Daniel Blomqvist :: the comfort of stars


L'étirement ! Dérouler à l'envi ces particules d'un présent, mis avantageusement en conserve.
Découvrir quelques secrets. "the comfort of stars" de Daniel Blomqvist, nouvellement venu chez Kahvi collective, est la démonstration que nos nostalgies inhérentes ne peuvent être empreintes que de mélancolie. Carpe diem ?


thierry massard / 1 fevrier 2020 - 00h30


The stretch! Unroll at will these particles of a present, advantageously canned.
Discover some secrets. "the comfort of stars" by Daniel Blomqvist, newcomer to Kahvi collective, is the demonstration that our inherent nostalgia can only be imprinted with melancholy. Carpe Diem ?

( a Google rough translation )

Alexandra Hinz-Wladyka :: Old Cemetery Bonn


La photographe et artiste visuelle Alexandra Hinz-Wladyka est formelle ::
"Alles hat seine Zeit, Augenblicke des Seins in Augenblicken des Schaffens".
il y a effectivement un temps pour tout ! Photo empruntée à son auteure, à la faveur de l'irrépressible envie de quelques lignes sans intention particulière, sinon l'évidente sollicitation de cette image issue d'une promenade dans un cimetière de Bonn, un jour de janvier 2020.

Une allégorie interpellant une réflexion, une interrogation qui se structure (au fil du temps) autour de quelques encodages et prérogatives qu'il est bon de secouer, parfois ? non ! toujours.

Le temps ? Le temps pour tout mais aussi cette temporalité pour nada, le temps et son usage envisageable, circonstanciel, opportun ou pas, le temps pour dire, pour faire (ou pas), ses multiples phénomènes, sa continuité inconsciente (ou pas), son avant et son "day after", son caractère fondamental, fonctions connexes, rhizomes ... Rhizomes ? Fiction spéculative ou partition philosophique, harmonies et dissonances, et déjà cet écrin de branchages, intrusif et invasif, pédoncules turgescents inquiétés par la proximité prochaine d'une émulsion huileuse, fragmentation sinueuse. Est-t'on seulement face à l'ultime posture, au bord du gouffre, d'un angelot au bras gauche maculé de cendres, figé dans une promesse directionnelle aléatoire, alors que le regard se dérobe, vaincu.

Aucun secours possible, l'intensité (cachée) de cette image de Hinz-Wladyka rencontre la puissante résistance d'un réel tangible, la confrontation aux épais pelliculages sédimentaires et successifs est désormais inévitable. La matrice diaphane de strates est, tout autant, désormais opérante, assimilation séquentielle de celles-ci, myriades de particules tranchées dans le vif, compactes et invisibles pour atteindre une densité atmosphérique pétrifiée.

Ainsi, dans cette apparente et singulière dualité entre image émotionnelle et matérialité inductive, Alexandra Hinz-Wladyka a finalement choisi ... la fusion !

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The photographer and visual artist, Alexandra Hinz-Wladyka is formal ::
"Alles hat seine Zeit, Augenblicke des Seins in Augenblicken des Schaffens".
there is indeed a time for everything! Photo borrowed to its author, in favor of the irrepressible desire for a few lines without any particular intention, If not the evident temptation of this image from a walk in a cemetery in Bonn, a day of January 2020.

An allegory calling for reflection, a question that is structured (over time) around some encodings and prerogatives that it is good to shake off sometimes? no ! always.

Time ? Time for everything but also this temporality for "nada", time and its conceivable use, circumstantial, timely or not, time to say, to do (or not), its multiple phenomenas, its unconscious continuity (or not), its before and its "day after", its fundamental character, related functions, rhizomes ... Rhizomes? Speculative fiction or philosophical partition, harmonies and dissonances, and already this case of branches, intrusive and invasive, turgid peduncles worried by the near proximity of an oily emulsion, sinuous fragmentation. Are we only facing the ultimate posture, on the edge of the abyss, of a cherub on the left arm smeared with ashes, frozen in a random directional promise, as the gaze slips away, defeated.

