Brainquake :: excess denied


Oui ! Jetez-vous dessus ! immédiatement !
Aucune alternative, ni modération,  et à contrario d'un titre "demain, j'arrête ..." prisme de nos mornes quotidiens conformés, foncez sans réserves ! 

Marc Ceulemans, le garçon inspiré derrière ce cerveau sismique, a trouvé une réponse, l'uppercut !
Si, à l'évidence des notes de réalisation "When this terrifying world screams, scream back or retreat ..."
dont la traduction simultanée ressemble aux deux magistrales claques d'ouverture, circle upon circle et freight, il est probable qu'il y aura quelques séquelles et contusions consécutives - Mais, rassurez-vous (peut-être) nous ne sommes pas encore au bout de la confusion post-électrochocs.


À peine le temps d'une inspiration vitale (red stripes) qu'un numéro 12 vous saisit déjà et ne vous lâchera qu'à la seule condition d'une reddition inconditionnelle.

statik, mis en exergue promotionnelle par nos avisés amis bulgares, ne souffre d'aucune critique, incarnation fidèle et synthétique (de synthèse), pour l'auditeur surbooké que vous êtes, et qui met bientôt fin à une première séquence démonstrative de ce terrifiant monde.

L'après est ailleurs ? Déambulations fantomatiques dans un paysage menaçant, soundscapes dystopiques, peinant à nous livrer une harmonie enfin libératrice, ghosting society excelle dans l'art de la frustration.

"Break me again ... You can hear again ..." Nous refusons, à l'instant, sursaut fonctionnel dun prémachage critique, de vous livrer la brutale coincidence de l'instant 02:44 - Solitude éperdue, perspectives et fuites infinies.


La compréhension de l'ensemble est soudainement limpide, mais aucunement débarrassée des percussives scories d'une gravité psychotique, fusion improbable, résultant d'un choc frontal de contact en accélération extrême et confrontation tellurique, slowed by gravity est assurément une pièce qui risque de faire date.

לִילִית qui referme cet édifiant ouvrage, donne à entendre et apprécier les vocalises éthérées de Mist Spectra / Humanfobia, ultime appât, et illusoire convoitise d'une quiétude qui ne sera jamais assouvie -


L'uppercut n'attends plus que vous !


thierry massard / 16 août 2021 - 09:58

Yes! Go for it! Immediately!
No alternative, no moderation, and in contrast to the title "tomorrow, I'm quitting ..." prism of our dull conformed daily life, go for it without reservations! 

Marc Ceulemans, the inspired boy behind this seismic brain, has found an answer, the uppercut!
If, as the director's notes state "When this terrifying world screams, scream back or retreat ...
whose simultaneous translation resembles the two masterful opening slams, circle upon circle and freight, there are likely to be some after-effects and bruises as a result - but, rest assured (perhaps) we are not yet at the end of the post-electro-shock confusion.

Barely enough time for a vital breath (red stripes) that a number 12 already grabs you and will only let go if you surrender unconditionally.

statik, put in promotional highlight by our wise bulgarian friends, does not suffer any criticism, faithful and synthetic incarnation (of synthesis), for the overbooked listener that you are, and which soon ends a first demonstrative sequence of this terrifying world.

The aftermath is elsewhere? Ghostly wanderings in a threatening landscape, dystopian soundscapes, struggling to deliver us a finally liberating harmony, ghosting society excels in the art of frustration.

"Break me again ... You can hear again ..." We refuse, at the moment, a functional jolt of a critical premachining, to deliver the brutal coincidence of the moment 02:44 - Distraught loneliness, infinite perspectives and escapes. 

The comprehension of the whole is suddenly limpid, but in no way free of the percussive slag of a psychotic gravity, an improbable fusion, resulting from a frontal shock of contact in extreme acceleration and telluric confrontation, slowed by gravity is certainly a piece that risks to be a milestone.

לִילִית, which closes this edifying work, gives us the opportunity to hear and appreciate the ethereal vocalisations of Mist Spectra / Humanfobia, the ultimate bait, and the illusory desire for a quietude that will never be satisfied. 

The uppercut is waiting for you!

4T Thieves :: fame is an addiction


Figure historique et signifiante de la demoscene, le garçon dissimulé derrière l'ascension de l'inaltérable kahvi collective, depuis 2001, auteur du plus que magnifique hauntology pour référent label, mahorka, Nik ou ses 40 voleurs est tout autant énigmatique que distant de l'éclat des objectifs - Si fame is an addiction en fait, une nouvelle fois, la démonstration (éclatante ?), personne n'est dupe - Les afficionados transis de twoism sont désormais contraints de devoir upgrader l'indice d'appréciation de leur indéfectible vénération - Ceci est une merveilleuse nouvelle.

thierry massard / 2 août 2021

fame is an addiction / mahorka

Significant figure of the demoscene, the guy hidden behind the ascension of the unalterable kahvi collective, since 2001, author of the more than magnificent hauntology for the referent, mahorka, Nik or his thieves is as much enigmatic as distant from the brilliance of the lenses - If fame is an addiction makes, once again, the (brilliant? ) demonstration, no one is fooled, the twoism afficionados are now forced to upgrade the index of appreciation of their unwavering veneration - This is a wonderful news.

Deux Filles :: shadow farming


Talentueux brouilleurs de pistes, non balisées, Simon Fisher Turner et Colin Lloyd Tucker, Deux filles, objets d'un si discret culte qu'il en est quasi imperceptible, quelques quatre décennies plus tard. Qu'importe, le temps n'a de vertu que s'il est compressible ou élastique aux bonheurs et vicissitudes de l'instant. C'est cette possible compression qui fait aujourd'hui la plus que réjouissante et bucolique perspective de gouter Shadow Farming comme la plus qu'élégante récompense pour celles et ceux, qui ont bien faits d'attendre, à l'abri de ce si discret objet culte - Thank you.

thierry massard / 30 juillet 2021 - 19:57


Talented way scramblers, not marked out, Simon Fisher Turner and Colin Lloyd Tucker, Deux filles, objects of a so discreet cult that it is almost imperceptible, some four decades later. 
No matter, time has no virtue unless it is compressible or elastic to the happiness and vicissitudes of the moment. It is this possible compression that makes today the more than pleasing and bucolic perspective of tasting Shadow Farming today more than pleasing, as well as the more than elegant reward for those who have done well to wait, in the shelter of this so discreet cult object - Merci.

Prince :: welcome2america


Si, d'aventure, on peut s'interroger de la pertinente (ou pas) présence de cet artiste, en ces modestes lieux, généralement dédiés à un éclairage moins intense ou volontiers plus abscons, il conviendra d'interroger également cet autre regard que le musicien portait pour un système de distribution culturelle, dans lequel il fit la carrière que l'on sait - La défiance.

1928 jours après son décès, l'événement que constitue la sortie, aujourd'hui, de ce premier album posthume et inédit, devrait être assurément en mesure de jalonner l'intérêt que constituera désormais la postérité et le possible respect artistique, logiquement attendu, pour un artiste hors-normes - La tâche n'est pas aisée, d'autres avant lui, y ayant vu se ternir et s'éteindre à jamais l'étincelle - Apreté concassante d'un système.

Mais procédons par ordre, voulez-vous ? Premier signe d'un décalage spatio présentiel, nous ne sommes pas certain que l'artwork de welcome2america ait pu ressembler, à la calamiteuse illustration digne d'une compilation low price qui officie au frontispice de l'opus - Oubli regrettable, par les officiants, de la nanométrique et historique méticulosité de l'auteur ? Détournons notre regard, première concession, positivons ...

Achevé en 2010, annoncé à la suite de 20ten, négligé finalement par Love Symbol, mais toutefois précieusement conservé depuis lors dans la forteresse de Paisley park, welcome2america n'en est pas moins prophétique, puisque préfigurant assez bien les futures thématiques de mandat du 45ème président des Etats-Unis d'Amérique, élu le 20 janvier 2017 et heureusement oublié depuis le 20 janvier de cette année, "Welcome to America Where you can fail at your job, get fired, rehired And get a seven hundred billion dollar tip...". Racisme (running game (son of a slave master)), légitime émancipation, frictions de l'obscurantisme dogmatique (same page, same book), compassion (born 2 die), autant de sujets de la préoccupante attention de la part de l'élégant activiste de Chanhassen, qui n'en oublie pas, pour autant, de nous faire chalouper (hot summer - dirty mind) sans plus d'incidentes conséquences. 

