Précaution utile autant que nécessaire, nous sommes le 23 mars 1973 et KING CRIMSON, groupe phare sinon pionnier du rock progressif, sort un album devenu iconique LARK'S TONGUES IN ASPIC. Carrefour d'influences entre improvisions fulgurantes et musique classique européenne, cet album mettait en lumière les bienveillantes intentions d'un musicien, Robert Fripp, entouré de quelques éminents confrères, afin d'ouvrir largement le portail d'une "pop music" au bord de l'encrassement fatidique que l'on sait. Rescapé du naufrage, Fripp pouvait s'en aller inventer l'Ambient music avec un autre complice.
Fin de l'histoire ?
Time capsule perdue dans les méandres ?
50 années et quelques naturels grains de poussière plus tard, Eidon Veda, musicien avisé, en encadre à juste raison la substantifique moelle et, hommage légitime, lui dédie ce nouvel opus, THE LARS AND THE FRAMER.
Architecture facétieuse, sous influences aussi diverses et distinctes que puissent être le néo-classicisme (Seras) , le jazz Lovecraftien (en cours de définition) ou pas (At The Mountains of Madness) , la peinture de l'immense Paul (Delvaux) , l'expérimentation maxi ou minimaliste (CronOstinato) , THE LARS AND THE FRAMER agrége toutes ces jolies choses (et quelques autres) en une réjouissante, envoûtante et parfois surprenante osmose - Nous l'avons dit (ou pas encore) quelque part, la musique de EIDON donne ENVIE, une irrépressible envie de s'enthousiasmer ! Sentiment propulsé à l'inventivité incessante d'un parfait inclassable. Cette réalisation est une merveilleuse dopamine !
thierry massard for ncV // 14 fevrier 2024
Useful precaution as necessary, it's March 23, 1973, and KING CRIMSON, a flagship if not pioneering group of progressive rock, releases an iconic album, LARK'S TONGUES IN ASPIC. A crossroads of influences between dazzling improvisations and European classical music, this album highlighted the benevolent intentions of a musician, Robert Fripp, surrounded by some eminent colleagues, to widely open the gateway of a "pop music" on the verge of the fateful stagnation we know. Survivor of the shipwreck, Fripp could go on to invent Ambient music with another accomplice.End of the story?
With a playful architecture, under influences as diverse and distinct as neo-classicism (Seras), Lovecraftian jazz (still in definition) or not (At The Mountains of Madness), the paintings of the immense Paul (Delvaux), maximalist or minimalist experimentation (CronOstinato), THE LARS AND THE FRAMER aggregates all these lovely things (and a few others) into a delightful, captivating, and sometimes surprising osmosis - We've said it (or not yet) somewhere, EIDON's music makes you WANT, an irresistible urge to be enthusiastic! A sentiment propelled by the incessant inventiveness of a perfect unclassifiable. This release is a wonderful dopamine!
