Clipping :: visions of bodies being burned


La proximité imbécile du calendrier d'Halloween ( nous sommes le 27 octobre 2020 ) n'y fera rien - 
Ces "Visions of bodies being burned" sont l'indéniable réussite, qui oblige spontanément une attention teintée de crainte, si d'aventure, on se penche un peu trop par la fenêtre ... de tir d'un ovni. 

Thématique horrorcore subtilement over-exposée, abondamment sucrée par la grâce de l'opportunisme boosté du label SubPop, ces visions épouvantables surgissent et s'immiscent entre ombre et contraste. 
Clipping signe, incidemment, la juste synthèse, équilibre parfait, entre noise-rap et industrial hip hop, un centre de gravité, en 16 strates, intéressant d'avantage ces lignes, que le si peu réjouissant crépuscule dans les rues de Los Angelès, avant que ne s'ouvrent et se referment les fenêtres.

thierry massard / 27 octobre 2020 - 13:00

▹ Clipping 
Sub Pop 


The foolish closeness of the Halloween calendar (today is Oct.27, 2020) won't help -
These "Visions of bodies being burned" are the undeniable success, which spontaneously obliges an attention tinged with fear, if by chance, one leans a little too much out of the launch window ... of an UFO.

A subtly over-exposed horror theme, abundantly sweetened by the grace of the boosted opportunism of the SubPop label, these appalling visions emerge and interfere between shadow and contrast.
Clipping signs, incidentally, the right synthesis, perfect balance, between noise-rap and industrial hip hop, a center of gravity, in 16 layers, interesting more these lines, than the so unpleasant twilight in the streets of Los Angeles, before the launch windows open and close.

(a Google rough translation)

4T Thieves :: the spiritual kitchen of pop

L'attente ne sera pas trop longue, l'impatience, en revanche, va s'amplifier dans les semaines à venir. La promesse a été faite, nous aurons un nouvel album des quarante voleurs pour Noël. Voilà donc, une bonne chose de faite, comme disait notre grand-mère. Enfin, pour être totalement transparent, de mémoire récente, votre serviteur vous doit toutefois des excuses, car il avait gardé, rien que pour lui, le très remarquable "Hauntology" pour l'impeccable netlabel Mahorka. Allons, faute avouée, devrait être logiquement pardonnée.

Mais quelle est donc cette mystérieuse cuisine spirituelle de la pop ? La démonstration que l'electronica downtempo, dont nous redoutions tous l'ensevelissement définitif, suscite encore des éclairs de fulgurante passion ? C'est assez probable, voir certain. Partiellement enregistré en live, ce EP s'inscrit dans une sorte de continuité en process d'intensité. La cuisine de 4T Thieves n'a pas encore rejoint le cercle restreint des chefs étoilés dont nous taisons le nom, car , à l'instar des bons plats mijotés, il lui faut encore quelques  ingrédients indispensables, du temps et un peu moins d'égoisme de la part de certains rédacteurs de chroniques musicales.

thierry massard / 24 octobre 2020 - 15:20

The wait will not be too long, the impatience, on the other hand, will increase in the coming weeks. The promise has been made we'll have a new Forty Thieves album for Christmas. Here then, a good thing done, as our grandmother used to say. Finally, to be completely transparent, in recent memory, yours truly owes you an apology, because he had kept, just for himself, the very remarkable "Hauntology" for the impeccable netlabel Mahorka. Come on, confessed fault, should logically be forgiven.

But what is this mysterious spiritual kitchen of pop? The demonstration that downtempo electronica, of which we all dreaded the final entombment, still arouses flashes of dazzling passion? It is quite probable, see certain. Partially recorded live, this EP is part of a kind of continuity in intensity process. 4T Thieves' cuisine has not yet joined the small circle of starred chefs whose names we do not mention, because, like good stews, it still needs a few essential ingredients, time and a little less egoism on the part of certain writers of musical chronicles.