Parfaite incarnation d'une réjouissante fusion sonore des genres mainstream et d'éveil de conscience des masses, ce briseur de codes mérite probablement d'avantage qu'une simple et apparente sauvegarde faite de spectacle et d'artefact - La vacuité des choses et cette saloperie de fentanyl.

thierry massard / 27 juillet 2021 - 10:13

Prince

If, by any chance, we can question the relevance (or not) of the presence of this artist in this modest place, generally dedicated to a less intense light or willingly more abstruse, it will also be appropriate to question the other look that the musician had for a system of cultural distribution, in which he made the career that we know - The defiance.

1928 days after his death, the event that constitutes the release, these days, of this first posthumous unreleased album, is certainly able to mark out the interest that will constitute, from now, on the posterity and the possible artistic respect of this one, logically waited, for an artist out of norms - The task is not easy, others before him, having seen there to tarnish and to extinguish forever the spark - Crushing hardness of a system.

But let's proceed in order, shall we? First sign of a spatio-presential shift, we are not sure that the artwork of welcome2america could have resembled the calamitous illustration worthy of a low-priced compilation that officiates at the frontispiece of the opus - Regrettable forgetfulness, by the officiants, of the nanometric and historical meticulousness of the author? Let's look away, first concession, be positive ...

Completed in 2010, announced after 20ten, finally neglected by Love Symbol, but nevertheless preciously preserved since then in the fortress of Paisley park, welcome2america is no less prophetic, since it prefigures rather well the future themes of the mandate of the 45th president of the United States of America, elected on January 20th, 2017 and hopefully forgotten since January 20th of this year, "Welcome to America Where you can fail at your job, get fired, rehired And get a seven hundred billion dollar tip ...". Racism (running game (son of a slave master)), legitimate emancipation, frictions of dogmatic obscurantism (same page, same book), compassion (born 2 die), so many subjects of the worrying attention from the elegant activist of Chanhassen, who does not forget, for all that, to make us sway (hot summer - dirty mind) without more incidental consequences.

Perfect embodiment of a delightful sonic fusion of mainstream genres and mass consciousness raising, this code breaker probably deserves more than a simple and apparent back up made of spectacle and artifact - The vacuity of things and that fentanyl shit.

Nikka :: antimatter


juillet 2021 / single of the month !

Coup de maître pour la barcelonaise, Nikka ! Champ exploratoire, énigme paradoxale, l'antimatière est aussi swinguante qu'elle en est indiciblement mystérieuse. Et si, soudainement, aux limites granulaires envisagées du vide sidéral, aux aspérités saillantes de nos poussiéreuses surfaces, s'ouvrait la bienheureuse perspective de plonger au coeur de nos incertitudes, si humaines ? Savoir enfin.

Echapper aux forces telluriques. Partir. S'enfoncer, peut-être, dans un gouffre aux proportions incommensurables, y entrevoir le jour d'après la fin d'une éternité.

thierry massard / 23 juillet 2021 - 10:08

Oigovisiones
Bionikka


july 2021 / single of the month !

Masterstroke for the Barcelona-based, Nikka ! An exploratory field, a paradoxical enigma, antimatter is as swinging as it is unmistakably mysterious. What if, suddenly, at the granular limits of the sidereal void, at the jutting asperities of our dusty surfaces, the blessed prospect of plunging into the heart of our so human uncertainties opened up? Knowing at last.

Escape the telluric forces. Leave. Sink, perhaps, into an abyss of immeasurable proportions, glimpse the day after the end of an eternity.


● design by GranBengala

Yello :: pocket universe


Quand bien même l'hydre du music business (universal music company), dont nous ne raffolons guère en ces lieux, est l'opportune idée de ré-éditer, en double vinyle 180 gr. , une partie de la discographie influente du duo des hommes, nous ne gâchons pas notre plaisir, tout aussi opportun, d'y savourer un flashback fugace, et ces lignes consécutives, dans le parcours de Yello

Initialement apparu, le 24 février 1997, date à laquelle triomphaient des ersatz (daft punk) biberonnés aux meilleures références, présentement helvétiques ou, un peu plus au nord, du land de Rhénanie Wesphalie, Pocket Universe constitue géométriquement l'angle le plus saillant d'un isocèle constitué d'un Zebra notablement oublié et d'un Motion Picture, tout autant mais injustement assujetti au même sort - Que dire de cet univers de poche, sinon constater le croisement d'influences technoïdes, ambient savamment mises en perspective, par le plus que talentueux Boris Blank, au profit de la même talentueuse dimension cinématographique de Monsieur Meier. Si assurément Pocket Universe est loin d'être le meilleur (des mondes) , il a néanmoins le mérite d'indiquer un cap provisoire, pour l'un des plus magnifiques astre des eighties, une étoile perdue, depuis la signature fatale du pacte avec le diable marchand et sa copine à paillettes publicitaires. 

Que seraient devenus les fulgurants Yello, s'ils n'avaient, un jour, renoncés à l'indépendance créative idyllique promise par leurs premières heures résidentielles chez Ralph ? Une réédition post ou pré-oubli d'un ... univers de poche ? Je ne le sais pas et regrette autant que vous, de ne pas l'avoir vécu. Oubli ...

thierry massard / 3 juillet 2021 - 22:56

Yello
more from Yello on ncV
▲ point

Record Of Tides :: purchases


Réjouissance pour certains, hurlements pour les autres, voici donc que ROT se décide à franchir le pas.
La rupture historique / Un gap générationnel qui laissera certains d'entre-nous parcourir, désormais, leur présent avec ce regard nostalgique, oublieux de tout, ce même regard, qui, demain, fera les beaux jours des industriels de l'opportuniste entertainment de masse - Un round d'avance pour Sven Piayda - À l'heure où les tenanciers de l'écoute des tendances, font encore le pari d'une énième réécriture d'un passé sans plus d'intérêt qu'il n'ait jamais eu, voici que se matérialise enfin l'espérance d'un possible après. Construit, par un regard avisé sur la vaporeuse vague, seule nouveauté récente, digne d'intérêt, Purchases en soustrait, à son profit, une ligne de partage historique, et annonce une aube radieuse débarrassée des affres de l'influence endémique, conservant, toutefois, par politesse, un courtois voisinage avec le tant regretté abstract hip hop. Le présent est ailleurs. Les musicologues moins "avisés", et producteurs de sons à la mémoire vacillante, nourris du butin de leurs ainés, doivent désormais s'inquiéter de leur pérennité - Lignes mélodiques appuyées ou habilement concassées, rythmiques en équilibre précaire, Purchases a l'avantageuse intelligence de ne pas immédiatement révéler toute sa luxuriante richesse. Nous savons toutes et tous, qu'il en est souvent ainsi, s'agissant du meilleur de nos banques de données sonores.

Parvenu à ce stade, le suspence devrait logiquement être à son comble, lecteur assidu, attendant, qu'enfin soit révélé à vos sens en alerte, des indices de compréhension de l'ensemble - il n'en sera rien - pas un traitre mot, motus. Les 16 perles rares de Purchases n'en ont assurément pas besoin, se satisfaisant avec délectation, du bonheur, d'une histoire à nouveau en marche - Une pièce maîtresse !

thierry massard / 1er juillet 2021 - 19:14

Bonus !  The Biggest Trick EP


Rejoicing for some, screaming for others, RoT decides to take the plunge.
The historical break / A generational gap that will let some of us go through our present with this nostalgic look (forgetting everything) that, tomorrow, will make the good days of the industrialists of the opportunistic mass entertainment - A round of advance for Sven Piayda - At the time when the holders of the listening of tendencies, still make the bet of an umpteenth rewriting of a past without more interest than it ever had, here is that the hope of a possible after is finally materialized. Constructed, by an informed look at the vaporous wave, the only recent novelty worthy of interest, Purchases subtracts, for its own benefit, a historical dividing line, and announces a radiant dawn free of the afflictions of endemic influence, but preserving by courtesy, a courteous neighbourhood with the so much regretted abstract hip hop. The less "wise" musicologists, and producers of sounds with a wavering memory, nourished by the spoils of their elders, must now worry about their durability - Melodic lines supported or skilfully crushed, rhythmics in precarious balance, Purchases has the advantage of not immediately revealing all its luxuriant richness. We all know that this is often the case when it comes from the best of our sound data banks. 

