Carbon Based Lifeforms :: 20 minutes

 
Bien sur, les choses auraient pu être différentes. Nous pourrions être sur le toit du monde, appréciant un paysage conjugué de dystopie galopante et d'un secret espoir qu'un miracle puisse encore s'opérer. Il n'en est rien. Carbon Based Lifeforms resteront, ad vitam, les ersatz de rêves précurseurs de tangerine, ou plus précisément encore, ceux d'un cultissime "Timewind" qu'il vous conviendra d'attribuer et surtout, peut-être, de découvrir - je suis joueur ...
Présenté comme une aventure, dont le duo rêvait depuis toujours, c'est à dire la sortie du très remarquable "interloper" en 2015, l'argument marketisé du jour, qui a autant d'intérêt qu'un tube de mayonnaise, est donc de restituer présentement le track dans son format original d'intitulé (vous me suivez ?) ... Quel dommage ! espiègles que nous sommes (surtout vous) qui préférons très catégoriquement que les tracks intitulés "20 minutes" restent approximativement d'une durée de 7 minutes et 46 secondes. Less is such more !

thierry massard / 13 mars 2021 - 12:08


Of course, things could have been different. We could be on the roof of the world, enjoying a landscape combined with galloping dystopia and a secret hope that a miracle could still happen. But it doesn't. Carbon Based Lifeforms will remain, ad vitam, the ersatz of tangerine's precursor dreams, or more precisely, those of a cultish "Timewind" that you will have to attribute to and, above all, perhaps, discover - I'm a gambler ...
Presented as an adventure, which the duo has always dreamed of, i.e. the release of the very remarkable "interloper" in 2015, the marketed argument of the day, which has as much interest as a tube of mayonnaise, is therefore to presently restore the track in its original titled format (do you follow me?) ... What a pity! Mischievous as we are (especially you), we categorically prefer that tracks entitled "20 minutes" remain approximately 7 minutes and 46 seconds long. Less is more !

(a DeepL rough translation)

Elegance of the Damned :: good things begin in the quiet

Le parfait compagnon d'un hiver finissant, la sourde et invisible menace qui plane autour de nos corps, la clameur éteinte, ostracisme endémique. Il y a ce  quelque peu énigmatique titre Good things begin in the quiet, évident cynisme, la posture gracieuse de celles et ceux qui comprennent que les choses ne s'écrivent plus que dans le reflet d'un jeu d'apparences, de lassitude (humanity is dead). Ainsi, la très bienséante pudeur de Elegance of the Damned s'exprime dans ces limites d'intensité, à priori peu discernables, mais très rapidement essentielles (emo forever) au point qu'il devient facilement détectable que cet opus est, dès à présent inscrit au tableau d'honneur, aussi déterminant qu'il soit concordant à cette indicible menace pour nos vies. C'est ici que se situe l'enjeu de cette très belle réalisation, une frontière sinueuse, un interstice entre regret (all love stories are ghost stories) , pragmatisme et l'exaltation libératrice (return of the solar Rishi).

Oui, ces "Good things..." sont ou vont, demeurer une énigme, un objet à l'étrangeté fascinante, une étincelle crépusculaire ou, peut-être, une explosion, nous l'ignorons encore et c'est beaucoup mieux ainsi.

thierry massard / 9 mars 2021 - 19:25


audius

The perfect companion to a waning winter, the deaf and invisible threat hovering around our bodies, the extinguished clamour, endemic ostracism. There is the somewhat enigmatic title Good things begin in the quiet, obvious cynicism, the graceful posture of those who understand that things are only written in the reflection of a game of appearances, of weariness (humanity is dead). Thus, the very decorous modesty of Elegance of the Damned is expressed in these limits of intensity, at first not very discernible, but very quickly essential (emo forever) to the point that it becomes easily detectable that this opus is, from now on, inscribed on the wall of honour, as determining as it is concordant with this unspeakable threat to our lives. This is where the challenge of this beautiful work lies, a sinuous border, an interstice between regret (all love stories are ghost stories), pragmatism and liberating exaltation (return of the solar Rishi).

Yes, these Good things... are or will remain an enigma, an object of fascinating strangeness, a twilight spark or, perhaps, an explosion, we still don't know and it's much better that way.


(a DeepL rough translation)

R∞ :: NEOZEN

Autant jouer franc jeu, une fois encore, en ces temps si tourmentés, Il va être particulièrement délicat de restreindre les superlatifs. Comment ne pas y entrevoir une hypothétique et fluctuante vérité émergente ? Quand les tortueux sentiments d'une identité dissimulée (R∞) viennent enfin enflammer la rampe d’une scène déserte, en jachère. Une lumineuse incandescence réanimée soudainement. Ainsi donc, les superlatifs ne tarderont pas à jaillir (clear of mind). Nous éprouvons désormais l’ivresse des grands fonds en nous contentant de pseudo-évidences falsifiées par l'actualité des destinées dépressives. Un lourd passé définitivement enseveli, et un nouvel équilibre des forces en présence. Atteindre enfin, l'enviable escalade sensorielle (balance of force) renouer avec une expérience quotidienne, une pépite souriante. "NEOZEN" la saveur, douce ou forte, d'une sortie de tunnel et ce soudain paysage qui s'offre à nos yeux, à moins que nous soyons, à nouveau, en face d'un illusoire souvenir, une réminiscence dont on recherche l'origine en vain (shadow of heart) l'armature quelque peu rigidifiée par la rouille d'une electronica (motion of wave) évanescente et sans douleur. "NEOZEN" est effectivement une réalisation supérieurement indolore car historiquement et raisonnablement sans âge, un acide hyaluronique (center of focus) dont nous abusons et abuserons encore et sans relâche, jusqu'à ce jour prochain, l'inéluctable amnésie d'un lendemain. L'oubli de ceux qui refusent les affres d'une nostalgie devenue trop suave et tiède.

thierry massard / 8 mars 2021 - 19:16

NEOZEN

Once again, in these tormented times, it will be particularly delicate to restrict superlatives. How can we fail to glimpse an emerging hypothetical and fluctuating truth? When the tortuous feelings of a concealed identity (R∞) finally come to ignite the ramp of a deserted, fallow stage. A luminous incandescence suddenly reanimated. Thus, superlatives will soon spring forth (clear of mind). We now feel the drunkenness of the depths, contenting ourselves with pseudo-evidences falsified by the topicality of depressive destinies. A heavy past definitively buried, and a new balance of forces in presence. To finally reach the enviable sensory escalation (balance of force), to reconnect with a daily experience, a smiling nugget. "NEOZEN" the flavour, sweet or strong, of a tunnel exit and this sudden landscape that offers itself to our eyes, unless we are, once again, in front of an illusory memory, a reminiscence whose origin we look for in vain (shadow of heart) the frame somewhat rigidified by the rust of an evanescent and painless electronica (motion of wave). "NEOZEN" is indeed a superiorly painless realisation because historically and reasonably ageless, a hyaluronic acid (centre of focus) of which we abuse and will abuse again and again, until the next day, the inescapable amnesia of the next day. The oblivion of those who refuse the torments of a nostalgia that has become too sweet and lukewarm. 

