As the old-school fans (including yours truly) know, it was incredibly difficult to stay calm last weekend (November 1st, 2024) with the release of the band's 14th album, coming 16 years after one we barely listened to due to a lack of interest in their discography since a groundbreaking trilogy. It's hard not to be overwhelmed by such a media frenzy, bordering on nauseating saturation. It's tough to emerge from a conceptual shadow, secretly preserved for over 40 years, a different time, different customs...
Unduly crowned (Bauhaus, Sisters of Mercy, and The Banshees would appreciate) as masters of ceremony of flamboyant 80s goth, The Cure were, however, previously just a band of Jimi Hendrix fans, with a clearly more psychedelic lineage, suddenly immersed, if not overwhelmed by the wild establishment destroyers of the punk rock – their best possible encounter. A skilled strategist and experienced surfer of successive "waves", Robert Smith has always known how to be in the right place at the right minute. Chronic existential depression has some precious ... Advantages.
To say that SONGS FROM A LOST WORLD is a good album is true - it is indeed a high-quality release, an album with remarkable intensity (Alone), projecting the sincerity of an observer of a very sad world (Warsong). The nostalgia (All I ever am) for a before (what?), but above all the impressive solitude that emanates from it, an absolute wandering capable of chilling the blood of those who have lived a (this) singular story, ours perhaps.
Les fans préhistoriques (dont votre canonique serviteur) le savent, il était bien difficile de garder la tête froide le week-end dernier (1er novembre 2024) date de sortie du 14ème album du groupe et quelque 16 années après un album que nous n'avons pas écouté, faute d'intérêt pour leurs productions discographiques depuis une ébouriffante trilogie. Difficile toutefois de ne pas être stupéfait par un tel déferlement médiatique proche de l'écoeurante saturation. Ardu de sortir d'une ombre conceptuelle, secrètement préservée, depuis plus de 40 années, autre temps, autres usages ...
Sacrés indûment (Bauhaus, Sisters of mercy et les Banshees apprécieront) maîtres de cérémonie d'un gothique 80's flamboyant, The Cure n'était pourtant et préalablement, qu'un groupe d'amateurs de Jimi Hendrix, à la filiation évidemment largement plus psychédélique, des garçons soudainement immergés, pour ne pas dire dérouillés par les sauvages pourfendeurs d'establishment du punk rock, la meilleure des rencontres possibles. Fin stratège et surfeur averti de "waves" successives, Robert Smith a su et sait encore être the right person au bon endroit. La dépression existentielle chronique a certains ... Avantages.
Dire que SONGS FROM A LOST WORLD est un bon album est une vérité - c'est effectivement une réalisation de grande qualité, un album à la remarquable intensité (Alone), l'image projetée de la sincérité d'un observateur pour un bien triste monde (Warsong), la nostalgie (All I ever am) d'un avant (quoi?) mais surtout l'impressionnant sentiment de solitude qui s'en dégage, une errance intellectuelle absolue capable de glacer le sang de ceux qui ont vécu une (cette) histoire singulière, la nôtre peut-être.
