epitomeZero :: shortforms ep



Rapide coup d'oeil sur les mots-clés : electronic, idm, ambient, chill, chillout, downtempo, post-ambient, tribal, United Kingdom ... arrêtons-nous un instant, voulez-vous ?
Ne pas s'offusquer de notre profonde aversion pour l'archivage systémique et l'isolement inhérent, apercevoir "post-ambient" dans la liste (ne pas cliquer dessus) - sourire ...

438 ème référence du netlabel, nous ne nous attarderons pas, sur l'immense Kahvi,
laissons-donc cela aux archivistes amateurs de mots-clé.

Ondoyants, comme l'artwork, et sorte d'introduction à l'album Lightforms 2, malheureusement hivernal, ces 4 extraits estivaux donnent simplement envie d'ajouter d'innombrables mots-clés, tous vraisemblablement beaucoup moins agréables que de s'asseoir sur le sable ... un petit bonheur rigoureusement non archivable.

///

Quick look at the keywords: electronic, idm, ambient, chill, chillout, downtempo, post-ambient, tribal, United Kingdom ... let's stop for a moment, will you?
Not taking offense at our deep aversion to systemic archiving and the inherent isolation, 
seeing "post-ambient" in the list (don't click on) smile ...

Let's not dwell on the immense netaudio reference that Kahvi label constitutes either, 
so let's leave it to archivists who love keywords.

waverings, like the artwork, and kind of introduction to the album Lightforms 2, unfortunately wintery, these 4 summer extracts simply make you want to add countless keywords, 
all probably much less pleasant than to sit on the sand ... a little happiness that cannot be archived.

thierry massard / 25 juillet 2020 - 11:37

kahvi collective
epitomeZero

BЯOMO :: no signal



Le désir, l'impérieux désir et ses ultimes conséquences.
Relever les yeux, porter le regard vers le lointain, le ciel.
Le désir ... Attrait fluctuant, désir de distance, désir de conquête ! Irrépressible désir.
Ne plus craindre notre misérable animalité, ne plus craindre le continuum.
Affirmer sa supériorité sur un prétendu néant, triomphalisme et arrogance péremptoire de nos bas instincts, humains. De ce bilan concis, lapidaire, Paloma Peñarubbia, avec Azael Ferrer, au travers de leur projet audiovisuel BROMO, aurait naturellement pu y apporter une réponse anodine, un standard conventionnel, une réponse éprouvée.
De toute évidence, "No Signal" est bien décidé à reconsidérer le dogme spatial,
se réapproprier les fondamentaux, bien loin des arrangements d'un "cosmic rock" qui, usé à la corde, surnage néanmoins dans le coeur d'un public asphyxié d'oxygène frelaté ou saupoudré d'insipide Equinoxe, fruits glyphosatés des champs magnétiques de MM. Jarre et consorts, une autre dimension.

Il est effectivement temps d'écrire une nouvelle histoire.

Concept puissant en filigrane, "No Signal" se révèle sans précaution nécessaire et "copuos" pourrait presque sembler indolore, synthèse générique, sinon grouillante d'aspérités et digérante les ultimes artifices d'antan. Mais, on vous l'a dit, du passé, BROMO en fait tabula rasa.
Sans prévenir, la mise à feu (helium3) arrive, explosion protonique d'un enthousiasme qui n'aura de cesse qu'à l'issue de la 33ème minute. "No Signal" révèle la juste combinaison d'un regard critique affuté, bienvenu, ouvert, et tout le talent nécessaire au possible renouveau d'un dialogue astral, jamais entrepris auparavant. Peñarubbia & Ferrer inaugurent une odyssée qui ne ressemble en rien à la précédente, à l'instar d'un "no signal" perçu comme fondateur et respecté en sa qualité.
Les vannes sont désormais ouvertes, (golden race) flot vocal à la rencontre de strates percussives et tranchantes, (no gravity) mécanique en désordre, rouages complexes, perdus, sans contrôle, étrange mélancolie. Au rendez-vous d'une abstraction naissante, "radiation" inscrit une nouvelle étape,
une amplitude et une dimension démesurées, extrêmes ?
Atterrissage forcé et ultime uppercut pour les célestes nostalgiques, "military space" prouve, sans compromis, la justesse du propos développé.

"No Signal", BROMO écrit une histoire, une nouvelle histoire.


The desire, the overwhelming desire and its ultimate consequences.
Lift your eyes, look towards, the sky.
The desire ... Fluctuating attraction, the desire of distance, the desire of conquest! Irrepressible desire.
No longer fearing our miserable animality, no longer fearing the continuum.
To assert its superiority over a pretended nothingness, triumphalism and peremptory arrogance of our basic instincts, humans.
Through this concise assessment, Paloma Peñarubbia, with Azael Ferrer, and their audiovisual project BROMO, could naturally have brought an innocuous response, a conventional and proven standard. Obviously, "No Signal" is determined to reconsider the spatial dogma, to reappropriate the fundamentals, far from the arrangements of a "cosmic rock" which, worn down, nevertheless floats, asphyxiated by adulterated Oxygen or dusted by tasteless Equinox, glyphosated fruits of MM Jarre and friends magnetic fields, another dimension.

Indeed, it is now time to write a new story.