At this step, the suspense should logically be at its height, assiduous readers, waiting for the clues to the understanding of the whole to be revealed to your alert senses - it won't be - not a word, motus. The 16 rare pearls of Purchases certainly don't need it, satisfying themselves with delight, with the happiness of a story once again in progress - Masterpiece!

vimeo / RoT

mai 2021 :: indispensables / essentials



les indispensables de mai / essentials of may

Adrián Foulkes :: parenthesis

Kratzwerk :: MS DOS の休日

Sonia Laura Armaniaco :: tale of suspensus / spiralli fragillis

T.G. Olson, Caleb R.K. Williams & Ivonne Van Cleef :: unleash the hoof's revenge
unleash the hoof's revenge

Niteffect :: once we were happy

Alain Snyers :: pinces, bobards & facéties
Joël Hubaut :: proto-poèmes epidemik

thierry massard / 28 mai 2021 - 09:21

Effet :: seconds

 
Quand bien même l'inexpressionnisme, dominant les quelques lignes de cette chronique, et plus généralement la thématique de ces lieux, puissent avoir une quelconque conséquence, il demeure que vous et vous seul.e êtes en mesure d'apprécier l'épaisse subjectivité que nous pouvons développer à l'égard de la vague vaporeuse, à l'ensemble de ses excroissances, ses digressions voire au refus des préjugés qu'elle suscite parfois. Ici, vous le savez sans doute, l'accueil qui est fait à quelques-unes de ces manifestations, est empreint d'un intérêt soutenu, qui confère à placer ce genre musical au symbolisme particulièrement poreux et élargi, sur le joli socle, d'un Helios rayonnant.

Une fois débarrassé de ce préambule, tournons vite nos ravissants minois, de marbre rose, vers ces "seconds" du projet chilien Effet. Est-il nécessaire de prendre l'attitude sérieuse de celles et ceux qui veulent s'y concentrer ? Rien ne semble l'indiquer, sinon apprécier sans difficulté les quelques onomatopées ponctuant la délicate et lisse harmonie immersive (salamanca's cave) ouvrant une réalisation au charme contagieux. Si le second track (free fall) confirme bien ce sentiment, une écriture rythmique souple,  à la modestie mélodique, tandis que nous déambulons dans un univers musical sans polémique. Ici (interlude) , l'attente est sans impatience, comme poussée par un paroxysme de maîtrise où la température n'est jamais ni hivernale, ni caniculaire (coldy town). Représentation d'un monde parfait ou tout autant un parfait simulacre ? Track éponyme (seconds) à la rythmique plus appuyée, nous sentons soudainement une brise aux parfums fragmentés de vocaux récurrents, encore distants et peu intelligibles, sans incidence. Fatalement en face d'un point de rupture (city hut), équilibre habile, cette semi-conscience est celle d'un tranquille abandon. La tentation soft se confirme (labs). En dignes spécialistes, Effet pratique le contrôle continue avec la précision descriptive attendue, un soundscape (Arauco's lake) panoramique, à l'authenticité hyperréaliste. Véritable générique cinématographique en suspension, (dance with a tree), semble emprunter le chemin et les qualités d'usage déployés par les maîtres de l'exercice sonore.
Enfin, c'est dans la chaleur d'un écho tropical (steel drum) que se referme ce "seconds" dont la discrète mise en lumière est loin d'être inquiétante, tant il démontre que, bruits & fureur, ne sont pas toujours les meilleurs témoins d'une histoire qui s'écrit si souvent en pointillés.

thierry massard / 25 avril 2021 - 19:51

virtual soundsystem records
Effet

Even though inexpressionism, which dominates the few lines of this chronicle, and more generally the theme of this page, may have some consequence, the fact remains that only you are in a position to appreciate the thick subjectivity that we can develop here with regard to the vaporous wave and to all its excrescences, its digressions, and even to the refusal of the prejudices that it sometimes provokes. Here, as you no doubt know, the reception given to some of these manifestations is marked by a sustained interest, which confers, in our opinion, to place this musical genre with a particularly porous and enlarged symbolism, on the beautiful pedestal of a radiant Helios statue.

Once this preamble is out of the way, let's quickly turn our lovely pink marble faces to these "seconds" of the Chilean Effet project. Is it necessary to take the serious attitude of those who want to concentrate? Nothing seems to indicate it, except to appreciate without difficulty the few onomatopoeias punctuating the delicate and smooth immersive harmony (salamanca's cave) opening a realization with an infectious charm. If the second track (free fall) confirms this feeling, supple rhythmic writing, the melodic modesty, which characterizes the whole, becomes clearer while we wander in this musical universe without controversy. Here (interlude), the expectation, without impatience, is pushed to a paroxysm of mastery where the temperature is never wintery or scorching (coldy town). Representation of a perfect world or just as perfect a simulacrum? On the eponymous track (seconds), with a more pronounced rhythmic, we suddenly feel a breeze with the fragmented scent of recurring, distant and still unintelligible vocals. Here we are fatally in front of a breaking point (city hut), a skilful balance between consciousness and quiet abandon. The soft temptation is confirmed (labs). As worthy specialists, Effet practices continuous control with the expected descriptive precision, a panoramic soundscape (Arauco's lake), with hyperrealist authenticity, a real cinematographic generic in suspension, (dance with a tree), seems to borrow the path and the numerous qualities deployed by the masters of the sound exercise.
Finally, it is in the warmth of a tropical echo (steel drum) that this "seconds" closes, whose discreet lighting is far from worrying, as it demonstrates that noise and fury are not always the best witnesses of a history that is often written in ... dots.

( a DeepL rough translation )

Daria Gabriel :: un cercle s'est réalisé


Et si à l'instar de MM. Breton & Soupault, nous sommes " ... ami des procédés sérieux suis-moi bien J'ai plus d'un tour dans mon sac ..." il est probablement à craindre que vous succombiez un jour, à la narration visuelle mobile d'une Daria Gabriel au sommet d'un DIY fondateur, et admirablement préservé, avec ce "un cercle s'est réalisé". 
Pièce vidéo très récente, dont il serait vain d'en faire, avec crainte de paraitre déplacé, un ... arrêt sur image, ce "cercle" est immédiatement en mesure de susciter bien plus qu'un intérêt de circonstance.
Plan séquence, et conséquemment enrichi, d'une quarantaine de minutes, c'est avec la réserve appuyée (à distance raisonnable) sur les drones étirés du musicien, Fred Marty, que Daria Gabriel déroule un véritable road (to nowhere?) movie,  dont la proximité des sensations référentes,  sont certainement installées dans notre mémoire collective de passagers que l'on véhicule. Est-il nécessaire d'évoquer notre front sur la vitre et notre souffle dessinant un fugace nuage de buée sur celle-ci ? Distance, ici en effet, tout semble être une affaire de distance, mais méfiance toutefois, car cette très relative passivité captée par l'auteure, nourrie de notre  indolence inhérente, est assurément et murement réfléchie. Daria Gabriel est experte dans l'art de fixer durablement la matière, aussi diaphane soit-elle, pour preuve paradoxale, une oeuvre plastique particulièrement solidifiée, qu'il vous faut rapidement découvrir ... Aussi est-il temps de fermer la portière et de s'abandonner à l'alanguissement de celles et ceux qui se nourrissent de l'art savant du transport. Une transition, suture de nos actes et renoncements, un notable interstice circulaire.

thierry massard / 16 avril 2021 - 22:20


And if following the example of MMr. Breton & Soupault, we are "... friend of the serious processes follow me well I have more than one trick in my bag..." it is probably to fear that you succumb one day, to the mobile visual narration of a Daria Gabriel at the top of a founding DIY, and admirably preserved, with this "un cercle s'est réalisé". 
Very recent video piece, of which it would be vain to make of it, with fear of appearing "déplacé",  a ... freeze frame, this "cercle" is immediately able to arouse much more than an interest of circumstance.
Sequential plan, and enhanced, of about forty minutes, it is with the reserve leaned (at reasonable distance) on the stretched drones of the musician, Fred Marty, that Daria Gabriel unrolls a real road (to nowhere?) movie, of which the proximity of the referent sensations, are certainly installed in our collective memory of passengers that one carries. Is it necessary to evoke our forehead on the window and our breath drawing a fleeting cloud of mist on it ? Distance, there indeed, everything seems to be a matter of distance, but beware, because this very relative passivity captured by the author, fed by our inherent indolence, is certainly and carefully thought out. Daria Gabriel is a graduated expert in the art of fixing the matter, as diaphanous as it may be, as a paradoxical proof, a particularly solidified plastic work, that you must quickly discover... So it is time to close the door and to abandon ourselves to the languor of those who feed on the art of transport. A transition, suture of our acts and renunciations, a notable circular interstice.

