KRGKGM :: fossora


Brume crépusculaire, éclairage affleurant, épousant les lourdes volutes d'un décor expressionniste, soudainement luminescent. 

Modelling 3D d'une neoréalité encore incertaine, Fossora semble sorti d'un théâtre de miroirs, de faux-semblants. 
Production et écriture mainstream, d'où émergent les très réussis "gravedigger" et une magnifique "lamentation", ritualisants quelques sombres desseins. KRGKGM signe un pacte de sang numérique.

thierry massard / 30 octobre 2022 - 17:47

Twilight mist, flush lighting, marrying the heavy scrolls of an expressionist decor, suddenly luminescent.

3D modeling of a still uncertain neo-reality, Fossora seems to have come out of a theater of mirrors, of pretense. 
Mainstream production and writing, from which emerge the very successful "gravedigger" and a magnificent "lamentation", ritualizing some dark designs. KRGKGM signs a digital blood pact.

Pete Swinton :: untitled


Juge et partie ?
Couper court / le signifié et le signifiant ? no way baby !

Pete Swinton est un musicien détaché ! 
Puissament plus rapide et plus complexe qu'une simple image, une apparence.
Écrivain, laborantin, expert d'une écriture sonore qui s'inscrit dans une continuité, saisissantes fractures, saisissantes saillies sonores que seuls, quelques-uns d'entre-nous, puissent opportunément apprécier et, peut-être, comprendre à leur juste mesure.
Quel peut-être le quotidien de Pete Swinton ?  Une énigme ? 
Oui ! C'en est une ! Sans réponse - Production pléthorique ? Oui ! Mais encore ? Mais alors ? 
Comprendre ! Ou tenter de le faire. Envisager le cheminement, l'accélération de l'instant, et canaliser l'intelligence d'un label, opportunément conscient d'une écriture qui refuse de s'inscrire dans un horaire gradué ? Merci ! Enfin, nous avançons. Quel bonheur de savoir, de sentir, enfin, une approche consciente, détachée du mot (pour le dire), d'une fulgurance. 
Pete Swinton est définitivement et terriblement Insanbient.

Untitled, autrement dit, déja l'aprés, à peine le temps d'en conclure, que se profile notre envie d'en découdre avec une autre histoire, demain ? Oui ! C'est promis ! 

thierry massard / 29 octobre 2022 - 02:48


Judge and party?
Cut short / the signified and the signifier ? no way baby!

Pete Swinton is a detached musician! 
Powerfully faster and complex than just an image, an appearance.
Writer, laboratory technician, expert in a sound writing that is part of a continuity, striking fractures, striking sound protrusions that only a few of us can opportunely appreciate and, perhaps, understand to their true extent .
What can Pete Swinton's daily life be like? A riddle ? 
Yes ! It is! No answer - Overproduction? Yes ! But still ? But then ?
Understand ! Or attempt to do so. Consider the journey, the acceleration of the moment, and channel the intelligence of a label, opportunely aware of a writing that refuses to fit into a graduated schedule? 
Thanks ! Finally, we are moving forward. What happiness to know, to feel, finally, a conscious approach, detached from the word (to say it), from a flash.
Pete Swinton is terribly and definitively Insanbient.

Untitled, in other words, already after, barely time to conclude, what is looming our desire to do battle with another story, tomorrow? Yes ! Promise !

MOIN :: paste


Dire que nous (vous) avions succombé au discret assaut du MOIN EP de février 2021, est une évidence.
Dire que MOOT! était une parfaite réussite, est aussi une évidence.
Dire que le mot "évidence" qualifie le précieux travail de Moin, en est effectivement une.

Crossover inspiré, entre noirceur dominante, acquise aux alchimistes claviéristes, et profond scepticisme devant un ènième et possible retour d'une formule instrumentale plus traditionnelle, plus classique, Moin n'en a pas grand chose à faire. Inspirés ! 

Nouvel et second opus, Paste danse sur un fil, accrobaties exploratrices et décomplexées. 
Ne pas subir de dogme ... Mieux ! S'en moquer ouvertement, sans oublier d'en extraire le meilleur, 
à toutes fins utiles.
Si Paste pourrait paraître funestement opportuniste, Paste pourrait aussi, tout aussi certainement, 
incarner brillamment, un nouvel et rassurant espoir.

thierry massard / 28 octobre 2022 - 11:41

Paste
Moot ! / nocoVision review

To say that we (you) had succumbed to the discreet assaults of the February 2021 MOIN EP is obvious.
To say that MOOT! was a perfect success, is also a no-brainer.
To say that the word "evidence" qualifies the precious work of Moin, is indeed one.

