Seah :: Conduits of the Hydrosphere


La surface ...

Très conséquente parution pour, et sur, l'exigeant label somnimage de Mykel Boyd, ces Conduits of the Hydrosphere de Seah (aka Sea Heikes) sont le fruit et la somme audio de 10 années d'immersion, de recherches, de mise en perspective et pratiques croisées du Butō, danse du corps obscurci des souffrances post-nucléaires, du Body Weather, intersection et rencontre du corps et de son environnement.

Postulat de post-humanité inhérente, Seah interroge l'ubiquité de l'élément vital et y confronte intensément la nécessaire lutte passée, présente et, malheureusement, future de celles (et ceux) qui refusent le dictat androgène.

La fusion ...

Le nombre magique, 70%, parfaite adéquation de la constitution de ce corps, de son socle planétaire, émulsion somatique gravitationnelle, solidification des tortueux méandres, particule élémentaire, puissance muette, fluidités acoustiques, signaux impalpables d'une capillarité émotionnelle, vortex en série. Les 5 témoignages de Conduits of the Hydrosphère impliquent l'acceptation d'un paradigme où la seule satisfaction des sens n'est plus objectivement la finalité de l'ouvrage. Il serait, tout autant, dommage d'en ignorer un corpuscule évanescent, son ampleur abyssale, une larme, un orage salvateur qui déferle, voir l'humour espiègle consenti par son autrice (dinosaur piss runs through our veins). 

À l'instar de chacun d'entre-nous, Seah possède et partage une clé de compréhension fondamentale, définitivement ... Essentielle !

thierry massard / 25 mai 2022 - 11:14


The surface ...

Very substantial release for, and on, the demanding somnimage label of Mykel Boyd, these Conduits of the Hydrosphere by Seah (aka Sea Heikes) are the fruit and the audio sum of 10 years of immersion, research, putting into perspective and cross-practices of Butō, dance of the darkened body of post-nuclear suffering, Body Weather, intersection and encounter of the body and its environment.

A postulate of inherent post-humanity, Seah questions the ubiquity of the vital element and intensely confronts the necessary past, present and, unfortunately, future struggle of those who refuse the androgenic dictate.

The fusion ...

The magic number, 70%, perfect adequacy of the constitution of this body, of its planetary base, gravitational somatic emulsion, solidification of the tortuous meanders, elementary particle, mute power, acoustic fluidities, impalpable signals of an emotional capillarity, vortex in series . The 5 testimonies of Conduits of the Hydrosphere imply the acceptance of a paradigm where the sole satisfaction of the senses is no longer objectively the purpose of the work. It would be equally a shame to ignore an evanescent corpuscle, its abyssal magnitude, a tear, a saving storm that breaks, see the mischievous humor allowed by its author (dinosaur piss runs through our veins).

Like all of us, Seah has and shares a fundamental key to understanding, definitely ... Essential!

Moderat :: More D4TA


1, 2, 3 ...

Bien sur, Nous pourrions ... Statuer, encore et encore, sur une impeccable trilogie, évoquer l'ultime recours à Reminder quand l'inspiration nous abandonne. Nous pourrions évoquer ces quelques jalons des années 2010, rappeler quelques sensationnelles émotions à la rescousse, se souvenir du grammage cartonné et sourire de l'auto coup de point dans la figure. Nous pourrions ... témoigner de l'embrasement (et du consternant public parisien) de l'Olympia, le 28 mars 2016, nous pourrions ...

Nous pourrions ... Rappeler l'élégante date de péremption, annoncée par MM. Bronsert, Ring et Szary. Le temps et son usure, la mémoire qui s'efface, le silence - Un silence, cotonneux, celui d'un lockdown monstrueusement nécessaire. Un silence refondateur, construit d'investigations que l'on a inéluctablement envie de partager à nouveau. Un silence, certes puissant, mais que l'on oublie un jour, lui aussi.


More D4TA est-il une rédemption ?  Est-il évidemment trop tard pour le dire. 
Hésitations prudentes, idées préconçues, regard inquisiteur de celui qui perçoit la tentation mainstream (easy prey), scepticisme retro-futuriste, à la première écoute, et soudain le choc ! 