( a DeepL rough translation )

Merci Szym Lebowski

Virtually J :: autocracy mage

Nous savions les bords de la Mer Noire, source infinie de plaisirs estivaux et de mystères éternels, nous ignorions qu'il s'y fomentait parfois, et en toute humilité, un futur de la musique. C'est ainsi à Varna, seconde cité bulgare, que Julian Kalchev, aka Virtually J, devint le symbole d'une génération de geeks electro, armé de son seul PC. Puis ce fut le silence, un silence troublant de 20 années avant une rédemption sur les rives du sémillant et intransigeant netlabel Mahorka.

Non content du seul retour en grâce, à la faveur de cet autocratique mage, Virtually J s'est décidé à également briser un charme, réveillant les dancefloors par déflagrations successives. Elles sont au nombre de 13. Production puissante, lignes acérées, autant de pulsations et parfaits soundscapes qui risquent de porter les eaux calmes de l'Est bulgare, à l'ébullition et au delà.

thierry massard / 6 mars 2021 - 11:35


We knew that the Black Sea coast was an infinite source of summer pleasures and eternal mysteries, but we didn't know that a future of music was sometimes being fomented there, in all humility. It was in Varna, Bulgaria's second city, that Julian Kalchev, aka Virtually J, became the symbol of a generation of electro geeks, armed only with his PC. Then came the silence, a disturbing 20 years before a redemption on the shores of the seminal and uncompromising netlabel Mahorka.

Not content with the only return to grace, thanks to this autocratic magician, Virtually J also decided to break a spell, waking up the dancefloors by successive deflagrations. There are 13 of them. Powerful production, sharp lines, so many pulsations and perfect soundscapes that risk bringing the calm waters of Eastern Bulgaria to the boil and beyond.

(a DeepL rough translation)

integrated 001


Une très heureuse initiative ? À vous d'en juger. 

Quand, à l'instar d'une communauté d'aficionados, d'artistes de musiques électroniques et de labels en ligne, réunis autour d'une communauté des si sociables, et évanescents réseaux, les membres du collectif DRC, aka Dreampunk Record Club, décident de se conjuguer afin de produire un "integrated - 001", il peut convenir de ne pas y rester insensible, tant le projet semble distant de toute réalité accessible. C'est pourtant ce qui est en train de se dérouler, sous vos yeux et derrière ces lignes. Cette montagne évanescente a, bel et bien, accouché d'une très très belle souris.

Égrainons la signature du projet ... Ainsi, outre DRC, VILL4IN, Underwater Computing, Hiraeth Records, Prekursor, et No Problema, 6 labels en quête d'une expérimentation commune et oeuvrants vers, qui sait, une possible nouvelle dimension. Une généreuse une porosité créative, bien éloignée des pratiques restrictives actuelles. Une louable proposition qui ouvre un nouveau champ d'investigation pour de nouvelles architectures sonores.

"Integrated 001" c'est aussi, et surtout, l'émulsion inventive de 13 artistes, dont 10 sonores, sans évidemment oublier les très belles lignes de Nancy Chenier pour le projet et les 436 membres en cet instant suspendu. Vous n'attendrez pas l'addition, avant de :

1. cliquez sur les liens ci-joints
2. grossir les rangs de ceux qui désirent ardemment que la montagne accouche de nouvelles souris.

thierry massard / 5 mars 2021 - 18:57



A very happy initiative? You be the judge. 
When, like a community of aficionados, electronic music artists and online labels, gathered around a community of such sociable and evanescent networks, the members of the DRC collective, aka Dreampunk Record Club, decide to join together to produce an "integrated - 001", it may be appropriate not to remain indifferent to it, so much the project seems distant from any accessible reality. Yet this is what is happening, before your eyes and behind these lines. This evanescent mountain has, indeed, given birth to a very, very beautiful mouse.

Let's scratch the signature of the project ... Thus, besides DRC, VILL4IN, Underwater Computing, Hiraeth Records, Prekursor, and No Problema, 6 labels in search of a common experimentation and working towards, who knows, a possible new dimension. A generous creative porosity, far away from the current restrictive practices. A praiseworthy proposal that opens a new field of investigation for new sound architectures.

"Integrated 001" is also, and above all, the inventive emulsion of 13 artists, including 10 sound artists, without forgetting, of course, Nancy Chenier's beautiful lines for the project and the 436 members in this suspended moment. You won't wait for the bill, before :

1. click on the attached links
2. To swell the ranks of those who long for the mountain to give birth to new mice.

(a DeepL rough translation)

Remo De Vico & Slaps Orchestra :: encelado étude


Une contagion sans réserve. Cette beauté est confondante, parce que fluctuante et (certainement) mystérieusement désordonnée. 
Remo de Vico et le Slaps Orchestra pratiquent avec outrance le chef d'oeuvre en toute impunité ... cette étude "encelado" est merveilleusement belle.

thierry massard / 27 février 2021 - 21:31


A contagion without reserve. This beauty is confounding, because it is fluctuating and (certainly) mysteriously disordered. 
Remo de Vico and the Slaps Orchestra practice the masterpiece to excess with impunity ... this "encelado" study is wonderfully beautiful.

(a DeepL rough translation)

Mogwai :: as the love continues

 
Saisissant contraste, la moue de ceux qui n'ont pas envie, l'irrépressible désir de partage. Mogwai fait bien d'avoir intitulé ce nouvel album "as the love continues" car c'est peut-être cela, un bel amour,  silencieux. L'évidence de quelques accords parfaits, et la fureur en ligne de mire. Nous nous taisons, de peur de l'on ne sait quoi, le temps s'écoule, un sursaut et quelques mots suspendus, sortis par inadvertance : "c'est beau" (dry fantasy). Le temps s'écoule, et pourtant, sans faire semblant, on se surprend parfois, pris au piège des sentiments faciles (ritchie sacramento), c'est beau aussi, alors nous nous taisons (aussi). Ne faudrait-il pas s'indigner de cette étrange mutisme, empli des atmosphères crescendo, à la force contenue qui déferle en flots bouillonnants avant de se disperser en délicates et belles harmonies. 
Nous nous taisons. 
Rattrapé par la frénésie (ceiling granny) ou domestiqué par d'imparables réussites mélodiques (midnight flit), il s'agit maintenant de pouvoir esquiver, encore et toujours, les appels d'un regard interrogateur, les réactions possibles, réflexes conscients, à moins qu'une heureuse dérive, un détour émotionnel salvateur (pat stains) n'emporte ces vains efforts. Féérie, fumée fictionnelle (supposedly, we were nightmares), mais rien, ni personne ne nous écartera de la certitude d'une apothéose finale (it's what i want to do, mum). Nous nous taisons.

thierry massard / 25 février 2021 - 19:05

Mogwai


Striking contrast, the pout of those who don't feel like it, the irrepressible desire to share. Mogwai does well to have titled this new album "as the love continues" because perhaps that is what it is, a beautiful, silent love. The evidence of a few perfect chords, and the fury in the line of fire. We are silent, for fear of who knows what, time passes, a start and a few words suspended, inadvertently released: "c'est beau" (dry fantasy). Time passes, and yet, without pretending, we sometimes surprise ourselves, trapped by easy feelings (ritchie sacramento), it's beautiful too, so we shut up (too). Shouldn't we be outraged by this strange silence, filled with crescendo atmospheres, with the contained force that breaks out in bubbling streams before dispersing into delicate and beautiful harmonies. We are silent. 
Caught up by the frenzy (ceiling granny) or domesticated by unstoppable melodic successes (midnight flit), it is now a matter of being able to dodge, again and again, the calls of an interrogative gaze, the possible reactions, conscious reflexes, unless a happy drift, a saving emotional detour (pat stains) takes away these vain efforts. Enchantment, fictional smoke (supposedly, we were nightmares), but nothing and no one will keep us from the certainty of a final apotheosis (it's what i want to do, mum). We are silent.

