of fear (la malor) - This theater of uncertain cruelties is also that of harmonies terrestrial (broishami) with strident melodic triggering, solemn - moving encoding - This obscure noisy storm, powerfully sonorous, is now dynamic (tableau d'inconstance) the writing is regulated in soot particles, at first compact then rapidly dislocated under the melodic hits. Borrowing from a more conventional final part, and in final suspension of the work, this surprising "sauge lente" combines many botanical virtues and lyrics inspired by Malou Rivoallan. The enclave, polymorphic, thus takes on an ellipse (Que Las Arraditz Que't Sèquin) shaped around a robust decrescendo (voeu d'echec) which is certainly not the admission of one.

(a Google rough translation)

Bunker Palace :: Hotel

Objet identifié et central de ce mois de décembre 2020, cet Hotel du Bunker Palace de Messieurs Gildas Brugaro & Patrick Masson est la meilleure adresse où l'on puisse recommander de descendre, à celles et ceux qui, jour après jour, année après année, cycles post-cycliques, cherchent un lieu où parfois se cristallisent certaines itinérances. Quête effrénée et sans finitude. Deux années après le très réussi 8TRAXX, Bunker Palace réinitialise les datas d'un édifiant center que nous avions abandonné à sa possible et manifeste décrépitude. solitude des grands ensembles, coeurs de pierre, la fuite éperdue des nomades.

Que dire de "Black7" avec toute la retenue qu'il convient d'avoir ? Regard furtif sur le côté, personne alentour ? Oui on peut y aller, l'écrire, ou pourquoi pas s'écrier que ce track de faible intensité (en apparence) est tout simplement l'un de ceux qui feront date pour ce si curieux millésime. Que cela reste entre-nous, je vous en prie. Allez, confidence ? Je m'entretenais avec l'un des deux auteurs, à qui je disais mon absolue impossibilité d'envisager un traitre mot sur cette réalisation, faute de n'avoir préalablement passé ces dernières 24 heures en conversation unilatérale avec la peu apparente intensité de cette septième noirceur - 11 minutes et 48 secondes en suspension sans les points. 

Surprenant que le second track s'intitule "Possession" ?  Ouverture mécanique post-industrielle, oeuvrant dans la mémoire brumeuse des enfants enfumés des sidérurgies de Sheffield, le crépitement saillant volontairement poursuivi (codeC) - Le ton est donné - l'hommage est certes distant, il est toutefois référent. Les salons de cet hotel sont cossus, think tank volontairement inspiré, les fauteuils chauds en simili cuir (TRBL) y accueillent désormais les conversations de nouveaux arrivants, sous l'oeil bienveillant des administrateurs du lieu, ce sont des hommes pressés de repartir, fugacité. Le sursaut sera t'il illusoire ? il ne tient qu'à chacun.e d'y entrevoir un nouvel espoir. Les fondations tremblent déjà. Une échappatoire ? (the 3rd door) mais (toutes) les rues de Dusseldorf sont désormais si terriblement silencieuses, mythiques autant que taiseuses. Les archivistes cryptiques, héros des temps présents, n'ont donc pas fini de se frotter les mains. Qu'ils se méfient ... Les sirènes de cette usine (noise engineering) sont celles d'une possible rédemption. Bunker Palace envoie un ultime et nouveau message (Black hole II), nous, et Holm qui sait, aimerions pourtant qu'ils y résident quelques temps. nomades.

thierry massard / 6 décembre 2020 - 20:57



Central and identified object of this month of December 2020, the Hotel of the Bunker Palace of MMrs Gildas Brugaro & Patrick Masson is the best address where we can recommend to stay, to those who, day after day, year after year, post-cyclical cycles, seek a place where sometimes certain itineraries crystallize. Frantic and endless quest. Two years after the very successful 8TRAXX, Bunker Palace resets the data of an edifying center that we had abandoned to its possible and manifest decrepitude. solitude of large groups, hearts of stone, the desperate flight of nomads.