No possible help, the intensity (hidden) of the image of Hinz-Wladyka meets the powerful resistance of a tangible reality, the confrontation with thick sedimentary and successive membranes is now inevitable. The diaphanous matrix of strata is from now, equally effective, sequential assimilation of these, myriads of particles cut in the living, compact and invisible to achieve a petrified atmospheric density.

Thus, in this apparent and singular duality between emotional image and inductive materiality, Alexandra Hinz-Wladyka finally chose ... fusion!

thierry massard / 27 janvier 2020 - 18:30

Alexandra Hinz-Wladyka
theQ::

photo © Alexandra Hinz-Wladyka 2020

Cooper Raines :: candid doze

... et même si l'épaisseur de l'air semble être momentanément affectée, notre regard est soudainement pris de l'envie de se détourner !
Ralentissement ! La volonté irresistible de l'éloignement, fuir ces vérités "impérieuses" et si communément ennuyeuses, sinistres matérialités sans histoire - s'écarter d'un premier plan omnipotent d'un balayage rapide d'une main délicate et experte / l'appel à l'engourdissement volontaire.
Artisan talentueux et producteur prolifique, Cooper Raines saisit le devant de scène, figeant l'ego et son incandescence pour explorer des nouveaux biotopes aléatoires - épaisseur de l'air -
"Candid doze" est un très heureux présage, un vocabulaire émotionnel aux contours évasifs et prospères, une invitation aux langueurs. Nul doute, pas plus que l'envie de s'immiscer dans votre espace cognitif, faites-en, l'expérience.

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... and even if the thickness of the air seems to be temporarily affected, our eyes are suddenly taken from the urge to turn away!
Slow down! The irresistible wish to distance yourself, to flee from these "imperious" and so commonly boring truths, sinisters materialities without history - Deviate from an omnipotent foreground with the rapid sweep of a delicate and expert hand / the call to the voluntary numbness.
Talented craftsman and prolific producer, Cooper Raines grabs the front scene, freezing the ego and its incandescence to explore new random biotopes - air thickness -
"Candid doze" is a very happy omen, an emotional vocabulary with evasive and prosperous contours, an invitation to languors. No doubt, no more than the desire to interfere in your own cognitive space, experience it.

thierry massard / 24 janvier 2020 - 20:03

Cooper Raines
rota frangitur records

Syrenomelia :: a rose shattered

Théâtralité de convenance ? Jeu des apparences ?
Que se cache t'il derrière ces deux prima rosae ?
Son auteur ? Wim Lankriet, sans doute encore inquiet des méandres d'influences qui ne tarderont plus à s'effacer, telle cette fleur brisée d'un geste de désespérance.
le "curtain call" et le souffle salvateur d'une brise qui annonce déjà la tempête.

Syrenomelia nous attend sur le pas de la porte d'un monde encore figuré, mémoire d'extériorité pour ceux qui se souviennent, bienséante méfiance, mémoire balayée d'un riff. La lumière, l'effroi peut-être, les morsures et, bien entendu, le devenir ... outside !

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Theatricality of convenience? Appearance game?
What is hidden behind these two prima rosae?
His author ? Wim Lankriet, probably still worried about the twists and turns of influences
which will soon fade away, like this flower broken in a gesture of despair.
the "curtain call" and the saving breath of a breeze that already announces the storm.

Syrenomelia awaits us on the doorstep of a still figurative world, memory of exteriority for those who remember, deceptive distrust, memory swept away by a riff. The light, perhaps the dread, the bites and, of course, the becoming ... outside!

thierry massard / 19 janvier 2020 - 12:30

syrenomelia

Mamífero :: el sol


Ambition clairement affichée, ce "El Sol" est celui d'un mythe, celui d'un renouveau, mais,
s'il vous plait, taisons son nom (voulez-vous ?) et savourons ...
Savourons l'apparition graduelle d'un trait fugace, un rayon. Un éternel et fascinant rayon tout empli d'incandescence, si souvent sentimentale.

Savourons ... Ces aspérités mutantes et polymorphes, pulsantes, éminemment conscientes d'une géographie tout autant mutante, qu'insaisissable. Crispation indolore.