Powerful concept behind the scenes, "No Signal" proves to be without necessary precautions and "copuos" could almost seem painless, generic synthesis, if not teeming with roughness and digesting the last artifices of yesteryear. But, as you have been told, about the past, BROMO is actually doing tabula rasa.
Without warning, the ignition (helium3) arrives, proton explosion of an enthusiasm which will not cease until the end of the 33rd minute. "No Signal" reveals the right combination of a sharp, welcome, open critical eye, and all the talent necessary for the possible renewal of an astral dialogue, never undertaken before. Peñarubbia & Ferrer inaugurate an odyssey that looks nothing like the previous one, like a "no signal" perceived as founder and respected in its own quality.
The floodgates are now open, (golden race) vocal flow meeting percussive and sharp layers, (no gravity) disorderly mechanics, complex cogs, lost, out of control, strange melancholy. At the rendezvous of a nascent abstraction, "radiation" inscribes a new stage, disproportionate, extreme amplitude and dimension?
Forced landing and ultimate uppercut for nostalgic celestials, "military space" definitively proves without compromise, the correctness of the developed subject.

"No Signal", BROMO is writing a story, a new story.

thierry massard / 20 juillet 2020 - 09:43

Oigovisiones label
BROMO
Paloma Peñarubbia
Azael Ferrer

art & design :: Elsa Paricio

Gracias Richi / Oigovisiones label

Terje Paulsen :: frivillig karantene



12 mars 2020, Kristiansand, Norvège - à l'heure de l'entrave généralisée et l'étouffement fatal, le chasseur de sons, Terje Paulsen choisit l'exil et l'enfermement, la quarantaine volontaire.
Choix existentiel de ceux qui veulent anticiper la contrainte de l'autorité ? 
Conceptuel, le décor est planté.
Les images sonores peuvent désormais défiler - vintervarm - la distante et chaleureuse barrière, nourrie d'un flux rythmique constant, le léger craquement (parfois) d'un premier plan, jalon d'un soundscape mêlant la très relative amplitude d'une réalité sur son moins tangible alter ego.
Ce parcours initial (23:58) prend toute la mesure et Terje Paulsen, fidèle à une authentique générosité, nous invite à sa table, artiste espiègle qui vous laisse choisir votre art d'accommoder les sons.
Seconde étape, alternative diagnose qui renoue avec une musicalité certaine, entrée en dématérialisation au profit d'une plus juste mesure, particules, un moment traversées d'une litanie, ces mêmes particules traçant une fuyante perspective vers les remous d'une humanité plus ressentie qu'affirmée. Ainsi, à la dixième minute de cette pièce magistrale, Paulsen, sans aucun compromis, renonce à tout espoir.

Intrigantes ces "fire års skygge", quatre années au crépitement d'une surface parcourue par une ligne d'élégantes infrabasses, avant que de ne ne vérifier les parois microphoniques, jusqu'au retour de la ligne. Terje nous a prévenu "Partly improvised - partly organized", un mix puissant et saisissant parcouru d'une menace sourde, sentiment devenu figé, à la faveur d'une lecture du réel et de la compréhension active de celui-ci.  fire års skygge demeurera intrigant mais aussi visiblement menaçant.

Clôturant en full impro un apparemment premier épisode, l'éponyme "frivillig karantene" laisse étonnamment d'avantage transparaitre la présence de son créateur, partie prenante d'une pièce sonore puissamment péremptoire. Incontestable réussite, frivillig karantene démontre véritablement l'hyper maîtrise atmosphérique sur "l'air du temps" du météorologue de Kristiansand.


March 12, 2020, Kristiansand, Norway - at a time of generalised hindrance and fatal suffocation, the sounds hunter, Terje Paulsen chooses exile and confinement, a voluntary quarantine. The existential choice of those who want to anticipate the constraint of authority?
Conceptual, the decor is set.
The sound images can now scroll - vintervarm - the distant and warm barrier, fed by a constant rhythmic flow, the slight cracking (sometimes) of a foreground, the milestone of a soundscape mixing the very relative amplitude of a reality on its less tangible alter ego. This initial journey (23:58) takes all the measure and Terje Paulsen, faithful to an authentic generosity, invites us to his table, playful artist who lets you choose your art of accommodating sounds.
Second step, alternative diagnose which revives a certain musicality, entry into dematerialization in favor of a fairer measure, particles, a moment crossed by a litany, these same particles drawing a fleeting perspective towards the eddies of a more felt humanity than asserted. Thus, at the tenth minute of this masterpiece, Paulsen, without any compromise, gives up all hope.

Intriguing these "fire års skygge", four years at the crackling of a surface traversed by a line of elegant infra-bass, before not checking the microphone walls, until the return of the line. Terje warned us "Partly improvised - partly organized", a powerful and striking mix crossed by a dull threat - feeling become frozen, thanks to a reading of reality and an active understanding of it. fire års skygge will remain intriguing but also visibly threatening.

Ending in full impro an apparently first episode, the eponymous "frivillig karantene" surprisingly lets show through the presence of its creator, stakeholder of a powerfully peremptory sound piece. Indisputable success, frivillig karantene truly demonstrates hyper atmospheric control over "l'air du temps" of the meteorologist from Kristiansand.

thierry massard / 3 juillet 2020 - 13:40

frivillig karantene / bandcamp



Terje Paulsen
theQuestionnaire / avril 2019

noCoviSion :: Terra forming with Lance Austin Olsen