What can we say about "Black7" with all the restraint it should have? Stealthy glance to the side, nobody around? Yes we can go there, write it down, or why not cry out, this (apparently) low intensity track is quite simply one of those which will make a milestone for this curious vintage. May this stays just between us, please. Come on, confidence? I was talking to one of the two authors, to whom I told my absolute impossibility of considering a word on this achievement, for lack of having previously spent the last 24 hours in unilateral conversation with the little apparent intensity of this seventh darkness - 11 minutes and 48 seconds suspended without points.

Surprising that the second track is called "Possession"? Post-industrial mechanical opening, working in the hazy memory of the smoky children of the steelworks of Sheffield, the salient crackling voluntarily pursued (codeC) - The tone is set - the homage is certainly distant, it is however referent. The lounges of this hotel are plush, deliberately inspired think tank, the warm imitation leather armchairs (TRBL) now welcome the conversations of newcomers, under the benevolent eye of the administrators of the place, they are men in a hurry to leave, fleeting . Will the burst be illusory? it is up to each one to catch a glimpse of new hope. The foundations are already shaking. A loop-hole ? (the 3rd door) but (all) the streets of Dusseldorf are now so terribly silent, mythical as much as silent. Cryptic archivists, heroes of the present times, have not finished rubbing their hands. Let them beware ... The sirens of this factory (noise engineering) are those of a possible redemption. Bunker Palace sends a final and new message (Black Hole II), we, and Holm who knows, would like them to stay there for a while. nomads.

(a google rough translation)

In Vitro :: modulandi

Bien sur ! ... Il faut immédiatement s'arrêter. 
Oui arrêtons-nous un instant. 
Il faut s'interroger, à l'instar d'Agostino.
La question. La ... Une réponse. La question et l'art de voyager.

La discrète exigence d'In Vitro apparait soudainement en plein jour.
Peut-être avions-nous oublié - remords & regrets.
En attendant, je ne sais quoi, l'intelligente combinaison des sens se rappelle à notre bon souvenir au travers d'un "Modulandi" qui ne tardera pas à s'imposer - intelligence & évidence incidente.
Oui, arrêtons-nous un court instant devant cette photographie de Gustave Le Gray et savourons, à travers le temps (1856) , la détermination de ce deux mats dont on devine une possible et future destination malgré les incertitudes du temps ... passé.

20 pièces, à l'absolue rectitude, forment un ensemble maitrisé, formats courts, sans futile superficialité,  Quetzal Contla (In Vitro) n'en a que faire des artifices de pacotille et étincelles de surface. 
Convoquant, tour à tour, Emilio Ruiz et quelques enregistrements radio en ondes courtes pour un soundscape en froide infinitude (antarctic) , le génial François Bayle et quelques samples essentiels pour un non moins génial "essentia" ou bien la voix d'un Youri Gagarine égaré, mais toujours souriant, dans un "dark blue sky" parti bien au delà des frontières du Cosmos, sans oublier les pépites de Kivitog (auri sacra fames) , la persuasive Voice of America filtrée par Brian D.Smith, W9IND (news from the past - journalists in danger) ou les saveurs mémorielles en suspension d'un "liberando" d'Arantxa Contla , In Vitro invite a l'oscillation libératrice de conscience et le démontre quasi mathématiquement. 
Modulandi en appelle à la caractérisation des fondamentaux et les observent méthodiquement. 
Une mémoire redevenue soudainement mobile, ne rejetant pas le passé (à contrario des relectures fugaces,  fast-digestives et dernières tendances en cours) l'antonymie d'une nostalgie rigidifiée en raison d'un mouvement générateur, le cap de navigation d'un deux mats dont l'étrave prolonge logiquement la quille.

D'un abord au classicisme malléable, en apparence, et pris indistinctement dans sa distante totalité, Modulandi est une réalisation complexe à multiples tiroirs mais au sens d'ouverture identique, qui fait rapidement de celle-ci un ensemble familier pour qui en comprend ce même sens de lecture. Ouvrir l'un de ces tiroirs n'est certes pas sans conséquences sinon la renonciation à la futilité des choses.

thierry massard / 21 novembre 2020 - 15:12


Of course ! ... We must stop immediately. Yes, let's stop for a moment.
We must ask ourselves, like Agostino.
The question. The ... "an" answer. The question and the art of traveling.