Nacho Galán (Mamífero) enflamme notre champ de conscience autant qu'il harmonise les étincelles, conscient d'une dualité signifiante. Tour à tour, les éléments s'approchent, se contorsionnent, se détournent, disparaissent instantanément pour réapparaitre en un imbroglio savamment ordonnancé avant, à nouveau, d'exploser en vol.

Savourons cette "agua" et son si délicat exercice de matérialisation granuleuse de la fluidité.
Approchons notre puissant désir (noviembre) du mythe (mais taisons le nom).
Savourons ...

Savourons la surface, origines aux limites incertaines, car elles aussi asservies à l'instabilité d'un puissant prisme fractal, saillant, écorchures scintillantes.
Savourons cet ilot (búsqueda) en forme d'ultime rempart, concret, réalité factuelle bientôt livrée au broyeur dominant, substance et soubresauts illusoires, vacuité funeste.
Nous voici désormais au coeur, à peine sommes-nous imprégnés de ces étranges fantasmagories, que déjà nos savoureux repères virevoltent puis se fondent - le temps de "construyendo" est venu ...

Savourons !

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Clearly displayed ambition, this "El Sol" is that of a myth, that of a renewal,
but, please, let's keep his name away (do you want?) and enjoy ...
Let us savor the gradual appearance of a fleeting feature, a ray. An eternal and fascinating ray filled with so often sentimental incandescence.

Let's savor ... These mutant and polymorphous, pulsating asperities, eminently aware of a geography that is as mutant as it is elusive. Painless tension.

Nacho Galán (Mamífero) ignites our field of consciousness as much as he harmonizes sparks, aware of a significant duality. In turn, the elements approach, twist, turn away, disappear instantly to reappear in a skillfully ordered imbroglio before, again, exploding in flight.

Let us savor this "agua" and its so delicate exercise of granular materialization of fluidity.
Let us approach our powerful desire (noviembre) of the myth (but let us keep the name).
Let's savor ...

Let's savor the surface, origins with uncertain limits, because they too are subject to the instability of a powerful fractal prism, protruding, scintillating abrasions.
Let us savor this islet (búsqueda) in the form of a final bulwark, concrete, factual reality soon delivered to the dominant crusher, illusory substance and jolts, fatal emptiness.
We are now in the heart, hardly are we impregnated with these strange phantasmagories, that already our tasty landmarks twirl then melt - the time for "construyendo" has come ...

Let's savor!

thierry massard / 15 janvier 2020 - 13:45

oigovisiones

Cursus Data :: ce que l'ombre doit à la lumière


Prendre à parti le réel, l'extraire et le modeler, le modéliser peut-être, qui sait.
S'il est besoin de précautions d'usage, se saisir d'un coffrage aux parois hermétiques faites de nos sombres subjectivités. Un enjeu gonflé aux hormones des apparences couplées à d'intangibles et quasi certitudes, un enjeu et un défi que MM. Arnaud Chatelard & Eric Jovet, aka Cursus Data, ont désiré mettre en pratique, ils y sont parvenus plus que brillamment. 
Le résultat est sans appel et probablement sans possible recours, les limites s'effritent, tombent et graduellement se dissolvent. Ephémère alchimie, "Ce que l'ombre doit à la lumière" est fait des jonctions fluctuantes de territoires, aux frontières distendues, malléables et mouvantes, un fil acéré pour équilibristes en mal de sensations - Must have !

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Take advantage of reality, extract and shape it, perhaps model it, who knows.
If it is necessary to use precautions, take hold of a formwork with airtight walls made of our dark subjectivities. An issue inflated with appearance hormones coupled with intangibles and near certainties, an issue and a challenge that MM. Arnaud Chatelard & Eric Jovet, aka Cursus Data, wanted to put into practice. They did it more than brilliantly. 
The result is irrevocable and probably without possible recourse, the limits are crumbling, falling and gradually dissolving. Ephemeral alchemy, "Ce que l'ombre doit à la lumière" is all made of fluctuating junctions of territories, with distended, malleable and shifting borders, a sharp wire for balancing acties in search of sensations - Must have!

thierry massard / 12 janvier 2020 - 20:20

Niteffect :: nip in the bud

Certains le savent, d'autres un peu moins, écrire à propos de Miklos Labady, c'est ouvrir un coffret.
Un coffret que l'on aimerait pourtant garder rien que pour soi, ne rien dire, se camoufler derrière quelques figures de style hermétiques, ne rien dire, mots anodins, chuchotés, entravés d'un sourire courtois.