(a DeepL rough translation )

Kratzwerk :: T o y o t a

 
Comme un parfum de fin d'un monde. Monitors vacillants, halos d'un rétro-futurisme déclinant en ultraviolets trinitron, épaisse mélasse cathodique, "T o y o t a" ! Les commercials, ou plus précisément, les artefacts magistraux de Kratzwerk (aka Guido Richter) sont loin de prêter au sourire convenu, habituellement réservé à la gêne de/à l'incompréhension générale, à la connivence illusoire des hipsters, stéréotypes serviles. L'avertissement était sans appel, l'asservissement le sera tout autant. L'avenir radieux semble désormais se conjuguer à l'imparfait désastre. La promesse est celle d'une postcard de Shell Beach (Jennifer) au soleil de Bikini ou Mururoa (au choix). Le frisson cosmétique du levier de vitesses. une illusion, un choc frontal transformé en un nuage d'éclats luminescents. Intentionnel, de la part du très avisé Kraftzwerk, "T o y o t a" confère à une forme de passivité très relative, consommateurs morbides submergés par l'overdose hépatique et oculaire. Jeu d'apparences et soupçon, cet ouvrage recèle quelques chausse-trappes (CM 11) pépites discrètes et dissimulées au coeur d'un labyrinthe. S'il est poli d'être gai au bord d'un précipice, alors, dansons en version, intérieur cuir, toutes options.

thierry massard / 13 février 2021 - 12:54



Like a perfume of ending world. Flickering monitors, halos of a retro-futurism declining in trinitron ultraviolets, thick cathodic molasses, "T o y o t a "! The commercials, or more precisely, the masterful artefacts of Kratzwerk (aka Guido Richter) are far from lending to the agreed smile, usually reserved to the embarrassment of / to the general incomprehension, to the illusory connivance of hipsters, servile stereotypes. The warning was final, the enslavement will be just as much. The bright future now seems to combine with imperfect disaster. The promise is that of a postcard of Shell Beach (Jennifer) in the sun of Bikini or Mururoa (your choice). The cosmetic thrill of the gear lever. an illusion, a frontal impact transformed into a cloud of luminescent shards. Intentional, of the part of the very wise Kraftzwerk, "T oyota" confers on a form of very relative passivity, morbid consumers overwhelmed by hepatic and ocular overdose. A game of appearances and suspicion, this work conceals a few trapdoors (CM 11) discreet gems hidden in the heart of a labyrinth. If it is polite to be cheerful on the edge of a precipice, then let's dance in leather interior version, full options.

( a Google rough translation )

Pepe Torres :: no fun


Seulement quelques jours après "77 Frames", et poursuivant une même logique énumération visuelle, voici le "no fun" de Pepe Torres qui ne partage sensiblement (presque) rien avec l'hymne stoogien de 1969, si ce n'est l'infime particule d'humanité perdue dans les flots d'une immense solitude, autrefois aperçue, en filigrane des mots d'un Iggy Pop inspiré. 40 portraits conjugués au féminin, 40 regards interrogeant, eux-aussi, dignement la si fragile intensité de nos doutes. no fun ? Oui, car il ne fait aucun doute que cette gravité est celle de l'intelligence des gestes et la compréhension de nos actes. Elle est également celle d'une calme espérance qui peut soudainement se transformer en un espoir inoui - humains.

thierry massard / 8 février 2021 - 19:26

Vimeo
theQuestionnaire / 16 aout 2019
IMDb

Only a few days after "77 Frames", and following the same logic visual enumeration, here is "no fun" by Pepe Torres which does not share substantially (almost) nothing with the Stoogian anthem of 1969, except a tiny particle of humanity lost in the waves of an immense solitude, once seen, behind the words of an inspired Iggy Pop. 40 portraits conjugate to feminine, 40 looks that also question the fragile intensity of our doubts with dignity. no fun? Yes, there is no doubt that this gravity is that of intelligence of gestures and understanding of our actions. It is also the one of a calm expectation suddenly transformed into an incredible hope - humans.

( a Google rough translation )

Sonologyst :: dust of human race


Une ... conspiration / une ... confusion / (aka Sonologyst) Raffaelle Pezzella hurle !

à l'instar des travaux d'un émule de l'éminent résident de Providence, 
"dust of human race" n'appartient pas à la catégorie des pièces qu'on ... "écoute" - sans crainte.
Pour autant qu'il en reste une once, l'hyper inhumanité consentante est convoquée,
Pour un ... Banquet. 
Hurlez !

thierry massard / 5 fevrier 2021 - 23:46


a ... conspiracy / a ... confusion / (aka Sonologyst) Raffaelle Pezzella screams!
like the work of an emulator of an eminent resident of Providence,
"dust of human race" does not belong to the category of pieces that one ... "listens to" - without fear.
For as long as an ounce remains, the consenting hyper inhumanity is summoned,
For a ... Banquet.
Howl!

( a Google rough translation )

Pepe Torres :: 77 frames


Telle l'amarre qui se tend, se relâche puis enfin se libère, premier plan du magnifique "Y Ya Fue - And It Was" très justement récompensé lors du Brighton Rocks Film Festival de 2019, les images de Pepe Torres sont faites de cette même curieuse alchimie, des visages et des corps qui se tendent, se relâchent, découvrants un réalisme sans fard, une souffrance silencieuse, un théatre de cruauté (Antonin) pour enfin s'échapper d'un ultime regard, rompre les marquages d'une immobilité fatale, fuir vers d'autres respirations. Les portraits de Pepe Torres sont ceux d'humanités toutes autant réelles que fictionnelles, peu importe. Fragmentations éclatantes, esquives successives, incandescences brulantes, les sillons sont tracés dans la chair. Hyperréalistes, ces 77 frames interrogent le contraste vif et quelques débordements sensoriels,  vitaux.

thierry massard / 2 février 2021 - 19:09

Vimeo
▻  IMDb

Like the mooring line that tightens, loosens and finally frees itself, foreground of the magnificent "Y Ya Fue - And It Was" very justly awarded at the Brighton Rocks Film Festival of 2019, the images of Pepe Torres are made of this same curious alchemy, faces and bodies which stretch, relax, discovering unvarnished realism, silent suffering, a theater of cruelty (Antonin) to finally escape with a final glance, breaking the markings of fatal immobility , flee to other breaths. Pepe Torres' portraits are those of humanities that are as real as they are fictional, it doesn't matter. Dazzling fragments, successive dodging, burning incandescences, the furrows are traced in the flesh. Hyperrealistic, these 77 frames question the sharp contrast and some sensory, vital overflows.