In Vitro's discreet demand suddenly appears in broad daylight.
Maybe we forgot - remorses & regrets.
In the meantime, I don't know what, the intelligent combination of the senses recalls to our good memories through a "Modulandi" which will not be long in imposing itself - intelligence & incidental evidence.
Yes, let's stop for a short moment in front of this photograph by Gustave Le Gray and savor, through time (1856), the determination of this two masts of which we can guess a possible and future destination despite the uncertainties of time ... past.

20 pieces, absolutely straight, form a mastered whole, short formats, without futile superficiality, Quetzal Contla (In Vitro) has nothing to do with junk tricks and surface sparks.
Summoning, in turn, Emilio Ruiz and some shortwave radio recordings for a soundscape in cold infinitude (antarctic), the brilliant François Bayle and some essential samples for a no less brilliant "essentia" or the voice of a Yuri Gagarin lost, but still smiling, in a "dark blue sky" that went far beyond the borders of the Cosmos, without forgetting the nuggets of Kivitog (auri sacra fames), the persuasive Voice of America filtered by Brian D. Smith, W9IND (news from the past - journalists in danger) or the memorial flavors in suspension of a "liberando" of Arantxa Contla, In Vitro invites to the liberating oscillation of consciousness and demonstrates it almost mathematically.
Modulandi calls for the characterization of fundamentals and observes them methodically.
A memory that suddenly becomes mobile again, does not reject the past (in contrast to fleeting, fast-digestive re-readings and the latest trends in progress) the anonymy of a nostalgia stiffened due to a generating movement, the navigation course of a two masts, the bow of which logically extends the keel.

From an approach to malleable classicism, in appearance and taken indistinctly in its distant totality, Modulandi is a complex realization with multiple drawers but with the same sense of opening, which quickly makes it a familiar whole for those who understand the same. reading direction. Opening one of these drawers is certainly not without consequences if not the renunciation of the futility of things.

(a google rough translation)

The Amorphous Androgynous & Peter Hammill :: we persuade ourselves we are immortal

Naufrage interstellaire et mort cérébrale due à un excès de glucose dans une confiture trop fruitée.
Le temps passant, FSOL devient un projet d'arrière garde sans réel intérêt. Tristesse.

Interstellar shipwreck and brain death due to a glucose excess in a too fruity jam. 
Over time, FSOL becomes a rearguard project without real interest. Sadness.

thierry massard / 20 novembre 2020 - 15:40

Richard Devine :: SYSTIK

Quelque chose à voir avec le(s) SYSTème(s) ? Excroissance (matricielle) d'un SYSTÉMatisme rampant ? Formulation hybride ? Nous ne nous inquiétons pas, on ne s'inquiète jamais à propos de l'américain d'Atlanta. Seule certitude, outre la pénible et habituelle litanie techno des "procédés et ingrédients, sont les notes de la présente réalisation qui attestent : "...The result is an acid journey into a complete new territory, textural pieces mutating and evolving into Devine’s most dancefloor-friendly record yet". 
Nous nous réjouissons de le confirmer, c'est vrai.
4 tracks traversent ce SYSTIK avec vélocité et une pointe d'acidité - Sinscur en exergue.
Bel ouvrage.

thierry massard / 20 novembre 2020 - 14:20


Something to do with the SYSTem(s)? (Matrix) outgrowth of a crawling SYSTEMatism ? Hybrid formulation? We don't worry, we never worry about the American from Atlanta. The only certainty and, in addition to the painful and usual techno litany of "processes and ingredients", are the notes on this production which attest : "... The result is an acid journey into a complete new territory, textural pieces mutating and evolving into Devine’s most dancefloor-friendly record yet". We are happy to confirm it, it is true. 4 tracks cross this SYSTIK with velocity and a taste of acidity - Sinscur in the foreground.
Nice work.