Inspired crossover, between dominant obscurity, acquired by alchemist keyboardists, and deep skepticism in front of yet another and possible return of a more traditional, more classic instrumental formula, Moin doesn't care. Inspired!

Second and new opus, Paste is dancing on a wire, exploratory and uninhibited acrobatics. 
Do not submit dogma ... Better ! Make fun of it openly, without forgetting to make the best of it, 
for all practical purposes.
If Paste may seem fatally opportunistic, Paste could also, just as certainly, brilliantly embody a new and reassuring hope.

Jean-Michel Jarre :: oxymore

Les amis, de votre serviteur, le savent, qui s'amusent régulièrement de ma profonde aversion pour le guignolo de service - Longtemps, il a fallu partager, avec moi-même, ce sentiment diffus et les amicaux sarcasmes "toi, qui aime tant la musique électronique, tu dois adorer JMJ ...". Misanthropie de synthèse.

Solitude bougonne, refutant tout principe d'une hypothétique réhabilitation, jusqu'au jour, incertain, où Guignolo acceptera (enfin) de dévoiler publiquement qu'il n'est pas l'illustre concepteur de la fameuse "harpe laser", rendant ainsi au génial Szajner ce qui est à Szajner. Entertainer protéiforme de masse et de premier plan, homme d'affaires aguerri, trustant les lieux publics, qui n'avaient rien demandé, la carrière planétaire de Jarre fut longtemps un parcours étoilé, sans faute, abreuvant de ses niaiseries preset, un public incrédule, pensant être en face d'un pur génie synthétique. Il a fallu attendre, attendre longtemps. 

L'embellie survint le 21 octobre 2015, sous la remarquable plume d'un journaliste, Stéphane Davet, et un article pour Le Monde, très justement intitulé "Jean-Michel Jarre : histoire d'une imposture". Je n'étais plus seul.

Parvenu au sommet de la pyramide de Maslow, Guignolo, fort de son passé de stagiaire au GRM, tente désormais de s'inventer une position statutaire. Collectionnant les collaborations équivoques, le plus souvent avec des seconds couteaux - Trop heureux de l'aubaine, pour se redorer le blason, notre génie synthétique s'attaque désormais à l'un des deux papas de l'electroacoustique concrète, Pierre Henry.

Casque sur les oreilles, de peur de devoir entendre : "Ah ! Enfin, tu adores JMJ ..." , nous voici donc à tenter d'être le plus objectif possible devant l'excellement intitulé Oxymore. Fort heureusement, l'attente n'est pas aussi longue. Prétexte absolu à de sempiternelles et coutumières "niaiseries", Jarre, plus modeste que jamais ... s'empresse de planter le décor, dès ouverture de l'opercule "Agora" et son sample cramoisi "Pie-Pier-Pierre Henry ...". 

Magnifiquement produit, le reste est effectivement ... un oxymore. Show must go on !

thierry massard / 24 octobre 2022 - 10:34

The friends of yours truly know this, who regularly make fun of my deep aversion for the service guignolo - For a long time, I had to share, with myself, this diffuse feeling and the friendly sarcasms "you, who love electronic music so much, you must love JMJ...". Synthetic misanthropy.

Solitude grumbles, refuting any principle of a hypothetical rehabilitation, until the day, uncertain, when Guignolo will agree (finally) to reveal publicly that he is not the illustrious designer of the famous "laser harp", thus making the awesome Szajner what's up to Szajner. A protean mass and leading entertainer, a seasoned businessman, monopolizing public places, which had asked for nothing, Jarre's planetary career was for a long time a starry career, without fail, watering down his preset nonsense, an incredulous public , thinking to be in front of a pure synthetic genius. We had to wait, wait a long time.

The improvement occurred on October 21, 2015, under the remarkable pen of a journalist, Stéphane Davet, and an article for Le Monde, aptly titled "Jean-Michel Jarre: story of an imposture". I was no longer alone.