( a DeepL rough translation )

Max Würden :: script

 Réponse à la question, notre quotidien est-il (toujours) synonyme ou (encore) digne d'expérimentation ? Un nouvel éloge de la passivité ? l'anodine supériorité de nos vies affirmées (ordinary world) sur l'illusoire reflet dominant d'images, routines référentes ou modèles d'existences, des leurres et sensations dont le flot incessant vient heurter notre résignation, bousculer nos fuites présumées, mais surtout exalter nos sens, les malmener, et peut-être parfois désorienter ceux-ci. Même si les récents "Format" pour A Strangely Isolated Place, en 2019, ou le non moins passionnant "Momentum" de 2018, pour nos amis de El Muelle Records, ont suscité des applaudissements, amplement mérités, Max Würden est toutefois sur le point de dévoiler une nouvelle page, lecture très personnelle, une page qu'il qualifie lui-même "de calme et d'espoir", une page qu'il sera bien difficile de tourner - un virage. 

Quel est donc cet appel (call to adventure) sinon le désir, en sursis, d'un instant tranquille dont les aspérités douces deviennent, sans doute, une matière quasi solide, polymorphie fluctuante contenue dans quelques accords aux tempos apaisés.
Précision d'un inexorable cheminement sensible, "crossing the threshold", qui donne lieu au beau travail video de #kittysoul, entame notre capacité à frôler une détermination (gracile) vers un nouveau paysage mental, l'intention d'un futur offert encore en suspension, et dont nul, sinon notre hôte, ne connait la destination finale, pourvu qu'il y en ait une. L'errance d'un esprit ouvert au jour d'après - un merveilleux écho aux multiples saveurs rétroactives. 
Instinct ou pulsion dominante des profondeurs terrestres, nous nous éloignons quelque peu de la surface (approach the inmost cave) dans une inflexion à la lumière insaisissable, vibrato tout d'abord tâtonnant, puis affirmé, pour la mise en perspective (incertaine) d'un relief anfractueux désormais en clair-obscur - un mystérieux vertige. 
EP transitoire, dans un parcours sans faute, "Script" fusionne avec intelligence et sérénité, quelques-unes de nos scories journalières, expérimentations faites de nos doutes, de nos futilités sans doute, avec la plus délicate puissance d'un artiste à la vision singulière. Dresseur, Max Würden domestique la sauvagerie de certaines effervescences pour un parcours, devenu soudainement familier. Pour preuve, cette envie qui va devenir rapidement la vôtre, de refaire plusieurs fois cet intime itinéraire. Enfin, et loin, de refermer ce portail béant, return with the elixir vient délicieusement conclure la promesse faites, que chacune et chacun d'entre-nous, sommes singulièrement, les personnages centraux de ce script.

thierry massard / 6 avril 2021 - 17:37

script


Answer to the question, is our everyday life (always) synonymous or (still) worthy of experimentation? 
A new praise of passivity? the anodyne superiority of our affirmed lives (ordinary world) over the illusory dominant reflection of images, referent routines or models of existence, lures and sensations whose ceaseless flow comes to collide with our resignation, to upset our presumed escapism, but above all to exalt our senses, to maltreat them, and perhaps sometimes to disorient them. 
Even if the recent "Format" for A Strangely Isolated Place, in 2019, or the no less exciting "Momentum" of 2018, for our friends at El Muelle Records, have been applauded, amply deserved, Max Würden is nevertheless on the point of unveiling a new page, a very personal reading, a page that he himself describes as "calm and hopeful", a page that will be very difficult to turn - turning point. 
What is this call (call to adventure) if not the desire, in reprieve, for a quiet moment whose soft asperities become, without doubt, an almost solid matter, a fluctuating polymorphism contained in a few chords with soothing tempos.
Precision of an inexorable sensitive path, "crossing the threshold", which gives rise to the beautiful video work of #kittysoul, begins our capacity to skim a (gracious) determination towards a new mental landscape, the intention of a future offered still in suspension, and of which no one, if not our host, knows the final destination, provided that there is one. The wandering of a mind open to the day after - a wonderful echo with multiple retroactive flavours. 
Instinct or dominant impulse of the earth's depths, we move somewhat away from the surface (approach the inmost cave) in an inflection of elusive light, vibrato first groping, then asserting, for the (uncertain) perspective of an anfractuous relief now in chiaroscuro - a mysterious vertigo. 
A transitory EP, in a faultless course, "Script" merges with intelligence and serenity, some of our daily drosses, experiments made of our doubts, of our futilities no doubt, with the most delicate power of an artist with a singular vision. As a trainer, Max Würden tames the wildness of certain effervescences for a journey that has suddenly become familiar. As proof, this desire that will quickly become yours, to repeat this intimate itinerary several times. Finally, and far from closing this gaping portal, Return with the Elixir deliciously concludes the promise made that each and every one of us are, singularly, the central characters of this script.

( a DeepL rough translation )

Dēofol :: TÅG

 Selon toute logique, et assurément en dehors de celle-ci, vous devriez aimer ces "manifestations auditives d'un esprit noirci, guitare dystopique et sonsc(r)apés électroniques." descriptif assez pertinent du très talentueux Peter de Muer. Dēofol est un musicien assurément comblé, mais qui n'en attendait probablement pas tant, dans un contexte général et son actuel expression, particulièrement propice à la sortie de TÅG

Discographie et conjugaison parfaites des affres et des obscures vicissitudes, TÅG témoigne, à son tour et au travers de son unique morceau, d'une écriture protéiforme, ne sacrifiant à aucune des tentations fortes, et immersives, d'un ambient obscur mais tentaculaire, pas plus qu'au lourd et constant survol d'un drone de (très très) mauvaise augure. Dēofol est un artiste qui se joue des genres musicaux, classificateurs et réducteurs avec la dextérité et la souplesse qui caractérise les aventureux (solitaires) , ce qui n'est, évidemment, pas le cas, ni la tendance, en ce bas monde - Qu'importe. Distants de ce fatras d'archivistes, en carence sensible, nous sommes rapidement au coeur d'un terrible dialogue harmonique, duel manifeste et puissant d'entités sonores qui s'affrontent et se répondent sans discorde. Ascendance et fluctuation féroces, en émulsion constante s'étirantes dans un soundscape aux perspectives, elles-aussi, en élongation cyclique. TÅG, qui signifie "former" en Suède, pourrait également, et aisément, se traduire par une antinomique déliquescence en état actuel d'absolue plénitude.

thierry massard / 8 avril 2021 - 20:06

TÅG

According to all logic, and certainly outside of it, you should like these "auditory manifestations of a blackened mind, dystopian guitar and electronic sounds", a rather pertinent description by the very talented Peter de Muer. Dēofol is a musician who is certainly fulfilled, but who probably didn't expect so much, in a general context and its current expression, particularly "favourable" for the release of TÅG
Discography and perfect conjugation of the afflictions and obscure vicissitudes, TÅG testifies, in its turn and through its unique piece, of a protean writing, not sacrificing to any of the strong and immersive temptations of an obscure but sprawling ambient, nor to the heavy and constant overflight of a (very very) bad omen drone. Dēofol is an artist who plays with musical genres, classifiers and reducers with the dexterity and flexibility that characterises the adventurous (solitary), which is obviously not the case, nor the trend, in this world - Whatever. Distanced from this jumble of archivists, in sensitive deficiency, we are quickly at the heart of a terrible harmonic dialogue, an obvious and powerful duel of sound entities that confront and answer each other without discord. Fierce ascendancy and fluctuation, in constant emulsion, stretching out in a soundscape with perspectives that are also in cyclical elongation. TÅG, which means "to form" in Sweden, could also easily be translated as our antinomic decay in a present state of absolute plenitude.

( a DeepL rough translation )

Godspeed You! Black Emperor :: G_d’s Pee AT STATE’S END !