( a Google rough translation )

Arovane :: wirkung / Biosphere :: angel's flight


Dignes représentants d'une arrière garde electro, proprement dynamitée par la déferlante netaudio des années 2000 et les prodigieux travaux de protagonistes ambient & idm tels :: Astrowind, m0n0, Muhr, Juan Antonio Nieto, OCP, isCore, Phoenelai, Norman Fairbanks ... (liste infinie) il est peu dire que nous avions presque définitivement enterrés ces deux musiciens. Levant malgré tout, et de temps à autre, un oeil goguenard (nos oreilles étant overbookées) sur les sorties de ces musiciens, ex-acteurs dominants d'une ère archivée, arrachant à grand peine un "oui, oui euh..." sur les néanmoins excellents "Dropsonde" pour Geir Jenssen ou euh ... je ne sais plus ("lilies" ?) pour Arovane


Un nouvel album pour Uwe Zahn (Arovane), "wirkung" qui peut se traduire par : "effet" et, hasard de calendrier, la sortie quasi simultanée de "angel's flight"pour Biosphere.

Il ne nous en fallait pas tant pour :

1) économiser notre intérêt assez peu "spontané" (je pris les afficionados de MM. Jenssen & Zahn de bien vouloir ne pas m'en excuser)
2) effectuer un rapide test comparatif, aux fins de possibles mises à jour.

Première surprise, et bonne en l'occurence, ces deux opus sont de très bonne qualité, avec, avouons-le, une légère et subjective préférence pour le vol de l'ange, explorant une dimension plus obscure, précédemment inconnue chez Biosphere. Il est également probable que Uwe Zahn mérite un peu plus d'attention avant de se prononcer.
Second constat, un choix tactique (probablement) de la part de ces messieurs qui privilégient les formats courts (jamais plus de 6 minutes). Les mauvaises langues, que nous ... je suis, rétorqueront que cela permet de limiter les perspectives d'un potentiel ennui.

C'est au partir de l'architecture mouvante d'un projet de la chorégraphe norvégienne Ingun Bjørnsgaard, que Geir Jenssen entame la relecture d'un quatuor à cordes, n°14 de Ludwig Van Beethoven. 
C'est sur l'auto-diagnostic d'une forte appétence romantique et classique, que Uwe Zahn élabore son effet.

Une solide prise de distance avec l'expérimentation, qui, d'ailleurs, a toujours était de moindre intérêt pour Biosphere. Un bilan lourd pour nos deux patriarches, qui s'inscrivent désormais d'avantage dans le restyling d'un passé flamboyant plutôt que de miser sur nos présentes et futures incertitudes.

thierry massard / 31 janvier 2021 - 12:15


Worthy representatives of a rearguard electro, properly blown up by the netaudio wave of the 2000s and the prodigious works of ambient & idm protagonists such as Astrowind, m0n0, Muhr, Juan Antonio Nieto, OCP, isCore, Phoenelai, Norman Fairbanks ... (infinite list) it is an understatement to say that we had almost definitively buried these two musicians ; raising despite everything, and from time to time, a mocking eye (our ears being overbooked) on the very officially announced releases, by former dominant actors of an archived era, pulling with great difficulty a "yes, yes uh. .. " on the nevertheless excellent " Dropsonde "for Geir Jenssen or uh ... I do not remember ("lilies" ?) about Arovane.

A new album for Uwe Zahn, "wirkung" which can be translated by: "effect" and, coincidentally, the almost simultaneous release of "angel's flight" for Biosphere.
We didn't need much more for:

1) to save a rather little "spontaneous" interest (I took the aficionados of Messrs. Jenssen & Zahn for not apologizing for it)
2) carry out a quick comparative test, for possibles updatings.

First surprise, and good in this case, these two opus are of very good quality, with, let's face it, a slight and subjective preference for the flight of the angel, exploring a more obscure dimension, previously unknown at Biosphere. It is also likely that Uwe Zahn deserves a little more attention before making a decision. Second observation, a tactical choice (probably) on the part of these gentlemen who favor short formats (never more than 6 minutes). Evil tongues, that we ... I am, will retort that this limits the prospects of potential boredom.

It is from the moving architecture of a project by the Norwegian choreographer Ingun Bjørnsgaard that Geir Jenssen begins the rereading of a string quartet, n ° 14 by Ludwig Van Beethoven.
It is on the self-diagnosis of a strong romantic and classical appetite that Uwe Zahn works out its effect.
A solid distance from experimentation, which, moreover, has always been of lesser interest for Biosphere. A heavy toll for our two patriarchs, who are now part of the restyling of a flamboyant past rather than betting on our present and future uncertainties.

( a Google rough translation )

Pablo Sanz :: strange strangers


le regard circulaire / coup d'oeil instantané / notre intuition animale / Bien sur, nous y sommes, la confrontation / cognition comparée pour certains, "strange strangers" pour Pablo Sanz, qui nous embarque en Amazonie centrale, et très précisément sur les territoires d'Amanã et Mamirauá / la confrontation / La première peut sembler saisissante et justifiable (d'effroi) s'il n'est qu'elle nous donne à (enfin) percevoir l'évidente justesse d'une reconnaissance mutuelle / cri primal, statutaire / qui est donc l'étrange étranger ? / respect / l'évidence du langage. Nulle prérogative dominante, depuis la captation sonore / capture / jusqu'au ballet digital de ces mots / convenus / le devoir d'équilibre. 
Nous voici donc embarqués sur ce canoé, suspendus aux très concrètes déambulations des micros paraboliques de Pablo Sanz, pour ce qui peut être qualifier de "voyage singulier" / éprouvez la plus que merveilleuse consistence physique de la surface /
Si l'étrangeté des rencontres (sonores) que l'on y fait, a cette saveur atonale, elle est celle d'un langage en cours d'acquisition / extravagance naturelle / une relation interpersonnelle démultipliée dont Pablo Sanz nous livre généreusement les clés d'une curiosité assurément abyssale, mais aucune réponse / le parcours est à faire seul.e / armé.e de cette même curiosité (abyssale ?). 
Pièce maîtresse, puisque logiquement récompensée en son sérail initial, ces 37 minutes sont propices à l'initialisation graduelle, pour preuve cette rupture à la 20ème (approximative) minute, alternance fabuleuse entre jour et obscurité / nouvelle ouverture / Aucun doute n'est désormais permis, Pablo Sanz écrit, en extrême délicatesse, une oeuvre maîtresse dégagée, autonome, en parfaite et absolue symbiose / une ... évolution / avançons ! L'after music a désormais un printemps et un (presque) chef d'oeuvre !