Having reached the top of Maslow's pyramid, Guignolo, with his past as a trainee at the GRM, is now trying to invent a statutory position. Collecting equivocal collaborations, most often with sidekicks, too happy with the windfall, to restore their image, our synthetic genius is now attacking one of the two fathers of concrete electroacoustics, Pierre Henry.

Headphones on, for fear of having to hear: "Ah! Finally, you love JMJ...", here we are, therefore, trying to be as objective as possible in front of the excellently titled Oxymore. Fortunately, the wait is not that long. Absolute pretext for endless and customary "silliness", Jarre, more modest than ever ... hastens to set the scene, as soon as the track "Agora" opens and its crimson sample "Pie-Pier-Pierre Henry .. .". 

Beautifully produced, the rest is indeed ... an oxymoron. Show must go on !

Antonella Eye Porcelluzzi et Jan Kruml :: rome wasn't built in a day


2022 ? Année faste pour Antonella Eye Porcelluzzi, à l'instar de nombreuses productions et riches collaborations. 
2022 ? Annus horribilis pour l'Italie, en proie, à nouveau, avec ses funestes démons et en détestable défiance pour son génie singulier. Rapide détour par Prague, et opportune rencontre avec l'oeil sonore de Jan Kruml, pour un survol géostationnaire, scutrateur, et attentif aux humeurs du Colisée.

Rome ne s'est, effectivement, pas construite en une seule journée. 

Adaptation du Tao Te Ching, (livre de la Voie et de la Vertu) de Lao-Tse, "Semplicità senza nome" nous emporte dans une bien étrange et délicate émulsion provisoire. Sonorité et résonance des mots, frontière, en filigrane, entre poésie sonore et chant, Antonella Eye Porcelluzzi nous gratifiant d'une langue maternelle, qui lui sied à merveille, tandis que Jan Kruml tisse une surface subtile, réverbération atmosphérique d'un xylophone détaché, remous ondulatoires sensibles, dont la destination est hypnotique, délicieusement instable.
Transmission et climat anxyogène, "Radioexorcisymphony", seconde phase d'un single, qui appelle une suite conséquente, interférences, les evp (electronic voice phenomenas) de Kruml, sombres soundscapes cut-ups, presages d'une tension immédiatement palpable, les cris enfouis, bayonnés, et cette latence d'une imminente clameur, enfin libératrice. Inquiétante attente ...

thierry massard / 23 octobre 2022 - 12:04

Rome wasn't built in a day / caos records

2022 ? Un anno prospero per Antonella Eye Porcelluzzi, come tante produzioni e ricche collaborazioni.

2022 ? Annus horribilis per l'Italia, di nuovo in preda ai suoi disastri demoni e in detestabile diffidenza per il suo singolare genio. Rapida deviazione a Praga, e puntuale incontro con l'occhio sonoro di Jan Kruml, per un volo geostazionario, scrutatore, attento agli umori del Colosseo.

Roma infatti non fu costruita in un solo giorno.

Adattamento del Tao Te Ching, (libro della Via e della Virtù) di Lao-Tse, "Semplicità senza nome" ci porta in un'emulsione temporanea molto strana e delicata. Sonorità e risonanza delle parole, confine, in filigrana, tra poesia sonora e canto, Antonella Eye Porcelluzzi ci gratifica con una lingua madre, che le si addice perfettamente, mentre Jan Kruml tesse una superficie sottile, riverbero atmosferico di uno xilofono distaccato, vortici ondulatori sensibili , la cui destinazione è ipnotica, deliziosamente instabile.

Trasmissione e clima inquietante, "Radioexorcisymphony", seconda fase di un single, che prevede un seguito sostanziale, le interferenze, gli evp (fenomeni vocali elettronici) di Kruml), i paesaggi sonori oscuri cut-ups, i presagi di una tensione immediatamente palpabile, le urla sepolto, baionato, e questa latenza di un clamore imminente, finalmente liberatoria. Aspetta preoccupante...

(Google translation)

Burial :: streetlands EP


Excellente nouvelle ! William Bevan va un peu mieux ...
Il faut dire que nous étions, quelque peu, inquiets, à l'instar du néanmoins remarquable Antidawn, du début d'année, qui tenait, effectivement, toutes les promesses, d'une très (très) hypothétique aube à venir.

