Jordane Prestrot nous saisit, immédiatement, à la gorge.
Comment taire, plus longtemps, la fulgurante beauté de "Casoar" qui ouvre l'éponyme album.
Soundscape immense, ample, démultiplié, un continuum expansif, sans limites.
Orage devenu intimiste, "Au Quotidien" nous prend, lui aussi, à cette même gorge, field recording et antithèse soudainement domestiques, quelques notes d'une mélodie réaliste, une conversation familiale, lointaine. De peur d'être indiscrets, nous hésitons à tendre l'oreille, nous nous éloignons.
Abstraction assaillante, "Bas Les Masques" emprunte les autoroutes d'une dystopie martelante, larvaire.
Évocateur, "Vénétie et Lombardie", des images, les souvenirs, sans doute, prennent ancrage dans une réalité digressive.
Nous le savions, vous ne pouvez plus l'ignorer, Jordane Prestrot dispose de tous les talents, "Sans Armure Et Sans Arme", la plus que parfaite et vivante illustration.
Une quête de sens ? "EuroAirport" maltraite les concepts illusoires d'un Brian Peter George St. John le Baptiste de la Salle Eno, échardant, au passage, les divagations ironiques de MM. Ken Downie, Martin et Richard Dust.
Nouvelle volte-face d'un insaisissable, "Comme Des Etoiles" envisage un songwriting retro-futuriste à la mesure d'une never ending story, chimère virtuelle d'une french touch croisant le clavier de Daniel Bevilacqua.
"Noël Approche", une certitude, l'angoisse est de rigueur.
Invitation au voyage immobile, "Sur Un Navire Sans Capitaine" qui conclut cette mouvante et belle réalisation, est de nature à embraser les candidatures à l'envol, le secret espoir d'un CASOAR.
thierry massard for ncV // 1er no ember 2023
Jordane Prestrot immediately seizes us by the throat. How can we silence, any longer, the dazzling beauty of "Casoar" which opens the eponymous album? A vast, expansive soundscape, multiplied, an expansive continuum without limits.
The storm has become intimate, "Au Quotidien" also grabs us by the same throat, field recording and suddenly domestic antithesis, a few notes of a realistic melody, a distant family conversation. Afraid of being intrusive, we hesitate to eavesdrop and move away.
Assaulting abstraction, "Bas Les Masques" takes the highways of a pounding, larval dystopia.
Assaulting abstraction, "Bas Les Masques" takes the highways of a pounding, larval dystopia.
Evocative, "Vénétie et Lombardie", images, memories, no doubt, take root in a digressive reality.
We knew it, and you can no longer ignore it, Jordane Prestrot possesses all the talents. "Sans Armure Et Sans Arme" a more than perfect and vivid illustration.
A quest for meaning? "EuroAirport" abuses the illusory concepts of a Brian Peter George St. John the Baptist de la Salle Eno, while also brushing aside the ironic digressions of Messrs. Ken Downie, Martin, and Richard Dust.
A quest for meaning? "EuroAirport" abuses the illusory concepts of a Brian Peter George St. John the Baptist de la Salle Eno, while also brushing aside the ironic digressions of Messrs. Ken Downie, Martin, and Richard Dust.
Another about-face of an elusive figure, "Comme Des Etoiles" envisions a retro-futuristic songwriting in line with a never-ending story, a virtual chimera of the French touch crossing paths with Daniel Bevilacqua's keyboard.
"Noël Approche" a certainty, anxiety is in order.
"Noël Approche" a certainty, anxiety is in order.
An invitation to an immobile journey, "Sur Un Navire Sans Capitaine" which concludes this moving and beautiful release, is likely to ignite aspirations for flight, the secret hope of a CASOAR.
⚪️ CASOAR