thierry massard / 30 janvier 2020 - 00:09


the circular gaze / instantaneous glance / our animal intuition / Of course, here we are, confrontation / comparative cognition for some, "strange strangers" for Pablo Sanz, who takes us to the central Amazonia, and very precisely to the territories Amana and Mamirauá / the confrontation / The first may seem striking and justifiable (with fear) if it is not that it gives us (finally) to perceive the obvious correctness of a mutual recognition / primal cry, statutory / who is the strange foreigner? / respect / the obviousness of language. No dominant prerogative, from sound capture / capture / to the digital ballet of these / agreed words / the duty of balance. 
So here we are on board this canoe, suspended from the very concrete wanderings of Pablo Sanz's parabolic microphones, for what can be described as a "singular journey" / experience the more than wonderful physical consistency of the surface / 
If the strangeness of the (sound) encounters we make there has this atonal flavor, it is that of a language in the process of being acquired / natural extravagance / a multiplied interpersonal relationship of which Pablo Sanz generously gives us the keys to 'undoubtedly abysmal curiosity, but no answer / the journey is to be done alone / armed with this same curiosity (abyssal?). 
Centerpiece, since logically rewarded in its initial seraglio, these 37 minutes are conducive to gradual initialization, as proof of this break in the 20th (approximate) minute, fabulous alternation between day and darkness / new opening / No doubt is now allowed, Pablo Sanz writes, with extreme delicacy, a clear, autonomous masterpiece, in perfect and absolute symbiosis / an ... evolution / let's move forward! After music now has a spring and an (almost) masterpiece !

( a Google rough translation )

The Notwist :: vertigo days


7 années de silence, et la prudente réserve généralement due aux heureux bénéficiaires de réalisations cultes (celle-ci est éclairée au néon d'or) et des chemins individuels qui s'écartent, se contorsionnent, s'étirent, et puis ... Un jour ou un autre, qui sait, l'envie, simple opportunité, l'envie d'un retour, ou de vérifier une possibilité. 

Les frères Acher ont manifestement bien fait de vérifier cette possibilité.

thierry massard / 29 janvier 2021 - 8:30





 
 
7 years of silence, and the prudent reserve generally offered to the happy beneficiaries of cult achievements (this one is illuminated with a golden neon) and individual paths that diverge, contort, stretch, and then ... One day or another, who knows, the urge, simple opportunity, 
the urge to return, or to verify a possibility.. 
The Acher brothers have obviously well done to verify this possibility.

( a Google rough translation )

Illuvia :: iridescence of clouds

immobile ou pas, apprécions l'art de voyager.
Ce fameux regard différemment dont certains se targuent ...
Parcourir "Iridescence of clouds" du suédois Ludvig Cimbrelius, aka Illuvia, c'est tendre vers deux extrémités sans jamais rompre le fil. S'il est inutile de prétendre ou rechercher un équilibre, il devient admirable d'apprécier à sa juste valeur, cette qualité d'émulsion très particulière qui fait que l'on soit prêt de se précipiter dans le vide, à tout instant, alors que tout laisse penser que l'esprit est apaisé. La convergence du calme et de la tempête - Une réussite absolue.

thierry massard / 1er février 2021 - 00:01


motionless or not, let's appreciate the art of traveling.
This famous look differently that some people pride themselves on ...
Going through "Iridescence of clouds" by swedish Ludvig Cimbrelius, aka Illuvia, is striving towards two ends without ever breaking the thread. If it is useless to pretend or seek a balance, it becomes admirable to appreciate at its true value, this very particular quality of emulsion which makes that one is ready to rush into the void, at any moment, then that everything suggests that the mind is at peace. The convergence of calm and storm - An absolute success.

( a Google rough translation )




artwork by Noah M / Keep Adding

Yann Pillas :: sortez-moi de cette salade

 
Très récente découverte du rédacteur de ces lignes, le netlabel Camembert Electrique, actif depuis la fin du XXème siècle, ne semble avoir que des qualités, à commencer par son nom, issus d'une lointaine planète, amie de longue date.

Coordinateur du label, Yann Pillas, ne se résout pas à envisager de poursuivre un seul lièvre à la fois, en s'impliquant dans de multiples projets, gymnaste pratiquant le grand écart sonore à la perfection.
Dissimulé derrière un artwork familial, "sortez-moi de cette salade" a l'encodage de ces pièces qui suscitent la douce allégresse d'une apparente quiétude de surface. Une onde calme, miroir symbolique d'un langage vernaculaire mis soudainement à l'épreuve de sa propre mémoire atteignant la trouble frontière séparant une réalité subjective de nos certitudes chimériques. Observez ce que l'enfant pleurnichant transporte avec lui dans cette cariole mise à l'épreuve d'un prisme, probablement suranné pour quiconque. C'est pourtant ici que la magie s'opère. La concordance d'un point Nemo où viennent s'entrechoquer, quelques énigmes (ou pas) affleurantes, obligées de ne pas apparaitre en pleine lumière, de peur de la dissolution définitive. C'est effectivement ici que l'homme de Providence y adresse un interstice, une ouverture de porte pour Eddie à Alphaville, à moins que ce ne soit à travers les pages d'une édition Elvifrance, à l'édifiante et fracassante couverture. 
"Sortez-moi de cette salade !" semble crier l'enfant, sous le regard circonspect de l'oncle Erik. 
Faut-il, dès lors, découper, extraire et disséquer quelques images mentales ? 
Réorchestrer leur chronologie, façonner une complète relecture de ces chimères, afin de les livrer en pâture aux aliens, serait peut-être la solution la plus recommandable. Ce n'est, fort heureusement pour nous, pas la recette retenue pour cette merveilleuse salade.

thierry massard / 24 janvier 2021 - 12:00


Very recent discovery by the editor of these lines, the Camembert Electrique netlabel, active since the end of the 20th century, seems to have only qualities, starting with its name, from a distant planet, a long-time friend.

Label coordinator, Yann Pillas, cannot resolve to consider pursuing a single hare at a time, by getting involved in multiple projects, a gymnast practicing the sound splits to perfection.
Hidden behind a family artwork, "sortez-moi de cette salade" has the encoding of these pieces that arouse the sweet joy of an apparent tranquility on the surface. A calm wave, symbolic mirror of a vernacular language suddenly put to the test of its own memory reaching the border confusion separating a subjective reality from our chimerical certainties. Watch what the whining child carries with him in this prism-tested wagon, probably outdated to anyone. Yet this is where the magic happens. The concordance of a point Nemo where come collide, some riddles (or not) flush, obliged not to appear in full light, for fear of final dissolution. It is indeed here that the man of Providence addresses a gap there, a door opening for Eddie in Alphaville, unless it is through the pages of an Elvifrance edition, with the uplifting and shattering cover. "Sortez-moi de cette salade" seems to cry out the child, under Uncle Erik's wary gaze. 
Should we therefore cut out, extract and dissect some mental images? 
Re-orchestrating their chronology, shaping a complete rereading of these chimeras, in order to deliver them as food to the aliens, would perhaps be the most advisable solution. Fortunately for us, this is not the recipe for this wonderful salad.

( a Google rough translation )

YR20 :: shit happens


L'inévitable constat, l'incandescence d'une combustion, SRVTR, KHΛOMΛИ et Innocent But Guilty conjugués derrière l'acronyme millésime, signent une véritable pierre angulaire : Celle d'une dystopie, dégagée des référents bienséants ; balayés les Zamiatine, Orwell, Huxley, K.Dick, Ballard et la cyberpunk attitude d'opérette. Le gin de la liberté a un goût amer et une DLC dépassée - littératies et comestiques pour un illusoire et craintif bilan - L'horrible est désormais ordinaire - Shit happens ! Nous y sommes, acteurs dociles et témoins figés, animés des ultimes soubresauts de la quête de responsabilité. 