Embellie très relative, Burial va mieux, et le fait savoir, avec ce EP kingsize qui renoue avec des soundscapes moins définitifs. Décidé à sortir d'une (certes magnifique) impasse, objet théorique d'un possible achévement, comme seuls quelques rares investigateurs (John Cale et son génial Music for a new society ...) sont parvenus à atteindre, au mépris de tout instinct créatif de conservation. 

Apanage des temps mornes, âpres et sordidement sombres, Streetlands, dès ouverture, en fait largement témoignage, à travers l'ample écho de "Hospital chapel", belle incarnation d'une froide solitude où les nappes atmosphériques ne rencontrent qu'un néant sensoriel, habité des stigmates d'une humanité disparue.

Souffle vital de présence, "Streetlands" semble redonner vie ou évoquer quelques souvenirs, vocalises asservies, éthérées, rumeurs lointaines, sanctuaire aux proportions monstrueuses, mélodies spectrales d'une beauté à couper le souffle, neoréalité amarrée aux cliquetis récurrent des chaînes. Nous savons pourquoi, nous sommes restés fidèles à ces lieux depuis 2005.

Si Exokind précise une possible démonstration, elle est celle d'une longue et incertaine convalescence. Délicates et multiples tentatives de se reconfigurer enfin une identité ("you're one of us"). Somptueux exercice sans compromis, appelant à sa rescousse des dialogues égarés ("excuse me, i'm lost") , "Exokind" est un track réflexif, introspectif, insaisissable expérimentation augurant d'un futur rédempteur, enfin, nous l'espérons.

thierry massard / 21 octobre 2022 - 15:31


Excellent news ! William Bevan is a little better...
It must be said that we were somewhat worried, like the nevertheless remarkable Antidawn, at the start of the year, which indeed kept all the promises of a very (very) hypothetical "dawn" to come.

Very relative improvement, Burial is getting better, and makes it known, with this kingsize EP which reconnects with less definitive soundscapes. Determined to get out of a (admittedly magnificent) impasse, theoretical object of a possible completion, as only a few rare investigators (John Cale and his brilliant Music for a new society ...) have managed to reach, in defiance of all creative instinct of conservation.

A prerogative of dreary, bitter and sordidly dark times, Streetlands, from the opening, largely bears witness, through the ample echo of "Hospital chapel", a beautiful incarnation of a cold solitude where the atmospheric layers meet only a sensory nothingness, inhabited by the stigmata of a vanished humanity.

Vital breath of presence, "Streetlands" seems to revive or evoke some memories, enslaved, ethereal vocalizations, distant rumours, sanctuary of monstrous proportions, spectral melodies of breathtaking beauty, neoreality moored to the recurrent clanking of chains. We know why, we have remained faithful to these places since 2005.

If "Exokind" specifies a possible demonstration, it is that of a long and uncertain convalescence. Delicate and multiple attempts to finally reconfigure an identity ("you're one of us"). A sumptuous exercise without compromise, calling to its rescue from misguided dialogues ("excuse me, I'm lost"), "Exokind" is a reflective, introspective, elusive track of experimentation auguring a redeeming future, finally, we hope so.

Innocent But Guilty and Friends :: 413


Nombre porte-bonheur, 413 l'est. Très heureuse réussite, à l'instar du sémillant label bordelais, Foolish Records, cette compilation est d'autant une réussite, que sa démarche de conception est simple. Les bonnes idées le sont si souvent. Partant de neuf instrumentaux, dignement élaborés par Innocent But Guilty, 9 invités, particulièrement représentatifs d'une (rare) vitalité productive de sens en éveil, donnent libre-cours à leur interprétation des-dits tracks. Le résultat ne tarde pas à être au-delà de toute hauteur de nos indignes ou modestes espérances.

Konejo, Christophe Bailleau, KHΛOMΛИ, r$kp, Ben Coudert & Antonella Eye Porcelluzzi, NLC, Philippe Neau, SRVTR, Wolf City & Otrno Slvani, s'entrecroisent sans jamais se heurter, donnant à l'ouvrage une nouvelle dimension (413ème ?) - Spectaculaire exhauteur atmosphérique, la palette est aussi riche, que l'émulsion est intense, tour à tour, dark, downtempo, field recording, neo indus ou flirtant avec une dark folk saisonnière, 413 remplit grandement son office et en mérite autant d'applaudissements successifs.

thierry massard / 11 octobre 2022 - 14:46

413

Lucky number, 413 is. A very happy success, like the spirited Bordeaux label, Foolish Records, this compilation is all the more a success, as its design approach is simple. Good ideas so often are. Starting from nine instrumentals, worthily elaborated by Innocent But Guilty, 9 guests, particularly representative of a (rare) productive vitality of awakened senses, give free rein to their interpretation of the said tracks. The result is not long in being beyond any height of our unworthy or modest hopes.