(Google rough translation)

kahvi collective

Penelope Trappes :: eel drip

invitée de notre side project theQuestionnaire, il y a un peu plus d'un an, Penelope Trappes avait confirmé notre sentiment d'une qualité d'attention aux choses, impression qui prévalait déjà à l'écoute attentive de One, de Two voir même du très inspiré Redeux. Une propension à cette capacité d'appréhender la si fragile porosité de frontières des choses, qu'elles fussent solides, fluides et probablement évanescentes. Penelope Trappes est certes gracieuse, qu'elle en est autant affirmée, telle la hauteur du cri d'ouverture du track éponyme "Eel drip". Un appel furtif, de la nature de ceux qui vous hélent parfois afin de mériter votre écoute attentive. Nous écoutons attentivement Penelope Trappes interrogeant l'inconnu avant, peut-être, d'en sanctuariser les effets, d'en préserver le délicat équilibre (Break). Narration intense et mélodique, Afraid projette ses affres en décélérant les mouvements d'une valse pétrifiée, réminiscence d'un passé distant, image sepia d'une Miss Paffgen, dans un desertshore, mais aussi d'une music for a new society oubliée, à moins que ce ne soit une des amplifiantes Berceuses, si terriblement non grata en certains lieux particulièrement contrariants.

thierry massard / 23 octobre 2020 - 21:17



guest of our side project theQuestionnaire, a little over a year ago, Penelope Trappes confirmed our feeling of a quality of attention to things, an impression that already prevailed when listening attentively to One, to Two or even of the very inspired Redeux. A propensity for this capacity to apprehend the fragile porosity of the border of things, due to they were solid, fluid or maybe evanescent.
Penelope Trappes is certainly graceful, as it is as affirmed, such as the height of the opening cry of the eponymous track "Eel drip". A furtive call, of the nature of those who sometimes hail you in order to deserve your attentive listening. We listen attentively to Penelope Trappes questioning the unknown before, perhaps, sanctuary the effects, preserving the delicate balance. Intense and melodic narration, Afraid projects its pangs by decelerating the movements of a petrified waltz, reminiscence of a distant past, sepia image of Mademoiselle Paffgen in a desertshore, but also of a music for a new society, forgotten. Unless it is one of the amplifying Berceuses, so terribly non grata in some upsetting places.

(google rough translation)

Autechre :: sign

Evoquer un retour à une certaine forme de classicisme peut sembler cocasse, s'agissant du duo de Manchester, qui a, admettons-le, depuis fort longtemps, largué tout ce qui peut ressembler à de possibles amarres. 
Pourtant, force est de le constater, ce quatorzième album d'Autechre est bien loin de leurs précédentes digressions, inclus l'extrême enclave hermétique de "Untitled". Ainsi et pour autant, s'interroger sur un renoncement à l'abstraction, même provisoire, est tout autant fallacieux. Autechre avance sans rendre de comptes à qui que ce soit. Singularité d'un ADN en constante mutation, Rob Brown et Sean Booth ont toutefois renoncé à une chose, le compromis séducteur parfois exigé (et érigé) par une tribu IDM qui fait le choix de briller dans les cocktails et les vernissages de centre-ville. 
Que dire sans autopsier au scalpel ce Sign, sinon la joie de nombreux instants et notablement ce si00 semblant momentanément revenu d'un passé (choisissez) ou le si cérémonieux esc desc, la liste n'est pas exhaustive.

Disque d'un possible apprentissage (metaz form8) pour de nouveaux adeptes, Sign mérite aussi notre attention pour cette même raison qu'un jour nous ayons, moi et vous, je l'espère, posé nos oreilles sur kalpol introl en étant certain qu'il y ait eu un avant et un après cet instant.

thierry massard / 17 octobre 2020 - 02:00


post scriptum - merci TDR


Evoking a return to a certain form of classicism may seem comical, when it comes to the duo from Manchester, which has, let's admit, for a very long time, cast off anything that may look like possible moorings.
Yet, it is clear, this fourteenth album of Autechre is nevertheless very far from their previous digressions. So, to question oneself about renouncing to abstraction, even temporary, is just as fallacious. 
Autechre advances without being accountable to anyone. Singularity of a constantly DNA changing, Rob Brown and Sean Booth have however given up one thing, the seductive compromise sometimes required (and erected) by an IDM tribe that chooses to shine in cocktails and openings in the city center.
What to say, without a scalpel autopsy, about this Sign, if not the joy of many moments and notably this si00 momentarily seeming to return from a past or the so ceremonious esc desc, the list is not exhaustive.

Record of a possible learning (metaz form8) for new incomers, Sign also deserves our attention for the same reason that one day we, me and you, I hope, put our ears on kalpol introl, being certain that there was a before and an after this moment.

(google rough translation)

music for abandoned cold war places


Sommes-nous donc en panne de références sonores ?
Sommes-nous donc au regret d'annoncer que l'histoire en cours d'écriture ne doive se satisfaire que de l'élan d'un visionnaire sonore (certes) , du siècle passé, palindrome ONE,  pas même crédité de l'origine du genre qu'il subjugue depuis toujours voir longtemps, puisque le qualificatif en revient à la divine Judy Nylon. Une Perspective conjuguée au très sous-estimé génie d'un écrivain dont la vision acérée du réel se précise jour après jour, heure après heure, avec acuité (je parle très concrètement de la déliquescente régression sociétale occidentale) IGH un jour ...