More D4TA n'est plus un simple anagramme, heureuse trouvaille, c'est autre chose ! Une histoire nouvelle qui commence. Une histoire heureusement oublieuse de l'intention d'hier, celle de coller au plus juste à la scène, aux obligatoires vicissitudes de démonstration. 

More D4TA est le remarquable premier opus d'un trio qui a compris que l'intime prévaut toujours, et désormais, sur le reste. Nous pourrions ? Nous pouvons !

thierry massard / 21 mai 2022 - 13:15


Of course, We could ... Rule, again and again, on an impeccable trilogy, evoke the ultimate recourse to Reminder when inspiration abandons us. We could evoke these few milestones of the 2010s, recall some sensational emotions to the rescue, remember the cardboard weight and smile at the self-punching in the face. We could ... bear witness to the conflagration (and the appalling parisian public) of the Olympia, on March 28, 2016, we could ...

We could ... Recall the elegant expiry date, announced by MM. Bronsert, Ring and Szary. Time and its wear, fading memory, silence - A silence, fluffy, that of a monstrously necessary lockdown. A refounding silence, built on investigations that we inevitably want to share again. A silence, certainly powerful, but that we also forget one day.


is More D4TA a redemption? Is it obviously too late to tell ?
Cautious hesitations, preconceived ideas, the inquisitive gaze of those who perceive the mainstream temptation (easy prey), retro-futuristic skepticism, at first listen, and suddenly the shock!

More D4TA is no longer a simple anagram, lucky find, it's something else! A new story begins. A story fortunately forgetting the intention of yesterday, that of sticking as closely as possible to the scene, to the obligatory vicissitudes of demonstration.

More D4TA is the remarkable first opus of a trio who understood that the intimate always prevails, and now, on the rest. We could ? We can !

Terje Paulsen :: make sounds not war


Un souffle court, mécanique, les canons, les balles traçantes de l'Ukraine, ou d'ailleurs, Terje Paulsen le répète 6 fois, à l'envi, "Lag lyd !" (faites du bruit) et propose une solution, approuvée à l'unanimité, moins une voix, complétant, opportunément, tout le bien que nous pensons de la formule originale du titre.

S'il ne fait aucun doute que le premier track (lag lyd 1) illustre intentionnellement le propos, il serait toutefois parfaitement illusoire d'en réduire le pourtour qu'à cette juste et unique démonstration. Quiconque s'intéressant aux travaux (magnifiques) du garçon de Kristiansand, sait, que depuis fort longtemps, ses propos infléchissent toute perception sonore, au profit d'une complète réécriture de l'art d'écouter les choses et ce que l'on pense communément, qu'elles sont. Déplacer la surface.

Ah ! L'imprudence timorée des archivistes ! Bien embarrassés au moment de devoir classifier (lag lyd 2) les tourmentes collagistes et polysoniques de Paulsen - Qu'ils se débrouillent ! N'attendez pas une aide généreuse de notre part. Nous avons bien d'autres Poutine à fouetter.

Ici, la passivité de l'auditeur n'est plus admise, Terje Paulsen ne conçoit, à l'instar du très remarquable lag lyd 3, la frayeur et le supplice guerrier qu'au prix d'une conscience éclairée qui balaye les mots de circonstance - Les barbares l'ignorent, qui se réjouissent de cruauté, faute de n'avoir dépassés le stade du protozoaire. Ouvrage étonnamment et éminemment intimiste, Make sound not war donne à entendre les rumeurs (lag lyd 4) et impacts (lag lyd 5) d'une collision de la chair et du plomb, dont on connait l'incidence.

Le péril et la mélodie qui s'enfuit (lag lyd 6) - Se souvenir (indulgente illusion ?) - Terje Paulsen démontre, s'il le fallait, que la victoire finale n'appartient qu'à celles et ceux qui ne confondent et conjuguent que les sons et l'amour.

thierry massard / 19 mai 2022 - 16:04


A short, mechanical breath, the guns, the tracer bullets of the Ukraine, or elsewhere, Terje Paulsen repeats it 6 times, at will, "Lag lyd!" (make some noise) and proposes a solution, unanimously approved, minus one vote, supplementing, opportunely, all the good that we think of the original formula of the title.