Konejo, Christophe Bailleau, KHΛOMΛИ, r$kp, Ben Coudert & Antonella Eye Porcelluzzi, NLC, Philippe Neau, SRVTR, Wolf City & Otrno Slvani, intersect without ever colliding, giving the work a new dimension (413th? ) - Spectacular atmospheric enhancer, the palette is as rich as the emulsion is intense, alternately dark, downtempo, field recording, neo industrial or flirting with seasonal dark folk, 413 greatly fulfills its role and deserves as much successive applauses.

Lisa Pung :: divamania


Transgressif ? 
You ! You ! Do you know that ... Bad girls go to hell ?
L'exploration, synthèse contemporaine d'un symbolisme baudelairien - Yep ! Vraisembable ...
Lisa Pung et Christo franchissent allégrement le gué du Rubicon, balisant un paysage déshérent, le nôtre. Lisa Pung réinvente, sans faillir, un glampunk qui se rêve une postérité, un nouvel âge d'or ? Plus aucun doute ! DIVAMANIA marque le pas, à la mesure d'une pierre jetée en plein face, une claque sanglante ! 
EP rose bonbon, cellophane magnétique, litanie infantile, féroce, dans la voix sucrée de Sandie Trash, contrepoint d'un over-mix vectroid, cinématique, une déflagration empirique en totale accélération. Une friandise - Terriblement addictive !

thierry massard / 10 octobre 2022 - 07:18



Transgressive?
You! You! Do you know that... Bad girls go to hell?
Exploration, contemporary synthesis of Baudelairian symbolism - Yep! Likely...
Lisa Pung and Christo cheerfully cross the ford of the Rubicon, marking out a desert landscape, ours. Lisa Pung reinvents, without fail, a glampunk who dreams of posterity, a new golden age? No doubt about it ! DIVAMANIA marks time, like a stone thrown in the face, a bloody slap!
Candy pink EP, magnetic cellophane, infantile fierce litany in the soft voice of Sandie Trash, counterpoint to a vectroid, cinematic over-mix, an empirical explosion in total acceleration. A treat - Terribly addictive! 

◼︎ artwork by Franck Vig

Hexalyne :: null surfaces


Faut-il sérieusement s'inquiéter du redoutable talent expansif de Sorin Paun, aka HEXALYNE ?
Ce nouvel alias du musicien roumain le laisse manifestement augurer. 
Non content du somptueux Tcaresset de janvier dernier, Hexalyne récidive avec, préalable à toute écoute, le plus beau titre d'ouvrage, imaginable en ces temps que nous ne qualifierons pas, de peur de devoir devenir grossiers. Oui ! Les surfaces sont prosaïquement aussi nulles et omnipotentes que les profondeurs ne puissent enfin apparaître à la lumière d'un jour ou un autre (pensée pour Guy Debord).

Premier constat, la strangulation sonore de toute obédience, notamment britannique (autechre), cohorte et pénible jeu d'apparences pour archivistes de genres, prostrés et donc de ... surface. Hexalyne joue, torture, décrypte, autopsie, dissèque la réalité perceptible avec méthode, vigueur et discernement, à l'instar des premières mesures de "intact surface" - fractionnement initial et pulvérisation salutaire des phénomènes. 

"heliic surface", coup de maître, agglomérat sensible, confrontation saisissante d'atmosphères, nouvelle identité, fruit d'un chaos cellulaire, asynchrone, formule chimique encore instable, dont "quon surface" hérite immédiatement, pour une allégorie sinueuse, rythique embryonnaire et finalement mélodique.

Rupture ! Nouvelle séquence pour ces null surfaces, si "Xentri" témoigne d'une farouche volonté constructiviste, les mécanismes intentionnels sont encore illusoires, confrontés à la solide crispation des particules, une tentative de domestication, magnifique dualité bientôt promise à l'ensevilissement sous l'assaut continu et résiduel. "Exal surface", nouvel exergue d'une réalisation stupéfiante, extrusion et accélération au coeur d'un soundscape aux proportions multiples, fluctuantes, abstraction nanométrique et géométrie hors-norme, Sorin Paun touche la grâce absolue. "Dexand surface", nul doute, null surfaces est indiscutablement promis à la postérité autant qu'à l'aube d'un jour nouveau.