Cabaret Voltaire :: what's going on (single)

Boudeur ? Oui certainement, et bien décidé à ne pas figurer dans le listing des superlatifs ronflants qui accompagneront, dans les très prochains jours et après 26 années presque silencieuses, la sortie d'un nouvel album du Cab. Oui vous lisez bien, nulle controverse orthographique, "du" cab. Des cabs, il ne reste pas grand chose. Si d'aventure, l'on puisse assimiler Richard Kirk à "pas grand chose"... Allons, voyons un peu de retenue. Bien sur que j'éxagère, mais il est bon de signaler que MM. Malinder et à fortiori Watson, sont bien tristement absents.

Pseudo single, sorti dans les 24 heures, "What's going on" n'a d'objectif que de teaser la sortie de "Shadow of fear" et les 3 tracks présents (what's going on - the power (of their knowledge) - vasto) seront évidemment en bonne place dans la version définitive de l'ouvrage.

En véritables apetizers, ces 3 titres sont donc là pour entrapercevoir le résultat et, qui sait, peut-être infléchir la mauvaise volonté de certains (qui ne sont pas à chercher, bien loin).

Premier constat, what's going on est plutôt un bon track, une version numérisée, édulcorée, héritière d'un passé que nous refusons de convoquer, de peur de devoir changer de ton.

La vraie bonne surprise de cette "mise en bouche", nous vient de l'imparable "the power (of their knowledge)" pour lequel, il serait sacrilège de demeurer circonspect. Kirk, et son indéniable talent, y saisit l'esprit véritable des Cabs d'antan, en lui donnant, cette fois-ci, une pertinence et une modernité décomplexée. Nul rétro-futurisme, le simple et ultime souci du travail bien façonné, nourrit des influentes prérogatives qui firent jadis notre bonheur. 1/3 - avantage au Cab.

Vasto, qui cloture le single, n'a pour le moins qu'un intérêt modeste, sinon celui de devoir occuper cordialement la confortable durée du track (7'40) - il faut attendre - attendre le passage de la troisième minute, pour soudainement se ressaisir de Yashar, dans un éclair, et bien volontiers admettre que Cabaret Voltaire, furent, aussi, les instigateurs d'une fusion d'une telle envergure, que les conséquences seront encore calculables, que les boudeurs auront définitivement cesser leur posture depuis des temps immémoriaux.

thierry massard / 15 novembre 2020 - 12:34

what's going on single


Sulky? Yes certainly, and not decided to appear in the listing of high-sounding superlatives that will accompany, in the very next days and after 26 almost silent years, the release of a new Cab album. Yes you read correctly, no spelling controversy, "a" cab. Cabs, there is not much left. If by chance, we can assimilate Richard Kirk to "not much" ... Come on, let's see a little restraint. Of course I am exaggerating, but it is good to point out that MM. Malinder and a fortiori Watson, are absents. 

Pseudo single, released within 24 hours, "What's going on" only aims to teaser the release of "Shadow of fear" and the 3 tracks present (what's going on - the power (of their knowledge) - vasto ) will obviously feature prominently in the final version. In true apetizers, these 3 titles are therefore there to glimpse the result and, who knows, perhaps to curb the ill will of some (who are not to look for, very far). 

First observation, what's going on is rather a good track, a digitized, watered-down version, heir to a past that we refuse to call up, for fear of having to change of tone. 

The real good surprise of this "setting in mouth" comes to us from the unstoppable "the power (of their knowledge)" for which, it would be sacrilegious to remain "sulky". Kirk, and his undeniable talent, captures the true spirit of the Cabs all the more, by giving it, this time, a relevance and an uninhibited modernity. No retro-futurism, the simple and ultimate concern for work, nourishes the influential prerogatives that made us happy. 1/3 - advantage at Cab. 

Vasto, which closes the single, has at least a modest interest, if not to have to cordially occupy the comfortable duration of the track (7'40) - you have to wait - wait for the passage of the third minute, to suddenly pull yourself together. Yashar in a flash and willingly admit that Cabaret Voltaire, were, also, the instigators of a merger of such a scale, that the consequences will still be calculable, that the sulky people will have definitively cease their posture since immemorial times.