Premier état des lieux, les images convoquées de l'hyper talentueux photographe David de Rueda sont sans équivoque, aucune restriction admise, le choc visuel (et périphérique) est intense, le froid guerrier hivernal de cette (apparente) confrontation aux images atteint un paroxysme assez rare, tant le propos est cinglant, sans équivoque, sans restriction. 

Sommes-nous donc en panne de mémoire ? en obligation géopolitique d'oubli ? en panne ? en panne ? 
en panne, à ce point de ne pas entrevoir le génie incarné et évidement controversé de ces oublis d'une histoire récente - Nos amis de l'ultra exigeant label ZeroK s'en amusent (who knows) et convoquent la réponse que chacun d'entre-nous attendions depuis les si peu discreet et fameuses "music for ..."et les désormais avérées "anticipations" de JGB.

music for abandoned cold war places ...
Inaugurons une nouvelle forme historique ou une possible dimension "touristique" aventureuse.

Qui avant la parution de cet ouvrage, pouvait conjuguer la qualité annonciatrice d'un tel projet, la justesse et la plus que merveilleuse pertinence de l'ouverture de Grey Frequency et son fabuleux "building x 6" ?

Dimensions conjuguées, les réponses de Joel Gilardini, HLER et Phalioo y sont précises et parfaitement intentionnées - Balistiques aux atours cinétiques successifs, le "hidden listening station" de Kloob donne le possible point d'orgue architectural de l'ensemble. Arrivé au point d'un cheminement et découvrant un itinéraire, avec ou sans GPS, quel bonheur d'y croiser les 30 mètres de Super8musik, intelligence absolue d'un grandiose propos. SÍLENÍ, Psionic Asylum et VÄäristima poursuivent pertinemment le spectre, acteurs conscients et dimensionnels d'un enjeu dystopique. Un enjeu ? Jeton Hoxha s'en empare tout au long du cheminement et de l'écho tourmenté de "pripyat".

ok ! la réponse ... la réponse à three miles island serait donc un piano, un accord sanctuaire, métronomique, perfection sonore en 5 minutes et 38 secondes, un refuge.
Délicat exercice, qui consiste en la mise hors service ... Chronodepth en a compris le temps, son abondante et indicible distance. 
Mais abandonnons cette litanie hypothétique, l'abandon et son consistant témoignage.
Doit-il être délibéré ? Ou devenir aussi peu apparent, à moins que ... nous soyons en panne.

thierry massard / 10 octobre 2020 - 01:28

ZeroK

Jónsi :: shiver

Bien décidé à appréhender ce shiver sans l'once d'un compromis à l'indigente et inhérente "émotion" livrée en pâture à l'appréciation générale, médiocre surenchère des dominantes vox faiseuses d'effets.

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Bien loin (également) de l'itinéraire islandais référent, bien qu'ayant notablement apprécié la réelle différenciation qualitative de l'ensemble musical, il faut donc produire une opinion / pré-requis attendu pour quiconque prétend émettre et formuler ce fameux avis, que vous n'oublierez pas de citer (s'il vous plait) durant vos prochaines et merveilleuses rencontres.

Bien,  le préambule n'a que trop duré, il est temps.
Temps d'un constat assez fugace ... cosmétique (bâillement) 

Triste et sincère regret, Jónsi ... On s'ennuit 
Amusante situation d'une intention, allons allons ce n'est pas (trop) grave ...

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( bâillement ) 

thierry massard / 4 octobre 2020 - 00h55

shiver
Jónsi

Well determined to apprehend this shiver without the slightest compromise to the indigent and inherent "emotion" delivered as fodder to the general appreciation, mediocre overbidding of the dominant vox effectors.

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Far (also) from the Icelandic referent itinerary, although having notably appreciated the real qualitative differentiation of the musical ensemble, it is thus necessary to produce an opinion / pre-requisite expected for whoever claims to emit and formulate this famous opinion, which you will not forget to quote (please) during your next and wonderful meetings.

Well, the preamble has gone on too long, it's time.
Time for a rather fleeting ... cosmetic observation (yawn) 

Sad and sincere regret, Jónsi ... We are bored 
Amusing situation of an intention, let's go it's not (too) serious ...

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( yawn ) 

(a DeepL rough translation)