Track de synthèse et convergence finale, grouillant, bouillonnant, "meti sine surface" laisse entrevoir de merveilleuses et nouvelles impatiences, un délicieux frisson de futurs et exaltants bonheurs - Magnifique !

thierry massard / 8 octobre 2022 - 14:18

 
Should we seriously worry about the formidable expansive talent of Sorin Paun, aka HEXALYNE ?
This new alias of the Romanian musician clearly augurs well.
Not content with the sumptuous Tcaresset of last January, Hexalyne does it again with, prior to any listening, the most beautiful title of a work, imaginable in these times that we will not qualify, for fear of having to become rude. Yes ! The surfaces are prosaically as null and omnipotent as the depths can finally appear in the light of one day or another (thought for Guy Debord).

First observation, the sound strangulation of all persuasions, notably british (autechre), cohort and painful game of appearances for archivists of genres, prostrate and therefore of... surface. Hexalyne plays, tortures, decrypts, autopsies, dissects the perceptible reality with method, vigor and discernment, like the first measures of "intact surface" - initial splitting and salutary pulverization of phenomenas.

"Heliic surface", masterstroke, sensitive agglomerate, striking confrontation of atmospheres, new identity, fruit of a cellular chaos, asynchronous, still unstable chemical formula, from which "Quon surface" immediately inherits, for a sinuous allegory, embryonic rhythm and finally melodic.

Breakup! New sequence for these null surfaces, if "Xentri" testifies to a fierce constructivist will, the intentional mechanisms are still illusory, confronted with the solid contraction of the particles, an attempt at domestication, magnificent duality soon promised to be buried under the assault continuous and residual. "Exal surface", new epigraph of an astonishing realization, extrusion and acceleration in the heart of a soundscape with multiple, fluctuating proportions, nanometric abstraction and extraordinary geometry, Sorin Paun touches absolute grace. "Dexand surface", no doubt, null surfaces is indisputably promised to posterity as much as the dawn of a new day.

Synthesis track and final convergence, swarming, bubbling, "Meti sine surface" lets glimpse marvelous and new impatience, a delicious thrill of future and exhilarating happiness - Magnifique !

BЯOMO :: no signal - remixed - vol.1


En annonçant ce "Vol.1" le visionnaire label Oigovisiones annonce immédiatement la couleur. La relecture du NO SIGNAL de BЯOMO, par une très fine selection d'alchimistes sonores, ne se fera surtout pas en catimini. L'événement est évidemment d'importance, d'autant plus, pour celles et ceux qui firent de cet album majeur, une luminescence intergalactique dans la relative et prégnante obscurité de l'année 2020.

Générique d'une possible saga, "copuos" donne le ton, travail salutaire d'étirement de la part de SONAE, qui oblige à la mesure d'une situation et au recours à toute l'attention nécessaire, un nouveau, mais mystérieux voyage en terres reconnues.

Reconsidérant une gravité de circonstance, "no signal" s'enflamme de l'acidité IDM de BURDEOS, un exercice puissamment stylisé et remarquablement domestiqué.

Tout en apparente retenue initiale, en affleurements vocaux, "golden race" franchit une étape nouvelle, propulsé en exo vitesse, fouetté à la gravache acérée de DODE, exaltation des sens promis aux sensations grisantes.

Cérémonieuse, IVANKOVÀ éclaire, en toute pénombre, le solennel "no gravity" devenu désormais un hymne de ferveur, aux confins de pires tourments séraphiques. Le céleste n'est plus un domaine réservé.

NICROMA ne fait pas dans la dentelle, confirmant que cet espace n'est pas celui des couchers de soleil romantiques, zébrant le ciel de "military space" d'une multitude d'instants aussi définitifs que la haine d'un autre soi - glaçant.

Si Israel Criado Martin, aka ERINAQ, survolte intensément et crispe, tout aussi intensément "radiation",  il y instille les insidueuses conséquences d'un tempo de basse, sourd décompte de l'inéluctable prolifération.

Second, et tout aussi savant ré-éclairage de "golden race" par PIRÁMIDE, le track s'infuse, pris de soudainement de transes inéffables, convulsions métronomiques en parfaite lévitation.

