PHILIPPE NEAU // domus

Décembre 2023, Philippe Neau sort un album intitulé DOMUS.
Album d'un artiste (aussi) plasticien désireux de pratiquer sa dimension pluridisciplinaire ? Que nenni !
Mais alors ... Imaginons, un seul instant, une autre perspective synthétique ... dystopique ?
Celle d'un Guy Montag, cf Ray Bradburry, observateur perspicace de son propre domus.
Vous commencez à trembler ? Moi aussi. Le précieux label Lotophagus ne se trompe pas en produisant ce fascinant objet sonore, musical, qui plus est. DOMUS est beaucoup plus qu'un "simple" album (de plus), c'est un rapport d'activités sociales, pour ne pas dire sociétales - Une mise à l'épreuve, la réflexion solitaire d'un artiste, seul capable, d'en traduire les signes concrets, une perception sans perspective, le réel.
En sommes-nous uniquement les spectateurs ? Il est à craindre que non. 
Construisant un ouvrage, fait de captations diverses, glanées dans son environnement, cet "état des lieux" en dit long sur nos propres quêtes (s'il en reste) nos déambulations et nos froides certitudes. 
DOMUS est la bande son d'une réalité autonome, glaçante, car désincarnée, une rupture consommée.
Si Philippe Neau a l'élégance d'y adjoindre une dimension bucolique, voir champêtre, estimons-nous chanceux, d'y nourrir encore cet espoir - Attention ... Chef d'oeuvre !

thierry massard for ncV // 22 décembre 2023

December 2023, Philippe Neau releases an album titled DOMUS
An album by an artist who is (also) a visual artist eager to practice his multidisciplinary dimension? Far from it! 
But then... Let's imagine, just for a moment, another synthetic perspective... dystopian? 
The one of a Guy Montag, cf Ray Bradbury, a perceptive observer of his own domus. 
Are you starting to tremble? Me too. The precious Lotophagus label is not mistaken in producing this fascinating sonic, and moreover, musical object. DOMUS is much more than a "simple" album (yet another), it is a report on social, if not societal, activities—a test, the solitary reflection of an artist, the only one capable of translating the concrete signs of perception without perspective, the real.
Are we merely spectators? It is to be feared that we are not. Constructing a work made up of various captures gleaned from his environment, this "inventory" speaks volumes about our own quests (if any remain), our wanderings, and our cold certainties. DOMUS is the soundtrack of an autonomous, chilling reality because it is disembodied, a consummated rupture.
If Philippe Neau has the elegance to add a bucolic dimension to it, see rural, let us consider ourselves lucky, to still nurture this hope - Caution ... Masterpiece !