"... attendre la fin" Il est bien gentil, notre collectif montréalais préféré, mais je nous vois mal attendre l'apocalypse, thème cher aux pensées et inspirations d'un Efrim Menuck, digne aveu de ceux qui "... attendent le commencement", sans devoir décroiser les bras et, insistant, GY!BE d'ajouter : "... vider les prisons, prendre le pouvoir à la police et le rendre aux quartiers qu’elle terrorise. En finir avec ces guerres éternelles et toutes les formes d’impérialisme. Taxer les riches jusqu’à ce qu’ils soient appauvris” vaste programme et intention philosophique inventive à l'adresse de celles et ceux qui observent notre monde quotidien au travers du prisme d'un rectangle, de cellulose, bleu ciel, entravant nos bouches, nos corps et nos émotions - mode dégradé. 
G_d’s Pee AT STATE’S END ! méthodiquement constitué autour de pièces autonomes, ressemble, à si méprendre, à un scénario de dramaturgie contemporaine en 8 actes, une histoire dont nous sommes évidemment les acteurs silencieux et les spectateurs aliénés. Une mise en scène, en sons et accessoirement en perspective d'une tragédie humaine, écrite autour des agissements de laborantins serviles, renonçants, aux frontières du désastre, à l'ultime conscience, inféodés au délire, psychose paranoïaque en n'en pas douter. Ce septième album de Godspeed You! Black Emperor est la très belle bande originale d'un film qui ne devrait jamais être tourné.  Il est, malheureusement, en cours de réalisation.

thierry massard / 3 avril 2021 - 14h30


"... waiting for the end" Our favourite Montreal collective is very nice, but I can't see us waiting for the apocalypse, a theme dear to the thoughts and inspirations of Efrim Menuck, a worthy admission of those who "... wait for the beginning", without having to uncross their arms and, insisting, GY!BE adds: "... empty the prisons, take the power from the police and give it back to the neighbourhoods they terrorise. Put an end to these eternal wars and all forms of imperialism. Tax the rich until they are impoverished" a vast programme and inventive philosophical intention addressed to those who observe our daily world through the prism of a rectangle, of cellulose, sky blue, obstructing our mouths, our bodies and our emotions - degraded mode. 
G_d's Pee AT STATE'S END! methodically constituted around autonomous pieces, resembles, to a certain extent, a scenario of contemporary drama in 8 acts, a story in which we are obviously the silent actors and the alienated spectators. A staging, in sounds and incidentally in perspective of a human tragedy, written around the actions of servile laboratory workers, renouncing, on the borders of disaster, to the ultimate consciousness, subservient to delirium, paranoid psychosis in no doubt. This Godspeed You! Black Emperor's seventh album is the beautiful soundtrack to a film that should never be made.  Unfortunately, it is currently being.

( a DeepL rough translation )

Max Würden :: crossing the threshold


a video premiere in nocoVision !



Composed & produced by Max Würden
Label Curated Edition by Pepo Galán / El Muelle Records 
Mastered by Rubén Suárez
Designed by Granbengala 
Video by kittysoul

Courtesy & order :: Oigovisiones Label

Robert Rental :: double heart

 
S'il est probable, et même certain, qu'un jour ou l'autre, on ne dise assez bruyamment l'importance du très regretté Robert Donnachie, aka Robert Rental, il serait tout autant regrettable, voir sacrilège, que l'on ne puisse oublier, ce même jour,  que ce garçon, originaire de Port Glasgow en Ecosse, ait pu en moins de temps qu'il n'en faut, c'est à dire deux singles, dont le gé-nial "Paralysis/ACC" auto-produit en 1978, ce "double heart" produit en aout 1980 pour Mute records, avec un Daniel Miller présent dans le studio, et, bien entendu sans omettre l'immense album "the bridge" (1979) produit avec l'active complicité des plus qu'avisés fondateurs des mythiques Industrial Records. Avouez qu'un tel name dropping, en moins de quelques lignes puisse laisser pantois. Oui, Robert Rental fut l'un des plus éminents protagonistes et concepteurs de cette fabuleuse période où le mouvement punk, à l'orée des années 80, et en cours de standardisation galopante, accouchait secrètement dans les décombres et les friches ... industrielles, pour le plus grand bonheur des "industrial people" que nous sommes, toutes et tous, espérons-le. Le temps a évidemment fait son ouvrage, qui a éclipsé un LP one side (live) en compagnie du même Daniel Miller, ce même temps qui offre parfois des cadeaux aux plus chanceux aficionados, telle l'exhumation digitale de "mental detentions", album de demos en compagnie du fidèle Thomas Leer, alter ego constant dans l'oeuvre du musicien ou encore une collaboration méconnue avec Glenn Wallis. 

Arrivé au terme de cette chronologie chaotique, il est convenable de saluer l'heureuse initiative de la réédition (l'an passé) de l'ultime "double heart/on location", dont l'intérêt principal, outre la présence tambour battant de Robert Görl échappé de DAF, est dans la possible perspective que l'indélicat verbe - oublier - ne puisse jamais être conjugué.

thierry massard / 31 mars 2021 - 18h30

double heart / on location
"paralysis / ACC" / nocoVision review


If it is probable, and even certain, that one day or another, the importance of the very late Robert Donnachie, aka Robert Rental, will not be said loudly enough, it would be just as regrettable, or even sacrilegious, if we could forget on this same day, that this boy, originating from Port Glasgow in Scotland, was able to produce in less than no time, that is to say two singles, including the bril-liant "Paralysis/ACC" self-produced in 1978, this "double heart", produced in August 1980 for Mute records, with a Daniel Miller in the studio, and of course without forgetting the masterpiece album "the bridge" (1979) produced with the active complicity of the more than wise founders of the mythical Industrial Records. Admit that such a name dropping in less than a few lines can leave one stunned. Yes, Robert Rental was one of the most eminent creators of this fabulous period when the punk movement, at the clinical dead of the 70's, and in the process of a galloping standardisation, was secretly giving birth in the rubble and the ... industrial wastelands, for the greatest happiness of the "industrial people" that we all are, hopefully. Time has obviously done its work, overshadowing a one-sided LP (live) with the same Daniel Miller, this same time that sometimes offers gifts to the luckiest aficionados, such as the digital exhumation of "mental detentions", an album of demos with the faithful Thomas Leer, constant alter ego of the musician's work, or an unrecognised collaboration with Glenn Wallis. 

At the end of this chaotic chronology, it is appropriate to salute the happy initiative of the reissue (last year) of the ultimate "double heart/on location", whose main interest, apart from the drumming presence of Robert Görl, escaped from DAF, is in the possible perspective that the indelicate verb - to forget - can never be conjugated.

( a DeepL rough translation )

ცოდნის მფლობელები :: მონასტრის ღამე


Les strates, les couches épaisses, les filtres sédimentaires, la nuit d'un monastère (მონასტრის ღამე) et, peut-être nous, dans un effort, une reconquête. Cette nouvelle pièce sonore de ცოდნის მფლობელები (détenteurs de connaissances) confère, certes, à une radicalité interrogatrice de nos facultés d'auditeurs, subjectifs que nous sommes, adeptes de certaines limites (pour un très grand nombre) autant qu'elle décrive un nouvel espace bien au delà d'une noirceur apparente. Même s'il semble très probable que nous puissions tracer une ligne séparant, celles et ceux, dont la quête perpétuelle est fondatrice, du regard d'hostilité et de refus du plus grand nombre, il convient d'y soumettre le prisme d'une évidente matérialité humaine, omniprésente dans cette belle réussite.

thierry massard / 22 mars 2021  - 17:40


The strata, the thick layers, the sedimentary filters, the night of a monastery (მონასტრის ღამე) and, perhaps us, in an effort, a reconquest. This new sound piece by ცოდნის მფლობელები (knowledge holders) certainly confers a radicality that questions our faculties as subjective listeners, which we are, adept at certain limits (for a very large number) as much as it describes a new space well beyond an apparent darkness. Even if it seems very likely that we can draw a line separating those whose perpetual quest is foundational from the hostile and rejectionist gaze of the majority, it is appropriate to subject it to the prism of an obvious human materiality, omnipresent in this beautiful achievement.

a DeepL rough translation

Carbon Based Lifeforms :: 20 minutes

 
Bien sur, les choses auraient pu être différentes. Nous pourrions être sur le toit du monde, appréciant un paysage conjugué de dystopie galopante et d'un secret espoir qu'un miracle puisse encore s'opérer. Il n'en est rien. Carbon Based Lifeforms resteront, ad vitam, les ersatz de rêves précurseurs de tangerine, ou plus précisément encore, ceux d'un cultissime "Timewind" qu'il vous conviendra d'attribuer et surtout, peut-être, de découvrir - je suis joueur ...
Présenté comme une aventure, dont le duo rêvait depuis toujours, c'est à dire la sortie du très remarquable "interloper" en 2015, l'argument marketisé du jour, qui a autant d'intérêt qu'un tube de mayonnaise, est donc de restituer présentement le track dans son format original d'intitulé (vous me suivez ?) ... Quel dommage ! espiègles que nous sommes (surtout vous) qui préférons très catégoriquement que les tracks intitulés "20 minutes" restent approximativement d'une durée de 7 minutes et 46 secondes. Less is such more !

thierry massard / 13 mars 2021 - 12:08


Of course, things could have been different. We could be on the roof of the world, enjoying a landscape combined with galloping dystopia and a secret hope that a miracle could still happen. But it doesn't. Carbon Based Lifeforms will remain, ad vitam, the ersatz of tangerine's precursor dreams, or more precisely, those of a cultish "Timewind" that you will have to attribute to and, above all, perhaps, discover - I'm a gambler ...
Presented as an adventure, which the duo has always dreamed of, i.e. the release of the very remarkable "interloper" in 2015, the marketed argument of the day, which has as much interest as a tube of mayonnaise, is therefore to presently restore the track in its original titled format (do you follow me?) ... What a pity! Mischievous as we are (especially you), we categorically prefer that tracks entitled "20 minutes" remain approximately 7 minutes and 46 seconds long. Less is more !

