Phoenelai :: the station

Aussi discret et silencieux, qu'il soit, Pizo Meyer (aka Phoenelai) demeure un artiste complet. Investi dans de très nombreuses galaxies visuelles, émule de Hans Ruedi Giger, Meyer est désormais un plasticien et illustrateur de premier plan, qui franchit régulièrement le rubicon en trampoline. S'il faut, pour les moins aguerris, d'entre-nous, évoquer quelques références définitives, il est très probable que son Tribute à THX 1138, du Georgie-boy, datant de 2004, en constitue l'une des preuves irréfutables.

Reste que l'homme de Houston, est autant parcimonieux que talentueux. L'attente fut longue (une dizaine d'années ...) , mais le réveil notable et récent, à l'orée d'une première collaboration avec son fils, Myles Meyer, laissait entrevoir la jubilatoire actualité qui nous réunit présentement - Convenons que nous avons été patients, la récompense est d'autant meilleure et amplement méritée.

Exercice, ô combien délicat que celui d'un retour en grâce, c'est donc très prudemment que nous franchissons le seuil de cette Station, incarnation immédiate d'un no man's land, traversé par des tourments inconnus et le tumultueux echo de voyageurs fantomatiques. Espace résonnant aux sombres contours indéfinis et parfois (très) inquiétants, cette station invite à la prévoyance, illusoire précaution face au danger d'un vantablack, que seules quelques notes d'un piano suspendu, traversent. Le voyage sera aussi mouvementé que prometteur de sensations ultimes. Nous approchons le bord d'un quai mystérieux, nourris du secret espoir que l'expédition ne s'arrête pas à cette seule et unique Station. Le silence fut notre pire cauchemar.

thierry massard / 1er août 2022 - 12:35

the station

◉ Phoenelai / in nocoVision
Tribute to THX1138

As discreet and silent as he is, Pizo Meyer (aka Phoenelai) remains a complete artist. Invested in many visual galaxies, emulator of Hans Ruedi Giger, Meyer is now a leading visual artist and illustrator, who regularly crosses the Rubicon on a trampoline. If it is necessary, for the less seasoned among us, to evoke a few definitive references, it is very likely that his Tribute to THX 1138, of the Georgie-boy, dating from 2004, constitutes one of the irrefutable proofs.

Still, the man from Houston is as parsimonious as he is talented. The wait was long (about ten years...), but the noticeable and recent awakening, at the start of a first collaboration with his son, Myles Meyer, gave a glimpse of the jubilant news that brings us together - Let's agree that we have been patient, the reward is all the better and amply deserved.

Exercise, oh so delicate as that of a return to grace, it is therefore very cautious that we cross the threshold of that Station, the immediate incarnation of a no man's land, crossed by unknown torments and the tumultuous echo of ghostly travelers . A resonant space with dark, indefinite and sometimes (very) disturbing contours, this station calls for foresight, an illusory precaution in the face of the danger of a vantablack, which only a few notes from a suspended piano can cross. The journey will be as eventful as it promises ultimate sensations. We now approach the edge of a mysterious quay, nurtured by the secret hope that the expedition does not stop at this one and unique Station. Silence was our worst nightmare.