Le jour d'après sera un jour sans fin et "Shit happens" est la prima maestria musicale dégagée de l'influence romantique d'un cocoon confiné en visio dépendance, livré à domicile - Magistral !

thierry massard / 22 janvier 2021 - 19:33


The inevitable observation, the incandescence of a combustion, SRVTR, KHΛOMΛИ and Innocent But Guilty combined behind the acronym vintage, sign a real cornerstone: That of a dystopia, free from decent referents ; swept away Zamiatine, Orwell, Huxley, K. Dick, Ballard and the cyberpunk attitude of operetta. Liberty Gin has a bitter taste and an outdated best before date - literacies and comestics for an illusory and fearful balance sheet - The horrible is now ordinary - Shit happens! We are there, docile actors and frozen witnesses, animated by the last jolts of the quest for responsibility.
The next day will be a never-ending day and "Shit happens" is the musical maestria prima free from the romantic influence of a cocoon confined to visio addiction, delivered to your home - Magistral !

( a Google rough translation )

Anti f:Orm volume 7


L'indispensable ! Rapport annuel à forte densité, une guest list particulièrement sélective, cet état des lieux permet aux invités, qui se bousculent pour l'être, de répondre instantanément et sans l'ombre d'un stress, à l'épineuse (parfois) question : Que faites-vous en ce moment ? 

Reste pour vous à choisir parmi les 25 réponses possibles de cette fructueuse septième édition.

Vous faites quoi en ce moment ?

thierry massard / 22 janvier 2021 - 12:32


the indispensable! High density annual report, a particularly selective guest list, this inventory allows guests, who are scrambling to be, to respond instantly and without a shadow of stress, to the thorny (sometimes) question: What are you doing right now? It remains for you to choose among the 25 possible answers of this fruitful seventh edition. 

What are you doing right now?

a Google rough translation )

Apifera :: overstand

 
Ignorer la bande d'arrêt d'urgence.
Apprécier la géographie d'un refuge autoroutier, s'étonner de la quiétude apparente des lieux.
Privilégier le format court, à l'intention des plus récalcitrants amateurs de saveurs jazz.
Nul trouble, la parenthèse en suspension, mise en pause, une respiration ( Breath! ) et "Overstand".
Nouveau projet combinatoire de Yuval Havkin, aka Rejoicer, conjuguant les talents solitaires de MM. Nitai Hershkovits, Amir Bresler et Yonatan AlbalakApifera ne contraste en rien avec sa référente botanique. S'il est, bien entendu, que nous aurons oublié la parenthèse chronologique quand nous serons enfin parvenus à destination (Mais quelle est-elle ?) , restera ce vague souvenir lointain, un répit salutaire, ce point précis, bienfaisant et sans incidence, entre les deux mouvantes strates du vaste cadre spatio-temporel.

Ok, il est temps de reprendre la route. 

thierry massard / 21 janvier 2021 - 10h00



Ignore the emergency lane.
Appreciate the geography of a motorway refuge, be amazed at the apparent tranquility of the place.
Favor the short format, intended for the most recalcitrant lovers of jazz flavors.
No trouble, the parenthesis suspended, paused, a breath ( Breath! ) And "Overstand".
New combinatorial project by Yuval Havkin, aka Rejoicer, combining the solitary talents of MM. Nitai Hershkovits, Amir Bresler and Yonatan Albalak, Apifera does not contrast in any way with its botanical referent. If it is, of course, that we will have forgotten the chronological parenthesis when we will have finally reached our destination (But what is it?), This vague distant memory will remain, a salutary respite, this precise point, beneficial and without incidence, between the two moving wide strata of the spatio-temporal framework.

Ok, it's time to hit the road again.

( a Google rough translation )

merci Bleep

The Black Stone - music for Lovecraftian summonings


Deux années après l'inscription ténébreuse d'un dark aural tribute à l'intention de l'écrivain de Providence,  le très incantatoire side project d'Unexplained Sounds, Eight Tower records, invoque à nouveau l'univers du plus terrifiant (et farouchement controversé) fabulateur du XXème siècle, Howard Philips Lovecraft. C'est assurément à l'embouchure de la rivière Manuxet, que ce sont donnés rendez-vous les 14 protagonistes de The Black Stone - Music for Lovecraftian summonings. 14 invocations dont la pertinente contemporanéité ne fait l'ombre d'un doute, à l'heure où nos portes et nos fenêtres se referment tandis que, dehors, rode un monstre bien réel.

thierry massard / 13 janvier 2021 - 15:49

the black stone - music for Lovecraftian summonings

Two years after the shadowy inscription of a dark aural tribute for the Providence writer, the highly incantatory side project of Unexplained Sounds, Eight Tower records, once again invokes the universe of the most terrifying (and fiercely controversial) 20th century fabulator, Howard Philips Lovecraft. It is undoubtedly at the mouth of the Manuxet river, that the 14 protagonists of The Black Stone - Music for Lovecraftian summonings meet. 14 invocations whose relevant contemporaneity leaves no doubt, at a time when our doors and windows close while, outside, a very real monster lurks.

(a google rough translation)

Ivonne Van Cleef :: 12


Nouvelle étape pour Ivonne Van Cleef et, assurément brillant vainqueur de celle-ci.
Figure marquante et emblématique, car générative d'une lecture évolutive de l'americana psychédélique, 
IVC, et quelques amis (Caleb R.K. Williams) aux avants-poste  du label français, Eagle Stone Collective, franchissent et détruisent (au passage) les frontières par capillarité progressive. Bénéfique incidence au moment d'un possible avénement d'un âge de post-obscurantisme. Ici les paysages se sont considérablement élargis, notamment avec l'heureuse couleur des cuivres de Pipi Sanchez.
Présenté, comme toujours et non sans humour, comme le résultat d'une "improvised music composed" ce numéro "12" est véritablement un nombre porte-bonheur.

thierry massard / 12 janvier 2021 - 12:12


New hilly stage for Ivonne Van Cleef and, undoubtedly brilliant winner of this one. A striking and emblematic figure, because it is generative of an evolutionary reading of psychedelic americana, IVC, and some friends (Caleb R.K. Williams) at the outposts of the French label, Eagle Stone Collective, cross and destroy (on the way) borders by progressive capillarity. Beneficial impact at the time of a possible advent of an age of post-obscurantism. Here the landscapes have widened considerably, notably with the happy color of the brass by Pipi Sanchez. Presented, as always, not without humor, as the result, of an "improvised music composed" this number "12" is a real lucky number. 

(a google rough translation)

Max Richter :: Beethoven - opus 2020


Artiste très injustement ignoré en ces lieux, bien qu'ayant fort élégamment répondu à notre invitation du side-project (theQuestionnaire), dès les premières heures d'existence de celui-ci,
Max Richter, n'a fort heureusement pas attendu le tardif et périphérique éclairage (sic) d'un webzine, pour devenir le protagoniste majeur du néo-classico-minimalisme (et réciproquement) que nous admirons désormais toutes et tous. Même s'il peut sembler tout naturel que son label, la Deutsche Grammophon, fasse immédiatement appel à lui pour célébrer dignement le 250ème anniversaire de Ludwig Van Beethoven, le projet pouvait facilement tourner au vinaigre - Rassurez-vous, ce n'est heureusement pas le cas.