(a DeepL rough translation)

Elegance of the Damned :: good things begin in the quiet

Le parfait compagnon d'un hiver finissant, la sourde et invisible menace qui plane autour de nos corps, la clameur éteinte, ostracisme endémique. Il y a ce  quelque peu énigmatique titre Good things begin in the quiet, évident cynisme, la posture gracieuse de celles et ceux qui comprennent que les choses ne s'écrivent plus que dans le reflet d'un jeu d'apparences, de lassitude (humanity is dead). Ainsi, la très bienséante pudeur de Elegance of the Damned s'exprime dans ces limites d'intensité, à priori peu discernables, mais très rapidement essentielles (emo forever) au point qu'il devient facilement détectable que cet opus est, dès à présent inscrit au tableau d'honneur, aussi déterminant qu'il soit concordant à cette indicible menace pour nos vies. C'est ici que se situe l'enjeu de cette très belle réalisation, une frontière sinueuse, un interstice entre regret (all love stories are ghost stories) , pragmatisme et l'exaltation libératrice (return of the solar Rishi).

Oui, ces "Good things..." sont ou vont, demeurer une énigme, un objet à l'étrangeté fascinante, une étincelle crépusculaire ou, peut-être, une explosion, nous l'ignorons encore et c'est beaucoup mieux ainsi.

thierry massard / 9 mars 2021 - 19:25


audius

The perfect companion to a waning winter, the deaf and invisible threat hovering around our bodies, the extinguished clamour, endemic ostracism. There is the somewhat enigmatic title Good things begin in the quiet, obvious cynicism, the graceful posture of those who understand that things are only written in the reflection of a game of appearances, of weariness (humanity is dead). Thus, the very decorous modesty of Elegance of the Damned is expressed in these limits of intensity, at first not very discernible, but very quickly essential (emo forever) to the point that it becomes easily detectable that this opus is, from now on, inscribed on the wall of honour, as determining as it is concordant with this unspeakable threat to our lives. This is where the challenge of this beautiful work lies, a sinuous border, an interstice between regret (all love stories are ghost stories), pragmatism and liberating exaltation (return of the solar Rishi).

Yes, these Good things... are or will remain an enigma, an object of fascinating strangeness, a twilight spark or, perhaps, an explosion, we still don't know and it's much better that way.


(a DeepL rough translation)

R∞ :: NEOZEN


Autant jouer franc jeu, une fois encore, en ces temps si tourmentés, Il va être particulièrement délicat de restreindre les superlatifs. Comment ne pas y entrevoir une hypothétique et fluctuante vérité émergente ? Quand les tortueux sentiments d'une identité dissimulée (R∞) viennent enfin enflammer la rampe d’une scène déserte, en jachère. Une lumineuse incandescence réanimée soudainement. Ainsi donc, les superlatifs ne tarderont pas à jaillir (clear of mind). Nous éprouvons désormais l’ivresse des grands fonds en nous contentant de pseudo-évidences falsifiées par l'actualité des destinées dépressives. Un lourd passé définitivement enseveli, et un nouvel équilibre des forces en présence. Atteindre enfin, l'enviable escalade sensorielle (balance of force) renouer avec une expérience quotidienne, une pépite souriante. "NEOZEN" la saveur, douce ou forte, d'une sortie de tunnel et ce soudain paysage qui s'offre à nos yeux, à moins que nous soyons, à nouveau, en face d'un illusoire souvenir, une réminiscence dont on recherche l'origine en vain (shadow of heart) l'armature quelque peu rigidifiée par la rouille d'une electronica (motion of wave) évanescente et sans douleur. "NEOZEN" est effectivement une réalisation supérieurement indolore car historiquement et raisonnablement sans âge, un acide hyaluronique (center of focus) dont nous abusons et abuserons encore et sans relâche, jusqu'à ce jour prochain, l'inéluctable amnésie d'un lendemain. L'oubli de ceux qui refusent les affres d'une nostalgie devenue trop suave et tiède.

thierry massard / 8 mars 2021 - 19:16

NEOZEN

Once again, in these tormented times, it will be particularly delicate to restrict superlatives. How can we fail to glimpse an emerging hypothetical and fluctuating truth? When the tortuous feelings of a concealed identity (R∞) finally come to ignite the ramp of a deserted, fallow stage. A luminous incandescence suddenly reanimated. Thus, superlatives will soon spring forth (clear of mind). We now feel the drunkenness of the depths, contenting ourselves with pseudo-evidences falsified by the topicality of depressive destinies. A heavy past definitively buried, and a new balance of forces in presence. To finally reach the enviable sensory escalation (balance of force), to reconnect with a daily experience, a smiling nugget. "NEOZEN" the flavour, sweet or strong, of a tunnel exit and this sudden landscape that offers itself to our eyes, unless we are, once again, in front of an illusory memory, a reminiscence whose origin we look for in vain (shadow of heart) the frame somewhat rigidified by the rust of an evanescent and painless electronica (motion of wave). "NEOZEN" is indeed a superiorly painless realisation because historically and reasonably ageless, a hyaluronic acid (centre of focus) of which we abuse and will abuse again and again, until the next day, the inescapable amnesia of the next day. The oblivion of those who refuse the torments of a nostalgia that has become too sweet and lukewarm. 

( a DeepL rough translation )

Merci Szym Lebowski

Virtually J :: autocracy mage

Nous savions les bords de la Mer Noire, source infinie de plaisirs estivaux et de mystères éternels, nous ignorions qu'il s'y fomentait parfois, et en toute humilité, un futur de la musique. C'est ainsi à Varna, seconde cité bulgare, que Julian Kalchev, aka Virtually J, devint le symbole d'une génération de geeks electro, armé de son seul PC. Puis ce fut le silence, un silence troublant de 20 années avant une rédemption sur les rives du sémillant et intransigeant netlabel Mahorka.

Non content du seul retour en grâce, à la faveur de cet autocratique mage, Virtually J s'est décidé à également briser un charme, réveillant les dancefloors par déflagrations successives. Elles sont au nombre de 13. Production puissante, lignes acérées, autant de pulsations et parfaits soundscapes qui risquent de porter les eaux calmes de l'Est bulgare, à l'ébullition et au delà.

thierry massard / 6 mars 2021 - 11:35


We knew that the Black Sea coast was an infinite source of summer pleasures and eternal mysteries, but we didn't know that a future of music was sometimes being fomented there, in all humility. It was in Varna, Bulgaria's second city, that Julian Kalchev, aka Virtually J, became the symbol of a generation of electro geeks, armed only with his PC. Then came the silence, a disturbing 20 years before a redemption on the shores of the seminal and uncompromising netlabel Mahorka.

Not content with the only return to grace, thanks to this autocratic magician, Virtually J also decided to break a spell, waking up the dancefloors by successive deflagrations. There are 13 of them. Powerful production, sharp lines, so many pulsations and perfect soundscapes that risk bringing the calm waters of Eastern Bulgaria to the boil and beyond.

(a DeepL rough translation)

integrated 001


Une très heureuse initiative ? À vous d'en juger. 

Quand, à l'instar d'une communauté d'aficionados, d'artistes de musiques électroniques et de labels en ligne, réunis autour d'une communauté des si sociables, et évanescents réseaux, les membres du collectif DRC, aka Dreampunk Record Club, décident de se conjuguer afin de produire un "integrated - 001", il peut convenir de ne pas y rester insensible, tant le projet semble distant de toute réalité accessible. C'est pourtant ce qui est en train de se dérouler, sous vos yeux et derrière ces lignes. Cette montagne évanescente a, bel et bien, accouché d'une très très belle souris.