Qui a peur du dancefloor ? Surtout pas BEATLOVE, qui nous conjugue l'adn évanescent de "Helium3" avec l'éclat des facéties d'un isotope en quête de ses âmes soeur triangulaires - danse nanométrique en suspension.

Refermant cette version "bold" d'un ouvrage de très haute tenue, le "copuos" de LOST TWIN choisit la sombre et ultime dissolution, comme possible alternative. Final aussi ample et élégant, que le nécessite cette brillante, et primale, excroissance d'un astre précieux.

thierry massard / 7 octobre 2022 - 18:58

no signal - remixed - vol.1  /
no signal
no signal / nocoVision review 

Al anunciar este "Volume 1", el visionaria label Oigovisiones anuncia inmediatamente el color. La relectura de NO SIGNAL de BЯOMO, por parte de una muy significativa selección de alquimistas del sonido, no se hará ciertamente a escondidas. El evento es obviamente de importancia, aún más, para quienes hicieron este gran álbum, una luminiscencia intergaláctica en la relativa y preñada oscuridad del año 2020.

Genérico de una posible saga, "copuos" marca la pauta, saludable trabajo de estiramiento por parte de SONAE, que obliga a medir una situación y recurrir a toda la atención necesaria, un nuevo, pero misterioso viaje en tierras reconocidas.

Reconsiderando una gravedad de circunstancia, "no signal" se enciende con la acidez IDM de BURDEOS, un ejercicio poderosamente estilizado y notablemente domesticado.

Todo en aparente mesura inicial, en afloramientos vocales, "golden race" atraviesa una nueva etapa, propulsada a exovelocidad, azotada con el cortante gravache del DODE, exaltación de los sentidos prometida a sensaciones embriagantes.

Ceremonioso, IVANKOVÀ ilumina, en toda oscuridad, el solemne "no gravity" convertido ahora en un himno de fervor, al borde de los peores tormentos seráficos. Lo celestial ya no es un dominio reservado.

NICROMA no hace encajes, confirmando que este espacio no es el de los atardeceres románticos, rayando el cielo del “military space” con multitud de momentos tan definitivos como el odio a otro autoescalofriante.

Si Israel Criado Martín, alias ERINAQ, surge y tensa intensamente, igual de intensamente "radiation", le infunde las consecuencias insidiosas de un tempo bajo, cuenta regresiva sorda de la inevitable proliferación.

En segundo lugar, y como hábil reiluminación de "golden race" de PIRÁMIDE, la pista se infunde, súbitamente tomada por trances inefables, convulsiones metronómicas en perfecta levitación.

¿Quién le teme a el dancefloor? Especialmente BEATLOVE, que combina el adn evanescente de "Helium3" con el brillo de las bromas de un isótopo en busca de sus almas gemelas triangulares: una danza nanométrica en suspensión.

Cerrando esta versión "bold" de una obra de altísima calidad, los "copuos" de LOST TWIN optan por la oscura y definitiva disolución, como posible alternativa. Final tan amplio y elegante como requiere este brillante y primitivo retoño de una preciosa estrella.

(( traducción de google ))

SONAE
DODE
ERINAQ

Pete Swinton :: red sine

 

Une productivité vertigineuse, un jour ou l'autre, les savants archivistes y trouveront, sans conteste, un remarquable sujet d'étude. Pete Swinton peut, dès à présent, en imaginer les pourtours, excroissances polymorphes aux zones ombragées, un désespoir absolu pour les classificateurs limitatifs, si souvent obtus - Zone ombragée ? Red Sine est probablement l'une d'entre elles - Qualifié comme étant une "étrangeté" par son auteur, Red Sine n'en a pas pour autant oublié sa qualité première, celle d'un charme, un envoutement, immédiat et tenace. Pour preuve, il n'est, d'ailleurs, pas utile d'attendre bien longtemps avant de succomber, sans réserve, au magnétisme craquelant de l'éponyme red sine. 

Interlude idéal pour nos multiples instants d'incertitude, Red Sine trace un cheminement fluctuant, en suspension délicate, un équilibre, certes précaire, mais définitivement en marge, à l'instar de la magnifique suite hypnotique Black Butterfly.

