CHRISTOPHE BAILLEAU & JULIEN ASH // ekitai-on-keiho


crissements d'un coeur ... Hurler (encore) (toujours) (désespérément ?) !!! Faire sienne l'idée que nos envies de ces autres choses puissent enfin être (provisoirement) assouvies à la faveur immersive d'un saxophone inspiré, mutin (Ocean of Sadness). 
Odyssée sonore à plus de cent lieues d'un hypothétique rivage, EKITAI-ON-KEIHO possède tous les atouts d'un objet domestiqué définitivement insaisissable (La Propriété). 
Véritable crossover générationnel, sans en avoir l'air trouble, nous assistons (médusés) à la possible reconciliation d'un TIMEWIND (Klaus Schulze) égaréen lévitation incertaine, avec ces architectures mobiles, émouvantes et volontaires (The Road To The Seashore) une émulsion protéiforme, savante. 
Musiciens teigneux, mus par une exigence extrême, hors normes et limites, Julien Ash & Christophe Bailleau l'affirment autant dans leurs travaux personnels qu'avec cette formidable rencontre, 50/50 de l'aveu de Christophe Bailleau, un éclectisme intemporel, érigé sans nuisible compromis - Avons-nous l'absolue certitude que c'est ici que résident les enjeux d'un futur ? Les notes du piano de "Prisoner Of The Sky" en sont positivement une ébauche de réponse, à l'instar d'une fissure des classeurs et l'éviction de nos abjects manipulateurs d'onglets. Validation signifiante d'un featuring disséminé sur trois tracks de l'album, Jordane Prestrot n'est pas homme à décliner une opportune invitation à porter un autre regard.
Si c'est ainsi que "Reflux" egrène préalablement une miriade d'étincelles, il est des retournements de situations tendues pour lesquelles toute prévention demeure inopérante, quelques notes salvatrices aux allures de koto ? 
Jeu de contrastes, de soundscapes larvaires, qui n'en finissent pas de s'entrelacer "Hippocampe" déroule une puissance contenue, nous sommes si proches et si éloignés de la surface. 
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Inspirant, expirant, "Das See" sème le doute, l'épreuve ultime, les amicaux artifices d'une rythmique convenue, contrariante, la juste remise en question préliminaire ... un fondamental ?

thierry massard for ncV // 10 février 2024

the squeaking of a heart... Screaming (again) (always) (desperately?)!!! Making one's own the idea that our desires for these other things could finally be (temporarily) satisfied thanks to the immersive favor of an inspired, mischievous saxophone (Ocean of Sadness). 
A sonic odyssey more than a hundred leagues from a hypothetical shore, EKITAI-ON-KEIHO possesses all the attributes of a domesticated object definitively elusive (The Property). 
A true generational crossover, without seeming troubled, we witness (bewildered) the possible reconciliation of a lost TIMEWIND (Klaus Schulze) levitating uncertainly, with these mobile, moving, and willing architectures (The Road To The Seashore), a multifaceted, learned emulsion. 
Stubborn musicians, driven by extreme, extraordinary demands and limits, Julien Ash & Christophe Bailleau assert this as much in their personal work as with this formidable encounter, 50/50 according to Christophe Bailleau, a timeless eclecticism, erected without harmful compromise - Do we have the absolute certainty that this is where the stakes of a future reside? The piano notes of "Prisoner Of The Sky" are positively a draft of an answer, akin to a crack in the binders and the removal of our abhorrent tab manipulators. A significant validation of a featuring scattered across three tracks of the album, Jordane Prestrot is not one to decline an opportune invitation to cast a different gaze. 
If this is how "Reflux" initially scatters a myriad of sparks, there are tense turnarounds for which all prevention remains ineffective, a few salvaging notes reminiscent of a koto ? 
Game of contrasts, of latent soundscapes, endlessly intertwining "Hippocampe" unfolds a contained power, we are so close and yet so far from the surface.
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Inspiring, expiring, "Das See" sows doubt, the ultimate test, the friendly artifices of a conventional, conflicting rhythm, questioning preamble... a fundamental ?

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