If there is no doubt that the first track (lag lyd 1) intentionally illustrates the subject, it would however be perfectly illusory to reduce the circumference only to this fair and unique demonstration. Anyone interested in the (magnificent) works from the boy from Kristiansand knows that, for a very long time his sounds have been influencing all sound perception, in favor of a complete rewriting of the art of listening to things and what we commonly thought, that they are. Move the surface.

Ah! The timorous imprudence of the archivists! Very embarrassed at the time of having to classify (lag lyd 2) the collagistic and polysonic torments of Paulsen - Let them manage! Do not expect generous help from us. We have many more Poutine-fish to fry.

Here, the passivity of the listener is no longer allowed, Terje Paulsen only conceives, like the very remarkable lag lyd 3, the fear and warlike torture at the cost of an enlightened conscience which sweeps away the words of circumstance - The barbarians are unaware of it, who rejoice in cruelty, for lack of having passed the stage of the protozoan. Surprisingly and eminently intimate work, Make sounds not war lets hear the rumors (lag lyd 4) and impacts (lag lyd 5) of a collision of flesh and lead, whose incidence we know.

The danger and the melody that flees (lag lyd 6) - To remember (indulgent illusion?) - Terje Paulsen demonstrates, if necessary, that the final victory belongs only to those who only confuse and combine sounds and love.

Planck Tone #21 - Плевен mix (w/ thierry massard)


Ciel bleu - Une magnifique journée de mai, comme nous les aimons. Ivo Petrov est en train de marcher dans les rues de Pleven, un sourire aux lèvres. S'arrêter un instant devant une vitrine, reprendre sa balade, une pensée pour un "sonic boy" français, égaré, de TFSL, un souvenir, là-bas - Mars 2018, un échange, la rédemption des mots, les mots enfouis, un silence, un murmure, balayer enfin l'intention de se taire, pour un saxophone et l'éclat incandescent. Les couleurs, une accélération sensorielle, le flow et l'er-reur fantasque de Nummela, les lumières virtuelles de Varna qui se rallument, le passé, le présent, et assurément le futur, bousculés sans ménagement, la mémoire d'une opacité en mouvement et un "ultimo viaje" de Miguel, à moins que ce ne soit les lumières d'une ville à 2 heures du matin. Il faudra certainement l'uppercut d'un "numéro 12" pour que le réveil soit complet. À l'instar d'un Marc Ceulemans, Ikipr tient également, toujours, ses promesses.

Si l'envie d'Espace vous surprend, ce n'est qu'un rêve éveillé, Andreas et Sven, le savent si bien, l'art de voyager, enfin, entre les lignes, les strates, l'appel du vide absolu et le soleil couchant de Nik

Si cette histoire en est une, elle est celle d'une terre endormie, mais seulement ... en apparence. Il faut, pour s'en convaincre, que Oberlin en trace élégamment les contours.

Pourquoi s'en faire ? On ne perdra rien ! Pas une miette de Yasen Penchev, convoqué à plusieurs reprises au parloir, pas un embrasement visuel de Angel Dragonov. Rien ! Nada !

Parvenu à ce stade, un communique est parfois nécessaire. MM. Nicholas Maloney et Dominic Razlaff s'en chargent - Un instant de quiétude ? Seul, SEVENSY en possède les codes et les clés.

Les lumières de Mahorka sont parfois insidieusement féroces, qui ne supportent pas les molles itérations du dogme et du stéréotype, Patrick Masson le sait parfaitement, travailleur dévolu à la maîtrise de l'art de synthèse. Ici, les solitudes de Petr ne sont jamais fictives, les berceuses font, heureusement, fuir les enfants sages et les autres. Ici, "Tout se dissous" dans un clair-obscur de conscience éclairée, un éclairage sans concession. Une vibrante interrogation des choses et du sens (upside.down) de celles-ci.

Ivo Petrov, parvenu enfin à la porte du vaste hangar, aux parois d'aurores boréales, conserve son sourire, il pense un instant aux toits de Paris enneigés, se ravise, reprend sa marche, il fait si beau aujourd'hui.

