
Quelques siècles déjà. Certains SECRETS, prostrés dans les angles morts d'une histoire, avaient laissé ici une empreinte durable mais ténue, discrète à l’excès, comme un murmure oublié dans le vacarme du temps - Autres temps, autres lieux. Pourtant, quelque chose persiste, diffuse, qui rampe encore sous la surface. Dès lors, succomber au charme de la nouveauté devient plus qu’un plaisir : Un abandon nécessaire, un glissement délibéré vers l’inconnu.
Heureux signataire d’un Mix aussi insidieux qu’inspiré pour l’incontournable série Planck Tone, Wahn orchestre la mise à jour d’un intérêt jamais éteint, simplement en dormance – une réactivation douce, lente, peut-être salutaire, certainement virale. Ce n’est pas un retour : c’est une extension, une propagation contrôlée, une expansion souterraine vers une reconnaissance plus juste, plus profonde, plus inquiète.
Se retrouver au beau milieu d’un carrefour mouvant – idm, ambient, techno – n’est pas ici un simple positionnement : c’est une dilution dans des eaux troubles, lentes, denses, zébrées de courants incertains. Et bientôt, DRIFTED Vol.3 pour Adventurous Music pointera à l’horizon comme une faille lumineuse. L’actualité devient profuse. Posture idéale pour la plongée – non pas une baignade, mais une absorption totale, organique, irrémédiable.
BLACK SEA, ouvrage synthétique (EP) pour amateur diligent, ne propose pas une écoute : il déclenche une infiltration. Il choisit le mirage prophétique, la chimère inquiétante. Il refuse l’évitement des récifs, il s’y frotte, s’y enroule, s’y greffe (Veil Of The Drowned), traçant une route vers une perfection ténébreuse (Abyssal Oaths). L’errance est méthode. Le vertige, stratégie.
À mesure que progresse l’écoute, la surface du monde devient lisse, mais intensément proliférante (The Black Tide). Une membrane s’installe : épaisse, miroitante, grouillante. Ce n’est plus une ambiance : c’est un organisme. Une matière obscure qui se répand, occupe, colonise. Chaque pulsation, chaque texture semble l’annonce d’un mystère opaque, comme un compte à rebours silencieux, mais inéluctable. Un flux indéfiniment expansif.
Il est à craindre que nous ne soyons qu’au commencement (Rashan's Wake) d’un ralentissement feint, d’une mise en suspension provisoire. Une latence qui n’attend pas, mais qui ronge. Un état critique. Une présence invasive. Une boucle sans fin – ou pire : une boucle sans possible sortie.
⚫️ BLACK SEA (mahorka)
⚫️ Planck tone #105
⚫️ Wahn
⚫️ WAHN / more in nocovision ...
Several centuries already. Certain “Secrets”, hunched in the blind spots of history, had left their imprint here — lasting yet faint, excessively discreet, like a forgotten whisper drowned in the noise of time. Different times, different places. And yet, something persists, seeps in, still creeps beneath the surface. From then on, surrendering to the charm of novelty becomes more than pleasure: it is a necessary abandonment. A deliberate slide into the unknown.
A fortunate contributor to a mix as insidious as it is inspired for the unmissable Planck Tone series, Wahn orchestrates the update of an interest never extinguished — merely dormant. A soft reactivation, slow, perhaps salutary, certainly viral. This is no comeback: it is an extension. A controlled propagation. A subterranean expansion toward a recognition more accurate, deeper, more unsettling.
To find oneself in the very midst of a shifting crossroads — IDM, ambient, techno — is no mere positioning: it is dilution. Dissolution in murky waters, slow and thick, streaked with uncertain currents. And soon, DRIFTED Vol.3 for Adventurous Music will appear on the horizon like a luminous fault line. News turns profuse. A posture made for the plunge — not a swim, but a total absorption. Organic. Irremediable.
BLACK SEA, a synthetic work (EP) for the diligent listener, does not merely offer listening: it initiates infiltration. It chooses the prophetic mirage, the unsettling chimera. It refuses to dodge the reefs — it brushes against them, coils around them, grafts itself there (Veil Of The Drowned), tracing a path toward a dark perfection (Abyssal Oaths). Wandering becomes method. Vertigo, strategy.
As the listening deepens, the world’s surface turns smooth — but intensely proliferative (The Black Tide). A membrane settles in: thick, gleaming, teeming. It is no longer an atmosphere — it is an organism. A dark matter that spreads, occupies, colonizes. Every pulse, every texture heralds an opaque mystery, like a silent, yet unstoppable countdown. An endlessly expanding flux.
And it may well be that we are only at the beginning (Rashan's Wake) — of a feigned slowing, a provisional suspension. A latency that does not wait but gnaws. A critical state. An invasive presence. A loop with no end — or worse: a loop with no way out.