Égrainons la signature du projet ... Ainsi, outre DRC, VILL4IN, Underwater Computing, Hiraeth Records, Prekursor, et No Problema, 6 labels en quête d'une expérimentation commune et oeuvrants vers, qui sait, une possible nouvelle dimension. Une généreuse une porosité créative, bien éloignée des pratiques restrictives actuelles. Une louable proposition qui ouvre un nouveau champ d'investigation pour de nouvelles architectures sonores.

"Integrated 001" c'est aussi, et surtout, l'émulsion inventive de 13 artistes, dont 10 sonores, sans évidemment oublier les très belles lignes de Nancy Chenier pour le projet et les 436 membres en cet instant suspendu. Vous n'attendrez pas l'addition, avant de :

1. cliquez sur les liens ci-joints
2. grossir les rangs de ceux qui désirent ardemment que la montagne accouche de nouvelles souris.

thierry massard / 5 mars 2021 - 18:57



A very happy initiative? You be the judge. 
When, like a community of aficionados, electronic music artists and online labels, gathered around a community of such sociable and evanescent networks, the members of the DRC collective, aka Dreampunk Record Club, decide to join together to produce an "integrated - 001", it may be appropriate not to remain indifferent to it, so much the project seems distant from any accessible reality. Yet this is what is happening, before your eyes and behind these lines. This evanescent mountain has, indeed, given birth to a very, very beautiful mouse.

Let's scratch the signature of the project ... Thus, besides DRC, VILL4IN, Underwater Computing, Hiraeth Records, Prekursor, and No Problema, 6 labels in search of a common experimentation and working towards, who knows, a possible new dimension. A generous creative porosity, far away from the current restrictive practices. A praiseworthy proposal that opens a new field of investigation for new sound architectures.

"Integrated 001" is also, and above all, the inventive emulsion of 13 artists, including 10 sound artists, without forgetting, of course, Nancy Chenier's beautiful lines for the project and the 436 members in this suspended moment. You won't wait for the bill, before :

1. click on the attached links
2. To swell the ranks of those who long for the mountain to give birth to new mice.

(a DeepL rough translation)

Remo De Vico & Slaps Orchestra :: encelado étude


Une contagion sans réserve. Cette beauté est confondante, parce que fluctuante et (certainement) mystérieusement désordonnée. 
Remo de Vico et le Slaps Orchestra pratiquent avec outrance le chef d'oeuvre en toute impunité ... cette étude "encelado" est merveilleusement belle.

thierry massard / 27 février 2021 - 21:31


A contagion without reserve. This beauty is confounding, because it is fluctuating and (certainly) mysteriously disordered. 
Remo de Vico and the Slaps Orchestra practice the masterpiece to excess with impunity ... this "encelado" study is wonderfully beautiful.

(a DeepL rough translation)

Mogwai :: as the love continues

 
Saisissant contraste, la moue de ceux qui n'ont pas envie, l'irrépressible désir de partage. Mogwai fait bien d'avoir intitulé ce nouvel album "as the love continues" car c'est peut-être cela, un bel amour,  silencieux. L'évidence de quelques accords parfaits, et la fureur en ligne de mire. Nous nous taisons, de peur de l'on ne sait quoi, le temps s'écoule, un sursaut et quelques mots suspendus, sortis par inadvertance : "c'est beau" (dry fantasy). Le temps s'écoule, et pourtant, sans faire semblant, on se surprend parfois, pris au piège des sentiments faciles (ritchie sacramento), c'est beau aussi, alors nous nous taisons (aussi). Ne faudrait-il pas s'indigner de cette étrange mutisme, empli des atmosphères crescendo, à la force contenue qui déferle en flots bouillonnants avant de se disperser en délicates et belles harmonies. 
Nous nous taisons. 
Rattrapé par la frénésie (ceiling granny) ou domestiqué par d'imparables réussites mélodiques (midnight flit), il s'agit maintenant de pouvoir esquiver, encore et toujours, les appels d'un regard interrogateur, les réactions possibles, réflexes conscients, à moins qu'une heureuse dérive, un détour émotionnel salvateur (pat stains) n'emporte ces vains efforts. Féérie, fumée fictionnelle (supposedly, we were nightmares), mais rien, ni personne ne nous écartera de la certitude d'une apothéose finale (it's what i want to do, mum). Nous nous taisons.

thierry massard / 25 février 2021 - 19:05

Mogwai


Striking contrast, the pout of those who don't feel like it, the irrepressible desire to share. Mogwai does well to have titled this new album "as the love continues" because perhaps that is what it is, a beautiful, silent love. The evidence of a few perfect chords, and the fury in the line of fire. We are silent, for fear of who knows what, time passes, a start and a few words suspended, inadvertently released: "c'est beau" (dry fantasy). Time passes, and yet, without pretending, we sometimes surprise ourselves, trapped by easy feelings (ritchie sacramento), it's beautiful too, so we shut up (too). Shouldn't we be outraged by this strange silence, filled with crescendo atmospheres, with the contained force that breaks out in bubbling streams before dispersing into delicate and beautiful harmonies. We are silent. 
Caught up by the frenzy (ceiling granny) or domesticated by unstoppable melodic successes (midnight flit), it is now a matter of being able to dodge, again and again, the calls of an interrogative gaze, the possible reactions, conscious reflexes, unless a happy drift, a saving emotional detour (pat stains) takes away these vain efforts. Enchantment, fictional smoke (supposedly, we were nightmares), but nothing and no one will keep us from the certainty of a final apotheosis (it's what i want to do, mum). We are silent.

(a DeepL rough translation )

Kratzwerk :: T o y o t a

 
Comme un parfum de fin d'un monde. Monitors vacillants, halos d'un rétro-futurisme déclinant en ultraviolets trinitron, épaisse mélasse cathodique, "T o y o t a" ! Les commercials, ou plus précisément, les artefacts magistraux de Kratzwerk (aka Guido Richter) sont loin de prêter au sourire convenu, habituellement réservé à la gêne de/à l'incompréhension générale, à la connivence illusoire des hipsters, stéréotypes serviles. L'avertissement était sans appel, l'asservissement le sera tout autant. L'avenir radieux semble désormais se conjuguer à l'imparfait désastre. La promesse est celle d'une postcard de Shell Beach (Jennifer) au soleil de Bikini ou Mururoa (au choix). Le frisson cosmétique du levier de vitesses. une illusion, un choc frontal transformé en un nuage d'éclats luminescents. Intentionnel, de la part du très avisé Kraftzwerk, "T o y o t a" confère à une forme de passivité très relative, consommateurs morbides submergés par l'overdose hépatique et oculaire. Jeu d'apparences et soupçon, cet ouvrage recèle quelques chausse-trappes (CM 11) pépites discrètes et dissimulées au coeur d'un labyrinthe. S'il est poli d'être gai au bord d'un précipice, alors, dansons en version, intérieur cuir, toutes options.

thierry massard / 13 février 2021 - 12:54



Like a perfume of ending world. Flickering monitors, halos of a retro-futurism declining in trinitron ultraviolets, thick cathodic molasses, "T o y o t a "! The commercials, or more precisely, the masterful artefacts of Kratzwerk (aka Guido Richter) are far from lending to the agreed smile, usually reserved to the embarrassment of / to the general incomprehension, to the illusory connivance of hipsters, servile stereotypes. The warning was final, the enslavement will be just as much. The bright future now seems to combine with imperfect disaster. The promise is that of a postcard of Shell Beach (Jennifer) in the sun of Bikini or Mururoa (your choice). The cosmetic thrill of the gear lever. an illusion, a frontal impact transformed into a cloud of luminescent shards. Intentional, of the part of the very wise Kraftzwerk, "T oyota" confers on a form of very relative passivity, morbid consumers overwhelmed by hepatic and ocular overdose. A game of appearances and suspicion, this work conceals a few trapdoors (CM 11) discreet gems hidden in the heart of a labyrinth. If it is polite to be cheerful on the edge of a precipice, then let's dance in leather interior version, full options.