(a google rough translation)

Bioni Samp & Psychiceyeclix :: turkish modular

Faut-il se jeter par la fenêtre avant qu'il ne soit trop tard ? Délicate question selon toute apparence.
Si oui, nous recommandons plutôt le rez-de-chaussée.
Si non, il ne vous reste que le Turkish Modular de Messieurs Bioni Samp et Psychiceyeclix.

Duo à la productivité inventive et multi azimutée, découverts par le plus grand hasard lors d'une déambulation erratique dans les couloirs sinueux d'un infini vers l'au delà, Bioni Samp & Psychiceyeclix méritent un arrêt sur image (recommandé pour le rez-de-chaussée) ou moins prosaïquement, un zapping scratché aux formes, couleurs, sons saturés et enrichis au glitch-art. Nous succombons immédiatement au wind charmer. Méfiez-vous, toutefois, des apparitions et disparitions successives, ces gentilshommes manient, avec dextérité, l'art d'égarer, sur la lune (moon) les enfants sages, que nous sommes, dans les sombres ou éclatants méandres d'une réalité intégralement reconstruite pour les besoins du scénario.

Savant bidouillage, Turkish Modular réussit là où tant d'autres échouent. Il faut dire que la recette est délicate qui oblige à la justesse des proportions entre les divers ingrédients décrits par les protagonistes comme un "unfathomable array of random instruments & diy electronics" que nous nous refusons de traduire. Retenez simplement le parfait équilibre, la constante maîtrise de l'ensemble, qui maintient sur un fil tendu (electronic tide), ces field recordings, y compris en studio, et les sources directes aux multiples protubérances rhizomiques. Ici, aucun choix n'est nécessaire, puisque le tout est indispensable. Ainsi, dominant un Abyss aux parois étonnamment familières qui ne tarderont pourtant pas à se désagréger, nous plongeons dans les boucles, vis sans fin, d'une shaman's pipe, nouvelle trahison des images, nouvelle mise en abyme

Arrivés au quasi terme de ces nombreuses et chatoyantes nuances, l'intensité craquelante de kettle vessel est chargée de raccompagner (calmement) les visiteurs opportuns jusqu'à la porte de sortie, à moins que ce ne soit, au bord de la fenêtre.

thierry massard / vendredi 13 novembre 2020 - 13:20

doubledgescissor netlabel / free download 

Should we jump out the window before it's too late? Delicate question to all appearances. 
If so, we would recommend the ground floor instead. 
If not, you only have Turkish Modular from Messrs Bioni Samp and Psychiceyeclix

Duo with inventive and multi-faceted productivity, discovered by the greatest chance during an erratic stroll through the winding corridors of an infinite towards the beyond, Bioni Samp & Psychiceyeclix deserve a freeze-frame (recommended for the ground floor) or less prosaically, a scratched zapping with shapes, colors, saturated sounds enriched with glitch-art. We immediately succumb to the wind charmer. Beware, however, of successive appearances and disappearances, these gentlemen handle, with dexterity, the art of misleading, on the "lune" (moon) the good children, that we are, in the dark or dazzling meanders of a reality completely rebuilt for the purposes of the scenario. 

A clever "bidouillage", Turkish Modular succeeds where so many others fail. It must be said that the recipe is delicate which requires the correctness of the proportions between the various ingredients described by the protagonists as an "unfathomable array of random instruments & diy electronics" that we categorically refuse to translate. Simply retain the perfect balance, the constant mastery of the whole, which maintains on a taut thread (electronic tide), these field recordings, including in the studio, and the direct sources with multiple rhizomic protuberances. Here, no choice is necessary, since everything is essential. Thus, dominating an Abyss with surprisingly familiar walls which will not take long to disintegrate, we dive into the loops, worm, of a shaman's pipe, a new betrayal of images, a new "mise en abyme". 

Near the end of these many and shimmering nuances, the crackling intensity of the kettle vessel is responsible for accompanying (calmly) timely visitors to the exit door, or at the edge of the window.

(a google rough translation)