Il convient préalablement de féliciter Max d'avoir choisi, pour ce tribute, un format discographique, pour le moins original, notamment chez Deutsche Grammophon, puisqu'il s'agit d'un ... single 2 titres.

Prenant la suite de l'illustre opus 70 d'un Karlheinz Stockhausen, spirituellement convoqué, célébrant cet hommage commémoratif, il y a 50 ans, cet opus 2020 s'ouvre sur Andante Loops, pièce éminemment gracieuse puisque conjuguant à merveille cette mélancolie magique de tempo qui firent de Max Richter, l'auteur du meilleur album de tous les temps de l'année 2004 et du romantisme de Beethoven, un nécessaire et prochain champs d'investigation (sur le chapitre pianistique) pour l'auteur de ces lignes et néanmoins prodigieusement porté par Elisabeth Brauss - Merveilleuse alchimie combinatoire intemporelle !

Dimension orchestrale et amplitude inhérente, opus 2020, seconde partie de l'ouvrage, donne toute l'immense perspective nécessaire à cette évocation upgradée d'un génie musical absolu. Soundscapes dématérialisés, strates temporelles délicatement caressées par le Beethoven Orchestra de Bonn et Dirk Kaftan, conduisant une fragile suspension, en parfait équilibre, où se confondent parfois nos idéaux et nos nécessaires respirations.

thierry massard / 27 décembre 2020 - 21:28

Deutsche Grammophon
Max Richter
theQuestionnaire / mars 2006

Artist very unjustly ignored, in these places, although having very elegantly, responded to our invitation to the side-project (theQuestionnaire) on the early hours of its existence.
Max Richter, fortunately did not wait for the late and periferic lighting (sic) of a webzine, to become the major protagonist of neo-classico-minimalism (and vice versa) that we all now admire.

While it may seem natural that his label, the Deutsche Grammophon, should immediately call on him to celebrate Ludwig Van Beethoven's 250th birthday with dignity, the project could easily turn sour. Rest assured, this is fortunately not the case.
First, we must congratulate Max for having chosen, for this tribute, a discographic format, to say the least original, in particular at Deutsche Grammophon, since it is a ... single 2 titles.

Following on from the illustrious opus 70 by Karlheinz Stockhausen, spiritually summoned, celebrating this commemorative tribute, 50 years ago, this 2020 opus opens with Andante Loops, an eminently gracious piece since it perfectly combines this magical melancholy of tempo that made Max Richter, the author of the best album of all time in 2004 and the romanticism of Beethoven, a necessary and next field of investigation on the pianistic chapter for the author of these lines and wonderfully worn by Elisabeth Brauss - Marvelous timeless combinatorial alchemy!

Orchestral dimension and inherent amplitude, opus 2020, second part of the work, gives all the immense perspective necessary for this upgraded evocation of an absolute musical genius. Dematerialized soundscapes, temporal layers delicately caressed by the Beethoven Orchestra of Bonn and Dirk Kaftan, leading a fragile suspension, in perfect balance, where our ideals and our necessary breaths sometimes merge.

(a Google rough translation)


Kraftwerk :: remixes


Fond de tiroir & gratitude.
La représentation britannique de Kraftwerk (parlophone uk) sort pour les fêtes de fin d'année du sinistre millésime 2020, cette version uniquement digitale, disponible sur les plateformes et laconiquement intitulée "remixes" regroupant les sus-nommés.

Fond de tiroir, on y retrouve, sans surprise, l'historique kling-klang, les travaux des hôtes du groupe, le tout datant de Mathusalem, et une version assez peu référente , tout au plus, douteuse de "musique non stop" en tête de gondole.

Gratitude toutefois, car outre la volonté marketing du label, qui ne fait, après tout, que son travail  prospectif d'une nouvelle clientèle, c'est aussi, pour les fidèles, une belle opportunité de redécouvrir et passer au crible analytique de la datation carbone, quelques-unes de ces adaptations les plus réussies du quatuor de Düsseldorf, nous oublierons les autres et la très improbable perspective d'une nouveauté à venir ...

thierry massard / 26 décembre 2020 - 14:07



Drawer bottom & gratitude.
The British representation of Kraftwerk (parlophone uk) is coming out for the end of the year celebrations of the sinister vintage 2020, this only digital version, available on the platforms and laconically titled "remixes" grouping the aforementioned.

Bottom of the drawer, we find, unsurprisingly, all the work of the hosts of the group, dating from Methuselah, and a version, at most, dubious "non stop music" at the head of the gondola.

Gratitude however, because in addition to the label's marketing desire, which after all only does its job of prospecting for new customers, it is, for us (the former customers) a great opportunity to listen again and to sift through analytics carbon dating, some of these successful adaptations of the Dusseldorf quartet, we will forget the others and, of course, the prospect of an improbable novelty to come ...

(a Google rough translation)

Niteffect :: take your pills


Allusion faite, à peine dissimulée, par l'absolue et non équivoque annonce d'un single intitulé "del fin del mundo" accompagnant cet ouvrage, voici "take your pills"qui  propose une interprétation et, qui sait, une solution (individuelle) prémonitoire au marasme dans lequel nous (humains) sommes embourbés pour autant de temps, à venir, qu'il s'en est déjà passé. 

Fin lecteur d'une actualité funeste, Niteffect y répond sans cynisme mais :

"take your pills"

Puisque personne ne lira jamais ces lignes, on peut  légitimement imaginer que personne n'entendra jamais cette offre impérieuse : Imaginez ! Et si Niteffect était le musicien que nous attendions ?
Voir et traduire en "mots" est devenu, nous le savons, parfaitement illusoire ... 

écoutez donc "the fall of icarus" Dites-moi / Dites-nous / Dites ... écrivez ces sensations jaillissantes, 
ces impressions qui n'appartiennent à personne, des adjectifs puissants, un souffle redoutablement révélateur de toutes nos "failures".
Dansons ! Let's dance sur "theory of well being" ce significatif bâillement ... renonciateur ?
Oublions (wintersun) ? une histoire ... (car ne sommes-nous pas en train d'oublier notre propre histoire ?)
Centrale sera donc la question d'une "destination unknown" ? Niteffect devient intentionnel 
mais les loops ont encore ce spectre hyperbole, conjugaison un peu facile (fourty
Aimerons-nous (et vous) la pertinente souvenance de cette "sweet isolation" ?