Sorcellerie mélancolique ? Sortilège sonore ? Red Sine fait également l'objet d'un très âcre Evil remix, que les brillants alchimistes de The Church Of Noisy Goat n'ont pas manqué de saisir vigoureusement - Excroissances polymorphes et terreur illimitée des archivistes !

thierry massard / 2 octobre 2022 - 00:00


A vertiginous productivity, one day or another, archivist scholars will find there, without question, a remarkable subject of study. Pete Swinton can now imagine its edges, polymorphous growths in shaded areas, an absolute despair for limiting classifiers, so often obtuse - Shaded area? Red Sine is probably one of them - Qualified as being a "strangeness" by its author, Red Sine has not for all that forgotten its primary quality, that of a charm, an immediate and tenacious bewitchment. As proof, it is, moreover, not useful to wait very long before succumbing, without reserve, to the cracking magnetism of the eponymous Red sine.


Ideal interlude for our multiple moments of uncertainty, Red Sine traces a fluctuating path, in delicate suspension, a balance, certainly precarious, but definitively on the margins, like the magnificent hypnotic suite Black Butterfly.

Melancholic sorcery? Sound spell? Red Sine is also the subject of a very pungent Evil remix, which the brilliant alchemists of The Church Of Noisy Goat did not fail to seize vigorously - 
Polymorphous growths and unlimited terror for the archivists!

Pascal Comelade :: le non-sens du rythme


Devoir écrire quelques lignes à propos d'un génie, est évidemment la moindre des choses et, ostensiblement, une affaire plutôt délicate. Pour peu, je souhaiterais, volontiers, inverser les rôles. Que feriez-vous, en pareille situation ? 
Fort heureusement soutenu par l'aide logistique de MM. Souvestre & Allain, y parviendrons-nous, peut-être. 
Dire que Pascal Comelade est un trésor national, est certes avantageux pour l'heureux bénéficiaire et une nation, unanime, à trés forte valeur ajoutée culturienne ne sera probablement pas plus qu'un trés sinueux recours. Ainsi donc, trés chers amis.ies, démerdez-vous ! 
Un guichet est opportunément d'ailleurs ouvert, depuis demain, à la mairie de Montpellier.

Derrière les forfaitures, les intentions préambules (voir paragraphe ci-dessus) demeure un objet de convoitise. 

Repérage indolore. À vous de jouer !
Que faire, sinon dire que cet album s'égrène comme le bonheur et autres assiduités protubérantes.
Un bonheur, comme seul vous êtes en mesure de l'imaginer et si, évidement, Monsieur Blaskó vous incommode, vous êtes instamment prié de quitter, ad vitam, ces lieux.

Dire que "nothing but U" est aussi intensément nécessaire que nos peaux se conjuguent. 

Dire, dire, dire aussi que le "cimetière de la photographie" en est un, n'est pas si sûr, enfin. 

Dire aussi, et enfin, que la merveilleuse Judith Juillerat m'a soufflé "Musique hypertrophique des remontoirs" sans probablement savoir, que je ne m'en remettrais pas - Que feriez-vous, en pareille situation ?

thierry massard / 1 octobre 2022 - 02:15

le non-sens du rythme

Having to write a few lines about a genius is obviously the least you can do and, ostensibly, a rather delicate affair. 
For little, I would like, gladly, to reverse the roles. What would you do in such a situation? Fortunately, supported by the logistical assistance of MM. Souvestre & Allain, will we succeed, perhaps. 
To say that Pascal Comelade is a national treasure is certainly advantageous for the lucky beneficiary and an unanimous nation with very high cultural added value will probably not be more than a very sinuous recourse. So, dear friends, "démerdez-vous" ! 
A counter is also opportunely open, since tomorrow, at the town hall of Montpellier.

Behind the forfeitures, the preamble intentions (see paragraph above) remains an object of covetousness. Painless identification. It's your turn ! 
What to do, if not to say that this album is ticking away like happiness and other protruding assiduities. A happiness, as only you can imagine and if, of course, Mr. Blaskó inconveniences you, you are urged to leave, ad vitam, these places. 
To say that "nothing but U" is as intensely necessary as our skins combine. 
To say, to say, to also say that the "cimetière de la photographie" is one of them, not sure, finally. 
To also say, and finally, that the marvelous Judith Juillerat whispered to me "Hypertrophic Music of Winders" without probably knowing, that I wouldn't get over it - What would you do in such a situation?