13ème album de l'homme de Budapest, "Nip in the bud" fait suite à "The wage of forgetting", étoile incandescente et bilan miraculeux d'une étrange décennie que nous avons passée sur les débris d'un temps où l'espoir était permis, un close-up atomisé en plein vol.

Nourri d'une inaltérable curiosité, Niteffect est également un artiste qui se méfie de la lumière, poursuivant, seul, un ravissant chemin jalonné de bioluminescence.

Largement imprégné d'une nostalgie rêvée au parfum somptueux de matières assez peu recyclables, "Nip in the bud" se savoure néanmoins sans regrets, défilement d'images et de sensations résiduelles. Peut-être, nous arrêterons-nous pour un monochromatic sunset, que déjà le métronome nous invite à rejoindre le grand cirque, quelques gouttes d'un orage et les saveurs d'Osaka au loin. 

Vous le savez déjà, d'autres un peu moins, ouvrir ce coffret, mais ... chut !

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Some know it, others a little less, write about Miklos Labady is to open a box.
A box that we would however like to keep just for ourselves, say nothing, camouflage ourselves behind a few hermetic style figures, say nothing, harmless words, whispered, hampered with a courteous smile.

Budapest man's 13th album, "Nip in the bud" follows "The wage of forgetting", an incandescent star and miraculous record of a strange decade that we spent on the debris of a time when hope was allowed, an atomized close-up in mid-flight.

Fueled by an unalterable curiosity, Niteffect is also an artist who distrusts light, pursuing, alone, a delightful path marked out by bioluminescence.

Largely imbued with a dreamy nostalgia, a sumptuous fragrance of materials that are not very recyclable, "Nip in the bud" can nevertheless be enjoyed without regrets, scrolling through images and residual sensations. Perhaps, we will stop for a monochromatic sunset, than the metronome already invites us to join the great circus, a few drops of a storm and the flavors of Osaka in the distance.

You already know, others a little less, open this box, but ... hush!

thierry massard / 10 janvier 2020 - 18:10

discogs
theQ::

Burnt Circuit :: connect


équivoque ? paradoxe ? assurément un mystère en croissance apparente,
un "second" mystère nourri de la fidèle association au label FreeRangeBeats,
tout autant peu loquace ... stratège !
Peut-être, avions-nous aperçu "cannot compute" durant l'été 2019, que déjà le souvenir s'en était, peu à peu estompé dans un sombre nuage de particules en lente combustion ... stratège !
Le préambule semblait pourtant parfaitement clair,
le brulis et la quête conséquente de fertilité inhérente : Connect !
Le constat, dystopie et réminiscence progressive aux parfums de chiptunes baroques abandonnés, mélodies d'infortunes sonores sacrifiées, assemblage foutraque témoignant d'un passé sans archives et sans nostalgie.
Avec "Connect", Burnt Circuit invite à la résurgence, une résurgence faite d'oublis conséquents, minutieux office d'une tabula rasa sans espoir, sans racines, une page blanche.

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ambiguous? paradox? surely a mystery in apparent growth,
a "second" mystery fueled by the loyal association with the FreeRangeBeats label,
as less talkative as ... strategist!
Perhaps, had we noticed "cannot compute" during the summer 2019, that already the memory had gone, little by little faded in a particles dark cloud in slow combustion ... strategist!
The preamble, however, seemed perfectly clear,
burn farming and the consequent quest for inherent fertility : Connect !
The observation, dystopia and progressive reminiscence with the scents of abandoned baroque chiptunes, melodies of sacrificed sonic misfortunes, crazy assembly testifying to a past without archives and without nostalgia.
With "Connect", Burnt Circuit invites to resurgence, a resurgence made of consequent oversights, meticulous office of a tabula rasa without hope, without roots, a blank page.

thierry massard / 3 janvier 2020 - 10:47

free range beats
cannot compute