Тиери Масард / 16 mai 2022 - 18:14

Planck Tone #21 - Плевен mix (w/ thierry massard)

Blue sky - A gorgeous May day, just the way we like them. Ivo Petrov is walking through the streets of Pleven with a smile on his face. Stop for a moment in front of a shop window, before resuming his walk, a thought for a french "sonic boy" escaped from TFSL, a memory, over there - March 2018, an exchange, the redemption of words, words buried, a silence, a murmur, finally sweeping away the intention to be silent, for a saxophone and the incandescent brilliance. The colors, a sensory acceleration, the flow and the whimsical error of Nummela, the virtual lights of Varna which turn on again, the past, the present, and certainly the future, jostled ruthlessly, the memory of an opacity in movement and an "ultimo viaje" from Miguel, unless it's the lights of a city at 2 am. It will certainly take the uppercut of a "number 12" for the awakening to be complete. Like Marc Ceulemans, Ikipr also always keeps his promises. 

If a desire for Space surprises you, it's only a waking dream, Andreas and Sven, know it so well, the art of traveling, finally, between the lines, the strata, the call of the absolute void and Nik's setting sun. 

If this story is one, it is that of a sleeping land, but only... in appearance. To be convinced of this, Oberlin must elegantly trace its contours. 

Why bother? We won't lose anything! Not a crumb of Yasen Penchev, summoned several times to the visiting room, not a visual blaze of Angel Dragonov. Nothing ! Nada ! 

At this stage, a communication is sometimes necessary. MM. Nicholas Maloney and Dominic Razlaff take care of it - A moment of quietude? Only SEVENSY has the codes and keys. 

The lights of Mahorka are sometimes insidiously fierce, which do not support the soft iterations of dogma and stereotype, Patrick Masson knows it perfectly, a worker devoted to mastering the art of synthesis. Here, the solitudes of Petr are never fictitious, the lullabies, fortunately, scare away the good children and the others. Here, "Tout se dissous" in a chiaroscuro of enlightened consciousness, an uncompromising lighting. A vibrant questioning of things and their meaning (upside.down). 

Ivo Petrov, having finally arrived at the door of the vast hangar, with the walls of aurora borealis, keeps his smile, he thinks for a moment of the snow-covered roofs of Paris, changes his mind, resumes his walk, the weather is so fine today.

Wolfgang Flür :: magazine 1

Quiconque découvre (tardivement) les talents de l'ex-robot, s'accordera pour rapidement oublier sa carrière littéraire et son retour d'expérience. Wolfgang fut probablement une composante nécessaire aux très riches heures des mannequins, mais son afterwork souffre, pourtant et aussi, du dommageable manque de reconnaissance pour une production sonore, qu'il convenait d'apprécier à sa juste mesure, ainsi sa "Time Pie" de l'épigone YAMO mériterait d'avantage que des simples mots, laissés derrière soi, à la faveur hasardeuse d'une actualité discographique présente - injustice de la lumière.

Wolfgang Flür peut-il être assimilé au même destin que son comparse, Karl Bartos ? Voici une question à laquelle il est aisé de répondre, à la hauteur d'un comparatif séquentiel. Si le premier a étonnamment pris une distance radicale, au point de s'interroger sur les motivations de sa longévité kraftwerkienne, le second a, avouons-le, délibérément tenté, non sans parfois y réussir, de tirer quelques marrons du sillage de la locomotive. 

Sortie d'une heureuse retraite, voici-donc un Magazine One dont le sommaire puisse avoir quelques bénéfiques résonances dans le coeur nostalgique des enfants du XXème siècle. Un name dropping pour le moins édifiant (Carl Cox, Peter Hook, Claudia Brücken, Juan Atkins, Midge Ure ...) gloires en passe de l'avoir été, acteurs ou vivants témoins d'un temps où l'électronique pouvait encore infléchir, les crétines déclarations assassines d'un bassiste gouailleur officiant chez Motörhead.