...

pas un mot de plus, plus un mot ...

thierry massard / 25 décembre 2020 - 03:23

Takuya Minakawa :: lalalai

皆川卓也 le dit, lui-même, sa qualité principale est ... la curiosité ! Démonstration convaincante de cette appétence, ce nouvel EP "lalalai" témoigne, en moins de 10 minutes chrono, de l'étendue d'un spectre électronique couvrant pas moins de 4 têtes de chapitre. Nous pourrions, à l'envi, exalter quelques comparaisons rapides entre ces genres et la dextérité, avec laquelle le musicien de Fukushima s'y aventure et s'en délecte, ce serait faire une grave erreur d'aiguillage. Si cette "principale" qualité de 皆川卓也 est indéniable, elle ne serait rien sans la méticuleuse et si discrète attention aux choses, ce soin très particulier qui permet de discerner, toujours en filigrane, une authentique signature, parfaite exigence de ceux qui fuient les dangereux distributeurs d'étiquetage ad vitam. Mais, rassurez-vous, 皆川卓也 n'a pas que des "qualités" car il est , dit-on, un peu trop ... discret.

thierry massard / 23 décembre 2020 - 11:12


tt-vox

皆 川卓 也 says it himself, its main virtue is ... curiosity!
A convincing demonstration of this appetite, this new EP "lalalai" testifies, in less than 10 minutes flat, of the extent of an electronic spectrum covering no less than 4 chapter headings.
We could, at will, exalt a few quick comparisons between these genres and the dexterity, with which the musician from Fukushima ventures there and delights in them, would be making a serious error of referral.
If this "main" quality of 皆 川卓 也 is undeniable, it would be nothing without the meticulous and so discreet attention to things, this very particular care which makes it possible to discern, always in filigree, an authentic signature, perfect requirement of those who flee from them. dangerous ad vitam labeling dispensers. 
But, rest assured, 皆 川卓 也 does not only have "virtues" because, they say, he is also a little too discreet ...

(a Google rough translation)

Camecrude :: enclave II-II

Parvenus aux abords de l'immense terrain vague, nous nous sommes arrêtés. 
Assourdissant silence du vide ... 
Saisis d'une ankylose graduelle, indolore, nous observons attentivement les regards vides, craintifs, fuyants, les visages, entre sourire et rictus, hésitants, confondus dans une même apparente indolence. Insensibles, adeptes ou démunis face à la froide désolation et le piétinement arrogant des élites ingénieuses, prostration. Le sinistre carnage mémoriel est désormais en marche, lissé et élevé en postulat (qui ne s'assumera pas). Son prochain avénement ne saurait tarder. 

D'autres, distants, défiants de ce même espace de dévastation mentale, ne se sont pas arrêtés.
Une histoire (nouvelle) en cours de réécriture. L'éveil y est encore engourdi, car ici le temps n'a plus cours. Les Maux / gestes fluctuants et graduels étirements, bientôt transpercés par un souffle crépusculaire. Nous abordons d'autres rives, indéchiffrables en apparence, elles bordent un empire indicible, ni hostile, ni accueillant, mais définitivement sensible à d'autres matrices.
Les Sorts / signal préfigurant le cheminement croissant de rythmes intenses, appels chamaniques et mantras en quête de solidification, Camecrude en appelle à la ritualité, le crépitement initial ne laisse aucun doute, le point névralgique est atteint. Comment ne pas percevoir ce lien combinatoire qui soudainement se rompt, et que certains qualifieraient de prémisses alchimiques, et cette vielle à roue repoussant fermement un soundscape désormais lointain, dont l'oubli et la falsification sont désormais les ultimes soubresauts d'une humanité trépanée. Cette "enclave" est certes celle des soupirs, des évocations mortifères (précis de décomposition), elle est également la possible illusion momentanée d'un regain de vigueur, une rédemption ex-nihilo - Mais n'est-il pas encore trop tôt (anathème) ou bien trop tard pour apercevoir l'aube d'un jour d'après ? Seul extrême sursaut d'espoir résiduel irrémédiablement déçu ? Cette aube ne viendra pas aujourd'hui (rituel d'avortement). Reste la fuite, l'esquive, une fois encore sacrificielle (la jambe crue) déréliction absolue, territoire d'ombres, sanctuaire tribal aux murs griffés de hurlements d'effroi (la malor) - Ce théâtre des cruautés incertaines est aussi celui des harmonies terrestres (broishami) au déclenchement mélodique strident, encodage solennel - mouvant - Cette obscure tempête bruitiste, puissamment sonore, est désormais dynamique (tableau d'inconstance) l'écriture s'y régule en particules de suie, d'abord compactes puis rapidement disloquées sous les coups de butoir mélodiques. Ainsi, augurant d'une partie plus conventionnelle, et en suspension terminale de l'ouvrage, cette surprenante "sauge lente" conjugue de nombreuses vertus botaniques et les lyrics inspirés de Malou Rivoallan. L'enclave, polymorphe, prend ainsi une ellipse (Que Las Arraditz Que't Sèquin) façonnée autour d'un robuste decrescendo (voeu d'échec) qui n'en est assurément pas l'aveu d'un.

thierry massard / 16 décembre 2020 - 21:16


artwork by Viqtor Tuurngaq

When we reached the edge of the huge wasteland, we stopped.
The deafening silence of the void ...
Seized with a gradual, painless ankylosis, we observe attentively the empty, fearful, fleeing gazes, the faces, between smile and grin, hesitant, confused in the same apparent indolence. Insensitive, followers or helpless in the face of cold desolation and the arrogant trampling of ingenious elites, prostration. The sinister memory carnage is now in motion, smoothed out and raised in postulate (which will not be assumed). Its next advent will not be long in coming.

Others, distant, distrustful of this same space of mental devastation, did not stop.
A (new) story being rewritten. Awakening is still numb there, because here time is no longer valid. Les Maux / fluctuating and gradual stretching gestures, soon pierced by a twilight breath. We approach other shores, apparently indecipherable, they border an indescribable empire, neither hostile nor welcoming, but definitely sensitive to other matrices.
Les sorts / signal prefiguring the growing path of intense rhythms, shamanic calls and mantras in search of solidification, Camecrude calls for rituality, the initial crackle leaves no doubt, the nerve point is reached. How can we fail to perceive this combinatorial link which suddenly breaks, and which some would qualify as alchemical premises, and this hurdy-gurdy firmly pushing back a now distant soundscape, whose forgetting and falsification are now the ultimate jolts of a trepanned humanity. This "enclave" is certainly that of sighs, deadly evocations (Précis de décomposition), it is also the possible momentary illusion of a renewal of vigor, an ex-nihilo redemption - But isn't it still too early ( anatheme) or too late to see dawn the next day? The only extreme residual hope hopelessly disappointed? This dawn will not come today (rituel d'avortement). There remains the flight, the evasion, once again sacrificial (la jambe crue) absolute dereliction, territory of shadows, tribal sanctuary with walls clawed with howls of fear (la malor) - This theater of uncertain cruelties is also that of harmonies terrestrial (broishami) with strident melodic triggering, solemn - moving encoding - This obscure noisy storm, powerfully sonorous, is now dynamic (tableau d'inconstance) the writing is regulated in soot particles, at first compact then rapidly dislocated under the melodic hits. Borrowing from a more conventional final part, and in final suspension of the work, this surprising "sauge lente" combines many botanical virtues and lyrics inspired by Malou Rivoallan. The enclave, polymorphic, thus takes on an ellipse (Que Las Arraditz Que't Sèquin) shaped around a robust decrescendo (voeu d'echec) which is certainly not the admission of one.

(a Google rough translation)