( a Google rough translation )

Pepe Torres :: no fun


Seulement quelques jours après "77 Frames", et poursuivant une même logique énumération visuelle, voici le "no fun" de Pepe Torres qui ne partage sensiblement (presque) rien avec l'hymne stoogien de 1969, si ce n'est l'infime particule d'humanité perdue dans les flots d'une immense solitude, autrefois aperçue, en filigrane des mots d'un Iggy Pop inspiré. 40 portraits conjugués au féminin, 40 regards interrogeant, eux-aussi, dignement la si fragile intensité de nos doutes. no fun ? Oui, car il ne fait aucun doute que cette gravité est celle de l'intelligence des gestes et la compréhension de nos actes. Elle est également celle d'une calme espérance qui peut soudainement se transformer en un espoir inoui - humains.

thierry massard / 8 février 2021 - 19:26

Vimeo
theQuestionnaire / 16 aout 2019
IMDb

Only a few days after "77 Frames", and following the same logic visual enumeration, here is "no fun" by Pepe Torres which does not share substantially (almost) nothing with the Stoogian anthem of 1969, except a tiny particle of humanity lost in the waves of an immense solitude, once seen, behind the words of an inspired Iggy Pop. 40 portraits conjugate to feminine, 40 looks that also question the fragile intensity of our doubts with dignity. no fun? Yes, there is no doubt that this gravity is that of intelligence of gestures and understanding of our actions. It is also the one of a calm expectation suddenly transformed into an incredible hope - humans.

( a Google rough translation )

Sonologyst :: dust of human race


Une ... conspiration / une ... confusion / (aka Sonologyst) Raffaelle Pezzella hurle !

à l'instar des travaux d'un émule de l'éminent résident de Providence, 
"dust of human race" n'appartient pas à la catégorie des pièces qu'on ... "écoute" - sans crainte.
Pour autant qu'il en reste une once, l'hyper inhumanité consentante est convoquée,
Pour un ... Banquet. 
Hurlez !

thierry massard / 5 fevrier 2021 - 23:46


a ... conspiracy / a ... confusion / (aka Sonologyst) Raffaelle Pezzella screams!
like the work of an emulator of an eminent resident of Providence,
"dust of human race" does not belong to the category of pieces that one ... "listens to" - without fear.
For as long as an ounce remains, the consenting hyper inhumanity is summoned,
For a ... Banquet.
Howl!

( a Google rough translation )

Pepe Torres :: 77 frames


Telle l'amarre qui se tend, se relâche puis enfin se libère, premier plan du magnifique "Y Ya Fue - And It Was" très justement récompensé lors du Brighton Rocks Film Festival de 2019, les images de Pepe Torres sont faites de cette même curieuse alchimie, des visages et des corps qui se tendent, se relâchent, découvrants un réalisme sans fard, une souffrance silencieuse, un théatre de cruauté (Antonin) pour enfin s'échapper d'un ultime regard, rompre les marquages d'une immobilité fatale, fuir vers d'autres respirations. Les portraits de Pepe Torres sont ceux d'humanités toutes autant réelles que fictionnelles, peu importe. Fragmentations éclatantes, esquives successives, incandescences brulantes, les sillons sont tracés dans la chair. Hyperréalistes, ces 77 frames interrogent le contraste vif et quelques débordements sensoriels,  vitaux.

thierry massard / 2 février 2021 - 19:09

Vimeo
▻  IMDb

Like the mooring line that tightens, loosens and finally frees itself, foreground of the magnificent "Y Ya Fue - And It Was" very justly awarded at the Brighton Rocks Film Festival of 2019, the images of Pepe Torres are made of this same curious alchemy, faces and bodies which stretch, relax, discovering unvarnished realism, silent suffering, a theater of cruelty (Antonin) to finally escape with a final glance, breaking the markings of fatal immobility , flee to other breaths. Pepe Torres' portraits are those of humanities that are as real as they are fictional, it doesn't matter. Dazzling fragments, successive dodging, burning incandescences, the furrows are traced in the flesh. Hyperrealistic, these 77 frames question the sharp contrast and some sensory, vital overflows.

( a Google rough translation )

Arovane :: wirkung / Biosphere :: angel's flight


Dignes représentants d'une arrière garde electro, proprement dynamitée par la déferlante netaudio des années 2000 et les prodigieux travaux de protagonistes ambient & idm tels :: Astrowind, m0n0, Muhr, Juan Antonio Nieto, OCP, isCore, Phoenelai, Norman Fairbanks ... (liste infinie) il est peu dire que nous avions presque définitivement enterrés ces deux musiciens. Levant malgré tout, et de temps à autre, un oeil goguenard (nos oreilles étant overbookées) sur les sorties de ces musiciens, ex-acteurs dominants d'une ère archivée, arrachant à grand peine un "oui, oui euh..." sur les néanmoins excellents "Dropsonde" pour Geir Jenssen ou euh ... je ne sais plus ("lilies" ?) pour Arovane


Un nouvel album pour Uwe Zahn (Arovane), "wirkung" qui peut se traduire par : "effet" et, hasard de calendrier, la sortie quasi simultanée de "angel's flight"pour Biosphere.

Il ne nous en fallait pas tant pour :

1) économiser notre intérêt assez peu "spontané" (je pris les afficionados de MM. Jenssen & Zahn de bien vouloir ne pas m'en excuser)
2) effectuer un rapide test comparatif, aux fins de possibles mises à jour.

Première surprise, et bonne en l'occurence, ces deux opus sont de très bonne qualité, avec, avouons-le, une légère et subjective préférence pour le vol de l'ange, explorant une dimension plus obscure, précédemment inconnue chez Biosphere. Il est également probable que Uwe Zahn mérite un peu plus d'attention avant de se prononcer.
Second constat, un choix tactique (probablement) de la part de ces messieurs qui privilégient les formats courts (jamais plus de 6 minutes). Les mauvaises langues, que nous ... je suis, rétorqueront que cela permet de limiter les perspectives d'un potentiel ennui.

C'est au partir de l'architecture mouvante d'un projet de la chorégraphe norvégienne Ingun Bjørnsgaard, que Geir Jenssen entame la relecture d'un quatuor à cordes, n°14 de Ludwig Van Beethoven. 
C'est sur l'auto-diagnostic d'une forte appétence romantique et classique, que Uwe Zahn élabore son effet.

Une solide prise de distance avec l'expérimentation, qui, d'ailleurs, a toujours était de moindre intérêt pour Biosphere. Un bilan lourd pour nos deux patriarches, qui s'inscrivent désormais d'avantage dans le restyling d'un passé flamboyant plutôt que de miser sur nos présentes et futures incertitudes.

thierry massard / 31 janvier 2021 - 12:15


Worthy representatives of a rearguard electro, properly blown up by the netaudio wave of the 2000s and the prodigious works of ambient & idm protagonists such as Astrowind, m0n0, Muhr, Juan Antonio Nieto, OCP, isCore, Phoenelai, Norman Fairbanks ... (infinite list) it is an understatement to say that we had almost definitively buried these two musicians ; raising despite everything, and from time to time, a mocking eye (our ears being overbooked) on the very officially announced releases, by former dominant actors of an archived era, pulling with great difficulty a "yes, yes uh. .. " on the nevertheless excellent " Dropsonde "for Geir Jenssen or uh ... I do not remember ("lilies" ?) about Arovane.

A new album for Uwe Zahn, "wirkung" which can be translated by: "effect" and, coincidentally, the almost simultaneous release of "angel's flight" for Biosphere.
We didn't need much more for:

1) to save a rather little "spontaneous" interest (I took the aficionados of Messrs. Jenssen & Zahn for not apologizing for it)
2) carry out a quick comparative test, for possibles updatings.

First surprise, and good in this case, these two opus are of very good quality, with, let's face it, a slight and subjective preference for the flight of the angel, exploring a more obscure dimension, previously unknown at Biosphere. It is also likely that Uwe Zahn deserves a little more attention before making a decision. Second observation, a tactical choice (probably) on the part of these gentlemen who favor short formats (never more than 6 minutes). Evil tongues, that we ... I am, will retort that this limits the prospects of potential boredom.

It is from the moving architecture of a project by the Norwegian choreographer Ingun Bjørnsgaard that Geir Jenssen begins the rereading of a string quartet, n ° 14 by Ludwig Van Beethoven.
It is on the self-diagnosis of a strong romantic and classical appetite that Uwe Zahn works out its effect.
A solid distance from experimentation, which, moreover, has always been of lesser interest for Biosphere. A heavy toll for our two patriarchs, who are now part of the restyling of a flamboyant past rather than betting on our present and future uncertainties.

( a Google rough translation )