Si, enfin, il est fort peu probable, que la lumière ne rejaillisse à jamais, faute d'un véritable leadership assumé, ce magazine a, comme les autres, un temps pour être feuilleté, ou lu, puis jaunira inexorablement.

thierry massard / 5 mai 2022 - 12:08

magazine one / cherry red records

Anyone who discovers (lately) the talents of the ex-robot, will agree to quickly forget his literary career and the feedback. Wolfgang was probably a necessary component to the very rich hours of the models, but his afterwork suffers, however and also, from the damaging lack of recognition for a sound production, which should be appreciated in its fair measure, thus his "Time Pie" under the epigone YAMO deserves more than some simple words, left behind, in the hazardous favor of a present discographic news - injustice of lights in the back office.

Can Wolfgang Flür Can Wolfgang Flür be assimilated to the same fate as his sidekick, Karl Bartos ? Here is a question that is easy to answer, up to a sequential comparison. If the first has surprisingly taken a radical distance, to the point of questioning the motivations of his Kraftwerkian longevity, the second has, let's face it, deliberately tried, not without sometimes succeeding, to pull a few chestnuts from the wake of the locomotive .

Coming out of a happy retirement, here is a Magazine One whose contents may have some beneficial resonances in the nostalgic hearts of children of the 20th century. An edifying name drop (Carl Cox, Peter Hook, Claudia Brücken, Juan Atkins, Midge Ure ...) glories about to have been, actors or living witnesses of a time when electronics could still bend , the stupid murderous declarations of a cheeky bass player officiating at Motörhead.

If, finally, it is very unlikely that the light will shine forever, for lack of a real assumed leadership, this magazine, like the others, has a time to be leafed through or read, then inexorably will turn yellow.

Rammstein :: zeit


Sacrifiant, aux feux de la rampe, depuis fort (trop ?) longtemps, et l'expression n'est pas sans pertinence pyrotechnique, Rammstein en ont probablement oublié le processus, cycle créatif essentiel, primal. 
Oui, il ont raison, le "Zeit" et sa capacité érosive, a fait son ouvrage. 
Zeit, huitième album du groupe, est effectivement à l'image du visuel de couverture, un plug mastodonte, objet corrodé turgescent, barré par un escalier descendant - une issue de secours - Par ici, la sortie !


Production lissée, mainstream, sans aspérités ni scories, objet sonore pour les masses emmaillotées dans le coton noir siglé, Zeit porte, outre quelques belles saillies oratoires, une indéniable saveur nostalgique, le constat du geste d'un dossier que l'on clos avant le funeste archivage - Un parfum d'hier, mélancolie grimée aux riffs sans joie, devenus coutumiers, lignes de synthé abonnées aux preset, mélodies convenues mais non, sans intérêt. Peut-on leur en vouloir ? 


Nourrissant depuis 25 longues années des esprits avides de sensations fortes, idolâtres égarés faute d'appétence singulière, sinon un consumérisme récurrent, dark, mais outrageusement consenti à l'âpre  standardisation.

Zeit est très probablement un excellent album, mais assurément pas pour les raisons, voulues par le service marketing.

thierry massard / 2 mai - 10:42

Rammstein / zeit


Sacrificers, in the limelight, for a very long time (too long?) and the expression is not without pyrotechnic relevance, Rammstein have probably forgotten the process, essential, the primal creative cycle.
Yes, they are right, the "Zeit" and its erosive capacity, has done its job. 
Zeit, the band's eighth album, is indeed like the cover visual, mastodon plug, corroded turgid object, barred by a descending staircase - an emergency exit - This way, the exit!

Production smoothed, mainstream, without asperities or dross, sound object for the masses swaddled in black cotton with logo, Zeit carries, in addition to some beautiful oratorical protrusions, an undeniable nostalgic flavor, the observation of the gesture of a file that we closes before fatal archiving - A perfume of yesterday, melancholy all made up with joyless riffs, become customary, lines of synth subscribed to presets, melodies agreed but not, without interest. Can we blame them?

Feeding for 25 long years minds hungry for thrills, idolaters lost for lack of singular appetite, if not the recurring consumerism, dark, but outrageously consented to standardization.

Zeit is most likely an excellent album, but certainly not for the reasons that the marketing department wants.